Saturday, May 18, 2013

My addictions of the week avec ma sélection cannoise !



Mes drogues télévisuelles


J'ai vu, comme beaucoup d'autres, l'excellent reportage d'Arte sur Iggy Pop - je l'ai découvert à l'occasion des titres qu'il avait enregistré pour le film d'Emir Kusturica, j'étais allée voir qui était ce fou et j'ai réalisé qu'il avait eu une sacrée vie. J'ai trouvé le documentaire excellent, j'ai toujours adoré "The passenger"' et ses derniers mots (d'amour envers ses parents) ont fini de me persuader que je l'aime beaucoup, Iggy ! 

Côté série télévisée, tout le monde parle de la nouvelle série d'Arte programmée le jeudi soir, Hatufim, série israélienne dont se sont inspirés les créateurs de Homeland. J'avoue, je n'ai pas regardé et je ne le ferais probablement pas. De plus, j'adore version américaine et j'attends avec impatience l'arrivée prochaine d'Homeland sur Canal +.

J'ai par contre suivi tous les épisodes de Real humans, dont la fin j'avoue m'a laissée un peu perplexe, pas vous ? J'attendais sans doute plus de cette série suédoise. Je regarde toujours Scandal et les derniers épisodes deviennent un peu trop alambiqués à mon humble avis, enfin pas trop le temps de s'ennuyer, et la liaison du Président et d'Olivia est par contre, très croustillante ;-)
 
Et puis bonne nouvelle hier soir, Canal + a annoncé l'arrivée de la deuxième saison de Working Girls, leur série déjantée ! J'ai hâte car c'est l'assurance de se marrer à chaque fois.

 

Mes drogues cinématographiques

Vous l'aurez remarqué, le Festival de Cannes est lancé ! Et moi, je compte bien aller m'enfermer (sauf s'il fait beau comme aujourd'hui) dans des salles obscures ce week-end pour voir Gatsby et l'interprétation "magistrale" de Di Caprio - à ce sujet, le Festival de Cannes va-t-il en profiter pour donner une leçon à Hollywood (Oscars) en remettant une statuette à l'acteur américain ???

Les journalises ont déjà attribué une meilleure note à d'autres films, comme Jeune et Jolie de François Ozon, dont le sujet me dérange un peu (l'idée qu'une jeune femme désire à 17 ans tout juste d'aller jouer la prostituée pour découvrir sa sexualité ...avouez, qu'une bonne vie étudiante peut tout à fait remplir cette mission!). Le film sortira le 26 août sur nos écrans.

Ma sélection cannoise

Sont attendus, sur la Croisette et par Bibi - le dernier film de Nicolas Winding Refn :    Only God forgives, avec à nouveau Ryan Gosling (et uniquement parce que l'acteur pressenti s'est retiré du projet) et Kristin Scott Thomas (qui joue sa mère). Bon, ce n'est pas tant les acteurs mais le talent du réalisateur qui m'attire, j'ai du voir Drive déjà 7 ou 8 fois. Je ne suis donc pas très objective.
Le film sortira sur nos écrans le 22 mai prochain ;-)

Également (je ne cite pas tous les films en compétition), le dernier film annoncé de Steven Soderbergh, Behind the candelabra (Ma vie avec Liberace) avec Michael Douglas, Matt Damon et Dan Aykroyd ; le réalisateur américain ayant envie d'exploiter son talent de créateur pour d'autres formes artistiques. J'ai beaucoup aimé Side Effects (Effets secondaires) sorti récemment et tous les films du réalisateur, aussi je suis attristée par son départ !
Date de sortie (prévisionnelle) : 18 septembre 2013.

Nebraska d'Alexander Payne, qui a a réalisé Sideways et plus récemment The Descendants, deux films que j'avais beaucoup aimés. Ce film est décrit comme un road-movie, sur l'Amérique profonde (l'Express cite Bruce Springsteen, mon héros).L'histoire raconte l'obsession d'un vieillard alcoolique (Bruce Dern) persuadé d'avoir remporté le loto au Nebraska, et qui quitte le Montana accompagné de son fils incrédule pour réclamer son prix. Ce film a été tourné en noir et blanc. J'ai hâte de le voir. J'ai vécu au Montana. La route est belle jusqu'au Nebraska ! 
Date de sortie ? soit le 23 mai prochain (à vérifier).

