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19 janvier 2011

My addictions of the week

Vous aussi, vous avez cru le sentir venir, le printemps ?
Have you too thought for a minute that Spring was coming ?



Ces quelques jours de redoux m'ont permis de pouvoir à nouveau porter des shorts et des jupes, montrer mes gambettes et pouvoir me passer de mes low boots (récupérées ce soir de leur premier tour chez le cordonnier, qui comme l'a si bien dit ma Maman, a fait sa fortune grâce à moi) ... mais voilà toute bonne chose à une fin, et demain retour du froid - 3°C le matin et un rikiki petit 6°C à midi ! Retour programmé : des gants, de l'écharpe et de la chapka !


*  *   *

Mais parlons de choses sérieuses, suis-je encore une addict en 2011 ? Oui !
But let's be serious for a second, am I still an addict in 2011 ? Yes !

Ma drogue culinaire de la semaine : le fromage de chèvre ! Une catastrophe, surtout du Chabichou,  du Poitou, du Rocamadour et du Saint-Maure cendré !

Goat cheese ! Can't resist it, a French addiction I guess / ヤギチーズそれに抵抗することはできません私は推測するフランス中毒

Copyright Femme Actuelle

Ce plateau de fromages de chèvre disparaitrait en moins d'une heure avec moi !


Le Rocamadour
Saint-Maure cendré


Le bonheur ;)
Happiness ;)

幸福





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Mes drogues visuelle de la semaine :

En plus de la dernière saison de Cold Case diffusée actuellement,  je suis une série déjà diffusée il a quelques années (en 2005) sur Canal Jimmy "Meutres à l'anglaise" ou si vous préférez The Inspector Lynley Mysteries.




Cette série britannique qui n'a compté que quelques épisodes par saison filmés entre 2001 et 2007 met en scène les enquêtes de deux agents de Scotland Yard : l'inspecteur Lynley, huitième comte d'Asherton, et sa collègue, le sergent Havers. Bien que tout sépare ces deux individus - Lynley est un aristocrate distingué tandis qu'Havers est une prolétaire révoltée ayant à sa charge sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer, leur duo fonctionne à merveille. Ils naviguent ainsi d'un monde à l'autre, et leur collaboration est toujours efficace.

A présent, je peux regarder les épisodes en version originale, ce que j'adore car l'Inspecteur Thomas Linley (Nathaniel Parker) a vraiment l'accent British de la upper class. Une vraie leçon linguistique. Enfin, j'adore sa collègue, l'actrice Sharon Small (qui joue Barbara Havers), elle possède un physique unique, une présence très forte - ils forment un drôle de couple.



Cela m'amuse aussi de revoir les épisodes car on y retrouve des acteurs devenus depuis de véritables stars, ainsi j'ai vu Henry Cavill la semaine dernière et samedi ce fut le tour d'un très jeune James McAvoy à l'époque (qui se sauvagement assassiner).  (épisodes datant de 2002)

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Mes drogues musicales de la semaine :

Une copine blogueuse a organisé un quizz sur les phrases cultes de films,  je l'avoue sans détour : je suis nulle. Par contre, j'adore les musiques de films, je les achète et je peux les écouter encore et encore. Je peux ensuite reconnecter chaque scène de film à une musique. Je parle ici exclusivement des musiques écrites spécialement pour les films (quelques noms : Maurice Jarre, Elmer Bernstein, Rodgers and Hammerstein, John Barry, Hans Zimmer, Gavin Greenaway, etc.) et des arrangements  de musique classique (Barry Lyndon).

Une année aux Oscars, au moment de remettre l'Oscar de la meilleure musique, ils ont eu l'idée de génie d'éteindre les lumières, et de faire écouter une dizaine de titres - je le ai tous reconnus ! Avec un énorme frisson qui a traversé la salle. Barry Lyndon, Le Parrain, Danse avec les Loups, Laurence d'Arabie, la Guerre des Étoiles, le Pont de la Rivière Kwai, Il était une fois en Amérique, Gone with the wind, West Side Story, il était une fois dans l'Ouest, Orange mécanique, Docteur Jivago, Taxi Driver, Out of Africa, etc. 

