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26 février 2017

Cher Oscar



La prochaine cérémonie des Oscars aura lieu ce soir et j'ai totalement oublié de publier ce bille. C'est Jimmy Kimmel qui présentera la cérémonie.

A lui revient la mission de présenter la cérémonie après l'élection de Trump et le débat sur l'absence des minorités, cette année aucun souci ! Ils sont représentés dans chaque catégorie. Le plus amusant sera sans doute la présentation des actrices nommées pour l'oscar de la meilleure actrice puisqu'on y retrouve, une fois de plus, Meryl Streep ! L'actrice que Trump a qualifié d'overrated. Apparemment, il est le seul à le penser. J'imagine déjà les rires dans la salle. Hâte de voir ça !

Comme chaque année depuis 2011, je vous présente les nominés et je m'amuse même à faire des pronostics. 

Je l'avoue de suite, à l'heure où j'écris ce billet,  je n'ai pas encore vu la totalité des films, ayant été adepte du canapé ou du grand air en 2016, et je ne verrai malheureusement pas la totalité des films, certains étant diffusés en France 4 jours avant la cérémonie (Fences) ou après (Les figures de l'ombre).

Voici en tout cas la liste des films ayant reçus le plus de nominations pour cette 89ème cérémonie :  


La La Land, de Damien Chazelle (sortie le 25 janvier 2017)

Moonlight, de Barry Jenkins (sortie le 1er février 2017)

Premier contact,  de Denis Villeneuve (sortie le 7 décembre 2016)


Allez jouons !


Best actor in a leading role / Meilleur acteur
Ryan Gosling, pour La La Land
Casey Affleck, pour Manchester by the sea
Andrew Garfield, pour Tu ne tueras point
Viggo Mortensen, pour Captain Fantastic
Denzel Washington, pour Fences
(sortie le 22 février 2017)



Viiiigoooo ! Bon okay, vous aurez compris que je ne suis pas vraiment objective, puisque je suis fan depuis plus de quinze de cet acteur (et de l'homme). Et dans ce film, il joue le rôle de cet homme dont la vie va basculer du jour au lendemain. Il est magnifique et transcende l'histoire. En face, on a du poids lourd en la personne de Denzel Washington. Suspense total !


Best actress in a leading role / Meilleure actrice
Emma Stone, pour La La Land
Isabelle Huppert, pour Elle
Ruth Negga, pour Loving
(sortie le 15 février 2017)
Nathalie Portman, pour Jackie
Meryl Streep, pour Florence Foster Jenkins



Pour être honnête, je n'ai vu qu'Emma Stone et Ruth Negga au cinéma - et pour moi, Emma Stone ne mérite pas une statuette mais je pense pourtant qu'elle va la décrocher, vu le succès du film ou alors Isabelle Huppert qui remporte tout sur son passage. Je vote donc pour Meryl, juste pour le plaisir de la voir. J'aime tellement la femme et l'artiste. 


Best supporting actress / Meilleure actrice dans un second rôle 
Viola Davis, pour Fences (sortie le 22 février)
Naomie Harris, pour Moonlight
Nicole Kidman, pour Lion
Octavia Spencer, Les Figures de l’ombre (sortie le 8 mars)
Michelle Williams, pour Manchester by the sea





Je n'ai vu que Lion (je le vois cet après-midi)  et Moonlight et j'ai adoré la performance de Naomie Harris, qui joue le rôle de la mère du héros, dévorée par le crack.  Je sais qu'Octavia joue aussi très bien et puis Nicole Kidman, dont je vais pouvoir juger la performance dans moins de 2 heures. Donc mon choix peut changer d'ici là. Michelle Williams a un petit rôle (et disparait vite du film) mais on ne sait jamais ! 