Inside Llewyn Davis d'Ethan et Joel Coen, qui ont décidé de rendre hommage à un musicien folk des Sixties, habitant le célèbre Greenwich Village, ami de Dylan. A noter que le rôle principal est confié à un acteur peu connu mais qu'on retrouve Carey Mulligan qui aura l'occasion de monter les marches une nouvelle fois accompagnée de Justin Timberlake, qui joue son époux dans le film. On retrouve ici les frères Coen et leur goût pour la musique, l'histoire,etc. J'aime Carey, et surtout John Goodman et Garrett Hedlund qui font aussi partie du casting.
 Date de sortie prévisionnelle : 6 novembre 2013

Le passé d''Asghar Farhadi, le réalisateur iranien (récompense à maintes reprises pour La séparation, excellent film) a choisi cette fois-ci de tourner en France avec dans les rôles phares : Bérénice Bejo, Tahar Rahim (Le Prophète) et l'acteur iranien Ali Mosaffa. Le thème de la séparation est à nouveau à l'ordre du jour, l'histoire commençant au moment où un iranien fait le voyage Téhéran-Paris à la demande de son épouse française, dont il est séparé, afin d'entamer la procédure de divorce. Celle-ci a refait sa vie avec un jeune homme (Tahar). J'ai beaucoup aimé La séparation et les différentes interviews des acteurs m'ont donné envie d'aller voir ce film. 
Date de sortie prévisionnelle : 17 mai 2013 (à vérifier)
 
Enfin un mot sur le film de James Gray très attendu, The immigrant. Si tout le monde encense le réalisateur, j'avoue être passée à côté de son dernier film, Two lovers (comme le Festival de Cannes). Je n'arrive pas à l'expliquer, mais il ne m'a pas ému. Et cette fois-ci, il fait de nouveau appel à Joaquin Phoenix, mais aussi à Jeremy Renner. Le problème avec ce film qui aborde le sujet des immigrants au siècle dernier, c'est qu'il confie le premier rôle à Marion C. Et malheureusement, je n'accroche pas du tout avec elle. Je pense donc que j'attendrais sa diffusion sur le petit écran pour le voir.

Bon week-end à tous :-)


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Friday, May 17, 2013

A new job, again ?


Encore ? Again ? 

Le 18 octobre 2010, je vous annonçais avoir trouvé un nouveau job, après un an et demi de recherche (je travaillais tout en cherchant), et voilà que je recommence. La nouvelle est en fait tombée il y a quinze jours exactement, et cette fois-ci, je connais déjà la date de ma mutation : à la Toussaint !

Il me reste donc quelques mois avant de dire au revoir à mes collègues, et en particulier à la dizaine d'agents que j'encadre depuis deux ans et demi bientôt. Un nouveau poste, de nouvelles missions, un nouvel environnement. Le changement, comme je l'aime.

J'ai mis du temps à annoncer la nouvelle autour de moi, car je n'y croyais absolument pas, en réfléchissant j'imagine que nous étions peu nombreux à postuler (au vu des missions énoncées) et je commence à avoir de l'expérience et une certaine forme de reconnaissance. Non pas que je n'aimais pas mon poste actuel, même si j'avoue que depuis environ huit mois, j'avais l'impression qu'il se transformait peu à peu en ogre, réduisant ma vie privée à une peau de chagrin. J'ai donc postulé sur un poste qui m'a semblé (et au dire de mes futurs collègues) plus calme, plus reposant.

Et j'en ai besoin, parce que j'ai à nouveau envie de faire autre chose de ma vie que boulot et dodo. Bon, j'exagère car j'ai quand même une vie privée bien remplie, des voyages extraordinaires, des sorties, des proches,  et un chiot qui me fait prendre l'air tous les jours pendant une heure, mais du sport, du vrai ? Du théâtre, du cheval, peindre, dessiner ... j'en suis aujourd'hui incapable, mon job m'aspirant toute énergie.

Le choc passé, je n'avais même pas annoncé à ma chef actuelle que j'avais postulé ailleurs (et pas le temps de lui annoncer dans les règles de l'art, un de mes agents s'est précipitée lui annoncer), je prends conscience que je vais aussi quitter des gens formidables, passionnés par leurs métiers, et tous par le sens du service public, hautement critiqué ces temps-ci. Je vais forcément m'éloigner de cette vie trépidante, où je travaille toujours dans l'urgence mais avec des partenaires formidables, j'aurais moins de management et forcément, je vais retomber dans une forme d'"anonymat" mais j'ai besoin de pouvoir à nouveau m'investir ailleurs.

Je ne sais plus si je l'ai déjà écrit, je parle peu de mon travail, car je suis tenue (dans prochain poste également) à une retenue et un certain anonymat, mais j'adore le changement, ce poste ne sera que le cinquième en treize ans. Je m'ennuie vite, j'adore apprendre mais une fois que je maitrise le sujet, je commence à tourner en rond. Je ne dis pas que je m'ennuie dans le sens où la charge de travail serait menue car c'est tout l'inverse, elle est énorme mais je maitrise le domaine or moi je suis une éternelle étudiante.

Je ne sais plus quel horoscope avait prédit un grand changement pour novembre 2013 pour les taureaux, mais il aura visé juste cette fois-ci !

