!-- Font Awesome -->

01 décembre 2016

Pause



Je suis en arrêt maladie - j'ai l'impression qu'une mouche tsé tsé m'a piqué car je dors énormément, le matin et l'après-midi et la nuit, une dizaine d'heures. Mon corps s'est mis en veille. J'en avais bien besoin, deux week-end malade, je résistais comme je pouvais. Mais là, il était temps que je me repose. 

J'arrive à lire mais étrangement j'oublie ce que je viens de lire .. Je regarde la télévision mais je m'endors rapidement, en tapant ces mots, je baille... 

J'ai résisté pour regarder le dernier Rendez-vous en terre inconnue - je me souviens de la beauté de ces chameaux à poils longs, dans un paysage enneigé magnifique mais j'avoue ne pas avoir été totalement au rendez-vous ! J'avais vraiment envie d'éteindre mon poste la dernière demi-heure ;-)

Sinon, j'ai retrouvé avec plaisir Stars Hollow - la nouvelle saison de Gilmore Girls. Peut-être devrais-je les regarder à nouveau, car je les ai vus samedi dernier entre deux siestes.  J'avais regardé la dernière saison pour être à jour même si le temps a passé. 

J'étais ravie de retrouver Rory, mon personnage préféré et évidemment Lorelai et Emily. La tristesse de ne plus retrouver Richard.  Il y a quelque chose de suranné dans cette série - on a l'impression de ne pas être aux USA, la petite ville n'a pas changé - elle ne semble pas subir les affres du temps et de la politique. Dans la septième saison, Rory partait suivre Obama en campagne. Là, on la retrouve désabusée, elle n'a jamais obtenu de poste permanent. Elle n'a plus de logement. Et lors d'un voyage en Allemagne, elle a retrouvé l'un de ses ex qu'elle revoit en douce. 

Lorelai et Luke sont ensemble, mais pas mariés. Sookie est partie et Michel songe à faire de même. Lorelai traverse une crise, comme sa fille. J'ai trouvé cela intéressant de voir que l'on peut toujours douter même à 32 ans ou pour Lorelai qui a besoin de faire avancer les choses. J'ai particulièrement aimé Emily et son évolution. Sans Richard, Emily doit trouver un nouveau sens à sa vie. 

Bref, j'ai passé un bon moment et je ne trahirais pas la productrice en ne révélant pas les quatre derniers mots. Mais je trouve que c'est un excellent clin d'oeil à cette série et à ses personnages féminins.  Y aura-t-il une suite ? Je ne sais pas. Je ne le pense pas. Mais je suis ravie que cette série ait été découverte par une nouvelle génération. Et pour les curieux, les trois ex de Rory sont présents et oh j'ai failli oublié une scène excellente avec Paris ! Toujours aussi excitée.  Cette nouvelle saison se déroule en quatre épisodes représentant les quatre saisons. 

Sinon, je suis toujours avec plaisir les enquêtes de Vera sur la 3 et j'ai retrouvé sinon la dernière saison de The Big Bang Theory.   

Rien de plus à vous raconter,  mon temps est, vous l'aurez compris, consacré au sommeil


25 novembre 2016

J'ai fait l'expo Icônes- Trésors de réfugiés à Nantes

Il y a huit jours, j'ai eu la chance d'avoir une visite guidée hors des horaires d'ouverture au Château des Ducs de Bretagne, dans le cadre de l'exposition Icônes - Trésors de réfugiés. 

J'avais depuis longtemps prévu d'aller la voir mais le temps passant, l'arrivée du froid avaient eu raison de mon envie mais cette invitation - impossible de dire non ! J'adore l'idée d'organiser ce genre d'évènements pour les abonnés. Il faisait donc nuit noire quand je suis arrivée au château. Notre guide nous attendait et nous avons tous reçu un amplificateur de son, ce qui vous permet d'entendre tout le temps la voix de votre guide tout en vous déplaçant à votre guise. 

L'autre fait : j'ignorais quel était l'objet exact de cette exposition - des icônes et des réfugiés. Et en plus de découvrir une superbe expo, j'ai eu droit à un cours d'histoire passionnant et qui a,  alors que la crise syrienne pousse des milliers de gens à l'exil, un écho particulier. 

Lorsque la première guerre mondiale éclate en 1918 - le territoire grec byzantin s'étend de la Grèce à la Cappadoce - une région située en Turquie - au bord de la mer Egée dont la ville principale est Smyrne. La ville est à l'époque très réputée (Hercule Poirot?) et de nombreux touristes y viennent, une communauté internationale y vit - les images diffusées au musée montre une ville relativement moderne et grecque. Or Grecs et Turcs s'affrontent et la fin de la guerre désigne un vainqueur : la Grèce et un perdant : l'Empire Ottoman qui s'est écroulé. 