Best supporting actor / Meilleur acteur dans un second rôle
Mahershala AliMoonlight
Jeff Bridges, pour Comancheria
Lucas Hedges, Manchester by the sea
Dev Patel,  Lion
Michael Shannon, Nocturnal Animals


Je vote pour Mahershala Ali - il est connu pour beaucoup d'entre nous grâce à son rôle récurrent dans House of Cards. Pour ma part, j'avais craqué pour lui il y a fort longtemps dans la série 4400. Il a une classe incroyable et dans ce film, il occupe tout l'écran. Bon, en face, il y a du lourd - Jeff Bridges dont j'ai adoré le rôle du shérif dans Comancheria et surtout Dev Patel dans Lion. Mais je maintiens mon choix, même si Dev Patel a de très bonnes critiques. 


 Best original screenplay / Meilleur scénario original
Comancheria
The Lobster
La La Land
Manchester by the sea
20th Century Women



J'ai adoré le film Comancheria - un croisement entre un road movie et western, des acteurs formidables (Jeff Bridges) et une musique de film superbe, qui malheureusement n'est pas citée !

Best director / Meilleur directeur
Damien Chazelle, pour La La Land
Denis Villeneuve, pour Premier contact
Mel Gibson, pour Tu ne tueras point
Kenneth Lonergan, pour Manchester by the sea
Barry Jenkins, pour Moonlight




Je ne sais pas qui obtenir cet Oscar, même si je penche pour Damien Chazelle tout simplement parce que Hollywood est très nombriliste - mais pour moi, j'ai trouvé son précédent film (Whiplash) nettement meilleur. Donc je vais voter pour le réalisateur de Moonlight, même si une controverse sur son passé a fait pas mal de bruit. 

Best picture / Meilleur film
La La Land, de Damien Chazelle
Lion, de Garth Davis
Fences, de Denzel Washington
Premier contact, de Denis Villeneuve
Les Figures de l’ombre, de Theodore Melfi
Manchester by the sea, de Kenneth Lonnergan
Moonlight, de Barry Jenkins
Comancheria, de David Mackenzie
Tu ne tueras point, de Mel Gibson



Un énorme coup de coeur cinématographique pour le film de Barry Jenkins. Un film qui me redonne espoir ! Le cinéma américain peut encore nous réserver des moments intenses d'émotion. Il y a aussi  Comancheria que j'ai vu et beaucoup aimé. 

Je vais aller voir Lion, donc j'ignore si mon vote va changer. Il se peut forcément que ce soir La La Land. Disons que Hollywood peut couper la poire en 2 entre le meilleur réalisateur et le meilleur film, en récompensant l'un et l'autre. Si tout va à La La Land, je serais extrêmement déçue.


Best original score / Meilleure musique de film
Jackie
La La Land
Lion
Moonlight



J'aime beaucoup la musique au début de La La Land, pour une fois, je pourrais voter pour ce film ! 


Soyons clairs, mes pronostics sont totalement subjectifs et biaisés.  J'aimerais bien qu'Hollywood nous surprenne. Mes chances de gagner sont plus proches de zéro. Mais qu'importe, vive le cinéma !

Il se peut qu'à mon retour ce soir du cinéma, je change encore mon vote. J'ai le temps vu le décalage horaire avec la cérémonie  ;-)



22 février 2017

Loving

Je suis allée voir hier le film Loving. Trois raisons ont motivé mon envie d'aller au cinéma : j'adore l'acteur Joel Edgerton, j'avais découvert en préparant mon billet que l'actrice principale, Ruth Negga, était nommée aux Oscars et enfin, je voulais comprendre comment une simple histoire d'amour avait pu changer la face de l'Amérique. Et quelle belle surprise ! Encore un très joli moment de cinéma. 

