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17 juillet 2017

Song to Song

Il me tardait de voir le dernier film de Terrence Malick, Song to Song.  Ce fut une longue attente car le film a été en réalité tourné en 2012. Mais le réalisateur américain a eu une besoin d'une très longue post-production où il a fini par couper au montage du beau monde et que j'adore, comme les scènes de Christian Bale ou Benecio del Toro et le groupe Arcade Fire. Triste ? Oui, mais c'est le réalisateur qui a le dernier mot.

Song to Song ne va pas vous séduire si vous n'avez déjà pas aimé ces précédents films, comme sa Palme d'Or à Cannes, Tree of Life. J'adore ce film au point de regarder très souvent la bande-annonce. Et l'auteur y est depuis toujours fidèle : il aime mettre en scène la vie. Ici, il a choisi de s'attaquer à l'amour.  Je pense que seuls les fans du réalisateur pourront aimer le film, ou alors vous êtes curieux et la magie opère sur vous ! A chaque film, l'auteur vous emmène dans une ronde étourdissante où les personnages se perdent, se retrouvent. Il y avait son film autour de la vie et de la mort, ici c'est l'amour et la rupture. 

J'avoue, moi-même avoir été quelque peu désarçonnée au début du film, le réalisateur ne se fatiguant plus en mettant en scène de manière réaliste ces personnages les premières minutes. Ici, il choisit la forme narrative : plusieurs personnages qui vont s'aimer, se quitter, se retrouver et qui partagent à voix haute leurs peurs, leurs craintes. Le personnage principal, qui crève l'écran, et unit les autres est celui de Fay (Rooney Mara). Ceux qui me suivent savent que j'adore cette actrice et ici elle démontre encore une fois l'étendue de son talent. Fay ne semble jamais avoir connu le véritable sentiment d'aimer, elle s'est perdue dans le monde factice de la musique, de ses producteurs - elle reste toujours attirée par ce producteur froid et manipulateur, interprété par Michael Fassbender. Il joue bien les méchant mais j'avoue l'avoir trouvé quand même trop réservé, trop je ne sais quoi. Il m'a manqué un truc, même si sa souffrance semble réelle (une scène dans le film). L'autre homme qui va lui faire tourner la tête et pour la première fois, ressentir ce sentiment, est joué par Ryan Gosling, un musicien qui va se faire, évidemment, avoir par le producteur. Epris de Fay, il va se donner corps et âme avant de la quitter en apprenant sa trahison.



Il va trouver refuge un temps auprès d'une femme plus âgée, sensuelle et mystérieuse. Cate Blanchett y est sublime, même si je n'ai pas particulièrement aimé ces scènes. 

Mais Malick m'aura encore séduite une nouvelle fois, en nous apprenant ici l'espoir. D'autres auraient choisi l'inverse. Malick offre toujours des scènes magnifiques, j'ai adoré les toutes premières images avec l'eau, toujours présente. L'élément de la vie et puis ces envols d'oiseaux tout au long du film. Il filme la nature, les arbres. J'ai souvent la tête en l'air, dès que j'entends un oiseau chanter, je le cherche. J'adore m'allonger sous un arbre. Et il n'y a que Malick pour réussir à retranscrire ces moments de paix et de sérénité sur grand écran. 

Rooney Mara y est si fragile et ils forment un très joli couple avec Gosling (qui se répète un peu dans le rôle du musicien honnête et indie). Contrairement à ce que j'ai pu lire ci et là, Malick n'encense pas du tout le monde prétentieux d'Hollywood - il condamne au contraire cette consommation et ce mercantilisme de la musique. La musique a toujours été un élément très important de son oeuvre et il s'amuse avec ses spectateurs lorsque Iggie Pop rigole sur cette nouvelle mode de faire apparaitre des musiciens dans les films. La musique est un élément essentiel de chacun de ses films, ses BO sont toujours à tomber par terre, et celle-ci n'échappe pas à la règle !



Et puis, autre plaisir intense de ce film, la présence tendre, rassurante de Patti Smith, sa voix chaude, son sourire - chaque instant passé à ses côtés vous réconcilie avec les artistes. Un mot aussi sur Nathalie Portman, magnifique - je ne suis pas très fan de cette actrice, mais ici elle livre une très belle prestation.  Les autres vous parleront des RHCP qui font une apparition ou de Val Kilmer ou du moins ce qu'il en reste.

