jeudi 23 juillet 2015

Pause ....

Je ne suis pas très loin.. Une petite semaine outre-Manche à boire du thé .. Non je plaisante pour le thé, je déteste ça. Mais à arpenter les rues, les librairies et les campus, oui ! Vous pourrez suivre mes aventures via mes comptes Instagram et Facebook.  Je vais même tester quelques plats mais les mois passés là-bas (comme au pair) m'ont définitivement éloigné à jamais de cette cuisine.

Je ne le fais pas trop tarder, James m'attend ! Bon la mauvaise surprise .. c'est que la météo sera apparemment très britannique ! 23 puis 19°C et pluies passagères ! Mais ça va me faire du bien de pouvoir enfin respirer et surtout me promener sans rêver de croiser une douche tous les cent mètres ! 


Soyez sages !
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mardi 21 juillet 2015

La femme au tableau (Woman in gold)


C'est la pluie qui m'a poussé à regarder ce qu'il y avait au cinéma - j'avais une idée de film en tête mais en lisant les critiques dithyrambiques entourant ce film, intitulé The woman in gold (et traduit La femme au tableau) j'ai changé d'avis.  Me voilà donc plongée dans une histoire vraie et passionnante. J'ai été touchée parce qu'adolescente, j'adorais Gustav Klimt, j'avais un livre (Taschen) et des reproductions accrochées dans ma chambre. J'ignorais tout de l'histoire racontée dans le film. 

Reprenons les choses depuis le début : Gustav Klimt avait une très belle amie, amoureuse des arts et mécènes, Adèle Bloch-Bauer. Cette femme sublime lui commande un portrait. Il lui aura fallu trois ans pour réaliser une de ses toiles les plus célèbres : The woman in gold - Klimt était dans son cycle d'or, utilisant des feuilles d'or. Ce portrait rejoignait des centaines d'oeuvres d'art qui décorait l'immense appartement viennois où la famille d'Adèle, son époux, sa soeur, son beau-frère et ses deux nièces, Luisa et Maria habitaient. Les Bloch-Bauer appartenaient à la haute bourgeoise juive de Vienne lorsque l'arrivée au pouvoir d'Hitler changea la donne. En 1938, il annexa l'Autriche et une grande partie du peuple célébra son arrivée. 

1998 - Los Angeles - Maria Altmann (Helen Mirren), une septuagénaire fantasque enterre sa soeur ainée, Luisa. Elle requiert l'aide d'une amie dont le fils, Randolph Schoenberg, est un jeune avocat sans le sou, pour voir s'il lui est possible de récupérer une partie des oeuvres d'art ayant appartenu à sa famille - Maria a retrouvé plusieurs documents dans la correspondance de sa soeur lui laissant le mince espoir qu'il lui est possible de réclamer les cinq toiles de Gustav Klimt appartenant à sa famille. 

Adèle et sa nièce Maria

A l'époque, l'Autriche a souhaité effacer une partie de son passé Nazi en ouvrant le droit aux familles des juifs spoliés pendant la guerre (et autres victimes) de réclamer la restitution d'oeuvres d'art leur ayant été volées pendant la seconde guerre mondiale. Randy (Ryan Reynolds) n'écoute le projet de Maria que d'une oreille lorsqu'il voit la valeur astronomique de l'oeuvre d'art en question (environ 100 millions de $). Les voilà partis ensemble pour Vienne défendre leur cas devant la Commission. Ils font la connaissance d'un journaliste indépendant Hubertus Czernin (Daniel Brühl) qui leur apprend que la Commission refusera de leur rendre ce qu'ils considèrent comme "La Joconde de l'Autriche" et qui est exposée depuis plus de cinquante ans dans la galerie nationale. 

Le film, réalisé par un Simon Curtis réalise à la fois un travail historique minutieux mais également un film profondément humain, émouvant et puissant. On est happées par la grande Histoire à travers les souvenirs de Maria, qui se souvient de sa très belle tante, Adèle - et de ses années de bonheur à Vienne avant de fuir précipitamment le pays avant d'être arrêtés. Maria aura longtemps gardé ses souvenirs enfermés, ce sont les lettres et le portrait de sa tante qui la poussent ainsi à rouvrir la boite de Pandore. Et le portrait de sa tante viendra peu à peu vous hanter. 



