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03 mai 2017

My addictions of the week


Au menu cette semaine : une nouvelle série : Girlboss,  Le retour de Sense 8, un Maigret à la sauce Bean et les documentaires à voir ....

Mes drogues télévisuelles

Je ne pensais pas revenir vers vous pour vous parler d'une nouvelle série ! Mais la curiosité l'a emporté. Netflix est malin : en m'adressant des mails personnalisés, en m'annonçant de nouveaux documentaires (dont un que je guette..) et puis j'ai vu un extrait de cette série et je me suis dit "pourquoi pas ?" 

J'aime beaucoup l'actrice principale, Brit Robertson que j'avais découvert dans une autre série en 2011.

La première saison de Girlboss se compose de treize épisodes.  Nous sommes en 2006 et l'héroïne, Sophia a vingt trois ans et elle se cherche. Elle a abandonné la fac au bout d'un an et passe d'un job de vendeuse à un autre. Elle a du mal à joindre les deux bouts et trouve un matin un ordre d'éviction de son logement lorsqu'elle est virée de son dernier job de vendeuse. 



Sophia a deux passions : les fringues "vintage" (à l'époque le terme n'était pas si répandu) et sa ville, San Francisco. Lorsqu'elle a une minute, elle file dans une des nombreuses friperies trouver des merveilles. Alors qu'elle se croit obligée de retourner vivre chez ses parents, elle dégote à un prix imbattable une veste des années 70 puis la met en vente sur eBay. Et le prix s'envole ! La jeune femme peut payer son loyer et comprend qu'elle peut créer son propre site de ventes en ligne sur eBay, mais la concurrence fait rage et les ennuis continuent de s'accumuler.

2006.. Pas si loin me direz-vous, mai en terme de vente en ligne, si. Et puis Sophia n'avance pas vite, l'esprit très libre, mais aussi un peu embrouillé, elle doit lutter contre ses propres démons pour monter sa boite. Tout en apprenant à connaître Shane (Johnny Simmons), un musicien qu'elle a croisé un soir. 

J'ai vu toute la saison (13 épisodes), rien de transcendant, une enfance chaotique, les personnages sont assez stéréotypés mais j'aime beaucoup la légèreté et me promener dans les rues de San Francisco avec elle. La grossièreté et le sexe sont aussi pas mal présents, ce qui change des dernières séries redevenues assez prudes ces derniers temps. Son personnage est attachant, son style vestimentaire peu commun.


J'ai enfin vu un épisode Maigret avec Rowan Atkinson (Mr Bean) dans le premier rôle ! France 3 avait diffusé en catimini 2 épisodes que j'avais enregistrés. J'ai lu plusieurs enquêtes du commissaire Maigret - et j'avais donc un peu peur d'être déçue. Mais ce ne fut pas le cas, j'ai trouvé Rowan Atkinson assez convainquant. Dans l'épisode en question, il enquête sur un tueur en série qui s'attaque à des femmes seules dans la rue. Il va prendre très à cœur l'enquête même lorsqu'il est déchargé de l'enquête car malgré une arrestation, un meurtre se produit...
J'ai suivi l'enquête avec plaisir, j'ai trouvé la série convaincante et je souhaite donc voir le deuxième épisode.



Comme je l'ai déjà dit, je ne regarde aucune série en streaming, d'abord parce que je regarde peu de séries, et j'ai Canal + séries et Netflix qui me suffisent largement. Je suis donc ravie de voir arriver le 5 mai prochain (demain!) la saison 2 de Sense 8. Beaucoup d'entre vous l'auront vu il y a fort longtemps, mais moi je suis patiente .. et puis comme ça moins d'attente pour la saison 3 que si je les avais tous vus à leur diffusion américaine en décembre 2016. J'avais regardé à nouveau la saison 1 pendant les vacances d'hiver.


 Sinon, vu le peu de séries, je me suis décidée à découvrir une série dont j'entends tant parler, et disponible sur Netflix : Fargo.  L'avez-vous vu ? Netflix va diffuser la troisième saison ce mois-ci. J'espère accrocher !





Mais avant j'ai envie de voir d'autres documentaires dont celui sur JonBenet, cette petite fille retrouvée assassinée qui faisait des concours de beauté (il est enfin disponible !) et deux sur des chanteurs :   Springsteen & I et What happened, Miss Simone?


Enfin, pour terminer la semaine avec le sourire une vidéo "Brits on Brits" : elle questionne des acteurs britanniques célèbres sur ce qui les rend so British et leur pose la question ultime : le meilleur James Bond, c'est ....




Bonne fin de semaine !

