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17 avril 2017

My addictions of the week



Hâte de fêter Pâques avec mon neveu et d'aller à la recherche d'oeufs dans le jardin. Joyeuse fêtes à tous ! surtout aux amoureux comme moi de chocolat .... 

Mes addictions télévisuelles

Elles sont presque nulles en ce moment - car le beau temps m'attire irrésistiblement et je passe le plus clair de mon temps à l'extérieur à profiter du bon air ou à lire. 

Je passe aussi pas mal de temps sur Internet - toujours à lire des trucs sur les livres, le monde des livres et je délaisse donc mes blogs. Mille excuses.  J'ai quand même aussi une bonne raison de moins fréquenter le petit écran : l'arrêt de mes deux séries.



En premier, The Good Wife qui prend fin ce soir.  J'avoue, j'ai essayé de me préparer depuis le début de la diffusion de cette dernière saison, mais je sais que mon petit coeur va battre en disant au revoir à Alicia, Cary et les autres. Pas tous cependant, car en voyant Christine Baranski à la télévision l'autre jour, parlant de The Good Fight, la série dérivée où elle reprend le rôle de Diane Lockhart - je me suis dit que finalement tout ne sera pas complètement terminé. En espérant que ce spin off fonctionne. Mais je suis plutôt optimiste puisqu'elle a dit que c'était les mêmes auteurs et on y retrouve plusieurs acteurs des saisons précédentes.  Et surtout j'ai adoré la première scène diffusée lors du talk-show, lorsqu'elle découvre que c'est cet idiot de Trump qui a remporté l'élection. A voir et revoir !

En second, Homeland - bon, je savais bien qu'il était impossible pour Quinn de redevenir l'homme qu'il était mais j'avoue que sa mort m'a quand même fichu un grand coup. La série n'a pas dit son dernier mot - je crois que Claire Danes a signé pour deux autres saisons. On verra bien ! 

Endeavour (le jeune inspecteur Morse) n'aura fait qu'un petit tour sur France 3. Que reste-t-il ? J'avoue qu'en hiver, j'aurais envie de regarder de nouvelles séries bien au chaud mais à présent, je préfère être sur ma terrasse à profiter d'un bon livre et du chant des oiseaux. 

Oh, j'ai failli oublier, il me reste quand même ma série du samedi matin, du petit déjeuner : The Big Bang Theory - dix ans déjà et toujours aussi drôle. Et j'ai gardé de côté une mini série islandaise diffusée il y a peu sur Arte et je fais confiance à cette chaîne pour voir d'autres pépites nordiques. J'ai aussi conservé sur mon disque dur la série Norskov que j'avais adorée lors de sa diffusion et que je compte regarder à nouveau cet été.  

Je ne regarde presque plus de films mais je suis toujours accro aux documentaires et en particulier ceux qui s'intéressent à l'histoire ou à des enquêtes non élucidées. C'est ainsi que j'ai trouvé celui-ci sur Netflix : A dark Overture (Shadow of truth).


En décembre 2006, le cadavre de Tair Rada, une collégienne de 13 ans est découvert dans les toilettes de son école. La population de cette petite ville prend peur et une pression énorme s'abat sur la police de la ville. Très vite, un suspect est arrêté. Il s'appelle Roman Zadorov, Ukrainien d'origine, celui-ci est venu s'installer en Israël où il travaille comme carreleur. L'homme parle très mal hébreu et la police l'interroge nuit et jour. J'ignore comment ça se passe en Israël mais sa garde à vue excède les 48 heures, je crois qu'il passe près d'une semaine entre les mains de la police. L'homme finit par avouer le crime. La jeune fille a été assassinée de plusieurs coups de couteau, l'arme était un couteau à dents or lorsqu'il avoue, il parle d'un couteau suisse. Tous les interrogatoires et la reconstitution sont filmés et diffusés dans cette mini série de 4 épisodes. On le voit qui se trompe d'étage, ignore la position du corps de la jeune femme, ignore qu'elle a été poignardée à nouveau après sa mort. 