Le film vous transporte entre ces deux époques - l'enfance de Maria avec sa tante adorée (décédée trop tôt) puis son mariage avec le très très beau Fritz (Max Irons) qui coïncide avec l'arrivée des Nazis et enfin la spoliation de leurs biens, et la fuite des jeunes mariés.  Le film est aussi fort puisqu'il permet à Randolph, lui-même petit-fils du célèbre compositeur autrichien (et viennois) de revenir sur son propre passé et réaliser enfin ce qu'ont été ces années de malheur. 

Le personnage de Maria est magnifiquement interprété par Helen Mirren (il m'a un peu fait penser à Philomena qui nettoies les lunettes de Randy ou lui offre des bonbons sucrés pour sa gorge). Une mention spéciale pour Tatiana Maslany qui interprète Maria jeune et à la troublante Antje Traue qui joue le rôle de la très belle Adèle. 



Et Ryan Reynolds m'épate encore une fois ! Il interprète avec force ce jeune avocat (nous sommes en 1998) qui a voulu épater son épouse (Katie Holmes) en montant sa boite pour couler après. Engagé dans une grande firme (grâce au soutien de sa famille), il va tout lâcher pour se lancer dans cette aventure risquée. Son personnage est gauche, myope, mal coiffé - un peu trop naïf mais passionné et téméraire qui va peu à peu réaliser la tâche immense qui l'attend (pas assez de place pour glisser une photo de lui mais qu'importe, le film est là).

La réponse de la commission autrichienne sera négative mais l'histoire ne s'arrête pas là ! 

Je n'en dirais pas plus - sinon qu'avec Le labyrinthe du silence,  voici deux films qui ont le mérite d'aborder cette phase de l'histoire à travers un autre prisme (des années plus tard) et de nous émouvoir du début à la fin (nous sommes loin du très fade Monuments Men).  Une très bonne surprise estivale ! Un vrai coup de coeur. Donc courez le voir !   

Et bonne nouvelle mon cinéma Gaumont le diffuse en v.o ;-) 

Mon avis : 


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vendredi 17 juillet 2015

My addictions of the week




Je ne sais pas pour vous, mais 35°C à l'ombre .. ça vous fatigue un peu ! J'ai l'impression d'évoluer au ralenti et à part le chemin de mon canapé, de mon transat, d'un arbre à l'ombre ou de mon frigo, pas grand chose ne se passe. Mes addictions sont encore là, moins présentes qu'à certaines périodes plus fraiches - le programme d'été télévisuel ayant réussi à me proposer quelques séries à me mettre sous la dent ..

Au menu en bataille : James Norton, Jake Gyllenhaal, Les combattants, Wayward Pines, Grantchester, Night Shyamalan, Brokenwood, Monsters Academy, Rachel McAdams, Matt Dillon, etc. 

Mes drogues télévisuelles

Après avoir dit au revoir à l'Inspecteur Hathaway (et Lewis, faux retraité), j'avais peur de croiser la route de Derrick. Mais non, France 3 a eu la bonne idée d'aller dénicher une série britannique plutôt bien fichue : Grantchester.  Nous voilà replongé dans l'Angleterre des années 60 dans le village de Grantchester où officie un jeune révérend, Sidney Chambers (James Norton). Celui-ci va se retrouver mêlé à une enquête, lorsque la maitresse d'un homme d'affaires lui dit ne pas croire à son suicide. Il fait ainsi la connaissance de l'agent de police Geordie Keating (Robson Green, que je vois régulièrement dans la série tous muscles Strike Back) et tous deux vont s'accocier, bon gré, mal gré. Il est vrai que les gens ont tendance à se confier à leur curé.  Ce qui a piqué ma curiosité c'est le physique dudit révérend .... Un véritable apollon !  Et ces chers scénaristes ont eu la bonne idée de jouer avec nos nerfs (de fille..) en nous le montrant quelque peu dénudé. Bref, les sixties, la campagne anglaise, un bel apollon et un meurtre ? Que demander de plus cet été ? N'hésitez pas à aller voir les premiers épisodes en replay. 

Les fans de série anglaise auront reconnu ce magnifique acteur qui jouait le méchant Tommy Lee Royce dans Happy Valley. Il a d'ailleurs tourné les deux séries sur la même période, un joli jeu de chaise musicale !


