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18 octobre 2011

It's Monday !

Felicity Jones, actrice

Un petit billet, un lundi - un joli lundi du mois de mai, non d'octobre en fait. Mais avouez, une terrasse, une jolie rivière, des péniches, le soleil, la chaleur .. Difficile de se croire en automne ! Encore plus dur de retourner travailler après une telle pause ;)  Le méchant monsieur Météo m'a dit ce soir que c'était ter-mi-né, que demain les nuages et le froid arrivaient pour chasser définitivement cet été indien.

Je voulais donc partager avec vous ces quelques photos prises ce week-end, où je me suis crue au printemps - il faut dire que l'été fut mousson, le printemps estival, et l'automne comme dans la chanson de Joe.....






J'ai donc investi dans une nouvelle paire de chaussures, car lorsque je porte des chaussures, ça tourne à l'obsession, tous les jours de la semaine, j'achète mes vêtements en fonction de mes chaussures. Mais au bout de six aller-retour chez le cordonnier, elles finissent toutes par rendre l'âme. Aussi, je les paie chères ces foutues godasses, mais je les amortis !

C'est ma maman qui m'a fait remarquer, que j'avais de nouveau acheté une paire (les noires, au milieu) de richelieus, presque identiques aux précédentes (les semelles et la marque diffèrent), mais que voulez-vous ? J'ai une paire presque identique, mais de couleur marron, et des low boots. Les talons, les lacets, les bouts ronds, une obsession. En les alignant ainsi, j'ai aussi vu que oui, j'aime les talons, tous les jours sauf les week-end où je perds quelques centimètres, le plat c'est chez moi ou l'été en tongs.  Et vous ?  Là, je cherche des boots compensées, car parfois ça devient du sport de marcher à talons ! Mais je ne peux pas aller travailler avec des chaussures plates, c'est juste impossible. Je ne me l'explique pas.
Mes chaussures, portées jusqu'à la mort

Enfin, juste une petite histoire que j'aime bien et qui me fait toujours sourire, elle court sur la toile, je la traduis et je vous souhaite une bonne semaine !

C'est une véritable conversation radiophonique, entre un navire de l'armée américaine et les autorités canadiennes de Terre Neuve en octobre 1995 :
Les Canadiens : s'il vous plaît, déviez votre direction de 15 degrés sud afin d'éviter une collision.
Les Américains : Non, on vous recommande de dévier votre chemin de 15 degrés nord afin d'éviter une collision.
Les Canadiens : Négatif. Vous devez obligatoirement dévier votre direction de 15 degrés sud afin d'éviter une collision.
Les Américains : Ici le capitaine d'un navire de guerre américain. Je vous le dis encore une fois : déviez VOTRE route.

Les Canadiens : Non, je vous le répète : à vous de dévier VOTRE route.
Les Américains : Ici le porte-avion US LINCOLN, le deuxième plus grand navire de toute la flotte des États-Unis. Nous sommes accompagnés de 3 destroyers, 3 cruisers, et plusieurs autres navires de soutien. J'EXIGE que vous changiez votre route de 15 degrés nord. Je le répète - 1-5 degrés nord, sinon des mesures coercitives seront prises à votre encontre afin d'assurer la sécurité de ce navire.
Les Canadiens : Nous sommes un phare. A vous de voir.

Ah, si un petit post-scriptum de plaisir, mon équipe préférée est en finale. Les All Blacks, oui, vous avez bien lu ! Depuis plus de dix ans, alors un petit haka (kapa o pango) encore tout chaud de dimanche dernier de plaisir et que le meilleur gagne !



06 juin 2011

The real McCoy

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais sur mon compte Youtube, il y a un dossier appelé "haka", qui contient toutes les vidéos sur le haka. Mais revenons au titre de ce billet (qui j'en suis certaine, va attirer peu de lecteurs ou de commentaires, mais je m'en fiche, na !).

"The real McCoy"
est une expression utilisée par la plupart des nations anglophones, difficile à traduire, mais lorsque vous l'entendez de la bouche du commentateur, suite au sublime Haka réalisé par l'équipe néo-zélandaise de rugby, les All Blacks, elle prend tout son sens.  Cette métaphore est utilisée pour signifier qu'ici "c'est du sérieux", comme on le dirait en français. L'expression britannique ayant comme sens littéral : the genuine, real thing - le vrai truc.

Pour en revenir au sujet de mon billet, j'avais, je crois 11 ans quand j'ai vu pour la première fois, avec mon père, un match de rugby à la télé, présentant cette équipe venue du bout du monde, vêtue de noire (mon père m'avait dit : "ils portent le deuil de leurs ennemis"), qui soudainement avait entamé ce chant tribal et avait glacé d'effroi non seulement leurs adversaires, et tous les spectateurs français présents, mais beaucoup de téléspectateurs, moi inclus.

