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12 octobre 2021

Maria Chapdelaine


Lors de mon séjour à Québec, je suis allée voir le film réalisé par Sébastien Pilote, adapté du célèbre roman éponyme de Louis Hémon (publié en 1913).


Il était temps de découvrir ce film, adapté ici pour la troisième fois qui rend hommage aux Québécois d'il y a cent ans qui choisissaient d'aller vivre au nord du Québec, pour y "faire la terre". 

Maria Chapedlaine a 17 ans en 1910. La jeune femme vit avec toute sa famille aux abords de la rivière Péribonka au nord du Québec. Son père y travaille la terre ("faire la terre"), il coupe les arbres entourant leur ferme pour en faire de la terre agricole. La famille entière travaille sans relâche pour repousser les limites de la forêt et survivre à ce climat peur accueillant. Les hivers sont longs et les tempêtes de neige violentes. De plus, il leur arrive d'être totalement isolé pendant plusieurs semaines. La mère et les enfants ont accepté ce mode de vie isolé. 

Le père Chapdelaine en est à sa troisième ferme, dès que des voisins s'installaient un peu trop près, il préférait repartir vers le nord inhabité et recommencer de zéro. L'été, ses deux fils aînés et un saisonnier viennent l'aider à couper le maximum de bois avant la venue de l'hiver. 

Maria, devenue une belle jeune femme, se retrouve soudainement avec plusieurs prétendants, François Paradis, le coureur des bois, dont elle tombe amoureuse, qui travaille dans le commerce des peaux de bêtes (en lien avec "les sauvages") puis Eutrope Gagnon, le gentil et unique voisin, un jeune homme un peu naïf et enfin Lorenzo Surprenant, qui est parti travailler aux Etats à Boston en usine. Evidemment leurs noms de famille m'ont fait sourire, l'auteur a avoué les avoir choisis pour ce qu'ils représentaient dans la vie de Maria. 

La jeune femme peut entrevoir ainsi plusieurs avenirs : celui d'une femme aisée à Boston, où les trottoirs sont goudronnés, il y a l'électricité et des voitures, ou celui de la femme d'un fermier, et enfin la compagne d'un coureur des bois, qui s'absentera de longs mois pour mener à bien ses affaires.

Malheureusement, un drame s'abat bientôt sur la ferme et Maria est perdue....

J'ai aimé le film, j'avoue que les images de la forêt filmée en drône en plein hiver sont magnifiques, même si la vue de ce carnage (tous les arbres coupés autour de la ferme) peut choquer au départ. Les acteurs sont tous excellents. 

La deuxième adaptation était restée en mémoire de mes amies québécoises, mais en regardant quelques images, les acteurs (Carol Laure jouait Maria) étaient tous beaucoup trop vieux ! Ils avaient tous la trentaine, voire la quarantaine... Or dans le roman, Maria a 17 ans et ses prétendants à peine 20 ans. Aussi, j'ai nettement préféré cette version même si le silence de Maria a pu énerver mon amie. Mais à l'époque, les jeunes femmes se devaient de rester discrètes. 

On réalise à l'époque que la religion avait une place prépondérante, que les Québécois regardaient les Français avec une sorte de sentiment d'infériorité, et que les médecins étaient parfois de vrais charlatans ! La scène où le médecin fait son diagnostic m'a fait bouillir. 

Evidemment, avec le recul, la mention "des sauvages" ne prête plus à sourire. J'ai appris que Louis Hémon était de surcroît Français et était juste venu passer 18 mois dans le Grand-Nord. Il a apparemment réussi à transcrire parfaitement le mode de vie de ces paysans. Avec le vocabulaire local. 

L'actrice joue ici son premier rôle, mais j'ai reconnu l'acteur Antoine Olivier Pilon dans le rôle d'Eutrope. Je note les excellentes interprétations d'Hélène Florent et Sébastien Ricard, qui jouent les parents et d'Emile Schneider dans le rôle de François Paradis, le fameux coureur des bois ;-) 

Mon avis : 


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