Autre série mettant en scène de méchants criminels et donc des meurtres (youpiiiiiii) : Brokenwood. Toujours sur France 3, diffusé cette fois-ci le mardi soir (pour le bel apollon, c'est le dimanche soir). J'avais loupé les deux premiers épisodes (que je vais m'empresser de regarder en replay) mais hier soir j'étais devant mon petit écran pour découvrir la première série .. néo-zélandaise ! 
Avouez-le, le dépaysement est garanti.  The Brokenwood Mysteries, titre original date de 2014. Nous suivons le détective Mike Sheperd  muté à Brokenwood, petite ville de vignobles pas loin d'Auckland.  Le policier tombe amoureux de la région et décide de s'acheter une propriété viticole. L'épisode d'hier soir abordait le sujet des concours de vins - et je savais que, nous français, allions être choqués de voir les bouteilles de vins, dit de haute gamme .. sans bouchons de liège ! Enfin rassurez-vous, le père de la suspecte continue de produire du vin pour son seul plaisir et il utilise encore le fameux bouchon de liège. Mais à part ça, Sheperd (Neill Rea) est un flic sympa, qui adore blaguer sur les morts (si possible devant les familles sous le choc) et s'entend plutôt bien avec sa partenaire, Kristin Sims (Fern Sutherland).

Mais ne vous excitez pas trop car je crois que seuls 4 épisodes ont été tournés, donc pas le temps de s'attacher à eux ! J'espère que France 3 va diffuser la suite des aventures de Miss Fisher.  Ils peuvent attendre mon retour de vacances.

Seul bémol de taille à la diffusion de ces deux séries sur France 3 : le refus de la chaine de les proposer en VM (version multilingues). Les amoureux de la v.o (surtout des accents britanniques et néo-zélandais) sont donc privés de ce plaisir. Seul France 2 (la grande chaine) semble avoir compris....


Canal + annonce de son côté la prochaine diffusion de la série Wayward Pines de Night Shyamalan. Je n'étais pas très enthousiaste mais le casting me plaît énormément et les retours sont plutôt positifs. Le pitch ? L'agent secret Ethan Burke (Matt Dillon) arrive dans la petite bourgade bucolique de Wayward Pines, Idaho à la recherche de deux agents fédéraux portés disparus. 

Mais au lieu de trouver des réponses, son enquête ne fait que lui apporter de nouvelles questions. Au fur et à mesure que l'agent Burke s'approche de la vérité, tout ce qui lui semblait réel jusqu'à ce jour s'éloigne, son rôle d'époux et de père, jusqu'à ce qu'il doive affronter la terrible réalité : il ne sortira peut-être jamais vivant de Wayward Pines .... Ok, j'avoue cette présentation de la Fox provoque en moi un petit rire au lieu de me faire peur. Et puis difficile de ne pas penser à la fameuse enquête qui avait mené un agent à ... Twin Peaks !  Mais bon, revoir Matt Dillon à l'écran, je suis pour et ses partenaires de casting sont pas mal du tout : Shannyn Sossamon (elle aussi disparue de nos écrans mais que j'aime beaucoup), Terrence Howard (j'adore), Juliette Lewis, Melissa Leo. 

Donc, je serai sûrement devant ma petite lucarne lors de sa diffusion ou après à la demande (si je suis en vacances).

Sinon, je profite de l'été pour regarder les dessins animés diffusés sur Canal + : j'ai ainsi découvert la suite des aventures de Monsters, Monsters University. J'avais vu le premier avec plaisir mais assez vite oublié. Cette fois-ci notre cher Mike Wazowski a rajeuni. Le voici accepté à la célèbre université "Monsters" où il va pouvoir réaliser son rêve : devenir un monstre effrayant. Malheureusement, Mike n'a ni le physique, ni le caractère pour l'emploi. Il se retrouve bientôt isolé des autres, et devient même la bête noire du très populaire Sully, fils de Sullivan 1er, un super monstre. Afin de prouver aux autres (et aux professeurs) qu'il peut devenir un monstre, Mike s'inscrit à un challenge avec d'autres monstres pas très effrayants. Face à lui, la fraternité qu'il souhaitait rejoindre avec Sully comme star. Mais les choses ne se passent pas comme prévues, et les deux ennemis jurés vont être amenés à unir leurs forces....