Le plus étrange pour moi étant l'absence totale d'ADN ou de traces de sang sur ses vêtements, or les images montrant la cabine de toilettes est imparable : le sang a giclé absolument partout. Et surtout, on trouve l'empreinte d'une chaussure qui montre que l'assassin a fermé la porte de l'intérieur puis a grimpé sur le siège, puis la chasse d'eau et enfin a posé sa chaussure ensanglantée sur la cloison pour sortir. Les chaussures de Roman ne portaient aucune trace de sang. Et pourtant Roman est condamné à la prison à perpétuité, l'appel puis la cassation le condamnent à nouveau. Malgré la participation d'experts mondiaux pour démontrer que toutes leurs preuves sont fausses. Un panel de trois juges suffit à envoyer quelqu'un en prison à vie dans ce pays-là. Un jury composé de civils comme en France aurait pu douter de sa culpabilité et fait surprenant ce sont les mêmes juges qui dirigent l'appel ! Et ce qui m'a marqué, c'est le courage de la mère de Tair qui a choisi de ne pas faire confiance à la police et a appelé un détective privé. Depuis elle se bat pour la réouverture de l'enquête, étant aussi persuadée que ce n'est pas le meurtrier qui croupit en prison depuis dix ans. 


Ces faits très troublants poussent ses avocats et la population à se mobiliser. Roman devait enfin obtenir la nationalité israélienne la semaine du meurtre et surtout il fêtait la naissance de son premier enfant, pourquoi assassiner une collégienne ? L'aveu ? Il suffit de voir la vingtaine d'interrogatoires, les menaces (ils lui disent avoir trouvé du sang sur ses affaires), l'utilisation d'un faux codétenu pour lui faire avouer, j'avoue que la police israélienne est effrayante ! Bref, un réseau est créé sur Facebook et plus de 200 000 israéliens le rejoignent. Très vite, on soupçonne les autres élèves du collège. 

Malheureusement, ses anciennes amies sont prises pour cibles à leur tour sur les réseaux sociaux et reçoivent des centaines de messages haineux. Elles ont l'occasion à travers cette série de montrer leur innocence. C'est alors qu'un jeune homme prend leur défense sur Facebook et avoue qu'il sait depuis le départ qui a tué Tair. Et là, je ne dis plus rien mais il m'arrive parfois de lire des résumés d'enquêtes policières créées de toutes parts par des romanciers, et là j'avoue que même Stephen King n'aurait pas pu y penser .. je vous dis juste qu'elle rêve de se déshabiller et de se glisser dans le trou béant d'un être humain, après l'avoir dépecé de ses entrailles et qu'une louve vit dans son ventre...

Un documentaire extrêmement bien réalisé, maîtrisé de bout en bout qui fait toujours honneur à la victime, respecte sa famille tout en démontant toute l'accusation et en montrant à quel point la police de Kratzhin s'est jetée sur le premier suspect et n'a jamais voulu admettre ses torts. A voir !

Mon avis : 


Et puis, j'ai déjà un cadeau de Noël (à défaut d'avoir mes chocolats) avec la diffusion du teaser The Last Jedi de la série Star Wars ! Et comme l'an dernier, on aura l'occasion de le voir dès le mercredi 13 décembre pendant que nos amis américains attendront patiemment (les sorties étant le vendredi là-bas)




Mes drogues littéraires

Je dois toujours trouver un moyen de reparler livres par ici - depuis que j'ai mon autre blog dédié entièrement à cette passion, je néglige celui-ci. Je voulais juste dire que je viens de finir ma lecture du roman The Underground Railroad de Colson Whitehead  - qui, surprise, a remporté le Prix Pulitzer pendant ma lecture. Et il le mérite entièrement ! J'imagine qu'il est en cours de traduction, ou déjà traduit ? 
Je ne le trouve pas dans les "à paraître". L'auteur a déjà publié plusieurs romans dont certains ont déjà été traduits. Je vais m'empresser de les pister. 