Le film est comme un long travelling, il aime suivre ses personnages, caméra à l'épaule parfois. Ici, ils aiment tous danser, ils possèdent une légèreté et leurs corps s'expriment à leur place. J'ai adoré à nouveau les dernières scènes, en sachant qu'elles étaient les dernières et j'ai adoré le fait que le réalisateur laisse ici place au silence. A la nature. 

Ceux qui n'ont pas aimé Tree of Life, n'aimeront probablement pas celui-ci, certains s'ennuieront ferme, d'autres seront déroutés et ceux qui ont succombé à la magie de Terrence Malick, y retrouveront certaines émotions ressenties dans A la merveille, son autre superbe film sur l'amour. 

Enfin, je suis pratiquement sûr que l'auteur fait un clin d'oeil à ses précédents films, en rejouant le même morceau dans chacun de ses films. 

Enfin, pour ceux qui doutent, mes billets sur Les Moissons du Ciel (le moins 'abstrait"), The Tree of Life, et La ligne Rouge) et la bande-annonce de Song to Song :




Mon avis :  


27 juin 2017

My addictions of the week




Mes addictions télévisuelles

Vu que j'ai dévoré Hinterland, il me fallait dénicher d'autres séries policières. Un genre moins populaire qu'il y a quelques années, malheureusement. 

En allant sur Netflix, j'ai découvert que la série The Killing était présente et qu'on pouvait y regarder les 4 saisons. Je me souvenais qu'une chaine française avait diffusé la première saison, et n'avait jamais diffusé les suivantes, j'avais suivi plusieurs épisodes mais pas la saison entière. La série s'est arrêtée en 2014.

Je me souvenais donc moyennement de la première saison, qui remonte à 2011. Une jeune fille, Rosie Larsen, est retrouvée assassinée, dans le coffre d'une voiture immergée dans un parc à l'extérieur de Seattle. C'est le dernier jour de travail pour Sarah Linden (Mireille Enos), détective. Celle-ci quitte la police avec son fils pour aller vivre avec son futur mari dans la baie de San Francisco. 

Elle accepte cependant d'aller sur place et c'est elle qui découvre le corps de cette jeune fille, nue, les mains et pieds liés, dans le coffre d'une voiture appartenant au conseiller municipal qui s'est lancé dans la course à la mairie. Le même jour, son remplaçant, l'inspecteur Stephen Holder  (Joël Kinnaman) débarque. Ancien des Stups, le flic est nerveux, toujours habillé d'un survêt et d'une capuche, il ne ressemble pas à Linden qui ne l'apprécie pas beaucoup. La jeune femme accepte de rester une journée de plus,  puis la semaine sous la pression de son chef.



Son fiancé est au début compréhensif, mais très vite, il sent que Linden retombe dans ses vieux travers : l'obsession pour une affaire au point d'oublier sa famille, et même son fils. Une enquête précédente avait failli lui coûter la garde de son garçon. J'ai donc déjà vu cette saison mais j'avoue qu'il a été nécessaire de revoir ces épisodes, et dans ma tête les suspects ont défilé au fur et à mesure !

J'ai donc commencé à regarder, chaque épisode durant 40' sans me soucier du nombre d'épisodes, aujourd'hui on tourne plutôt autour de 8 donc me voilà à enchainer les épisodes, il est plus de minuit quand à la fin d'un épisode, que je croyais être le dernier, je me décide à regarder le nombre, il m'en restait 3 !

Je l'avoue : généralement, je regarde deux épisodes et j'ai envie de passer à autre chose, donc en regarder 5 d'affilée et deux ou trois le matin, c'est assez exceptionnel.

Et pourtant, la série n'a rien d'attrayant : le sujet est grave, il pleut tout le temps (je connais bien Seattle, et ils sont quand même un peu durs avec cette sublime ville!), les personnages ont plein de soucis personnels mais c'est vraiment addictif.

Résultat des courses : j'ai avalé les trois premières saisons et j'en suis à la dernière. Un peu triste de savoir que la série a une fin et un peu surprise et déçue par le comportement incompréhensible de la personnage principale .. Résultat, je traine un peu des pieds pour finir ! Mais j'ai eu un énorme coup de coeur pour cette série, le scénario et les personnages.

Mon avis :

Comme je suis toujours passionnée par les séries policières, j'ai choisi de regarder Real Detectives. Cette série, toujours sur Netflix - a pris le parti de reconstituer de véritables enquêtes criminelles - moitié fiction (un acteur de série connu joue le rôle de l'inspecteur) / moitié documentaire (le véritable flic est interrogé tout au long de l'épisode), le concept est de mettre en avant ce métier, qui mine de rien, peut vous bouleverser une vie.

