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18 mars 2016

Et puis j'ai lu .. un peu .. beaucoup.. à la folie !

Comme vous le savez, je publie dorénavant mes chroniques littéraires sur mon autre blog, Tombée du ciel, mais de temps en temps j'aime bien venir par ici et faire un petit récapitulatif de 4 ou 5 lectures coup de cœur. 


Un instant de grâce - Éditions Flammarion, 120 pages. 

Je ne connaissais pas Clémence Boulouque, l’auteur du roman mais j’ai tout de suite accroché au style et je me suis laissé entrainé dans livre singulier, écrit avec élégance. Tout en finesse. Le roman, vous l’aurez deviné, est consacré à l’une des plus belles actrices, Audrey Hepburn. Pas besoin de connaître la carrière cinématographique de l’actrice pour lire ce roman, car Clémence Bouloque a choisi de vous proposer un portrait intimiste de la star. Loin de Hollywood et des paillettes, la romancière propose ici de découvrir la personne derrière l’actrice. Celui d'une petite fille, née à Bruxelles, trimbalée ci et là par ses parents, rapidement séparées. Entre internant anglais stricte et les Pays-Bas pendant la guerre, Audrey grandit comme elle le peut... J’ai vraiment aimé l’écriture de cette romancière (il faut que je me procure ses autres livres), très maitrisée et qui reproduit ici la grâce fragile de l’icône cinématographique, lui confiant cette humanité souvent cachée derrière ce visage lisse. Un très joli moment de lecture ! 
Ma chronique complète pour ce roman est par ici.



Du fond de mon cœur - Lettres à ses nièces - Editions Finitude, 175 pages.

Une autre lecture très "fille" puisqu'il s'agit ici d'un recueil de lettres signées Jane Austen et adressées à ses nièces. J’ai découvert l’œuvre de la romancière anglaise à la fac en étudiant la littérature anglaise. Je m’attendais à de la guimauve, j’en suis repartie avec des bonbons très acidulés, comme de la menthe blanche. Jane Austen avait le don incroyable de retranscrire la mesquinerie, l’orgueil et tous les autres défauts qui font de l’être humain un personnage parfait pour la fiction. De ces défauts, elle en faisait des atouts et recréait le petit monde de la bourgeoisie de cette Angleterre victorienne. Je ne me suis jamais vraiment intéressée à sa vie et ce recueil m’a permis d’en mieux saisir la portée – sa vie familiale fut sans aucun doute une source inépuisable d’idées pour ses romans.
J’ai vraiment appris énormément sur la vie à l’époque à travers ces lettres. Jane donne des nouvelles de tous ses frères mais aussi de ce qui se passe dans leur société, ce qui fait rougir ou ce qui embarrasse, comme ce qui fait sourire ou pleurer. Jane avait une vie plutôt rangée.
En lisant ses lettres, j’ai découvert une personnalité vive (sauf sur la fin de sa vie, quand elle se sait malade), drôle et piquante comme je me l’étais imaginée.
Bref, j’ai dévoré la présentation de Marie Dupin, ses notes de bas de page et j’ai trouvé intéressant que les rares témoignages sur leur tante défunte, soient joint à ce recueil.
Ma chronique complète pour ce roman est par ici.



Le lagon noir - Éditions Métailié, 320 pages.