Dans le cadre des transactions post-guerre, les Grecs obtiennent de la Société des Nations (ancienne ONU) le droit d'envoyer des troupes armées à Smyrne. Malheureusement, les troupes arrivent en vainqueur et ne se contentent pas de la région byzantine orthodoxe (la côte et Smyrne), ils entrent dans les terres, provoquant la colère des Turcs - qui ont vu leur leader Mustafa Kemal émerger - les Turcs repoussent les Grecs et une nouvelle guerre s'engage entre les deux nations. 

Celle-ci voit la victoire des Turcs sur les Grecs en 1922, créant un nouvel exil : plus de 1 300 000 Grecs (et autres minorités non Turques) sont expulsées et la ville de Smyrne connaît un immense incendie. Les Français, présents dans la région à l'époque rapportent des photos, témoignages des horreurs perpétrées et l'incendie de la ville est même filmé. Ce dernier choque toute la communauté internationale et fait les gros titres - selon les affinités des peuples. Un accord est alors négocié et signé en 1923 : il s'agit du traité de Lausanne qui met fin au conflit après quatre ans de guerre.

Mais ce traité est à double tranchant : il impose "un échange de populations" basé uniquement sur l'appartenance religieuse - ces populations, qu'elles soient orthodoxes, musulmanes ou chrétiennes ont deux ans pour quitter leur pays respectifs. Le résultat : plus de 1300 000 Grecs ottomans doivent quitter Smyrne et la Turquie, et 400 000 musulmans qui vivaient pacifiquement en Grèce doivent à leur tour quitter leur pays et rejoindre la Turquie - tous doivent y laisser tous leurs biens.
Il s'agit, pour les Grecs, de la "Grande Catastrophe".



A l'époque, la Grèce ne compte que 6 millions d'habitants et l'arrivée de plus d'1 million de personnes va évidemment provoquer des tensions. Même s'ils parlent la même langue et partagent la même religion, les Grecs ont une vision plutôt négative des migrants ottomans. Étrange de revoir la carte et de savoir qu'aujourd'hui, des milliers de migrants prennent aussi les mêmes risques pour arriver en Europe.

Ces migrants ont du tout laisser derrière eux et les seuls objets de valeur qu'ils emportent sont les fameuses icônes orthodoxes - souvent des triptyques, petits et de famille.  Certains choisissent de s'installer en France, ainsi ils sont nombreux à s'installer à Marseille où une communauté et une église orthodoxe les attendent. Leurs icônes sont surnuméraires et le chef religieux décide de les laisser au grenier. 1922 - 2016 : lorsque Nantes décide d'organiser cette exposition, ils cherchent à entrer en contact avec les familles de ces réfugiés venus en France - à Nantes, la communauté grecque est arrivée lorsque la première guerre a éclaté. Ils vont donc à Marseille où ils découvrent de vrais trésors, laissés à l'abandon depuis presque cent ans - recouvert de suie. Après un long travail de restauration, ils sont aujourd'hui exposés au vue de tous.

Une exposition très émouvante et qui ne peut que nous faire réfléchir sur la situation des migrants aujourd'hui et sur ces traités pris à en petit comité (les vainqueurs au lendemain de la guerre ici) mais qui peuvent bouleverser la vie de millions de personnes. Cette exposition a été réalisée en partenariat avec le Musée Byzantin et Chrétien d'Athènes.

Je ne vous indique pas les coordonnées car l'exposition a pris fin depuis. Mais elle va voyager puisqu'apparemment elle va aller à Paris.



Les familles aisées possédaient une pièce dédiée aux icônes. Ceux-ci n'étaient pas uniquement des objets religieux, ils rythmaient la vie quotidienne de leurs propriétaires : naissances, mariage, décès.



Les familles aisées s'offraient des "masques" - ici, il suffisait d'ajouter le visage de l'icône, ici Gabriel.


 

Une des rares photos de ces migrants forcés de quitter leur pays. Une très belle exposition qui j'espère va voyager dans toute la France. 

22 novembre 2016

My addictions of the week

 
Kitty Genovese
Ils s'appellent Eddy, Natascha ou Leïla, elle s'appelait Kitty et lui Matthew. Je les ai tous suivi dans des documentaires que j'ai regardés. Passionnant. Ainsi, après trois jours passés au fond de mon lit, cette foutue crève aura eu le mérite de me faire regarder de nouveau le petit écran. J'ai vraiment apprécié d'avoir reçu en cadeau un superbe écran plat pour ma chambre et d'avoir accès à toutes les chaines de ma Freebox (grâce à leur mini décodeur) et surtout à Netflix ...