J'ai regardé les 8 épisodes d'affilée, les enquêtes sont éprouvantes, comme ce pédophile meurtrier - voir l'inspecteur pleurer en se rappelant la découverte des corps des victimes est émouvant. On apprend aussi que plusieurs inspecteurs ont vu leur vie privée exploser à cause d'une enquête. Finalement, on rejoint ici la série The Killing : l'obsession pour retrouver le meurtrier, une promesse faite aux parents (erreur du débutant) de retrouver l'assassin, les heures passées au bureau, la frustration de tenir le meurtrier mais devoir le relâcher, ne pas pouvoir empêcher un nouveau crime.....

La moitié des inspecteurs disent que cette enquête, sur parfois des carrières de plus de 40 ans, fut la plus bouleversante car elle leur aura coûté leur mariage, les aura fait plonger dans l'alcool, la drogue ou tout simplement hanté toute leur vie. L'un d'eux déclare qu'il n'avait jamais ressenti quoi que ça sur une centaine de crimes, jusqu'au jour où il a vu le corps de cette jeune femme et là tout a changé. Il fallait trouver son meurtrier.  




Je trouve ça bien de leur donner la parole, et puis ici, ce sont tous des flics américains, et vous allez rire mais certains ont un physique de cinéma. Enfin, les acteurs jouant leurs rôles sont tous des acteurs connus de série (comme ici Devon Sawa), ce qui n'est pas mal. 

Mon avis :

Sinon, cet été, je travaille donc je suis contente  de retrouver lundi prochain l'équipe de Major Crimes. La quatrième saison, aux USA - ils en sont à la sixième, tant mieux car les séries policières se font rares.

Et j'ai envie de regarder d'autres documentaires sur Netflix et découvrir des séries sur Amazon Premium comme American Gods. Mais je dois aussi lire pas mal de livres donc à voir ! La météo influencera nos projets, et la visite d'amis (dès mardi et fin juillet).

Mes drogues culturelles 



Le musée d'arts de Nantes a enfin rouvert ses portes après cinq ans de travaux, mais l'attente en valait la peine ! Après avoir eu la chance de le visiter en avant-première (merci au site des Musées de Nantes), j'y suis retournée ce midi (le musée est à cinq minutes de mon boulot) pour m'acheter le pass. Nous en avons profité pour visiter la boutique - je commence toujours par la boutique quand je visite un musée, je sais c'est bizarre mais c'est ainsi !

Et j'en suis revenue avec l'affiche et le tote bag et un petit livre d'Edith Wharton qui parle de nous, les lecteurs, les amoureux des livres !

Je souhaite retourner tout l'été et visiter chaque elle et vous faire partager chaque visite. En attendant, sachez que le Musée a conservé sa première destination, la construction a commencé en 1893 et il a été inauguré, date facile à retenir, en 1900. Il possède un magnifique patio et une verrière métallique.




Le musée d'arts de Nantes
10 rue Georges Clémenceau (à deux pas de la Cathédrale)
Ouvert tous les jours sauf le mardi
Cet été (jusqu'au 3 septembre) : de 10h à 19h
Nocturne toute l'année le jeudi jusqu'à 21h
Tarifs : 8 € (accès à toutes les expos, permanentes ou temporaires) avec visite guidée, le tarif plein est à 12€
Le Pass annuel du Musée : 10€ avec l'accès libre à l'ensemble des musées participant au Voyage à Nantes (Château des Ducs, Muséum d'histoire naturelle, Musée Jules Verne, Le Chronographe). Le Pass vous évite aussi la queue à la billeterie d'où mon achat ce midi ;-)


12 juin 2017

My addictions of the week



 
Mes addictions télévisuelles 

Bonne et mauvaise nouvelle la même semaine : j'avais fini de regarder la deuxième saison de Sense 8 quand j'ai appris que Netflix ne le renouvelait pas ! Gros coup de blues .. mais je me doutais que c'était une des séries la plus chère (production sur 3 ou 4 continents). Mais je trouve ça stupide puisque dans le dernier épisode, ils sont enfin tous réunis au même endroit .... 

