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04 décembre 2013

Les garçons et Guillaume, à table

Je suis enfin allée voir le film de Guillaume Gallienne, après toutes les critiques dithyrambiques vues ou lues, j'avais hâte de voir "la comédie de l'année". Malheureusement, ce ne fut pas le coup de foudre espéré. Je vais être, sans doute, comme le journal Le Monde, une des rares personnes à ne pas crier au génie. Pourtant j'ai aimé, mais je n'ai pas non plus adoré. Personnellement, j'aime beaucoup Guillaume Gallienne, j'adore son émission culturelle "Ca ne peut pas faire de mal" sur France Inter, cette passion commune pour la littérature - je l'écoute d'ailleurs en podcast. J'ai hâte de le voir interpréter Pierre Bergé sur grand écran dans le biopic sur YSL.

A l'occasion de la sortie de son film, j'ai aussi vu plusieurs émissions qui lui étaient consacrées dont Thé ou Café, et je n'aurais sans doute pas dû. Je m'explique.

Au vu de toutes les critiques, je savais que j'avais mis la barre haute, or il s'agit du premier film de Guillaume Gallienne. Mon billet est mon opinion sur un film - pas sur l'histoire. Je comprends l'engouement pour cette biographie qui est très émouvante et porte en elle un grand message de tolérance, chose qui semble faire défaut dans notre paysage depuis quelque temps.
Je trouve d'ailleurs très courageux de sa part d'aborder son passé au grand, son enfance et adolescence troublés par sa quête d'identité.

Abonnée à son compte Twitter, cela faisait des moi
s que je suivais la progression de son aventure dans le monde du cinéma. Or le résultat est le suivant : j'ai eu l'impression de connaitre déjà toute l'histoire, ce qui a gâché un peu mon plaisir (je savais qu'il y aurait de la danse andalouse par exemple). 






Avant le film, Guillaume Gallienne avait créé une pièce de théâtre où il racontait la même histoire. En l'adaptant au grand écran, il a choisi une forme atypique : se filmer sur une scène de théâtre, puis plonger le spectateur dans une sorte de boite à souvenirs où il interprète son personnage à différentes périodes de sa vie (enfant, ado, jeune adulte) et le rôle de sa mère. Personnellement, j'ai trouvé que la forme choisie (cette alternance entre théâtre et film) m'a finalement empêché d'entrer plus profondément dans cette histoire complexe et passionnante, qui est la recherche de soi.  

Ce "double jeu/je" ne pas pas autorisé à voir finalement le vrai Guillaume, j'avais sans cesse l'impression de voir l'acteur jouer, et j'ai ressenti une certaine distance qui m'a empêché d'être emportée par sa vie, ses émois, ses peurs. J'ai vu l'acteur se mettre en scène. Je n'ai ainsi jamais pu oublier que c'était Guillaume Gallienne fardé qui jouait sa mère, même si je trouve sa performance excellente ou disons plutôt le personnage de sa mère excellent. J'adore le caractère de cette femme qui ne cache jamais ses sentiments. 

Cette omniprésence de l'acteur fait qu'on remarque à peine les autres acteurs, seule la grand-mère jouée par une Françoise Fabian impeccable sort du lot. Les frères sont inexistants, comme le père. Évidemment, il le dit lui-même, il a grandi dans une grande famille bourgeoise où les parents s'occupent très peu de leurs enfants, mais là il s'agit du regard d'un fils, d'un frère sur sa famille et j'ai trouvé qu'à part sa mère - sa famille semblait transparente. Or en vérité, il adore ses frères et son père. 

Je ne dis pas que je me suis ennuyée non plus, j'ai été déstabilisée par ce choix de réalisation : osciller entre scène de théâtre et "souvenirs", ainsi  quand je commençais à m'attacher au Guillaume à 16 ans, il réapparaissait subitement à 40 ans sur scène.




On en parle aussi souvent comme un film "extrêmement drôle", je ne trouve pas que le film soit hilarant, comme je l'entends c'est-à-dire qu'on ne rit pas toutes les trente secondes (ce qui pour moi est la règle du "film comique" :  un enchainement de scènes de plus en plus loufoques) et je ne suis pas la seule, car les autres personnes dans la salle ont ri aux mêmes moments que moi, que je compte sur les doigts d'une main. 

