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17 avril 2011

Morning glory

Nous sommes déjà dimanche et le temps passe si vite, dans dix jours je m'envole pour l'Asie, j'essaie donc de voir le maximum de films avant ! Car ensuite pas de cinéma pendant trois semaines.
Je suis allée voir "Morning glory" il y a une semaine, j'avais envie de le voir tout en sachant que le film ne serait pas extraordinaire, mais j'aime les acteurs et une comédie ça fait toujours du bien.

J'ai donc retrouvé Rachel McAdams qui mine de rien, mène son petit bonhomme de chemin. Elle me fait un peu penser à Meg Ryan il y a vingt ans, un visage connu, un sourire vendeur sans être cependant une immense star. Elle a le premier rôle dans le dernier film de Woody Allen "Midnight Paris" qui sera présenté à Cannes.  Elle avait accédé à la célébrité en jouant dans le film über romantique "The notebook" ("N'oublie jamais" avec Ryan Gosling), la scène du baiser est devenue culte aux États-Unis. Moi, je l'aime depuis "State of Play" ("Jeux de pouvoir") où elle interprétait une jeune journaliste, Della Frye aux côtés du bourru Russell Crowe. J'adore ce film, un classique. Enfin, son rôle dans "Sherlock Holmes" a rendu ce joli minois célèbre en Europe.

Rachel McAdams, Harrison Ford et Diane Keaton dans "Morning Glory"
Mais revenons à "Morning glory", il raconte l'histoire de cette jeune productrice de télévision, Becky Fuller (Rachel McAdams) dont le rêve a toujours été de produire un des plus célèbres talk shows matinal américain. Elle officie déjà dans une matinale locale lorsqu'elle est subitement licenciée, elle tente alors sa chance auprès d'un talk show national "Day break" qui ne cesse de perdre de l'audimat et est voué à une fin prochaine. Elle doit alors trouver une solution pour relancer le show, présenté entre autres par la pétillante Colleen Peck (Diane Keaton). Elle vire ce dernier et engage un célèbre journaliste (reporter de guerre) Mike Pomeroy (Harrison Ford), mis au placard par la chaîne mais toujours sous contrat.

A noter la présence non négligeable de Patrick Wilson, qui m'a marqué dans "Little children" (avec Kate Winslet) et "Evening" avec Clare Danes, bref il s'entoure toujours très bien ! Ici, il joue l'amoureux de l'héroïne, perturbée par cette jeune femme obsédée par son métier.  En résumé,  tous les acteurs sont formidables, Harrison Ford est parfait dans le rôle du vieux journaliste bourru, forcé de présenter une matinale (selon lui l'émission la plus stupide). Les scènes entre lui et Rachel McAdams évoluent du sérieux à l'émouvant. Diane Keaton est toujours aussi fidèle à elle-même,  elle m'a paru moins "coincée" que dans ses autres films. Les piques entre son personnage et celui de Harrison Ford sont savoureuses. Les réunions pour trouver des sujets de reportage sont assez drôles, le réalisateur pouvant ainsi montrer à la fois le côté ridicule de ce genre d'émissions mais également leur rendre hommage. Enfin, j'en avais parlé auparavant, Jeff Goldblum y joue un joli rôle de producteur en chef. Un excellent casting, sans doute la raison du succès de cette comédie.

Rachel McAdams dans 'Morning Glory"
Le film n'est pas extrêmement drôle (à part quelques scènes lorsqu'elle décide d'envoyer le "Monsieur météo" tester toutes sortes de manèges ou de sports), mais il est cependant intelligemment écrit,  il insiste ainsi sur l'acceptation de soi,  en poussant chaque personnage à faire face à ses défauts, ses propres travers. Le chemin parcouru par le personnage d'Harrison Ford est intéressant. Rachel McAdams porte ce film sur ses épaules très facilement.  Ce n'est donc pas un classique, mais il mérite bien un B. Contrairement aux comédies "potaches" qui peuvent facilement plonger dans le ridicule, celui-ci garde un côté "classe" sans doute du à la présence de Ford et de Keaton.

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