Son roman raconte le destin de Cora, esclave d'une plantation de coton en Georgie à la fin du 19ème siècle. L'auteur dresse un portrait glaçant de l'Amérique à cette époque.  L'auteur a fait des recherches importantes et en suivant ces esclaves en fuite, il rappelle à quel point l'homme blanc se sentait menacé par ces milliers d'hommes et femmes africains, qu'ils maintenaient dans l'ignorance afin de ne pas risquer un soulèvement. Mais il rend également hommage à ces hommes ou femmes, anonymes, blancs ou noirs, qui ont oeuvré pour aider ces personnes à fuir vers le nord. Un superbe ouvrage ! Si vous lisez l'anglais, n'hésitez pas à vous le procurer. 

L'auteur avoue que, pendant la rédaction de son roman, il écoutait en boucle David Bowie, mais aussi The Misfits, Purple Rain de Prince et Daydream Nation de Sonic Youth. A ce sujet, je viens de me rappeler que j'ai vu un superbe documentaire sur Arte sur Prince il y a une semaine et j'ai adoré ! Merci Arte. Et ça ne fait jamais de mal de revoir ce sale de gosse de 25 ans chanter cette immense chanson !




Bonne semaine à tous !

27 mars 2017

My addictions of the week



Le printemps est enfin là et ce magnifique lodge dans le Maine me fait de l'oeil avec cette photo !


Mes drogues télévisuelles



Je n'ai pas eu le temps de regarder la série Maigret avec Rowan Atkinson dans le rôle de l'inspecteur. Mais j'ai retrouvé le jeune Endeavour Morse dans ses nouvelles aventures. C'est amusant car je ne suis pas particulièrement fan de l'acteur ou de la série, mais une fois installée, je suis avec plaisir l'enquête et j'adore l'environnement (Oxford, les années 60) et j'ai toujours en tête la musique du générique de fin.

Je regarde également la dernière saison de The Good Wife et Teva a décidé de faire prolonger un peu la série en ne diffusant plus qu'un seul épisode contre deux précédemment. Je trouve ça un peu frustrant mais je sais qu'après, je ne croiserai plus Alicia Florrick - j'espère retrouver l'actrice dans une nouvelle série.

Car j'ai adoré jouer à l'avocat avec elle et aborder à travers le prisme d'une série télévisée les grands sujets de société d'aujourd'hui (surtout l'influence des réseaux sociaux). Une série intelligente avec une nouvelle fois, une femme à la Une - et le génial Alan Cummings (dans le rôle d'Eli).  Je ne pense pas regarder le spin off même si j'aime le personnage de Diane Lockhart mais on ne sait jamais !


A propos de femme forte (j'aime beaucoup les séries où une ou plusieurs femmes ont le rôle principal), j'ai regardé la nouvelle série diffusée le lundi soir sur France 2 avec Jennifer Lopez, Shades of Blue.  Je ne suis pas particulièrement fan de Jennifer Lopez mais j'étais intriguée par le sujet. Mère célibataire d'une ado de 16 ans, petit prodige du violon, Harlee Santos (Jennifer Lopez), est détective au sein d’un groupe de policiers véreux, mené par le charismatique Matt Wozniak (Ray Liotta).

Cette dernière est prête à tout pour offrir une belle vie à sa fille, qui rêve d'intégrer Julliard, une des écoles d'arts les plus prestigieuses mais l'argent lui manque. Aussi, la jeune femme a accepté d'entrer dès le départ dans les combines véreuses de ses collègues en acceptant les pots de vin de dealers et autres escrocs locaux contre leur silence. Elle doit d'ailleurs aller discuter avec l'un d'entre eux, elle lui promet de fermer les yeux en échange d'une coquette somme d'argent mais l'homme est en fait un agent du FBI. Arrêtée, la détective a deux choix : la prison (8 à 10 ans) ou  fournir à l'agent Stahl (Warren Kole) des renseignements sur ses frères d'armes, et en particulier Wozniak.

J'avoue : la tournure des évènements me surprend toujours, et la personnalité de Harlee ou de Wozniak me dérange pas mal. Bref, je suis hors de ma zone de confort et un peu bousculée, mais ça ne fait pas de mal ! Forcément, si vous ne regardez pas, vous ne savez pas de quoi je parle. Disons qu'Harlee doit jouer sur plusieurs tableaux, et veut même faire tomber l'agent du FBI - sa crainte : que sa fille découvre la vérité. Il y a encore une semaine, j'hésitais à poursuivre mais je ne regrette pas - Wozniak est un fou et son dernier acte (il sait qu'il y a une taupe du FBI dans son unité mais ignore qui) va j'espère montrer à Harlee qu'il n'est pas son ami mais son pire ennemi. Sinon, j'adore l'acteur Warren Kole qui sait aussi jouer sur les deux tableaux. 
Et Ray Liotta confirme encore une fois son talent.

