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28 avril 2014

My addictions of the week

Au menu : Girls, Scandal, Emmanuelle Devos, A cœur ouvert,  House of Cards, Gabriel Byrne, Halle Berry, The Call, Real Humans, James Franco, Juliette Binoche, Komissarie Winter, Le temps de l'aventure, Spring Breakers, Edgar Ramirez, The Julliard School



15 août 2011

Summer movies : Planète des Singes, les origines

Un peu de frissons d'abord : La planète des singes, les origines ou Rise of the Planet of the Apes. Peu de films m'impressionnent, les films d'horreur par exemple me font plus sourire que frémir. Mais certains films me "dérangent", et j'avoue que celui-ci a eu son petit effet sur moi.

J'ai comme tout le monde vu la série des années soixante-dix inspirée du roman de Pierre Boulle, écrit en 1963.  Je me souviens aussi de la première adaptation cinématographique, où les limites du cinéma étaient à l'époque flagrantes (les masques de singes portés par des acteurs), mais néanmoins le film avait réussi à faire connaître mondialement l’œuvre du romancier français. Puis Tim Burton décida de s'y attaquer à nouveau en 2001. Si le film n'est pas exceptionnel, les effets spéciaux eux étaient très réussi, j'ai vraiment encore en tête le visage de Ari, interprétée par Helena Bonham Carter.

Cette dernière version a décidé de ne pas montrer le règne des singes installé, et l'arrivée inopinée d'hommes sur la planète Terre mais le commencement de l'évolution de la race simiesque. Car les singes n'ont rien d'exceptionnel au départ, tout est le fruit du travail d'un scientifique Will Rodman, interprété par le beau James Franco, qui tente désespérément de bloquer l'évolution de la maladie d'Alzheimer qui frappe son père en testant une molécule qui régénère les cellules détruites sur des chimpanzés. Sa première expérience étant un échec, il ramène chez lui le premier bébé singe, génétiquement modifié, prénommé César. C'est lui qui mènera les autres singes à leur liberté, et deviendra leur leader. Cette même molécule sera aussi responsable de la disparition des êtres humains, alors qu'ils mènent leur première expédition vers la planète Mars. Vous aurez compris la suite.



Les effets spéciaux sont ceux utilisés pour Avatar, c'est l'acteur Andy Serkis qui interprète le rôle de César - habitué à se travestir de la sorte (Gollum dans le Seigneur des Anneaux, Kong dans King Kong, etc.), il fait un travail magnifique, et le résultat est bluffant.

Si le film n'est pas spectaculaire et parfois un peu trop simple, certaines scènes ont leur effet néanmoins : les singes envahissant les rues, les immeubles ou le Golden Gate (le célèbre pont de San Francisco).  Le réalisateur a voulu ici se pencher sur la relation homme-animal. Comme le romancier le souhaitait à l'origine, même si les singes ne font qu'imiter les êtres humains au départ, leur évolution les mènera un jour à les surpasser. Le changement lent de César, le développement de son intelligence est à la fois passionnant et effrayant. Passionnant, car il a établi une relation proche avec son "père" James Franco, et à travers ses yeux, nous permet de voir tout l'amour qui le les lie et effrayant car son ses facultés intellectuelles développées, il réalise subitement sa condition d'animal - "une espèce de macaque", animal de cirque ou cobaye de laboratoire face à la cruauté humaine. La réflexion est bien là, et on ne peut s'empêcher de les encourager à se méfier des hommes.

Comme je le disais au début, si les films d'horreur me font rire ou m'endormir (je me suis endormie si si), celui-ci, parce qu'il y a un fond de possibilité - de quoi l'homme est-il capable pour obtenir ce qu'il veut ? C'est parce que Will refuse de voir son père mourir de cette maladie, qu'il commet l'irréparable avant de réaliser son erreur, que je me suis sentie mal à l'aise. Ce film m'a donc "dérangé", moi qui aime beaucoup les grands singes, j'ai toujours rêvé d'aller sur l'île de Bornéo voir les orang-outang ou au Rwanda rencontrer les gorilles, là ils ont réussi à me faire peur. Lorsque le regard de César change, lorsqu'il devient violent, je me suis sentie toute petite. Mais c'était exactement le but du film.

Et puis, vous l'aurez remarquer, ici les premiers rôles sont occupés par les singes, on en oublie presque les rôles occupés par les acteurs. James Franco tire son épingle du jeu, on voit à peine sa petite amie jouée par Freida Pinto, un peu mieux John Lithgow qui joue le père.  Un bon film estival qui réussit à mêler action et réflexion.