Par contre, lorsqu'on rit c'est génial, car il y a deux ou trois scènes cultes que j'ai savourées avec énormément de plaisir, avec en ordre de préférence : 

- les 3 jours à l'armée, entre les scènes de tests physiques et l'entretien avec un médecin (le seul rôle secondaire qui réussit à chiper la vedette de Guillaume), grand moment.

- la fameuse thalasso en Bavière : deuxième fou rire partagé dans toute la salle, les scènes de massage (et autres soins) sont exquises. Je n'en dirais pas plus, mais j'ai encore le sourire jusqu'aux oreilles en revoyant les images. 

- Sissi l'impératrice, mais j'aurais largement préféré voir cette scène au théâtre. En fait, j'ai beaucoup regretté ne pas l'avoir vu sur scène.

J'ai aussi souri lorsqu'il filme ses années collège en Angleterre, avec une lumière à la David Hamilton, ou avant dans un collège privé où il est le souffre-douleur de ses camarades. Par contre, je n'y retrouve pas l'intensité dramatique de Maurice, qu'a cité M.Beigbeder dans son émission.
Si le film en lui-même ne m'a pas totalement enchanté, il reste l'histoire. Ce film, je l'espère, permettra à beaucoup de personnes, parents ou adolescents de trouver des réponses à leurs questionnements. Le film est très émouvant et met à mal beaucoup de stéréotypes (on associe souvent la gestuelle, la manière de parler ou de s'habiller à une préférence sexuelle par exemple, or ici Guillaume Gallienne prouve le contraire). 

Si je trouve aussi que la fin est un peu bâclée (comme le souligne François Bégaudeau dans le Cercle, il s'en tire avec une explication très œdipienne : une mère castratice qui rêvait d'avoir une fille décide que son petit dernier en sera une, et lui en admiration totale devant elle jouera le jeu), il reste néanmoins de la part de Guillaume Gallienne un témoignage d'amour et tendresse incroyables d'un enfant envers sa famille, très bourgeoise mais aussi très loufoque. 

Ma note :

07 août 2013

My addictions of the week


De retour sur la blogosphère (et accessoirement au travail). Je laisse donc les aoûtiens profiter du soleil (un peu plus discret ces derniers jours), sauf le week-end où je profite de la plage. Je peux donc lire vos dernières aventures et j'ai découvert deux ou trois nouveaux blogs qui me plaisent beaucoup. 

Je les réserve pour mes pauses au travail, je ne les lis jamais chez moi. Je peste contre celles que j'aime qui ont disparu de la toile (pour congé ou toute autre raison) et j'en oublie que j'écris peu moi-même. Et que je dois aussi vous préparer des billets sur mon voyage en Europe septentrionale, vous savez chez les Baltes !




*  *  *

Mes drogues culinaires

J'ai complètement craqué pour la nourriture balte (estonienne et lettone), je vous prépare un billet culinaire à ce sujet !

Sinon, depuis mon retour, j'ai retrouvé mes habitudes, je me suis quand même fait plaisir hier en préparant du pain perdu (avec du lait sans lactose) et de la confiture fraise/rhubarbe - je vous le conseille, c'est une tuerie ! (cf. photo en bas dans mes Instantanés) Et j'ai découvert un peu par hasard la glace au speculoos Carte d'Or (j'achète très peu de glace, genre un pot par an, Ben & Jerry's normalement). 


Mes drogues télévisuelles

Depuis mon retour, je regarde avec plaisir (et tristesse) la dernière saison de Damages, les dialogues sont toujours aussi savoureux, le montage parfait (ainsi le parallèle entre les deux avocates est étudié au millimètre). Et je souffre encore plus cette saison de connaître la fin (le principe même de la série).

Croyez-le ou non, je ne suis aucune autre série (en ce moment). La sécheresse quoi. C'est même étrange, mais ça fait du bien. Je n'ai pas, j'avoue, l'envie de regarder des films - j'ai quand même regardé un ou deux films sur Canal +, mais bizarrement aucun nom ne me revient. Je me rabats donc sur des documentaires (l'invention du système métrique m'a passionnée), souvent sur Arte. 

J'ai quand même découvert deux mini séries qui me plaisent, la première diffusée le dimanche en début d'après-midi sur la même chaîne (6 épisodes diffusés en trois fois). Bon j'avoue, j'adore ARTE !

