!-- Font Awesome -->

28 avril 2019

My addictions of the week



J'ai des brouillons de billets, mais pas le temps ... et puis là, j'ai pris le temps, parce que Léo et Bruce...

13 mars 2019

J'ai fait l'expo L'éloge de la sensibilité !

De retour au musée des arts pour l'expo L'éloge de la Sensibilité qui exposent des peintures du 18è siècle. Ce n'est pas forcément mon siècle préféré mais au final, j'ai beaucoup aimé cette exposition, du coup je vous en parle pour vous encourager à y aller !

Cette exposition réunit les les tableaux phares des tableaux français du 18è siècle conservés dans les collections bretonnes, depuis Antoine Watteau, au tout début du siècle jusqu'à l'aube du 19è siècle. L'objectif étant de faire partager au visiteur l'évolution de l'art en France sous l'angle de la naissance de ce concept "la sensibilité" qui exalte les sens et les sentiments. 

Le Musée d'arts de Nantes met à l'honneur plusieurs genres : les portraits de notables (anonymes ou nommés) de Jean-Baptiste Greuze, dont deux m'ont vraiment troublés car j'avais l'étrange impression que leurs regards traversaient la toile et les siècles, comme s'ils étaient toujours vivants. Je me souviens du portrait troublant d'une jeune fille, qui n'aurait jamais, je pense, cru que son portrait serait exposé plus de deux cent ans plus tard dans un musée. La sensibilité passe aussi par la beauté de la nature, et les natures mortes en témoignent, comme les paysages sublimes du Chevalier Voltaire. 

J'ai été séduite par les peintures mais également par les esquisses de ces peintures que l'on peut voir (dans une salle attenante un peu cachée). J'avoue que les fusains m'ont tout autant séduits.  J'ai beaucoup aimé le choix de la scénographie et l'accompagnement en mots de l'expo, comprendre comment l'art à évolué jusqu'à ce portrait de famille où les sens sont exaltés, un peu trop à mon goût ! Les enfants sont habillés comme des chérubins.

En plus des soixante tableaux exposés, ne vous privez pas de la promenade sensorielle. La dernière salle de l'expo propose aux visiteurs une balade ludique où vos sens seront mis à l'honneur.  Un petit test musical pour vos oreilles, "à vue de nez" est très amusant puisqu'on doit devenir quelles sont les fragrances d'époque, un jeu de mots et d'expressions d'époque et enfin vos facultés tactiles seront mises en avant avec la découverte des textiles utilisés à cette époque.

J'ai pris peu de photos, d'une part parce que je me concentrais sur les toiles, et d'autre part, parce que je n'avais pas vérifié si on était autorisé mais oui, on peut toujours - sans flash. 











Musée des arts de Nantes
10 rue Georges Clémenceau
44000 Nantes
Ouvert tous les jours de 11h à 19h sauf le mardi et en nocturne le jeudi 
Exposition jusqu'au 12 mai 2019

04 mars 2019

The Favourite

N'étant plus abonnée, j'ai eu envie de retourner au cinéma pendant mes vacances. Finalement, je ne suis allée qu'une seule fois, pour voir The Favourite. J'avais déjà choisi de le voir avant les Oscars. Mais le beau temps est arrivé et j'ai reporté mes séances ciné pour profiter du soleil et des températures estivales. Je n'avais pas vu la bande-annonce, quelques images et je savais juste que l'histoire et les actrices me plaisaient suffisamment. 

Au début du 18ème Siècle, la fragile Reine Anne (Olivia Colman) règne sur l'Angleterre. En réalité, c'est Lady Sarah (Rachel Weisz), sa dame de compagnie, qui gère le royaume car Anne est trop fragile mentalement et physiquement. Les deux femmes entretiennent une relation fusionnelle, datant de leur enfance. Lady Sarah semble avoir l'ascendant sur la Reine mais comme c'est le cas dans ces relations extrêmes, les deux personnages sont très dépendants de l'autre. La guerre avec la France fait rage et l'époux de Lady Sarah, Lord Malborough, Commandant des Armées, souhaite, tout comme le Premier Ministre, renforcer l'armée et ne pas se satisfaire de la première victoire. Mais le Ministre des Finances, Harley (Nicolas Hoult) refuse de doubler la taxe foncière sur les fermiers pour financer la guerre. La Reine se fie totalement à Lady Sarah même si la poursuite de la guerre l'ennuie. Mais la pauvre est atteinte de la goutte, et souffre atrocement. 

C'est alors qu'entre en scène Abigail (Emma Stone), une cousine de Lady Sarah dont le père a dilapidé la fortune et vendu sa fille pour payer une dette. Cette dernière est engagée comme simple servante mais la jeune femme refuse de perdre son statut de lady et est bien décidée à se faire une place à la cour et en particulier auprès de la Reine. Bientôt, elle entre en compétition avec Lady Sarah...



Une lutte intestine entre femmes pour les faveurs d'une Reine diminuée par la maladie ! J'avoue que j'ai pensé à la Reine de Pique - on n'est pas loin de la folie et du fantastique. Si la Reine s'amuse de cette course à la deuxième place, elle ne sait pas ce qu'elle risque .. et le prix sera cher à payer ! J'ai beaucoup aimé ce film, même s'il est particulièrement sombre. Le réalisateur a choisi un angle de vue original, en contre-champ, où la Reine est ainsi filmé la caméra à ses pieds. La photographie est réussie et particulièrement froide, renforçant la guerre sanglante qui se déroule à la cour. Le sang, les escarres, le vomi, rien n'est épargné au spectateur ! Les hommes sont souvent montrés comme immatures. Je salue Nicolas Hoult que j'ai reconnu sous sa perruque immense et son fard blanc, il excelle!

Et puis il y a le jeu des actrices, et honnêtement les trois : Olivia Colman, Rachel Weisz et Emma Stone sont formidables ! Si Olivia a remporté la statuette, j'en aurais bien donné une à Rachel Weisz et Emma Stone est parfaite dans le rôle de cette vipère prête à tout. On est très loin de Broadchurch mais l'actrice livre une performance magnifique dans le rôle de cette guerre diminuée par la maladie et particulièrement isolée. Ses cris sont effroyables. Et si l'affiche vous interroge, tout comme je l'ai été, le film explique bien la scène !



Enfin, je me suis demandée qui était cette Reine Anne, en fait elle a bien existé, la dernière des Stuart à régner de 1702 à 1714 et Lady Sarah Churchill fut d'abord l'amie de la soeur ainée de la Reine, qui régna auparavant.  Aucune des soeurs ne laissa de descendants, et c'est ainsi que les Hanovre obtinrent le trône d'Angleterre.

Mon avis :