03 mars 2011

127 hours

Je suis allée voir "127 hours" réalisé par Danny Boyle avant de voir True Grit.  C'est étrange d'aller voir un film en connaissant déjà l'épilogue, en sachant ce qui arrive au héros et comment le film se termine. Intéressant de voir comment un réalisateur arrive à tourner un film où l'action se déroule au même endroit pendant près de deux heures avec un seul et unique acteur, sans que le spectateur ne s'endorme. Un pari donc pour le scénariste, le réalisateur et le monteur.

Pari réussi.

L'histoire, tout la monde connaît donc je vais aller vite, c'est l'histoire véridique d'un jeune américain, Aron Ralston, féru d'escalade et de nature,  qui a quitté son job d'ingénieur à Intel pour devenir guide dans les parcs nationaux en Utah. En avril 2003, il se rend seul dans le Blue John Canyon, un parc national à l'est de l'Utah. Il part le vendredi soir  pour y passer tout le week-end sans prévenir personne de sa destination. Le samedi, après avoir croisé deux jeunes randonneuses, il se fraie un chemin à l'intérieur d'un canyon, lorsqu'il chute, entrainant avec lui un rocher qui finit par lui écraser l'avant-bras droit. Coincé, il va passer 127 heures coincé, se sachant condamné, à tenter de se dégager et à utiliser sa caméra vidéo pour réaliser un témoignage testamentaire. Désespéré, il finira par prendre une décision majeure : couper son avant-bras pour pouvoir enfin s'échapper et vivre.


James Franco aka Aron Ralson


Danny Boyle a choisi l'acteur James Franco pour interpréter le rôle de cet homme jeune mais très intelligent, et il ne s'est pas trompé. James Franco est impressionnant, on peut lire sur son visage sa douleur, sa peur, sa colère, son désespoir puis sa résignation - et enfin son envie de vivre.  Il méritait bien sa nomination aux Oscars. Le vrai Aron Ralston est un chien fou, et d'ailleurs aujourd'hui encore il skie, fait de l'escalade et vit à cent à l'heure.


Le film démarre sur les chapeaux de roue et on reconnaît bien là l'expérience de réalisateurs de clips de Danny Boyle, la musique est superbe, et lorsqu'il s'élance à VTT à travers le parc, la caméra vissée sur le guidon, c'est un grand moment. Une bonne dose d'adrénaline ! On a tous envie d'être à sa place. Vitesse, jeunesse, liberté.  La bande-annonce nous donne un bon aperçu.

Pour avoir beaucoup voyagé, et traversé plusieurs fois l'Utah, des tas de souvenirs me sont revenus. Le paysage est lunaire, rouge, extraordinaire. La solitude du héros rime alors avec liberté. Puis c'est l'accident, la panique d'abord, puis le raisonnement. Et le temps qui passe, le désespoir, la peur de "perdre la tête", les pensées les plus folles. Et fait étrange, le vrai Aron Ralston avait cette caméra vidéo, aussi aujourd'hui on peut voir quels sentiments et quelles idées lui passaient par la tête pendant ces longues heures puisqu'il s'est filmé. Il y a des moment graves, intenses mais aussi quelques touches de légèreté et même d'humour, et quelques scènes lyriques.

Personnellement, j'avais regardé le Cercle (oui je suis accro à cette émission de critiques du samedi) et l'un des journalistes lui reprochait de n'avoir jamais été à la place du personnage, de n'être pas entré dans le film. Moi si, j'étais coincée avec lui.

Je suis passée aussi par toutes ces émotions, de la rage au désespoir, de la haine à la résignation, à l'envie de vivre. Cet instinct de survie auquel je crois et qui là prend tout son sens. J'y étais aussi un peu trop au moment où il passe à l'acte, et la scène est violente, pas tant par les images (quoique, il ne cache rien - pour information, Aron Ralston n'avait qu'une sorte de mini couteau) mais par la douleur ressentie - ici pas d'anesthésiant. Ses cris, je m'en souviendrais longtemps. Personnellement, je m'évanouis dans les hôpitaux (et accessoirement chez le vétérinaire, le stomato, dans une pharmacie bref je n'arrive plus à rendre visite à des proches hospitalisés) ; et là j'ai fait un léger malaise, je ressentais les premiers signes. J'ai vraiment eu des frissons. Je suis restée jusqu'à la fin du générique. Le film fort heureusement ne se termine pas sur cette scène mais sur la liberté retrouvée, sur la victoire de la vie et j'ai été très émue par la fraternité entre les hommes, le soutien des autres randonneurs, qui courent instinctivement vers lui. La liberté, la voilà.