Il s'agit d'un documentaire sur une école de danse à Dresde en Allemagne, Les petits rats de Madame Paccula. Cette école est l'une des rares à accueillir des petits rats tout au long de leur scolarité, cours et gîte compris.

L'école est magnifique et les profs tous super sympas et investis (que ce soit en danse moderne, en dessin ou en maths). On suit quatre élèves qui rêvent tous de danser sur les plus grandes scènes, et qui découvrent les joies et les nombreuses difficultés de ce métier, dont Pauline et Shirley.

Pauline et Shirley

J'avais commencé le ballet mais après quelques années, j'ai tout arrêté. Pourtant j'étais "faite" pour ça me disait-on, grande, très mince, un joli port de tête (un grand cou), et plutôt douée - le petit rat idéal. Sauf que j'étais toujours partie à rêvasser et que j'en ai eu marre du balai dans le dos pour avoir le dos droit, et de l'autorité de ma professeure.  En tout cas, je vous invite à regarder l'émission (soit en rediffusion sur Arte +7) soit à regarder les prochains épisodes.

Sinon Canal + a diffusé le premier épisode des enquêtes de deux policiers britanniques dans Case Sensitive, Charlie Zailer (Olivia Williams) et Simon Waterhouse (Darren Boyd). Depuis 3 autres enquêtes ont été diffusées en Grande-Bretagne. La première enquête relate la terrible découverte d'un homme d'affaires rentrant de Suisse, trouvant sa femme et sa petite fille, baignant dans leur sang. L'inspecteur Zailer est pleine de contradictions et a du mal à s'imposer dans une équipe majoritairement masculine avec un supérieur misogyne. De même, le duo Zailer/ Waterhouse est bancal et on ne sait jamais sur quel pied danser. J'espère que Canal diffusera les autres épisodes.

 Mes e-drogues (iPhone ou iPad)

Je crois vous avoir parlé une ou deux fois des podcast que j'écoute régulièrement. Comme je promène mon chien deux fois par jour (trois souvent, mais la dernière promenade se résume à quelques minutes), j'ai pris l'habitude d'écouter quelques émissions. J'adore Canteloup avec "sa revue de presque" qui me fait toujours beaucoup le rire le soir, et me permet donc d'évacuer le stress d'une journée. J'ai appris qu'il avait resigné sur Europe 1 pour une nouvelle saison. Youpi !

Là, j'écoute France Inter avec "ça ne peut pas faire de mal" - une émission consacrée à des écrivains célèbres, et présentée par le charmant Guillaume Gallienne. J'avoue que j'hésitais à télécharger ces émissions car leur durée (50 minutes) et le sujet me faisaient craindre un profond ennui. Que nenni ! L'émission est très bien réalisée, elle présente des extraits de plusieurs œuvres (souvent lues par un autre écrivain), de la musique, et si possible des témoignages audio de l'écrivain. Ainsi ai-je pu entendre la voix de Faulkner et de Louis Armstrong accompagner mes pas, ou suivre l'épopée de Lawrence d'Arabie. Et la durée correspond finalement à ma promenade du soir, s'il ne fait pas trop chaud, car ma petite saucisse ne tient pas. 

J'ai hâte d'écouter les prochaines émissions. A noter que parfois, Guillaume préfère aborder un thème plutôt qu'un auteur en particulier. Vous pouvez écouter ses émissions sur votre ordinateur ou les télécharger en podcast (via i-Tunes ou votre plate-forme). 

Mes drogues cinématographiques

Depuis mon retour je n'ai vu aucun film, le soleil me pousse plus vers la plage ou mon transat que vers une salle de cinéma. Et j'avoue que les films à l'affiche ne me tentent pas. Peut-être la suite des aventures de Monsters & Cie

Par contre, j'ai vu plusieurs bande-annonces et là j'ai drôlement envie de les voir. Évidemment les films sont en post-productions et ne sortiront en salle qu'en 2014 !

Je vous montre aujourd'hui celle de the Turning - un film 100% australien qui réunit entre autres Rose Byrne, Cate Blanchett, Hugo Weaving (Elrond !) et Callan Mulvey (les fans de la série HBH s'en souviendront). Le film adapte à l'écran la collection de nouvelles de l'auteur australien Tim Winton.