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30 juin 2020

My addictions of the week




Mes addictions télévisuelles

De retour parmi vous, juin se termine. L'année passe encore plus vite avec ce confinement. Peu de télévision mais j'ai quand même trouvé de quoi me nourrir !

J'ai regardé sur ARTE un documentaire sur les Hikikomori - ces adolescents ou jeunes adultes qui, un beau jour, refusent de sortir de chez eux et peuvent ainsi passer des années totalement coupés du monde extérieur. Cette maladie, née au Japon, a été liée longtemps à la pression de la société sur sa progéniture pour obtenir les meilleurs résultats à l'école. Le résultat fut sans appel : le taux de suicide le plus élevé au monde, et puis ce phénomène étrange. 

Depuis vingt ans, des chercheurs du monde entier se penchent sur ce phénomène, qui s'est répandu dans plusieurs pays occidentaux, comme la France et le Canada. Le documentaire suit le travail d'une chercheuse française qui se rend au Japon dans un centre de "rééducation". Car on doit rééduquer les patients à se sociabiliser. Certains ont gardé un contact virtuel, car beaucoup (les garçons principalement) sont de grands joueurs de jeux en ligne et en réseau. Ils existent sous un avatar. Leurs parents, inquiets et parfois honteux, acceptent toutes leurs demandes comme celle de ne plus sortir pour partager le repas familial et leurs apportent des plateaux-repas. 

L'origine s'explique souvent par des différentes sources : le harcèlement scolaire, les abus physiques ou sexuels, la phobie scolaire, la dépression. En France, ils ne sont jamais diagnostiqués du coup, on ne connaît pas les chiffres. Si j'avais déjà entendu parler de ce phénomène, voir des hommes de 40 ans vivant encore ainsi m'a vraiment troublé. Il existe pourtant aujourd'hui des solutions et les adolescents sortent souvent de cette "pause" après plusieurs années de thérapie. 



Toujours sur ARTE, j'ai découvert la série européenne TEAMS. Si j'avais entendu parler d'elle à sa sortie, en 2015, je n'avais jamais vu un seul épisode. J'ai donc suivi avec intérêt la première (?) saison mettant en scène une inspectrice danoise, une policière belge spécialisée en terrorisme et un policier allemand. J'ai adoré la série et encore plus la possibilité de l'écouter en vo : passer du danois à l'allemand au flamand et au français (les Belges sont pour moitié francophones), et à l'anglais pour communiquer est un vrai plaisir. Comme de voir la coopération policière européenne. La série nous emmène de Hambourg à Vienne et au sud du Danemark, une région marécageuse magnifique. Du  rythme, du suspens et des comédiens (premier et second plan) tous excellents. 

Enfin, toujours aussi fan des séries policières, j'ai découvert sur Polar, une série suédoise Crimes of Passion. Nous sommes en Suède dans les années 50. La série met en scène un jeune couple tout juste marié, Puck, doctorante en littérature et Eje. Ils sont amis avec Christer, policier et sont confrontés à une série d'enquête. Puck ne peut s'empêcher de se mêler à l'enquête et Christer accepte. 

Cette série est née de la plume de Dagmar Maria Lange, une autrice suédoise, sorte d'Agatha Christie. J'ai appris qu'elle va abandonner rapidement le personnage de Puck pour se concentrer sur les enquêtes de Christer, mais dans l'adaptation télévisuelle Puck est toujours là. C'est plaisant, reposant, et intéressant. On voit la société suédoise de cette époque et les secrets de famille. Du coup, ça sera mon programme du dimanche soir en attendant une nouvelle série sur la 3. 

Mes addictions auditives 

Je vous parle rarement de podcast, j'en écoute plusieurs, souvent littéraires. J'ai tenté plusieurs basés sur les crimes, mais quand il y a déjà 4 saisons et 50 épisodes de 45 minutes à rattraper, je lâche l'affaire ! Mais je viens d'écouter les 6 épisodes (il n'y en pas plus) d'un podcast australien, The Lighthouse. Ce dernier a été créé par un journaliste et son quotidien, suite à la disparition - véridique- d'un jeune touriste belge, Théo Hayez en mai 2019 à Byron Beach. 



Byron Beach est un endroit prisé des touristes, des plages magnifiques et des spots de surf incroyable, situés à presque de 2 heures de Brisbane, sur l'océan Pacifique Sud. Une ville très appréciée des hippies, et aujourd'hui des touristes 'backpackers" (voyageurs à sac à dos). Une ville où les villas sont désormais propriétés des plus grandes stars de cinéma australiennes. 

Théo avait choisi de découvrir le continent australien avant de se lancer dans des études d'ingénieur à Bruxelles. Il est parti seul et a d'abord rejoint son parrain, un expatrié vivant depuis plus de 12 ans en Australie. Puis il a voyagé tout un bout de chemin en compagnie de sa cousine avant de continuer seul. Le voyage approchait de sa fin, et Théo était excité après de plus sept mois à l'idée de rentrer chez lui. Il a voulu terminer son voyage en passant quelques jours à Byron Beach. Le soir venu, le jeune homme se rend avec un autre touriste bruxellois dans un bar bien connu de la station balnéaire. Mais à 23h, il est expulsé du bar par le videur qui l'accuse d'être saoul (or le jeune homme n'avait bu que deux bières). C'est là que le mystère commence, au lieu de repartir vers l'auberge de jeunesse, Théo part dans les rues sombres puis traverse un parc national pour s'enfoncer dans la nature, en direction du phare. L'endroit est dans le noir total, très escarpé, avec des bosquets et une nature très dense. Il est difficile de se repérer. Il rejoint une plage, marche, et surfe quelques minutes sur son portable avant de repartir et de disparaître à jamais. 

Le podcast s'attache à refaire, avec les chercheurs volontaires (toute la communauté de Byron Beach a pris part aux recherches, des mois après sa disparition, ils continuent de chercher) le cheminement de Théo et comprendre pourquoi, il s'est acharné à aller dans cette direction. 
Théo aurait pu tomber de la falaise et être englouti. Plusieurs jeunes se sont noyés et leurs corps n'ont jamais été retrouvés, malgré des recherches intensives. Les requins rôdent. 

Ce qui est passionnant, c'est de voir à quel point nous sommes aujourd'hui "suivis". C'est en réussissant à changer le mot de passe Google que son cousin va obtenir des milliers de données sur les dernières heures de Théo. Google vous suit à la trace, chaque mètre, à quelle allure (Théo a couru sur une partie du trajet), quand il s'est arrêté, les recherches qu'il a fait, les photos vues, etc. 
Si cela peut faire peur, cela a permis aux autorités et aux volontaires de modifier totalement leurs recherches, car ils étaient tous persuadés que Théo était reparti en direction de l'auberge, de la rue encore festive et vivante. Théo s'est rendu dans un endroit fréquenté par bon nombre de sans-abris, de drogués. Mais aucun ne l'a vu. L'un d'eux a disparu avant de pouvoir être interviewé. Les policiers croient que Théo est tombé à l'eau et s'est noyé. Puis une nouvelle vidéo vient démentir cette hypothèse...

On écoute son parrain, son cousine et sa cousine, son père - on a envie que Théo réapparaisse. Passionnant et émouvant. Si sa famille parle en français (on entend des extraits), on entend principalement des Australiens et l'accent peut être parfois très fort. Une cérémonie aborigène est organisée, c'est très émouvant. 

Un article montre à la fin, une série de photos du cheminement de Théo, mais rappelez-vous qu'il était plus de minuit et qu'il faisait nuit noire. J'espère vraiment que sa disparition trouvera un jour réponse pour sa famille. 



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