Nous sommes en 1958, le film s'ouvre sur une scène classique de courses de voiture, des jeunes hommes et femmes encouragent les deux concurrents. L'un est Noir, l'autre Blanc. Dans la foule, Richard Loving (Joel Edgerton) enlace tendrement sa petite amie, Mildred (Ruth Negga). Rien de spécial, me direz-vous. Mais ici nous sommes en Virginie et les lois raciales sont toujours en vigueur. Rien n'arrive car ils ont grandi dans une communauté rurale où depuis des siècles les habitants se mélangent (Indiens Cherokee, anciens esclaves et Blancs).  
Richard aime Mildred et celle-ci attend un bébé. Richard veut faire les choses bien, il a acheté une parcelle afin d'y construire leur future maison (il est maçon) et il veut l'épouser. Mais les mariages interraciaux sont interdits en Virginie. Pas de souci, les deux amoureux partent convoler dans le District de Columbia (qui abrite une seule et unique ville : la capitale, Washington D.C).

Richard s'installe chez les parents de Mildred lorsqu'une nuit, la police du comté surgit, les réveille et les embarque en pleine nuit. Mildred et Richard ont enfreint la loi de l'Etat de Virginie. Richard est relâché sous caution dès le lendemain mais Mildred va rester plusieurs jours enfermée. Richard est un homme taciturne, un peu frustre. Introverti, il s'exprime peu. C'est Mildred qui par son sourire, tient le choc après cette arrestation. Richard a eu ordre de quitter le domicile et de ne plus voir Mildred. Mais l'amour est plus fort. Ils se revoient en cachette. 



De nouveau arrêtés, leur avocat réussit à passer un accord avec le juge local : s'ils refusent, ils sont condamnés à passer un an en prison. La grossesse de Mildred est avancée, et les deux jeunes tourtereaux ne comprennent pas grand chose au monde judiciaire. L'accord ? Ne plus remettre les pieds dans l'Etat de Virginie pendant 25 longues années.

Tous deux doivent quitter leurs familles respectives, leurs amis, leurs vies pour aller s'installer chez une cousine à la capitale. Si Richard trouve facilement du travail, Mildred passe ses journées à se morfondre. Elle n'aime pas la ville, le bruit, les sirènes de police, ici aucun parc, aucun carré d'herbe. Et elle ne supporte pas l'idée d'accoucher là. La mère de Richard est la sage-femme du comté. Les Loving décident de prendre le risque. De nouveaux arrêtés, ils échappent de justesse à la prison. 

Le temps passe, les grossesses suivent et le mouvement des droits civiques fait son petit bonhomme de chemin dans le Sud. Avec sa cousine à Washington, Mildred regarde Martin Luther King à la télévision. Celle-ci lui suggère d'écrire au Procureur Général, Robert Kennedy, pour lui demander de l'aide. Sans le savoir, Mildred vient de faire un premier pas vers leur liberté et la fin de cette loi raciste.



L'histoire n'est pas finie, je vous laisse avec Mildred et Richard suivre leur chemin long et épineux vers cette décision historique, qui les emmènera devant la Cour Suprême qui rendre le célèbre arrêt "Loving v. Virginia" qui symbole le droit de s'aimer pour tous, sans aucune distinction d'origine. Cet arrêt aura un rôle essentiel dans la décision, plus récente, d'accorder le mariage pour tous. Le mariage est un droit fondamental, naturel et rien ne peut s'y opposer. Mais les Loving devront attendre 1967 pour se voir accorder le droit de vivre ensemble, légalement, en Virginie. 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film reposer sur deux acteurs (tous les acteurs secondaires sont formidables, la famille de Mildred et la mère de Richard) mais ici le réalisateur ne quitte pas d'une cheville le couple Richard / Mildred. Ils sont si beaux. Avec une lumière magnifique, le réalisateur nous offre de sublimes plans sur ce couple dont j'ai envie de partager tant de photos !


Richard, l'introverti, lui qui ne comprend rien à la machine judiciaire et veut juste "que l'on le laisse vivre comme avant avec sa femme" et Mildred qui est bien décidée à voir la loi changer, et qui balaie tout avec son sourire sont si aimables, si touchants, si émouvants qu'il m'a été impossible de résister. Ils sont si beaux ensemble et Richard est d'une tendresse qui contraste tant avec le reste de ses gestes. 