17 avril 2017

My addictions of the week



Hâte de fêter Pâques avec mon neveu et d'aller à la recherche d'oeufs dans le jardin. Joyeuse fêtes à tous ! surtout aux amoureux comme moi de chocolat .... 

Mes addictions télévisuelles

Elles sont presque nulles en ce moment - car le beau temps m'attire irrésistiblement et je passe le plus clair de mon temps à l'extérieur à profiter du bon air ou à lire. 

Je passe aussi pas mal de temps sur Internet - toujours à lire des trucs sur les livres, le monde des livres et je délaisse donc mes blogs. Mille excuses.  J'ai quand même aussi une bonne raison de moins fréquenter le petit écran : l'arrêt de mes deux séries.



En premier, The Good Wife qui prend fin ce soir.  J'avoue, j'ai essayé de me préparer depuis le début de la diffusion de cette dernière saison, mais je sais que mon petit coeur va battre en disant au revoir à Alicia, Cary et les autres. Pas tous cependant, car en voyant Christine Baranski à la télévision l'autre jour, parlant de The Good Fight, la série dérivée où elle reprend le rôle de Diane Lockhart - je me suis dit que finalement tout ne sera pas complètement terminé. En espérant que ce spin off fonctionne. Mais je suis plutôt optimiste puisqu'elle a dit que c'était les mêmes auteurs et on y retrouve plusieurs acteurs des saisons précédentes.  Et surtout j'ai adoré la première scène diffusée lors du talk-show, lorsqu'elle découvre que c'est cet idiot de Trump qui a remporté l'élection. A voir et revoir !

En second, Homeland - bon, je savais bien qu'il était impossible pour Quinn de redevenir l'homme qu'il était mais j'avoue que sa mort m'a quand même fichu un grand coup. La série n'a pas dit son dernier mot - je crois que Claire Danes a signé pour deux autres saisons. On verra bien ! 

Endeavour (le jeune inspecteur Morse) n'aura fait qu'un petit tour sur France 3. Que reste-t-il ? J'avoue qu'en hiver, j'aurais envie de regarder de nouvelles séries bien au chaud mais à présent, je préfère être sur ma terrasse à profiter d'un bon livre et du chant des oiseaux. 

Oh, j'ai failli oublier, il me reste quand même ma série du samedi matin, du petit déjeuner : The Big Bang Theory - dix ans déjà et toujours aussi drôle. Et j'ai gardé de côté une mini série islandaise diffusée il y a peu sur Arte et je fais confiance à cette chaîne pour voir d'autres pépites nordiques. J'ai aussi conservé sur mon disque dur la série Norskov que j'avais adorée lors de sa diffusion et que je compte regarder à nouveau cet été.  

Je ne regarde presque plus de films mais je suis toujours accro aux documentaires et en particulier ceux qui s'intéressent à l'histoire ou à des enquêtes non élucidées. C'est ainsi que j'ai trouvé celui-ci sur Netflix : A dark Overture (Shadow of truth).


En décembre 2006, le cadavre de Tair Rada, une collégienne de 13 ans est découvert dans les toilettes de son école. La population de cette petite ville prend peur et une pression énorme s'abat sur la police de la ville. Très vite, un suspect est arrêté. Il s'appelle Roman Zadorov, Ukrainien d'origine, celui-ci est venu s'installer en Israël où il travaille comme carreleur. L'homme parle très mal hébreu et la police l'interroge nuit et jour. J'ignore comment ça se passe en Israël mais sa garde à vue excède les 48 heures, je crois qu'il passe près d'une semaine entre les mains de la police. L'homme finit par avouer le crime. La jeune fille a été assassinée de plusieurs coups de couteau, l'arme était un couteau à dents or lorsqu'il avoue, il parle d'un couteau suisse. Tous les interrogatoires et la reconstitution sont filmés et diffusés dans cette mini série de 4 épisodes. On le voit qui se trompe d'étage, ignore la position du corps de la jeune femme, ignore qu'elle a été poignardée à nouveau après sa mort. 