Sinon, apparemment mon niveau d'attention s'est subitement amélioré puisque j'ai enchainé les documentaires et les séries ces deux dernières semaines. Vu le nombre, je vous prépare un deuxième billet. J'ai déjà trop tardé à publier celui-ci ! 

Côté série, je traine un peu à regarder la fin de The Americans. Pourtant, une fois devant, j'adore. Leur fille qui m'énervait beaucoup, semble avoir enfin mûri. Je vais essayer de rattraper mon retard cette semaine. 

J'ai enchainé avec la nouvelle saison de Meurtres au Paradis sur France 2 -  Humphrey est amoureux ce coup-ci. J'aime toujours autant le moment où la solution lui vient à l'esprit et les lieux si exotiques. Un bon dépaysement le lundi soir !

Voici une partie des documentaires qui m'ont fortement marqués et une série policière galloise totalement atypique et dont j'ai avalé la première saison :


The Keepers

Le 7 novembre 1969, à Baltimore, Sister Cathy Cesnik disparait un soir alors qu'elle était allée faire des achats. Sa colocataire, une autre soeur, alerte ses amis puis la police. Deux mois plus tard, son corps est retrouvé. La jeune femme (26 ans) a été assassinée. Son meurtrier ne sera jamais retrouvé. Soeur Cathy enseignait depuis peu dans une école publique et ne portait plus le voile. Auparavant, elle avait enseigné au lycée Keough - un lycée catholique privé très réputé, ouvert uniquement aux jeunes femmes et dirigé par le chapelain, le Père Manskell. 

En 1994, le témoignage d'une femme, surnommée Jane Doe (car elle a souhaité conserver l'anonymat) révèle qu'elle a été abusée sexuellement pendant des années par le Père Manskell à Keough. Bientôt une autre femme témoigne à son tour. La famille de Jane Doe écrit alors des centaines de lettres aux anciens élèves du lycée pour qu'ils témoignent. Une trentaine d'entre eux se manifestent. Jane Doe, qui avait fait un blocage, se souvient à présent que Manskell l'avait emmené sur les lieux du crime, lui avait montré le corps de Soeur Cathy en lui disant que c'est ce qui arrivait quand on ne savait pas garder un secret.

Soeur Cathy était moderne, souriante, à l'écoute et profondément aimée de ses élèves. Deux d'entre elles, décident en 2015 d'enquêter sur son décès. A l'époque, une autre jeune femme, avait été brutalement assassinée deux jours après la disparition de Cathy. Y-a-t-il un lien ? Les deux amies, toutes deux à présent sexagénaires, ignoraient tout des sévices sexuels et gardaient un très bon souvenir de leurs études à Keough. Leur enquête va prendre une tournure différente, en ouvrant une page Facebook, les témoignages vont affluer et Jane Doe va oser prendre la parole après près de quarante ans de souffrance et de silence.

J'ai été totalement happée par ce documentaire ! Sept épisodes d'une heure chacun où des personnes disparues reprennent vie comme la magnifique Soeur Cathy à qui Jane Doe s'était confiée et qui a été brutalement tuée. Son sourire, sa gentillesse, sa voix. On en apprend plus, la série ne la quitte jamais et voir sa soeur est très émouvant. Puis les deux enquêtrices en herbe sont adorables, chacune sa spécialité (l'une le site Internet, les démarches administratives pour obtenir l'accès aux documents officiels et l'autre qui va recueillir les témoignages). Les témoins et leurs familles - le portrait de Baltimore, cette ville ouvrière profondément catholique, la première aux USA à avoir ouvert un Diocèse. Le poids de l'église à cette époque sur les simples gens. Le portrait glaçant de cet homme manipulateur et puissant qu'était Manskell. Le refus des autorités telles que l'Eglise et la police d'arrêter cet homme, le refus de croire en la parole de ces femmes, la prescription qui les empêche de porter plainte après un certain temps) et puis surtout Jean, Jane Doe - jamais une femme ne m'avait autant touchée ! Je n'avais qu'une envie, la prendre dans mes bras et la remercier. Une vie entière qui défile sous nos yeux, ses souvenirs qui remontent un jour brusquement à la surface, ces viols et le corps dénudé de Soeur Cathy à jamais dans son esprit. Une femme douce et déterminée. Une femme admirable. 