Je croise les doigts pour avoir la réponse définitive (entre l'annonce et la lettre, il faut patienter et prier pour que personne ne vienne réclamer ce poste à votre place). Je me suis cependant amusée à faire le chemin un midi, pour savoir combien de temps je vais mettre depuis chez moi. Pas de grande différence, je repars travailler dans l'hyper centre ville, mais j'aime ça et surtout je me rapproche de mes copines avec qui je déjeune plusieurs fois par semaine.

Le seul moyen de tenir dans mon job actuel, aurait été, qu'une bonne âme m'offre deux minions pour m'épauler !

J'espère que cette année sera également synonyme de chance pour tous ceux et celles qui me lisent.


PS : pour les fans, comme moi de ce célèbre dessin animé, le prochain épisode va arriver prochainement sur nos écrans ! (le 26 juin)





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Tuesday, May 14, 2013

The company you keep (Sous surveillance)

Je suis allée voir le dernier film de Robert Redford, The company you keep (traduit Sous surveillance) au cinéma ce matin. J'avais lu des critiques plutôt mitigées, mais je ne pouvais pas résister, non au charme de Redford mais au genre de film : celui d'une enquête journalistique. J'ai toujours aimé ces films, la preuve j'ai encore regardé The Pelican brief (l'Affaire Pélican) cette semaine, datant de 1993 avec la belle Julia et le beau Denzel.

Un de mes cinq films préférés est d'ailleurs Jeux de Pouvoir, avec Russell Crowe et Rachel McAdams, deux journalistes. Sans doute le vœu inavoué d'être reporter d'investigation !

Le film de Redford nous entraine plus de trente ans en arrière, presque quarante, lors du mouvement anti-guerre qui avait divisé l'Amérique à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix. Quatre jeunes gens, deux femmes, deux hommes avaient créé un groupe dissident, Weather Underground et, sous le surnom des Weathermen (météorologistes) avaient fait sauter plusieurs bombes. Malheureusement le braquage d'une banque avait mal tourné et un gardien avait été tué. L'un d'eux fut arrêté et mourut en prison, les trois autres disparurent, pendant plus de trente ans.

C'est à Albany, dans le nord de l'état de New-York, qu'un jeune journaliste, Ben Shepard (Shia Labeouf) va par hasard, suite à l'arrestation d'un des membres, la mystérieuse Sharon Solarz (Susan Sarandon) découvrir qui sont les membres de ce réseau et ce qu'ils sont devenus. L'enquête qu'il va mener va être contrariée par le FBI, lancé lui aussi à la poursuite de ces fugitifs.

Le scénario n'a rien inventé, la réalisation de Redford est extrêmement classique - bref, rien d'inventif comme dans Stoker, mais l'histoire se tient, pour ceux qui comme moi, aime l'histoire avec un grand H lorsqu'on voit les hommes la faire, et les acteurs sont là et remplissent leur contrat.

J'avais regardé l'émission Le Cercle (je suis accro, me direz-vous) et un débat s'était suivi sur "le vieillissement", je crois que Bégaudeau (j'ignore si j'épelle correctement son nom, désolé) reprochait à Redford l'emploi de botox ! Mon dieu, où a-t-il vu ça ? Je n'ai jamais vu le visage ridé, fatigué, fané de l'acteur américain que dans ce film ! Son corps est aujourd'hui vieilli, et le réalisateur ne cherche absolument pas à le nier, bien au contraire.


Sharon Solarz (Susan Sarandon) et Mimi Lurie (Julie Christie) les deux autres fugitives, ont bien vieilli, et les décisions que les deux femmes vont prendre témoignent de cette "fatigue". Si Redford a recours à la chirurgie, alors il se fait largement avoir, parce que rien n'est lisse dans ce visage. C'est avec même une certaine gêne de le voir si vieilli que j'ai vu le film, et les propos du critique me sont revenus, je pense qu'il n'a rien compris au film.

Fort heureusement, les autres critiques avaient eu la même vision que moi. Shia Labeouf incarne au contraire cette jeunesse idéaliste qui est fasciné par ces hommes et femmes qui avaient aussi des idéaux, mais qui ont choisi la violence pour être entendu. Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire au clin d'oeil du réalisateur lorsque le journaliste donne un faux nom, et choisit celui de Ben Woodward. Le jeune acteur, qui me laissait de marbre dans ses premiers rôles, ne cesse de me surprendre depuis son interprétation dans Lawless.

Je ne peux pas finir ce billet sans saluer les rôles secondaires, tous excellents : Chris Cooper, Nick Nolte (quel coup de vieux, lui aussi ! Je suis tombée de haut...), Terrence Howard, Anna Kendrick et Brit Marling dans le rôle de Rebecca dont la ressemblance avec sa "mère" dans le film est frappante.

J'avais déjà deviné l'un des "twists" du film et j'avoue que le film m'a paru un peu long, bref il aurait sans doute fallu plus de dynamisme, mais je n'ai contre la facture classique de temps en temps.

Verdict :





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