Je crois que Mike s'appelle Bob dans la version française (une idée du pourquoi?) - je les ai toujours vus en vo et j'adore la voix de Mike qui est jouée par Billy Cristal. Je me suis beaucoup amusée à voir Mike tenter d'interpréter un monstre terrifiant et faire peur aux enfants. Le film est plein de bons sentiments et s'adresse aux enfants mais je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Un bon divertissement estival à voir et revoir ! 

Mon avis :

Sinon j'ai enfin regardé les Combattants dont j'ai entendu le plus grand bien. Le premier mot qui me vient à l'esprit est décalé ! Je ne m'attendais pas du tout à ça. J'ai eu le sourire et la banane tout au long du film. Les acteurs Adèle Haenel et Kévin Azaïs méritent amplement toutes les récompenses qu'ils ont pu glaner ci et là pour leurs prestations. 

Arnaud vient d'enterrer son père. Il va passer l'été à aider son frère ainé à reprendre l'entreprise familiale de menuiserie (constructions d'abris de jardin) lorsqu'il croise par hasard le chemin de Madeleine, une jeune femme entière, au caractère très fort qui vient passer les tests de recrutement de l'armée de terre. Séduit par cette jeune femme à l'esprit décalé, Arnaud va décider de la suivre dans le stage de survie organisé par l'armée de terre.  Madeleine a abandonné ses études de macro économie pour s'engager dans les paras où elle compte apprendre les techniques de survie car elle croit fermement en la fin du monde !  Drôle et décalé mais aussi profondément humain, avec des personnages attachants - ce film m'a surpris du début à la fin. Les extraits que j'en avais vus m'avait fait pensé tout le contraire.  J'adore la relation qui se noue entre ses deux jeunes (encore très gamins) qui deviennent vite inséparables et ne montreront que leur profond attachement après avoir traversé pas mal de galères. Le personnage d'Arnaud est si gentil, patient et naïf qu'il en devient très touchant, quant à Madeleine (qu'on appelle par son nom Beaulieu), elle rentre dedans, donne des coups de tête - un diamant brut dont seul Arnaud pourra briser la carapace. Un duo attendrissant - qui s'échappe de la base pour apprendre seuls les rudiments de la survie. Un très jolie portrait d'une jeunesse désabusée qui se cherche. Qui montre que le "gentil" est en fait le pilier, le plus patient et concentré (l'exemple de la brindille dans la sable) et qui prouve que la seule force ne résout pas tout. Un excellent moment de cinéma - parfait ! Un gros coup de coeur. 

Mon avis : 

J'ai également vu Starred up - en français Les poings contre les murs hier soir, oui enfin et j'ai adoré ! Tellement que je veux lui consacrer un billet entier. Tout y est parfait et très émouvant. Je vais rédiger ce billet dans la foulée. 


Mes drogues cinématographiques

J'ai un peu paniqué en cherchant des films dont la sortie est prévue en août ..Il y en a mais aucun ne me tentait .. puis je suis tombée sur le prochain film de Jake Gyllenhaal où il interprète un boxeur - j'ai vu un clip sur Y. où on voit son entrainement (plusieurs heures par jour sur des mois) et c'est assez impressionnant. 
La rage au ventre raconte l'enfer traversé par Billy Hope, un champion de boxe qui perd brutalement sa femme (assassinée) et la garde de sa fille. L'homme bouleversé va devoir sa reconstruction à Tick Willis un ancien boxeur qui lui ouvrir la porte vers la rédemption. Le film est réalisé par Antoine Fuqua dont j'avais déjà apprécié The training day.
Derrière Titus Willis sa cache l'immense Forest Whitaker et l'épouse est interprétée par Rachel McAdams. Il vous en faut plus ? Pas à moi. Sortie sur nos écrans prévue le 22 juillet. Il ne sort à Nantes qu'au Pathé (???) et en vf (je vais souffrir...). 



J'avais bien repéré d'autres films mais ils sont diffusés dans d'obscures salles de cinéma à Paris ou ailleurs. Dommage ! Mais je ne me plains pas, je vais profiter de mon transat et de mon programme de lecture fort chargé. 

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