Le plus étrange pour moi étant l'absence totale d'ADN ou de traces de sang sur ses vêtements, or les images montrant la cabine de toilettes est imparable : le sang a giclé absolument partout. Et surtout, on trouve l'empreinte d'une chaussure qui montre que l'assassin a fermé la porte de l'intérieur puis a grimpé sur le siège, puis la chasse d'eau et enfin a posé sa chaussure ensanglantée sur la cloison pour sortir. Les chaussures de Roman ne portaient aucune trace de sang. Et pourtant Roman est condamné à la prison à perpétuité, l'appel puis la cassation le condamnent à nouveau. Malgré la participation d'experts mondiaux pour démontrer que toutes leurs preuves sont fausses. Un panel de trois juges suffit à envoyer quelqu'un en prison à vie dans ce pays-là. Un jury composé de civils comme en France aurait pu douter de sa culpabilité et fait surprenant ce sont les mêmes juges qui dirigent l'appel ! Et ce qui m'a marqué, c'est le courage de la mère de Tair qui a choisi de ne pas faire confiance à la police et a appelé un détective privé. Depuis elle se bat pour la réouverture de l'enquête, étant aussi persuadée que ce n'est pas le meurtrier qui croupit en prison depuis dix ans. 


Ces faits très troublants poussent ses avocats et la population à se mobiliser. Roman devait enfin obtenir la nationalité israélienne la semaine du meurtre et surtout il fêtait la naissance de son premier enfant, pourquoi assassiner une collégienne ? L'aveu ? Il suffit de voir la vingtaine d'interrogatoires, les menaces (ils lui disent avoir trouvé du sang sur ses affaires), l'utilisation d'un faux codétenu pour lui faire avouer, j'avoue que la police israélienne est effrayante ! Bref, un réseau est créé sur Facebook et plus de 200 000 israéliens le rejoignent. Très vite, on soupçonne les autres élèves du collège. 

Malheureusement, ses anciennes amies sont prises pour cibles à leur tour sur les réseaux sociaux et reçoivent des centaines de messages haineux. Elles ont l'occasion à travers cette série de montrer leur innocence. C'est alors qu'un jeune homme prend leur défense sur Facebook et avoue qu'il sait depuis le départ qui a tué Tair. Et là, je ne dis plus rien mais il m'arrive parfois de lire des résumés d'enquêtes policières créées de toutes parts par des romanciers, et là j'avoue que même Stephen King n'aurait pas pu y penser .. je vous dis juste qu'elle rêve de se déshabiller et de se glisser dans le trou béant d'un être humain, après l'avoir dépecé de ses entrailles et qu'une louve vit dans son ventre...

Un documentaire extrêmement bien réalisé, maîtrisé de bout en bout qui fait toujours honneur à la victime, respecte sa famille tout en démontant toute l'accusation et en montrant à quel point la police de Kratzhin s'est jetée sur le premier suspect et n'a jamais voulu admettre ses torts. A voir !

Mon avis : 


Et puis, j'ai déjà un cadeau de Noël (à défaut d'avoir mes chocolats) avec la diffusion du teaser The Last Jedi de la série Star Wars ! Et comme l'an dernier, on aura l'occasion de le voir dès le mercredi 13 décembre pendant que nos amis américains attendront patiemment (les sorties étant le vendredi là-bas)




Mes drogues littéraires

Je dois toujours trouver un moyen de reparler livres par ici - depuis que j'ai mon autre blog dédié entièrement à cette passion, je néglige celui-ci. Je voulais juste dire que je viens de finir ma lecture du roman The Underground Railroad de Colson Whitehead  - qui, surprise, a remporté le Prix Pulitzer pendant ma lecture. Et il le mérite entièrement ! J'imagine qu'il est en cours de traduction, ou déjà traduit ? 
Je ne le trouve pas dans les "à paraître". L'auteur a déjà publié plusieurs romans dont certains ont déjà été traduits. Je vais m'empresser de les pister. 

Son roman raconte le destin de Cora, esclave d'une plantation de coton en Georgie à la fin du 19ème siècle. L'auteur dresse un portrait glaçant de l'Amérique à cette époque.  L'auteur a fait des recherches importantes et en suivant ces esclaves en fuite, il rappelle à quel point l'homme blanc se sentait menacé par ces milliers d'hommes et femmes africains, qu'ils maintenaient dans l'ignorance afin de ne pas risquer un soulèvement. Mais il rend également hommage à ces hommes ou femmes, anonymes, blancs ou noirs, qui ont oeuvré pour aider ces personnes à fuir vers le nord. Un superbe ouvrage ! Si vous lisez l'anglais, n'hésitez pas à vous le procurer. 

L'auteur avoue que, pendant la rédaction de son roman, il écoutait en boucle David Bowie, mais aussi The Misfits, Purple Rain de Prince et Daydream Nation de Sonic Youth. A ce sujet, je viens de me rappeler que j'ai vu un superbe documentaire sur Arte sur Prince il y a une semaine et j'ai adoré ! Merci Arte. Et ça ne fait jamais de mal de revoir ce sale de gosse de 25 ans chanter cette immense chanson !