Je ne compte plus les scènes où ils se cherchent, s'enlacent, se soutiennent. Un couple qui symbolise l'amour. Face à une injustice incroyable, les deux amants restent calmes. Car rien ne semble pouvoir ébranler leur union. Même lorsque les menaces pleuvent. Où lorsque les familles respectives commencent à regretter cette union et leur proposent de se séparer. Le doute les a emparés. Mildred souffre tant de cette séparation. 



Attention : le film dure un peu plus de 2h, et Jeff Nichols (Mud, Take Shelter) a choisi un rythme lent. Il peut tout à fait dérouter les spectateurs qui aiment l'action ou n'ont plus l'habitude de ce genre de film. Moi, il m'a plu justement. Cette lenteur, elle symbolise le temps suspendu. L'attente. Et puis le Sud, un autre rythme. La campagne. 

J'aime lorsqu'il filme la demande en mariage, la grossesse. J'ai aimé chaque plan, chaque mouvement, le chant des grillons, le regard de ces gens simples.

Et cette lenteur symbolise aussi toutes les années dans lesquelles le couple va vivre ailleurs et dans la clandestinité. J'ai eu envie de pleurer dans les derniers instants du film. Voici une image des vrais Richard et Mildred Loving, prise discrètement par un journaliste du magazine Life, venus les interviewer avant la décision de justice.



J'ignorais que ce genre de couple existait vraiment, celui qui se comprend dans les gestes, dans le silence de l'autre, dans l'adversité. Un très beau moment de cinéma. Et ce nom de famille, Loving, incroyable, non? 

Et moi, j'aurais bien inscrit aux Oscars Joel Edgerton également ! 

Mon avis : 


06 février 2017

Moonlight

A part l'affiche du film, et ses 8 nominations aux Oscars, j'ignorais tout du film de Barry Jenkins. Quelle erreur ! Heureusement, j'ai corrigé tout cela en allant voir le film en v.o (sous-titrée) vendredi soir. Et quel coup de coeur ! 

Moi qui suis sortie mitigée de La La Land - et le temps m'a donné raison : j'ai  depuis presque tout oublié de ce film. Alors que j'ai pleuré devant Moonlight. Pleurer d'émotion, cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps au cinéma, croyez-moi. 

Le réalisateur a tourné dans le quartier de son enfance, Liberty City à Miami. Un ghetto aux maisons jaunes, bleu ou roses plombé par un soleil éternel. Dépaysant pour les spectateurs habitués aux tours grises et sombres de New York ou de Chicago. Mais la pauvreté est là. La violence aussi. Et la solitude. 

Ici, la population, en majorité noire (et d'origine cubaine en partie) survit comme ailleurs : des trafics en tout genre et la drogue (crack, met, etc.) qui détruit des centaines de vies. Dont celle de la mère de Chiron. Ce petit gamin chétif est élevé par cette dernière, Paula, aide-soignante, elle travaille à toute heure, et depuis peu sort beaucoup. Elle délaisse son fils. Ce dernier est le souffre-douleurs de son école, la première scène est frappante : Chiron fuit ses attaquants et se réfugie dans une maison abandonnée. 

Les coups pleuvent. On a mal pour Chiron. C'est alors que Juan (Mahershala Ali) apparaît - ce dernier est un dealer respecté dans sa communauté. Il faisait le tour de ses revendeurs lorsqu'il a vu la scène. Il vient à la rescousse du gamin qui refuse de parler. Il le recueille chez lui et le gamin va trouver en lui, et sa compagne, Theresa (magnifique Janelle Monae), un semblant de vie de famille. La mère s'offusque mais celle-ci est dévorée par son addiction au crack, dont le revendeur n'est autre qu'un sbire de Juan. Le petit comprend et subit en silence. Les années passent. 