Il y a trois jours, les Golden Globes ont attribué le titre de la meilleure musique de film à "The Social Network" (Trent Reznor and Atticus Ross). J'avoue que j'ai été un peu surprise, car j'aurais préféré voir Hans Zimmer avec son titre "Time" d'Inception, remporter la récompense. Mais qu'importe. Elles sont toutes les deux sur mon iPod et je peux continuer de rêver...

(translation just below the videos)





I'm in love with movie soundtracks, orginal scores - I actually am pretty good at recognizing each one from a particular scene in the film. I remember, one time during the Oscars, they turned off the light and played the most famous original movie scores during five minutes - I knew each one of them - a thrill swept through the assembly.
 The 2011 Golden Globes have give the best original in a motion picture to Trent Reznor and Atticus Ross for "The Social Network" - I actually hoped "Inception" would win, but I like them both. Music is a big part of a movie.

私は、映画サウンドトラック、オリジナルスコアと恋- 私実際にはかなり映画の中で特定のシーンから、それぞれ認識するのが得意です。アカデミー賞を一度中に覚えて、彼らがオフにし、5分間で最も有名な元のムービーのスコアを演奏-アセンブリを襲ったスリル-彼ら一人一人を知っていた。
 2011ゴールデングローブ賞は、最高の"社会的ネットワーク"トレントレズナーアッティクスロスモーション画像の元の提供がある - 私は、実際に勝つだろう"インセプション"を望んで私はそれらの両方が好きです。音楽映画大きな部分を占めている



Have a nice week ! Bonne semaine à tous ! 素敵な一週間を!

18 octobre 2010

The social network

Je suis allée voir "The social network" par curiosité, savoir comment un jeune homme de 22 ans a pu soudainement devenir le plus jeune milliardaire en ayant une idée un soir au fond de sa chambre d'étudiant.

J'ai tout de suite aimé le fait que David Fincher ait refusé de raconter tout un film à la gloire d'un jeune homme, en tombant dans l'admiration simpliste, comme certains biopics. Non, il a choisi de se baser sur le livre mais d'en tirer un portrait, où chacun des personnages a le droit d'exprimer son histoire. Comment une amitié peut être brisée par l'ambition.

En premier, j'ai aimé le montage : raconter à travers des flashbacks la genèse de Facebook, avec à l'opposé les deux procès qui opposent Mark Zuckerberg, d'un côté à son meilleur ami (formidable Andrew Garfield) et de l'autre aux jumeaux Winklevoss, dont la présence à elle-seule vaut le détour.

Le rythme est rapide, le débit également ! Le scénario faisait  166 pages, aussi tous les acteurs ont du apprendre à parler très vite pour pouvoir respecter le contrat imposant au film une durée  maximale d'environ 2h. La première scène du film par exemple, dure 4 minutes et représente plus de 9 pages de dialogues- et je vous parle d'un dialogue de "geeks", petits génies de l'informatique, de types de 20 ans ayant tous déjà un QI de 180. Un exemple : le personnage d'Eduardo Savarin, le meilleur ami de Mark a déjà gagné plus de 300 000 $ dans des investissements lors d'un job d'été.

Le casting est très réussi, Jessse Eisenberg incarne un Mark Zuckerberg presque despotique, mais aussi faillible, qui doté d'une intelligence supérieure ne voit que par lui et est rongé par ses propres ambitions (le réalisateur prend le parti de montrer comme principal moteur à sa réussite la jalousie vis-à-vis de son meilleur ami, fils à papa). Ayant vu le vrai Mark Zuckerberg sur le plateau de Canal, il y a quelques temps,  j'avoue cependant qu'il ne paraît pas être aussi asocial que dans le film, où parfois il me faisait penser à une personne ayant un véritable problème de communication, incapable de lier contact avec les autres - lui, celui-là même qui invente un "réseau social".