Par contre, je ne suis pas très fan du personnage d'Harlee, de sa personnalité, de ses choix mais aussi de son style - genre très macho, qui parle et jure comme un mec, se maquille à outrance. Mais il sied à merveille à Jennifer Lopez.

Toujours côté séries, je reste fidèle à Homeland - Carrie et Quinn sont vraiment tous les deux dans la merde cette saison. Bon, parfois c'est un peu tiré par les cheveux - j'ai en mémoire l'excellente interview de Rupert Friend, l'acteur qui joue le rôle de Peter Quinn, qui tente d'expliquer comment son personnage, grièvement blessé la saison précédente, avec des séquelles importantes, réussit néanmoins à reprendre les armes.

Enfin, je regarde la dernière saison de The Americans - la cinquième déjà. Les choses ont pas mal évolué depuis que leur fille connaît la vérité. J'adore le fait qu'on soit en Amérique et en Russie (et entendre parler russe) et la guerre froide qui se joue des deux côtés.
J'aime beaucoup le personnage d'Oleg Burov (Kosta Ronin)  et j'espère qu'il ne va pas disparaître, car cette série n'a aucun souci à éliminer les personnages au fur et à mesure ! Et j'adore l'affiche choisie pour cette nouvelle saison.

Côté cinéma, un seul film vu à la télévision : 13 Hours.


Je n'avais pas lu le synopsis du film avant de le regarder mais j'ai compris rapidement qu'il s'inspirait d'un fait réel : l'assassinat de l'ambassadeur américain en Libye en 2012. L'histoire est vraiment intéressante (à défaut d'un scénario soigné) : la CIA possède une base secrète à Benghazi en Libye. Les agents de la CIA sont là pour signer des accords avec les chefs religieux locaux, alors que la guerre fait rage dans les pays du Golfe. Ils sont protégés par un groupe d'ex-militaires, dont fait partie Jack Silva (John Krasinski) - ne trouvant pas d'emploi à son retour, il a accepté cette mission et est ravi de retrouver ses amis, comme Oz (Max Martini), Tig (Dominic Fumusa) et son ami proche Tyrone Woods (James Badge Dale).
Mais depuis la chute de Kadhafi, l'absence de gouvernement a laissé le pays dans le chaos et le climat est particulièrement dangereux. 

C'est alors qu'ils apprennent que l'ambassadeur américain, Chris Stevens, a choisi de venir à Benghazi afin d'enclencher un processus de paix mais sa sécurité n'est pas vraiment assurée, dans cette ancienne propriété de Khadafi. Les tensions sont palpables. On donne alors l'ordre à quatre des six militaires d'aller chez lui pour sa protection. La nuit suivante, celle du 11 septembre 2012, la propriété est attaquée par des dizaines de hordes de civils armés. Les hommes sont vite dépassés et la nuit se transforme en cauchemar.



Oui, il s'agit d'un film de guerre, ou comment six hommes, avec l'aide de quelques soldats libyens vont tenter de refouler les multiples assauts des assaillants - en attendant désespérément l'aide de l'armée américaine - qui ne viendra jamais. Pourquoi ? Parce que ces hommes dépendent de la CIA qui, évidemment, n'est pas supposée être présente sur le sol américain. Une base cachée, attaquée à son tour quelques heures plus tard. C'est donc un jeu politique qui s'engage entre plusieurs départements américains. L'issue sera fatale pour plusieurs d'entre eux. Le film, réalisé par Michael Bay, leur rend donc hommage.