Bonne semaine à tous !

27 mars 2017

My addictions of the week



Le printemps est enfin là et ce magnifique lodge dans le Maine me fait de l'oeil avec cette photo !


Mes drogues télévisuelles



Je n'ai pas eu le temps de regarder la série Maigret avec Rowan Atkinson dans le rôle de l'inspecteur. Mais j'ai retrouvé le jeune Endeavour Morse dans ses nouvelles aventures. C'est amusant car je ne suis pas particulièrement fan de l'acteur ou de la série, mais une fois installée, je suis avec plaisir l'enquête et j'adore l'environnement (Oxford, les années 60) et j'ai toujours en tête la musique du générique de fin.

Je regarde également la dernière saison de The Good Wife et Teva a décidé de faire prolonger un peu la série en ne diffusant plus qu'un seul épisode contre deux précédemment. Je trouve ça un peu frustrant mais je sais qu'après, je ne croiserai plus Alicia Florrick - j'espère retrouver l'actrice dans une nouvelle série.

Car j'ai adoré jouer à l'avocat avec elle et aborder à travers le prisme d'une série télévisée les grands sujets de société d'aujourd'hui (surtout l'influence des réseaux sociaux). Une série intelligente avec une nouvelle fois, une femme à la Une - et le génial Alan Cummings (dans le rôle d'Eli).  Je ne pense pas regarder le spin off même si j'aime le personnage de Diane Lockhart mais on ne sait jamais !


A propos de femme forte (j'aime beaucoup les séries où une ou plusieurs femmes ont le rôle principal), j'ai regardé la nouvelle série diffusée le lundi soir sur France 2 avec Jennifer Lopez, Shades of Blue.  Je ne suis pas particulièrement fan de Jennifer Lopez mais j'étais intriguée par le sujet. Mère célibataire d'une ado de 16 ans, petit prodige du violon, Harlee Santos (Jennifer Lopez), est détective au sein d’un groupe de policiers véreux, mené par le charismatique Matt Wozniak (Ray Liotta).

Cette dernière est prête à tout pour offrir une belle vie à sa fille, qui rêve d'intégrer Julliard, une des écoles d'arts les plus prestigieuses mais l'argent lui manque. Aussi, la jeune femme a accepté d'entrer dès le départ dans les combines véreuses de ses collègues en acceptant les pots de vin de dealers et autres escrocs locaux contre leur silence. Elle doit d'ailleurs aller discuter avec l'un d'entre eux, elle lui promet de fermer les yeux en échange d'une coquette somme d'argent mais l'homme est en fait un agent du FBI. Arrêtée, la détective a deux choix : la prison (8 à 10 ans) ou  fournir à l'agent Stahl (Warren Kole) des renseignements sur ses frères d'armes, et en particulier Wozniak.

J'avoue : la tournure des évènements me surprend toujours, et la personnalité de Harlee ou de Wozniak me dérange pas mal. Bref, je suis hors de ma zone de confort et un peu bousculée, mais ça ne fait pas de mal ! Forcément, si vous ne regardez pas, vous ne savez pas de quoi je parle. Disons qu'Harlee doit jouer sur plusieurs tableaux, et veut même faire tomber l'agent du FBI - sa crainte : que sa fille découvre la vérité. Il y a encore une semaine, j'hésitais à poursuivre mais je ne regrette pas - Wozniak est un fou et son dernier acte (il sait qu'il y a une taupe du FBI dans son unité mais ignore qui) va j'espère montrer à Harlee qu'il n'est pas son ami mais son pire ennemi. Sinon, j'adore l'acteur Warren Kole qui sait aussi jouer sur les deux tableaux. 
Et Ray Liotta confirme encore une fois son talent.

Par contre, je ne suis pas très fan du personnage d'Harlee, de sa personnalité, de ses choix mais aussi de son style - genre très macho, qui parle et jure comme un mec, se maquille à outrance. Mais il sied à merveille à Jennifer Lopez.

Toujours côté séries, je reste fidèle à Homeland - Carrie et Quinn sont vraiment tous les deux dans la merde cette saison. Bon, parfois c'est un peu tiré par les cheveux - j'ai en mémoire l'excellente interview de Rupert Friend, l'acteur qui joue le rôle de Peter Quinn, qui tente d'expliquer comment son personnage, grièvement blessé la saison précédente, avec des séquelles importantes, réussit néanmoins à reprendre les armes.

