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27 février 2014

The Grand Budapest Hotel

Bienvenue au Grand Budapest Hotel !  Comme beaucoup je me suis précipitée dans les salles aujourd'hui pour aller découvrir le dernier opus de Wes Anderson.  Avouez que les critiques dithyrambiques (meilleures que celles déjà très enjouées de Moonrise Kingdom) et le casting impressionnant ne laissent personne de marbre, et surtout pas une fan de cinéma comme moi. 

Évidemment, on a toujours peur d'être déçue (ce qui m'arrive assez souvent) mais ici que nenni ! La magie du cinéaste américain opère à nouveau - un vrai petit bijou d'une heure et trente neuf minutes.

Étrangement, mon cinéma (en plein centre ville) avait choisi de le projeter dans une petite salle au deuxième étage (la version originale cependant) et la salle a été vite remplie. J'ai failli ne pas profiter pleinement du film, ma voisine ayant en plus d'un tic de déglutition, une fâcheuse manie de froisser un bout de papier - un regard glacial de ma part aura eu vite fait de mettre un stop à ce tic !


Mais revenons au film - la première scène du film montre une jeune femme venue se recueillir sur la tombe d'un célèbre auteur (la tombe indique uniquement la profession) et y accrocher, comme beaucoup d'autres un jeu de clés.  Elle tient dans ses mains le livre de son mentor qui raconte l'histoire de Gustave H (Ralph Fiennes), le concierge légendaire du célèbre Grand Hôtel Budapest, situé dans le feu pays du Zubrowska dans les années 30, et sa légendaire amitié avec un jeune groom, Zero Moustafa (Tony Revolori). 


Le spectateur remonte alors le fil du temps, présenté ici comme des poupées matriochka - l'auteur se souvenant de sa rencontre, à la fin des années soixante dans le fameux hôtel (redécoré à la mode du communisme) avec le propriétaire des lieux, le très discret Zero Moustafa (F.Murray Abrahams). Ce dernier, grand fan du romancier, accepte de lui raconter comment il est devenu propriétaire de l'hôtel, et plus précisément sa rencontre et sa fuite avec le fameux Gustave H, du vol d'une célèbre toile de la Renaissance et de la bataille autour de l'héritage de feu Mme D. (Tilda Swinton) avec son héritier, le terrible Dmitri (Adrien Brody).


L'hôtel retrouve alors sa splendeur des années 30 à l'époque où les grandes fortunes viennent y séjourner pour s'y refaire une santé (bains thermaux) et les veuves millionnaires se faire réconforter par le fameux concierge Gustave. 

Je n'en dirais pas plus, mais Anderson nous offre ici un conte drôle, émouvant - touchant, une heure quarante de bonheur et de rires ! La prestation de Ralph Fiennes est époustouflante, son personnage est si fort en couleurs - je me suis régalée à chaque scène avec lui. Tilda Swinton est parfaite dans le rôle de cette vieille comtesse de 84 ans entichée du concierge. J'avoue que de retrouver une telle palette d'acteurs est un plaisir - de Bill Murray à Jeff Goldblum, de Saoirse Ronan à Jason Schwartzman, d'Harvey Keitel à Edward Norton, tous trop rares sur nos écrans.


Le réalisateur américain aime ses acteurs et ses personnages, ainsi qu'ils soient bons ou méchants, on ne peut les détester, même cet assassin de Jopling (Willem Dafoe). Enfin, j'ai failli oublier la présence de Jude Law (l'auteur plus jeune) est impeccable.

La poésie de Wes Anderson est toujours aussi présente, chaque détail, chaque scène est préparée avec minutie - et l'humour très présent (j'ai vraiment beaucoup ri) redonne du peps et du cachet à ce qui selon moi, manquait à Moonrise Kingdom.  Wes Anderson me rappelle beaucoup Charlie Chaplin dans sa manière de filmer la fugue de Gustave.

Un film donc très réussi pour moi et une interprétation sans faille de Ralph Fiennes de ce concierge, effectivement légendaire ! 

A aller voir d'urgence au cinéma !

Mon avis :

2 commentaires:

  1. Tout à fait d'accord , ce film est majestueux ! Il est un exemple de précision et de minutie , le tout mélé à un humour subtil . Moi qui suis également très cinéphile , cela faisait longtemps que je n'avais pas passé un aussi agréable moment au cinéma !

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    1. Ravie que tu aies aussi aimé ! Oui, c'est magique de retrouver au cinéma les mêmes émotions que lorsqu'on était enfant - car j'ai eu l'impression d'être à nouveau jeune et découvrir le cinéma pour la première fois !

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