J'ai voulu en savoir plus sur cet évènement tragique et j'ai trouvé une critique très dure à l'encontre du film et qui l'accusait même d'avoir maquillé les évènements, or c'est totalement faux. Oui, Michael Bay se concentre sur ces six hommes et en fait des héros mais on voit bien les soldats libyens tout le long du film, ceux qui fuient, mais aussi, très important, ceux qui restent. Autre mensonge du journaliste : le film montre bien que les civils libyens sont allés aider l'ambassadeur et l'ont emmené à l'hôpital. Il leur reprochait également d'avoir également omis d'aborder la diffusion d'un film sur Youtube, insultant le prophète musulman, qui serait à l'origine de cette attaque, or elle est abordée, succinctement, mais elle y est (les ex-militaires regardent les manifestations contre ce film qui enflamment les pays, dont la Libye). Bref, j'avoue n'avoir jamais lu une critique d'un magazine célèbre (lu par les profs) aussi erronée ! A croire que celui qui maquille la vérité est un journaliste français. On peut ne pas aimer ce film mais c'est à se demander s'il a vraiment vu le film avant de lui faire un procès d'intention.

Reste qu'il s'agit d'un film de Michael Bay, très américain, avec la grosse artillerie et ces hommes, si forts, aux blagues douteuses - mais j'ai pensé au Fort Alamo, aux sentiments qu'on peut ressentir lorsqu'on est attaqué par des centaines d'hommes et qu'on doive se défendre avec si peu. Et j'ai aussi beaucoup aimé la réflexion autour de la présence de la CIA et de l'emploi de ces hommes, ex-militaires. Et j'ai été ravie de retrouver James Badge Dale.

Par contre, je dois avouer que John Krasinski n'a, malgré les muscles, sa voix rauque et son regard triste, pas le physique pour ce rôle. Je veux dire que son visage, malgré moi, est toujours associé à celui d'un type bien, sympa, rigolo et le voir ici en tant qu'ex-Marine ne marche pas pour moi.

Mon avis : 

13 mars 2017

Les figures de l'ombre

Il y a des histoires qui méritent d'être portées sur le grand écran, récemment celle des Loving que j'ai adorée et celle de ces trois femmes scientifiques américaines, restée trop longtemps dans l'ombre. J'ai eu la chance d'aller étudier dans un lycée américain en Floride, et de visiter Cap Caneveral, et d'assister, même de loin, au lancement d'une fusée. Pourtant, lors de ma visite, je n'ai jamais entendu parler de Katherine G.Johnson, de Dorothy Vaughan ou encore Mary Jackson. 

Et pourtant ces trois femmes noires américaines ont joué un rôle crucial dans la conquête spatiale. 1962. La NASA est installée à Langley, en Virginie. Les lois de ségrégation sont toujours en vigueur malgré les premiers mouvements pour les droits civils et les discours d'un certain Martin Luther King. 3 femmes se hâtent au travail lorsque leur voiture tombe en panne. Arrêtées par un policier blanc au bord de la route, les trois femmes sont nerveuses, mais lorsqu'elles lui disent travailler pour la NASA alors que la guerre froide fait rage, la réaction du policier, au départ plutôt malveillante, change du tout au tout, et les voilà escortées comme des stars jusqu'à leur travail. 

Ces trois amies sont des computer, traduction : des calculatrices. Elles sont toutes nées avec une machine à calculer dans la tête et l'armée américaine en a besoin. La NASA est en effet dirigée par cette dernière, qui mène ici une autre bataille avec leur ennemi suprême : l'URSS. Et les Soviétiques viennent d'infliger une sérieuse défaite aux Américains en envoyant dans l'espace le premier homme, Youri Gagarine. Le Président américain, J.F Kennedy exige que les Etats-Unis fassent de même. Mais envoyer un astronaute en orbite n'est pas une mince affaire. 



Hal Harrison (Kevin Costner) travaille sous la pression, il a chargé Paul Stafford (Jim Parsons), ingénieur en chef, de mener au plus vite les essais. Afin de contrôler l'ensemble des calculs, on lui a adressé Katherine (Taraji P.Henson), cette jeune femme est un génie des chiffres, mais c'est aussi la première femme noire à pousser la porte de cette salle ultra secrète. L'accueil qui lui est réservé, en particulier celui de Stafford est terrible. Mise à l'écart, on lui attribue sa propre cafetière (pour les gens de couleur) et la jeune femme doit parcourir chaque jour des kilomètres pour retourner aux seules toilettes femmes ouvertes aux femmes de couleur, dans un bâtiment qui leur est réservé. La scène est à la fois risible et pathétique et Harrison ne peut s'expliquer ces longues absences répétitives. Le tout finira en un énorme clash.