On a aussi reproché à Danny Boyle d'avoir choisi la technique des flashbacks pour matérialiser les pensées du héros, mais difficile de trouver une autre méthode. Il y en avait peu et ils ne sont pas venus empiéter sur le reste. Ils reflètent ce à quoi pensait le jeune homme pendant ses nombreuses heures  de solitude. J'ai aimé le film pour les mêmes raisons qui m'ont fait aimer The Way back ("Les sentiers de la Liberté") de Peter Weir. A noter, l'apparition presque fantomatique et poétique de Clémence Poésy.

Je tire mon chapeau à Aron Ralston. Un homme incroyable.

15 février 2011

My so-called life



En ce moment, je joue au bon vieux "métro-boulot-dodo". Changer de job fut une très bonne décision, j'aime ce que je fais et les gens avec qui je travaille, mais les journées ne semblent jamais assez longues. Les jours s'allongent heureusement, j'aime cette période où lorsque le soleil brille (comme la semaine dernière), on se croit au printemps, et le soir, entre chien et loup, il fait frais et la lune brille de mille feux. De la bonne musique sur les oreilles, un bon livre dans le sac et le monde est à vous.

Lately, I've become a workaholic, spending my time between the busway, the office and the bed. I have no regrets for changing job, I love my new job and my coworkers but days always seem too short. However, I love that time of the year, when you think it's Spring when the sun shines and at night, it still is a little bit frisky with a dazzling moon watching over you. Add some good music, a great book in your handbag and the world is yours.

Et j'ai de bonnes nouvelles, je sais où je pars en vacances, très bientôt, vous devinez ?

And I've got great news, I know where I'll be spending my vacation, pretty soon, guess where !


non, toujours pas ? avec celle-ci ...   You haven't figured it out yet ? See that one


Oui ! Le Vietnam ! Tout s'est décidé à la dernière minute, j'ai eu une proposition le vendredi et le mardi suivant je devais donner mon aval, en ayant l'accord de mon boss évidemment et en réalisant que fin avril je m'envole pour l'Asie.  J'ai beaucoup voyagé en Europe et en Amérique, mais jamais l'Asie. J'ai vraiment hâte, surtout que je vais parcourir le pays de bas en haut, 17 jours de voyage en avion, en train, en bateau, en barque, en pousse-pousse. Si vous êtes déjà allé là-bas, tous les avis sont les bienvenus !

Yeah Vietnam ! No time to think twice, I got the proposal on Friday, had to say yes by Tuesday (got the approval of my boss), I still can't believe it : I am flying for Asia. I've travelled a lot in Europe and in America but I've never made it to Asia. I can't wait to be there, I'll be walking around the whole country, from South to North, 17 days flying, cruising, walking, taking the train, etc. If you've been there, feel free to give me any tip !

En attendant, je viens de voir que 13 films sortent dans les salle cette semaine et que je n'ai que le week-end pour en profiter. Je sais que j'irai voir "Last night" avec Keira Knightley et Sam Worthington (j'aime ces acteurs), la comédie  "Sex friends" avec Natalie Portman me tente et ne me tente pas, apparemment la femme n'y est ni niaise, mais volontaire et assurée (Natalie Portman a toujours refusé les comédies leur reprochant de faire de la femme la béquille du héros masculin), mais je n'aime pas Ashton Kutcher. Enfin, il y a aussi le film avec Fabrice Luchini, "Les femmes du 6ème étage", je vais attendre de lire les critiques des spectateurs pour ces deux derniers films.  J'aimerais aussi voir "Le choix de Luna" dont les critiques sont très positives.

En fait, j'attends surtout les sorties prochaines du "True Grit", le western avec Jeff Bridges (après Tron, l'héritage) et "127 hours" dont les acteurs sont nominés aux Oscars. En mars, j'irai voir "Never let me go" et "Conviction", et "The fighter" (avec Christian Bale méconnaissable et 6 nominations) qui sortent malheureusement après la cérémonie des Oscars.

A ce sujet, les BAFTA (autres récompenses) ont édité un petit flyer sympa, à vous de devinez les quatre films représentés ;)

James Franco, présentateur avec Anne Hathaway de la cérémonie est aussi nominé pour l'Oscar du meilleur acteur (dans 127 heures). Il tourne ses petits clips pour vous mettre l'eau à la bouche. J'avais beaucoup aimé Jon Stewart en présentateur, Hugh Jackman y avait démontré ses talents de chanteur et de danseur, je suis curieuse de voir ce duo à l'œuvre !