Enfin, je regarde la dernière saison de The Americans - la cinquième déjà. Les choses ont pas mal évolué depuis que leur fille connaît la vérité. J'adore le fait qu'on soit en Amérique et en Russie (et entendre parler russe) et la guerre froide qui se joue des deux côtés.
J'aime beaucoup le personnage d'Oleg Burov (Kosta Ronin)  et j'espère qu'il ne va pas disparaître, car cette série n'a aucun souci à éliminer les personnages au fur et à mesure ! Et j'adore l'affiche choisie pour cette nouvelle saison.

Côté cinéma, un seul film vu à la télévision : 13 Hours.


Je n'avais pas lu le synopsis du film avant de le regarder mais j'ai compris rapidement qu'il s'inspirait d'un fait réel : l'assassinat de l'ambassadeur américain en Libye en 2012. L'histoire est vraiment intéressante (à défaut d'un scénario soigné) : la CIA possède une base secrète à Benghazi en Libye. Les agents de la CIA sont là pour signer des accords avec les chefs religieux locaux, alors que la guerre fait rage dans les pays du Golfe. Ils sont protégés par un groupe d'ex-militaires, dont fait partie Jack Silva (John Krasinski) - ne trouvant pas d'emploi à son retour, il a accepté cette mission et est ravi de retrouver ses amis, comme Oz (Max Martini), Tig (Dominic Fumusa) et son ami proche Tyrone Woods (James Badge Dale).
Mais depuis la chute de Kadhafi, l'absence de gouvernement a laissé le pays dans le chaos et le climat est particulièrement dangereux. 

C'est alors qu'ils apprennent que l'ambassadeur américain, Chris Stevens, a choisi de venir à Benghazi afin d'enclencher un processus de paix mais sa sécurité n'est pas vraiment assurée, dans cette ancienne propriété de Khadafi. Les tensions sont palpables. On donne alors l'ordre à quatre des six militaires d'aller chez lui pour sa protection. La nuit suivante, celle du 11 septembre 2012, la propriété est attaquée par des dizaines de hordes de civils armés. Les hommes sont vite dépassés et la nuit se transforme en cauchemar.



Oui, il s'agit d'un film de guerre, ou comment six hommes, avec l'aide de quelques soldats libyens vont tenter de refouler les multiples assauts des assaillants - en attendant désespérément l'aide de l'armée américaine - qui ne viendra jamais. Pourquoi ? Parce que ces hommes dépendent de la CIA qui, évidemment, n'est pas supposée être présente sur le sol américain. Une base cachée, attaquée à son tour quelques heures plus tard. C'est donc un jeu politique qui s'engage entre plusieurs départements américains. L'issue sera fatale pour plusieurs d'entre eux. Le film, réalisé par Michael Bay, leur rend donc hommage.

J'ai voulu en savoir plus sur cet évènement tragique et j'ai trouvé une critique très dure à l'encontre du film et qui l'accusait même d'avoir maquillé les évènements, or c'est totalement faux. Oui, Michael Bay se concentre sur ces six hommes et en fait des héros mais on voit bien les soldats libyens tout le long du film, ceux qui fuient, mais aussi, très important, ceux qui restent. Autre mensonge du journaliste : le film montre bien que les civils libyens sont allés aider l'ambassadeur et l'ont emmené à l'hôpital. Il leur reprochait également d'avoir également omis d'aborder la diffusion d'un film sur Youtube, insultant le prophète musulman, qui serait à l'origine de cette attaque, or elle est abordée, succinctement, mais elle y est (les ex-militaires regardent les manifestations contre ce film qui enflamment les pays, dont la Libye). Bref, j'avoue n'avoir jamais lu une critique d'un magazine célèbre (lu par les profs) aussi erronée ! A croire que celui qui maquille la vérité est un journaliste français. On peut ne pas aimer ce film mais c'est à se demander s'il a vraiment vu le film avant de lui faire un procès d'intention.

Reste qu'il s'agit d'un film de Michael Bay, très américain, avec la grosse artillerie et ces hommes, si forts, aux blagues douteuses - mais j'ai pensé au Fort Alamo, aux sentiments qu'on peut ressentir lorsqu'on est attaqué par des centaines d'hommes et qu'on doive se défendre avec si peu. Et j'ai aussi beaucoup aimé la réflexion autour de la présence de la CIA et de l'emploi de ces hommes, ex-militaires. Et j'ai été ravie de retrouver James Badge Dale.

Par contre, je dois avouer que John Krasinski n'a, malgré les muscles, sa voix rauque et son regard triste, pas le physique pour ce rôle. Je veux dire que son visage, malgré moi, est toujours associé à celui d'un type bien, sympa, rigolo et le voir ici en tant qu'ex-Marine ne marche pas pour moi.

Mon avis :