Depuis, je suis une fan inconditionnelle de cette équipe, non seulement de leur haka,  et de leur aura, mais aussi de leur jeu. Un jeu de passes, où l'on se sert peu des coups de pied (chandelles) qui rendent certains matches métropolitains extrêmement ennuyeux, lorsque les Kiwis (surnom des néo-zélandais) peuvent déployer leur jeu, ils sont imbattables et enchainent les essais (mieux que ces pénalités tristounettes) - rien n'est plus beau à mes yeux qu'une attaque en règle, où le ballon est passé de main en main comme dans un ballet millimétré à la seconde près, à une vitesse fulgurante, transformé par un essai.

Je les suis lors du Tournoi des Tri Nations (merci Canal sport) et lors de la Coupe du Monde, et des rencontres amicales. L'équipe ne cesse d'évoluer, et de plus en plus de leurs joueurs viennent jouer dans le championnat français.

J'ai découvert très jeune le Tournoi des VI Nations et depuis j'encourage (car j'aime le pays et les roux, dixit mes billets précédents) une autre équipe : l'Irlande, leurs chants et leur volonté m'ont séduit.


Personnellement, je regarde le rugby pour voir du beau jeu, de la volonté, de la folie, de l'évasion et les All Blacks m'ont apporté tout cela. Et j'avoue que depuis que ce satané Chabal a cassé la mâchoire de mon tendre Ali (Williams, le n°5 des All Blacks dans les vidéos), je suis encore plus à fond pour l'équipe néo-zélandaise.

Le Haka, ce chant tribal traditionnel joué avant chaque début du match est aujourd'hui très célèbre, et  s'il impressionne forcément un peu moins, reste toujours unique, et ne doit pas être sifflé, comme un hymne, même si j'avoue que je serais sans doute la première à hurler en les voyant exécuter leur chant devant moi ! Je me souviens de la coupe du Monde de 2003 en France, lorsque les néo-zélandais avaient joué à Marseille, et l'immense respect du public français lors de leurs performances.

Carlos Spencer des All Blacks (2003)

Le haka de cette vidéo remonte à loin (2004, contre l'Angleterre) mais je voulais en profiter pour vous présenter l'un de mes joueurs préférés, Carlos Spencer, héros malheureux de 2003, qui possédait justement ce grain de folie  que j'aime tant chez les sportifs (passe entre les jambes, à l'aveugle, etc.) et qui était aussi l'un des meilleurs leaders de Haka (une voix et une présence incomparable). Depuis, il a quitté les All Blacks,  mais il reste cher à mon cœur. De plus, cette vidéo vous permet de voir la traduction des paroles en langue maori, et j'aime le brouillard qui entoure les joueurs.



Traditionnellement, le haka qui est joué est Te Rauparaha's Ka Mate, mais depuis 2005 (lors du Tournoi des Tri Nations), le Kapa o Pango, une version modifiée du haka des All Blacks (qui remonte à 1924, Kia Whaka-ngawari) est également jouée, cette version fut aussi beaucoup critiquée (les joueurs imitent une gorge tranchée d'un geste du pouce le long de la carotide, la langue sortie).

J'ai récemment vu un excellent reportage sur France 2 sur le rugby en Nouvelle-Zélande, sport roi, qui se pratique dans toutes les écoles, et où 80% des jeunes Maoris jouent avec passion. Leur rêve à tous ? Porter évidemment un jour le fameux maillot noir, orné de la fougère, symbole du pays. A 14 ans (et ce sont déjà de belles bêtes de muscles), ils apprennent déjà le haka. On ne plaisante pas avec. Dans le moindre village, les gamins de ce petit pays (environ 4 millions d'habitants) vibrent pour leur équipe nationale et arrive à produire un nombre exceptionnel de jeunes talents. Le reportage finissait sur la coupe du monde des juniors (moins de 18 ans), remportée presque à chaque fois par ce pays, et filmait deux des futurs stars. A  ma grande joie, je n'ai donc pas fini de suivre leur équipe ! 

Enfin, une autre vidéo pour vous rappeler que le haka n'est pas uniquement pratiqué par les joueurs néo-zélandais, ainsi voici un extrait génialissime montrant une nouvelle fois Carlos Spencer et son équipe faisant leur haka, soudainement supplanté par celui des joueurs du Tonga (j'adore lorsque on les entend subitement, sans les voir), l'ambiance dans le stade devient électrique, le public hurle, et je fais pareil.


Parfois, lorsque je n'ai pas la pêche, ou que je veux avoir plus de mordant, je me repasse ces vidéos et ça fonctionne !

Autant vous dire, que j'attends avec impatience le mois de septembre pour une coupe du monde qui aura lieu sur les terres des Kiwis, en Nouvelle-Zélande, j'espère, car je pense qu'ils le méritent amplement, qu'ils remporteront devant les leurs ce fameux trophée ! Et qu'importe le décalage horaire ;-) 

PS : oui je suis une fille, et je regarde aussi un autre sport musclé, le football américain, et j'aime les films de guerre et d'action. Na.