Enfin, côté télé, je profite des Tudors, de Damages et des Meurtres à l'Anglaise, rien de neuf, sinon l'arrivée très prochaine de ce cher Dexter ;-)

Et je viens de lire, en l'espace d'un week-end le dernier opus d'Arnaldur Indridason "La Rivière Noire". Cette fois-ci pas d'Erlendur, parti dans les fjords islandais. J'ai beaucoup aimé, je prépare un billet sur ce livre.

Bonne fin de semaine Have a nice week ! 素敵な週間を過ごす

23 décembre 2010

Agenda cinéma 2011

 
 
2011 : un autre grand cru cinématographique ?

J'aime le cinéma, et cette année il ne m'a pas déçu. J'avais fini 2009 avec les images d'Avatar, puis vint le tour d'Inception. Il y eut aussi Tamara Drew, (500) Days of Summer, l'Age de Glace, Des Hommes et des Dieux, The Town, l'adieu à Shrek et à Woody et Buzz, the Social Network et plein d'autres encore. De l'action, de l'émotion, de la peur, du rire, des larmes. Du cinéma, j'ai adoré ces derniers mois. 

Et quelle chance pour moi, pour vous, 2011 promet d'être aussi excitant. Je veux y croire, ça sera ma seule demande au Père Noël : des rêves plein la tête !

J'ai déjà parlé de certains films que j'attends avec impatience :
1. The tree of Life de Terrence Malick (avec Brad Pitt et Sean Penn) ****
2. Tron, the legacy (avec la musique de Daft Punk et Jeff Bridges) ***
3. Restless de Gus Van Sant ****
3 bis. Black Swan (avec Natalie Portman et Mila Kunis)***
4. Conviction (avec Hilary Swank et Sam Rockwell, le trailer me donne des frissons...)****
5. Never Let me go (adaptation du livre avec Keira Knightley, Andrew Garfield, Carey Mulligan)***
6. It's kind of a funny story (étrange histoire)
7.The fighter (la vie du boxeur Micky Ward avec Mark Walhberg et Christian Bale)***
8. Animal Kingdom (à voir la bande-annonce, le choc venu de Down Under)
9.True Grit : un bon vieux western !  (avec Jeff Bridges et Matt Damon)
10. Blue Valentine (allez une histoire d'amour)

Mais j'ai également envie de voir ceux-là  (il y a encore beaucoup mais bon il faut bien que je m'arrête !) 

"The way back" ou "Les Chemins de la liberté" de Peter Weir (le papa de Witness, Mosquito Coast, le cercle des Poètes disparus, The Truman Show) avec Jim Sturgess, Ed Harris, Saoirse Ronan et Colin Farrell dans les rôles principaux. Une fresque avec des paysages incroyables, sur fond d'histoire vraie.

Synopsis : En 1940, une petite troupe de prisonniers s'évade d'un goulag. Pour ces hommes venus de tous les horizons, s'échapper de cet enfer ne sera que le début d'un immense voyage, car ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l'Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine. Certains s'arrêteront en chemin, d'autres ne survivront pas aux épreuves. Sortie prévue fin janvier.


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"127 hours" - le dernier film de Danny Boyle avec le génialissime James Franco ("Milk", "Pinnable Express"). L'histoire véridique d'Aron Ralston - qui se retrouva coincé suite à une chute et un éboulement pendant 127 heures, et devant faire un choix ultime pour survivre. Date de sortie : 23 février.
J'adore James Franco et ce film révèle tout son talent à interpréter un jeune homme extraordinaire. La musique, les choix techniques du réalisateur, tout me plaît ! Et un plus, la participation de Clémence Poésy.



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"Hereafter" ou "Au-delà" le dernier Clint Eastwood avec Matt Damon et Cécile de France. Date de sortie : 19 janvier.  Je vais voir chaque film de Clint Eastwood, l'histoire m'importe peu.  Mes films préférés sont avec "Million Dollar Baby", "Un monde imparfait" (avec Kevin Costner). On en parle peu mais pour moi c'est un véritable bijou.
Au-delà est l'histoire de trois personnages hantés par la mort et les interrogations qu'elle soulève. George est un Américain d'origine modeste, affecté d'un "don" de voyance qui pèse sur lui comme une malédiction. Marie, journaliste française, est confrontée à une expérience de mort imminente. Et quand Marcus, un jeune garçon de Londres, perd l'être qui lui était le plus cher il se met désespérément en quête de réponses à ses interrogations.