De son côté, Dorothy Vaughan (Octavia Spencer) assure les missions de responsable de l'unité des calculatrices, une vingtaine de femmes noires qui passent leur journée à calculer, sans en avoir le titre, ni le salaire. Malgré ses demandes répétées à sa supérieure, la très froide Vivian Mitchell (Kirsten Dunst), rien ne change. Sauf l'annonce de l'arrivée d'une machine révolutionnaire : IBM. Le premier ordinateur qui est censé remplacer toutes ces femmes. La machine est très attendue, car ce sont des milliers de calculs qui sont faits tous les jours, des milliers de projections afin de connaître avec précision la trajectoire dans l'espace de l'astronaute, John Glenn. Mais pour le moment, les techniciens sont incapables de la faire fonctionner, au grand dam de Harrison. Dorothy emprunte un livre sur ces drôle de machine et décide de s'y glisser en cachette dans la salle où trône cette énorme machine, prenant un risque énorme pour sa carrière.



Les essais ne sont en effet guère concluant, Mary Jackson (Janelle Monae), assiste le professeur chargé de la capsule qui doit protéger l'astronaute  : or à chaque entrée dans l'atmosphère, la fusée prend feu et surtout se désintègre. Jeune femme très intelligente, qui n'a pas la langue dans sa poche, Mary apprend qu'elle peut postuler pour être la première femme ingénieur spécialisée en aéronautique. Exceptée qu'il lui faut encore un diplôme, or les cours lui permettant de décrocher ce sésame sont donnés le soir dans un lycée réservé exclusivement aux blancs. Excédée par cette situation, Mary décide de porter son cas devant la justice.

Les trois femmes vont, malgré une pression énorme, le racisme et le sexisme ambiant, réussir à changer leurs vies, et celle de l'histoire spatiale américaine.

J'avoue, j'avais un peu peur de m'ennuyer pendant les deux heures et 28 minutes que durent le film, quelle erreur ! Malgré une construction assez classique, impossible de s'ennuyer. Comme les héros du film, on se prend aussi au jeu de la conquête spatiale, et même en ignorant tout des mathématiques, on se prend de passion pour ces jeunes femmes qui se donnent corps et âme à leur travail. A une époque où les femmes étaient encore supposées rester à la maison et élever leurs enfants, voici des femmes passionnées par leur métier, prêtes à y sacrifier une partie de leur vie personnelle, malgré les lois ségrégationnistes.


La bonne surprise du film, c'est de voir, que malgré les obstacles et les humiliations, ces femmes n'ont jamais abandonné et ont été reconnues pour leur talent et leur contribution inestimable à l'histoire américaine. 

L'autre plaisir du film, ce sont les acteurs - on ne s'ennuie pas une minute en compagnie de ces trois actrices,  j'ai adoré leur jeu et on sent le plaisir qu'elles ont eu à interpréter ces rôles. J'ai eu aussi beaucoup de plaisir à retrouver Kevin Costner dans le rôle de cet homme qui à l'époque a fait tomber quelques barrières et a reconnu le talent de ses femmes.

Les autres acteurs sont formidables comme Kirsten Dunst qui joue parfaitement le rôle de cette femme blanche, qui va apprendre à surpasser ses préjugés. Et puis Jim Parsons, notre Sheldon Cooper qui se transforme en cet homme machiste, raciste mais surtout jaloux du génie de Katherine.

L'autre bonne surprise du film c'est la présence de Mahershala Ali, que j'ignorais. Il était toujours aussi sexy.  Evidemment, on connaît aujourd'hui la fin heureuse de l'histoire et le réalisateur leur rend ici un hommage appuyé et nécessaire mais sans oublier pour autant de réaliser un bon film.

Ce n'est pas un film révolutionnaire, mais j'espère qu'il sera montré à toutes les petites filles, qu'importe leur couleur, juste pour leur dire, qu'elles ont le droit de rêver. Rien n'est impossible.

Mon avis :