Chiron est à présent adolescent - il est à nouveau seul, et à nouveau le souffre-douleurs de son lycée. On comprend très vite que sa démarche mal assurée, sa timidité cache autre chose, que tous soupçonnent depuis son enfance : une homosexualité latente mais jamais assumée dans ce monde de brutes. Dans cette communauté, les hommes doivent être forts, machos, sexistes. Son seul ami, Kevin, n'a-t-il pas été envoyé en colle pour avoir couché avec une fille dans son école ? Lui reste la risée des autres - et pourtant, Barry Jenkins évite tout misérabilisme. 

Il y a sa caméra, la lumière, les angles de vue - Barry se focalise sur les visages, le regard. Des scènes mythiques, où il plonge son visage dans l'eau puis se regarde longtemps dans le miroir. Le spectateur est hypnotisé. Chiron bascule. Sa vie bascule. 

Troisième acte : Chiron est adulte. Il vit dans un autre ghetto, celui d'Atlanta.  Dix ans ont passé. 

Je ne vais pas raconter l'histoire - mais cette pièce en trois actes est tout simplement UN PUR MOMENT DE BONHEUR même si l'histoire est parfois triste. Elle reste lumineuse et surtout pleine d'espoir. Trop longtemps, les Américains ont privilégié des happy end qui nous rendaient dingues, puis ce fut l'inverse - la violence, la noirceur et les fins tristes ont pris le relai. 

Adaptée d'une pièce de théâtre par Barry Jenkins, l'auteur se défend d'avoir voulu faire "passer un message". Il y a trois ans le Président était noir mais le réalisateur savait qu'en abordant le sujet de l'homosexualité chez les jeunes hommes noirs des ghettos, il allait forcément toucher un sujet sensible et faire de la politique. Pourtant, le film, s'il tourne autour de ce sujet, se focalise surtout sur l'impossibilité pour ces jeunes hommes d'exprimer  leurs sentiments, leurs émotions. Chiron vit enfermé, emprisonné dans son propre corps. Il n'arrive pas à articuler plus de trois mots. Cette souffrance, on la porte avec lui. 

C'est dans le troisième acte que la parole va venir libérer Chiron et sa mère. Un acte proche de la tragédie. Je me souviens de la tension palpable, ressentie par le personnage, mais aussi par l'ensemble des spectateurs. Ma soeur et moi avons tremblé, craignant que tout se casse la figure. 

Un énorme coup de coeur et en écrivant ces mots, je me dis que je veux revoir ce film, très vite. Deux autres spectateurs, assis à mes côtés, ont cru aller voir un simple film de gangstas ! Aussi, forcément, ils ont été surpris mais enchantés.  Enfin, mes amis hommes ont moins aimé la dernière partie (où les sentiments l'emportent), sans doute mal à l'aise face à l'homosexualité ? J'ignore, parce que nous les filles, on tremblait comme des feuilles mortes et on a pleuré devant tant d'amour et surtout face à cette solitude que vit Chiron.

Et je suis ravie de découvrir un nouveau réalisateur qui offre des scènes cultes au cinéma, et qui maîtrise aussi bien le rythme que le tempo (une musique magnifique) et a choisi magnifiquement ses acteurs. 



En premier, Mahershala Ali, que j'ai découvert il y a plus de dix ans dans la série Les 4400, puis dans plusieurs films et enfin dans la série House of Cards. Je suis trop contente qu'il soit nommé pour le meilleur second rôle aux prochains Oscars ! 

Un énorme bravo aux trois acteurs qui jouent Chiron à trois époques : Alex R.Hibbert (Little), Ashton Sanders (Chiron) et Trevante Rhodes (Black).  A tous les acteurs, dont Naomie Harris qui joue le rôle de Paula, la mère de Chiron et qui a aussi obtenu une nomination aux Oscars ! 

Et à tous, en particulier André Holland qui joue Kevin adulte. La tension sexuelle entre les deux acteurs est à couper le souffle ! et ce type est bourré de charmes ;-)

Courez au cinéma ! C'est le meilleur film de cette rentrée. 

La bande-annonce, que je n'avais pas vue avant de voir le film, pour ceux qui auraient encore des doutes : 



Mon avis :