Comme il  me tardait de retrouver Erlendur  dans des nouvelles aventures ! Je guettais depuis fort longtemps la sortie de ce nouveau roman. Reykjavik, 1979. Erlendur, 33 ans, est un jeune inspecteur à la brigade d’enquêtes criminelles lorsqu’il est appelé car on vient de repêcher le corps sans vie d’un homme, dans un lagon bleu près d’une centrale géothermique. L’homme n’a aucune pièce identité, sinon une paire de santiags aux pieds.L’homme travaillait à la base américaine de l’aéroport de Keflavik. Erlendur et Marion Briem doivent enquêter dans une période fortement marquée par la guerre froide et où les autorités américaines sont tout sauf coopératives. Mais Erlendur ne serait pas Erlendur sans une autre obsession. Toujours aussi passionné par les disparitions mystérieuses, le jeune inspecteur décide d’enquêter en parallèle sur une vieille affaire non résolue : la disparition d’une jeune fille un beau matin, il y a près de vingt cinq ans (1953) alors que la base américaine s’installait et apportait dans ses valises les premiers disques de rock et les premiers jeans...
Les fans, comme moi, de la première heure, seront toujours ravis d’en apprendre un peu plus sur le personnage d’Erlendur et ses premières années à la criminelle (il mentionne aussi sa précédente enquête), comme le prénom de ce petit frère ou sa relation, encore débutante, avec Marion et puis sa fille qui apparait pour la première fois. Enfin, si j’ai, j’avoue, trouvé le rythme un peu lent au milieu, la fin est parfaite, avec même une scène plutôt violente, assez surprenante quand on connaît l’auteur.  Encore un très bon cru ! 
Ma chronique complète pour ce roman est par ici.



Le camp des morts - Éditions Gallmeister, 376 pages

Il n’y a rien de mieux pour commencer ses vacances que de partir retrouver Walt Longmire, Henry Standing Bear et leurs amis dans le Wyoming. Hélène, du blog Lecturissime avons décidé de partager avec vous cette lecture commune. J’ai commencé ma lecture en fin de matinée et je l’ai achevée ce soir. J’ai quand même reçu entre temps des amis pour déjeuner mais j’étais ravie de rejoindre à nouveau les montagnes des Big Horns où, il est vrai, on se sent presque comme chez soi.
J’ai lu deux ou trois autres romans de Craig Johnson mais je dois avouer de suite : il s’agit de mon préféré ! Un énorme coup de  pour cet opus qui met en avant la compassion, la gentillesse et l’humour tordant de Longmire (et mordant de son meilleur pote Henry).  
On est loin ici de Las Vegas et des technologies, ici on traite de l’humain. Ainsi, lorsque son ami Lucian, ancien shériff et résident d’une maison de retraite, lui demande de regarder de près la dépouille d’une amie à lui, décédée dans la nuit, Walt obéit. La victime s’appelait Mari Baroja, d’origine basque, elle avait 74 ans et fumait trois paquets de cigarettes par jour. Mais le nouveau coroner fait bien son boulot et découvre rapidement qu’elle a été empoisonnée. Si ce roman m’a tant plu, c’est qu’ici, on est toujours aussi loin des enquêtes cyber criminelles, ici on enquête à la méthode des anciens et avec l’aide d’un pisteur hors pair, Henry. Et c’est souvent des histoires de rancune, de haine qui remontent à loin, permettant à Johnson de nous faire traverser plusieurs décennies. Et puis, Longmire se fiche souvent des règles, ainsi accepte-t-il souvent l’aide de Henry et même celle d’un contremaitre sur un chantier. Un énorme coup de cœur pour ce roman.
Ma chronique complète pour ce roman est par ici


7 commentaires:

  1. Le premier au sujet d'Hepburn me plaisait bien! Après ton commentaire, je le lirai avec plaisir.
    le recueil des lettres de Miss Austen à ses nièces doit être un régal à découvrir! des bises

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    1. Oui, ce sont deux récits très agréables, le premier est très bien écrit et il s'agit d'Audrey, le deuxième a un goût de bonbon acidulé, Jane Austen se révèle aussi facétieuse que ses personnages!
      Bonne fin de journée!

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  2. je note le Boulouque et les lettres de Jane Austen!
    Quant au Lagon Noir, c'est ma lecture en cours :)
    J'ai également repéré Craig Johnson, mais je veux les lire dans l'ordre, je vais commencer par Little Bird.

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    1. alors bonne lecture !
      pour Craig Johnson c'est une bonne idée car il y a une histoire avec la femme et la fille de Longmire ;-)

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  3. Plein de bons livres et notamment Longmire <3

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    1. oui ! et par chez toi, rares sont également les déceptions !
      je trouve ça bizarre quand les gens ne trouvent pas leur bonheur !

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  4. J'aime beaucoup Audrey Hepburn alors j'avoue être très intriguée par le premier livre dont je n'avais jamais entendu parler. Il est fort possible qu'il croise ma route !

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