Mais sans doute était-ce la volonté de David Fincher de donner à son personnage cette personnalité aussi tranchée, et pari réussi il est effrayant d'intelligence. Dans le film, Mark Zuckeberg peut créer tout ce qu'on lui demande mais ne semble pas être doté de génie créatif au sens propre, il exécute comme un robot.


En ce qui concerne les autres acteurs, j'ai découvert Andrew Garfield, qui interprète son meilleur (et futur ex-) ami, le seul qui croit en lui et le soutient (financièrement et moralement). Mais je ne peux pas ne pas parler des frères jumeaux Winklevoss, qui pour moi ne représentent pas seulement ceux qui ont eu "l'idée" de créer un réseau social à Harvard, mais symbolisent à eux-seuls tout ce que Mark Zuckerberg envie et hait à la fois. Il les envie car ils viennent d'un milieu aisé, sont célèbres, sportifs (à lire absolument leur portrait sur wiki), beaux (1m95 et 110 kgs) - ils pratiquent le sport royal à Harvard : l'aviron (l'université est opposée à Cambridge et Oxford) et surtout appartiennent à l'un des clubs (the "final clubs") les plus privés et en vue d'Harvard, dont Mark Zuckerberg a l'ambition dévorante d'y appartenir.  Les Winklevoss m'ont rappelé mes études aux Etats-Unis dans cette très vieille université, où les étudiants sont des "gentlemen", portent des cravates et appartiennent à l'élite. Monde tellement éloigné de nous.
Les vrais frères Winklevoss

Une de mes impressions est que Mark les envie et s'il décide de les trahir, c'est que lui, le geek boursier ressent un énorme sentiment d'infériorité (tout en étant dévoré d'égocentrisme), ses remarques lors de son procès les opposant sont cinglantes (disponibles ici en anglais), ainsi lorsque leur avocat le voyant leur tourner le dos, demande à Zuckerberg un peu de son attention, sa réponse ne se fait pas attendre :

 I think if your clients want to sit on my shoulders and call themselves tall, they have the right to give it a try - but there's no requirement that I enjoy sitting here listening to people lie. You have part of my attention - you have the minimum amount. The rest of my attention is back at the offices of Facebook, where my colleagues and I are doing things that no one in this room, including and especially your clients, are intellectually or creatively capable of doing.

Petit trivia concernant les frères Winklevoss : il s'agit d'un seul et même acteur (au niveau du visage) qui interprète les deux frères, Tyler et Cameron (même en vrai ils sont identiques, visage, taille, poids et carrure, leur différence ? L'un est gaucher, l'autre droitier) : l'acteur Armie Hammer, cependant pour les scènes où on les voit l'un à côté de l'autre, David Fincher  a fait appel à un autre acteur, Josh Spence qui ne joue que le corps - le visage d'Armie étant ensuite ajouté par ordinateur. Afin de pouvoir se ressembler autant dans la gestuelle et la carrure, les deux acteurs se sont entrainés pendant dix mois !

Bref, ce film fut pour moi un vrai tour de force, les grands thèmes sont abordés : la soif de reconnaissance, de pouvoir, l'argent, l'amitié, la trahison et la solitude. Car même si le personnage de Mark Zuckerberg peut vous faire froid dans le dos (ils ont tous moins de 25 ans !) on ne peut que ressentir de l'empathie pour lui, c'est comme si David Fincher avait voulu proposer une réponse à la maxime "l'argent ne fait pas le bonheur".

Et comme lui fait remarquer sa petite amie en le quittant : "You're going to be successful, and rich. But you're going to go through life thinking that girls don't like you because you're a nerd. And I want you to know, from the bottom of my heart, that that won't be true. It'll be because you're an asshole"