Jane Doe 

Le talent de ce documentaire est de prendre son temps, et de montrer non seulement l'acharnement d'une poignée de personnes pour que justice soit rendue, mais également un portrait saisissant de l'Amérique, du pouvoir de l'église et du système judiciaire, mais toujours en plaçant l'humain en premier. Il redonne une voix et l'honneur à ces personnes aujourd'hui encore présentes ou décédées qui méritent justice. Je n'ai pas pu m'empêcher de verser une larme à la fin du documentaire. Depuis, j'ai appris que le corps de Manskell a été déterré afin de recueillir l'ADN et que l'enquête est semble-t-il ré-ouverte. Comme quoi, un documentaire peut changer les choses.

Un énorme coup de cœur pour ce documentaire. Et le visage de Sœur Cathy à jamais gravé dans ma mémoire.

Mon avis : 

Le deuxième documentaire, Be Here Now raconte le combat perdu d'Andy Whitfield contre le cancer. Andy Whitfield est décédé à l'âge de 39 ans d'un cancer dont il n'aura eu cesse de lutter les deux dernières années de sa vie. L'acteur, né au Pays de Galles, avait émigré avec son épouse en Australie. Ingénieur, il fut un jour repéré sur la plage pour son physique avantageux. De mannequin à acteur, le saut était facile mais les vaches furent maigres pendant de longues années. Sans le soutien de son épouse, il aurait abandonné. Finalement un premier rôle dans un film indépendant lui ouvre les portes d'Hollywood. Il passe le casting pour la série très attendue, Spartacus et miracle obtient le premier rôle ! Son rêve se réalise enfin. Il commençait à envisager d'abandonner, père d'un jeune enfant et bientôt d'un second.

A Los Angeles, l'acteur passe de nombreuses heures à s'entrainer et à se muscler. Il doit enchainer les combats dans l'arène. La première saison remporte un très beau succès mais l'acteur souffre de terribles douleurs dorsales, qu'il met sur le compte de cet entrainement intensif. De retour en Australie pour les vacances, il se décide enfin à consulter un médecin. Le verdict tombe : Andy souffre d'une leucémie à un stade avancé. Mais les médecins sont confiants : Andy est jeune, en excellente forme physique et cette forme de cancer obtient des résultats très positifs (80% de guérison). Après six mois de traitement et de chimiothérapie, Andy peut enfin annoncer qu'il est en rémission et rejoindre ses fans à Los Angeles pour les remercier de son soutien. C'est parce que l'assurance l'exige qu'Andy accepte de passer un scanner alors qu'il doit reprendre le tournage et c'est là qu'il découvre que le cancer s'est déplacé dans le foie. A cette époque, Andy voulait déjà communiquer sur sa bataille contre le cancer, et il accepte donc d'être filmé lorsqu'il apprend la nouvelle. La caméra va le suivre, jusqu'à la fin. Enfin, avant car c'est tout en pudeur que ce documentaire est réalisé.



C'est la première fois, pour ma part, que je vois une personne atteinte d'un cancer, autant témoigner de ses émotions après chaque traitement, à chaque résultat - Andy, malgré son jeune âge, son régime sain, ne guérit pas. Même les traitements les plus agressifs ne stoppent pas l'évolution de la maladie. Andy ira en Inde chercher un recours à une médecine alternative. Pendant longtemps, il refuse l'idée même que la maladie gagne, sa femme aussi. Mais Andy fait partie de cette minorité dont le corps refuse de répondre aux traitements et il s'affaiblit de plus en plus. Les douleurs (dorsales) deviennent intolérables. L'année de ses 40 ans, Andy doit soudainement envisager qu'il ne gagnera pas ce combat. Spartacus a trouvé son ennemi.

Je ne connaissais pas l'acteur, mais je savais la fin - et après 1h30 passé avec lui, son épouse, ses enfants - difficile de ne pas être émue à la fin ! Je le remercie d'avoir accepté de témoigner sur cette maladie. J'avoue que mourir subitement et ne pas avoir à réfléchir à la mort est sans doute un luxe pour moi. Je n'imagine même pas par quels sentiments on doit passer pendant tous ces mois, surtout lorsqu'on réalise que le combat est perdu. Il s'est battu pour ses enfants et pour sa femme et j'admire sa dignité. Putain de crabe.

Mon avis :




Toujours sur Netflix, j'ai découvert une série policière, Hinterland, - car oui, je suis en manque. Cette fois-ci, nous voici parti dans le pays de Galles où il pleut, vente et où le DCI (inspecteur) Tom Mathias (Richard Harrington) a choisi de s'installer. Il travaillait à Londres. A peine a-t-il pris ses fonctions qu'un meurtre est commis. La victime est une femme, Helen Jenkins, âgée de 64 ans. Très pieuse, son absence à la messe a inquiété le Père qui est venu lui rendre visite. Il a trouvé d'énormes traces de sang dans la maison, la baignoire remplie d'une eau écarlate. Thomas y retrouve l'inspecteur Mared Rhys (Mali Harries), sa partenaire et l'enquête peut commencer.

La victime avait dirigé pendant plus de vingt ans, jusqu'à sa fermeture, un foyer pour enfants tout près du pont du Diable dont le nom vient d'une légende locale. Le lieu est je l'avoue, sordide et effrayant ! La série aime jouer sur nos émotions. C'est l'hiver, le temps est exécrable, et le foyer, transformé en hôtel, m'a fait penser à celui de Shining. Thomas va fouiller à l'étage et dans les combles, et trouvé les dossiers de ces enfants. Ils vont interroger certains anciens élèves et apprendre que la victime n'était pas aimée, elle était violente avec les enfants. 

Je n'en dis pas plus sur l'enquête - passionnante - simplement que j'adore cette série ! Qui en est aujourd'hui à sa troisième saison. J'ai craqué et j'ai regardé tous les autres épisodes (chaque épisode dure environ 1h30). C'est typiquement le genre d'enquêtes que j'aime. On ignore le secret de Tom Mathias, pourquoi quitter Londres pour un coin perdu comme Aberystwyth ? 

Enfin, j'adore regarder cette série en anglais (avec sous-titres) car l'accent gallois est excellent. Et surtout, la prononciation des lieux ou des noms diffère tellement de leur orthographe, que c'est utile d'avoir les sous-titre. J'ai hâte que la deuxième saison soit disponible sur Netflix. 
Mon avis : 

Mes drogues culinaires

J'avais, je crois, déjà évoqué avec vous mon intolérance au lactose (lait de vache). On vit très bien avec, pas de souci. Il m'arrive parfois de retourner certains plats dans les restaurants (la crème anglaise pas annoncée) mais sinon je trouve même du lait sans lactose à présent. 

J'ai aussi une allergie à des médicaments mais il y a deux mois, mon corps a décidé de m'en faire une bonne. J'ai eu une grosse crise après avoir mangé une noix. Même pas 3 minutes après. Œdème de Quinck. J'ai toujours mangé des noix (noisettes, amandes, etc.) et je n'ai jamais eu de souci. Je décide donc de prendre rendez-vous avec l'allergologue. Rendez-vous fixé un mois plus tard, mon médecin traitant m'interdit la consommation de toutes noix. Dur dur. 



Les tests dermatologiques sont sans appel : une rougeur et une démangeaison apparaissent immédiatement. La noisette est devenue mon ennemie n°1.  "Allergie croisée" me dit le docteur en m'expliquant pourquoi j'ai depuis eu deux crises (plutôt du genre mouchoirs et yeux qui pleurent) avec le pollen.  Il me prescrit des tests sanguins : ouf, je ne suis pas allergique aux chats (ma Marnie ne l'aurait pas supportée!) mais je découvre que deux aliments que je n'ai jamais aimés sont aussi dans la liste : le soja et la morue ! 

Il s'agit ici plus d'intolérance, comme pour le lait (maux de ventre) que d'allergies. Finalement, mon corps communique à travers le goût : tu n'aimes pas la morue car tu ne la digères pas, pareil pour les produits laitiers.

Bref, depuis je dois apprendre à faire attention, car au restaurant, on m'a refilé une salade pleine de noix ou dernièrement chez ma mère une glace pleine de pralinés ! Un joli cœur en chocolat offert à mon anniversaire qui contenait noix, noisettes et amandes ! Je passais des heures au début en magasin à lire toutes les étiquettes et je m'estime chanceuse quand je sais que d'autres sont allergiques aux œufs, au gluten ... 

J'ai de nouveau rendez-vous avec lui dans dix jours, sans doute pour mieux analyser les résultats et je vais lui demander de me tester pour la pistache (si c'est possible) car j'adore ça. Donc, tout ça pour vous dire que j'ai dit adieu à la crème à tartiner (noisettes...)

On devient allergique à tout âge m'a confié mon médecin. Zut. Le plus drôle dans mon cas :  une copine m'avait ainsi conseillé : "Bois du lait de soja ou d'amande si tu ne supportes pas le lait de vache".
Euh ... non, non plus.