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11 octobre 2016

J'ai fait l'expo In-dig-e-nize dans le cadre du Festival ciné alter'natif

Cette année a lieu entre le 7 et le 17 octobre la septième édition du Festival ciné alter'natif consacré aux films de l'Amérique indienne. Le festival s'organise autour de trois lieux : Nantes, la Turballe et Paris. L'association "De la plume à l'écran" a encore une fois fait un travail énorme qui nous permet de mieux appréhender la question indienne alors que plusieurs combats sont en cours, dans le Dakota du Sud et en Colombie-Britannique.

Entre courts métrages, films et documentaires, le festival aborde de diverses manières la question indienne. 

J'ai pour ma part choisi d'aller voir l'exposition In-dig-e-nize mettant en avant la collaboration entre Tracy Rector, réalisatrice Seminole-Chocktaw, et Melissa Ponder une artiste photographe à l'Orangerie du Jardin des Plantes. Leur idée était de faire découvrir au public la grande diversité des communautés indiennes et c'est réussi ! Les portraits montrent à quel point les indiens sont différents, on peut y voir le métissage ou projeter sur ces visages la vision moderne des indiens. Je suis presque certaine qu'il y a une mère et sa fille !

Ses portraits sont saisissants.  Un aperçu avec ces portraits :




Des ateliers-animations ont lieu en présence des artistes chaque jour de 15h à 17h au même endroit. Le programme est disponible ici.

Orangerie du Jardin des Plantes.
Place Sophie-Trébuchet
12h30 à 19h
Entrée libre

*  *  *

Côté cinéma, le Concorde organise la diffusion de l'ensemble des films / courts- métrages et documentaires. Je vous invite à aller voir le programme par ici. 

Pour ma part, j'ai prévu de voir pour ma part le documentaire The Oka Legacy de Sonia Bonspille-Boileau, d'origine Mohawk, diffusé mercredi soir. Ce documentaire se base sur la crise qui a secoué le Canada il y a déjà 25 ans à l'été 1990 dans la petite ville d'Oka, sur la réserve de Kanehsatake au Québec. 
La population Mohawk refusait en effet qu'une extension d'un terrain de golf soit autorisée sur une terre appartenant à la réserve, et qui n'avait jamais fait part d'un quelconque traité cédant la propriété. Surnommée "The Oka Crisis", le combat dura 78 jours, attira l'attention du monde entier, après que le gouvernement canadien a envoyé ses troupes militaires et eut un impact profond sur les peuples indiens du Canada.

La réalisatrice Sonia Bonspille-Boileau avait 13 ans à l'époque des faits et habitait Oka.  En réalisant ce documentaire 25 ans plus tard, la réalisatrice porte un regard sur cet évènement qui fut comme un catalyseur dans la prise de conscience des tribus indiennes et de leurs droits. 

Pour ma part, cette histoire m'est familière et surtout cette image qui avait fait le tour du monde : 


J'aurais aimé aller voir les autres courts-métrages et films diffusés mais mon emploi du temps m'en empêche.
Quelques titres pour vous donner envie : Ô Kanata !, Echos de la Terre : Histoires de la Sierra Nevada, Dessine-moi une histoire, Se souvenir..., L’heure du crime !, Jeunesses en dialogue.

La soirée de clôture en hommage à John Trudell aura lieu samedi soir suivie de la diffusion d'un film docu sur l'homme et son esprit "coyote" avec ensuite un concert et un buffet solidaire au Dix.
  • 5 invités amérindiens : Sonia Boileau, Amanda Strong, Omar Osiris Ponce, Tracy Rector et Nahaan.
  • 3 récompenses : le Prix du Public, le Prix du meilleur film d’animation et le Prix Jeunesse qui récompensera le meilleur court-métrage de la sélection « Jeunesses en dialogue » préparée par plus de 200 jeunes de la région nantaise.

Le Festival Ciné Alter'natif 
La Ville de Nantes est partenaire.
Site : http://www.nantes.fr/infonantes/agenda/82050#infonantesResult

L'association "De la plume à l'écran"





10 août 2015

Oriana Fallaci

Je suis allée au cinéma curieuse de suivre le parcours d'une des plus célèbres photo-reporter du monde, Oriana Fallaci dont je ne connaissais pas du tout le travail. Ce biopic aborde ici tout un pan de l'histoire mondiale vu à travers le regard implacable d'une femme déterminée, une interviewer hors-pair prête à prendre tous les risques : de la Dolce Vita au 11 septembre, Oriana a parcouru la planète : la guerre du Vietnam, la Grèce des colonels ou l'Iran de Khomeiny. 

J'ai appris un peu plus sur le parcours extraordinaire de cette femme en allant sur Internet afin de préparer ma chronique. Ainsi, j'ai découvert qu'elle a été blessée par balles (à trois reprises) au Mexique juste avant les Jeux Olympiques de 1968. 

Le film a un format classique, il commence avec Oriana (Vittoria Puccini), de retour à Florence, après avoir été diagnostiquée (en 1999?) pour un cancer (du sein). Celle-ci possède une magnifique maison où s'entassent ses souvenirs dont des milliers de photos. La quinquagénaire a engagé une étudiante, Lisa (Francesca Agostini), pour les archiver. 

Le film n'aborde cependant pas l'enfance de la jeune femme, ce qui aurait été intéressant compte tenu de ses positions sur les femmes en général (liberté sexuelle,le mariage, le travail) mais les débuts d'Oriana, reporter à Hollywood. La jeune femme, née en 1929 à Florence,  va alors aiguiser son talent de journaliste en interviewant les stars hollywoodiennes et en publiant un livre dont la préface sera signée Orson Welles. Mais Oriana veut aller sur le front, les paillettes l'ennuient.  


Le réalisateur a choisi d'ignorer l'attentat dont elle est victime au Mexique (pourquoi?) et de la montrer lorsqu'elle réussit à persuader le rédacteur-chef de l'Europeo, le journal pour lequel elle travaille de l'envoyer sur le front, au Vietnam, en 1968. La jeune y restera longtemps. Si les images sont impressionnantes (mêlant de vraies images à des fausses), j'ai été fortement dérangée par deux choses :
- lorsque Oriana suit une troupe américaine partir à l'assaut, le réalisateur italien y ajouté de la musique des sixties. Comme si, depuis Good Morning Vietnam ou la série China Beach (dont le générique était le fameux Paint it Black des Rolling Stones), il était impossible de montrer cette guerre sans y ajouter cette musique. Or c'est totalement erroné et inapproprié, le résultat est à l'inverse, selon moi de l'objectif : il détourne l'attention du spectateur loin de l'horreur de cette guerre. 
- le traitement des voix : Oriana est italienne et parle italien avec le reporter français (Stéphane Freiss) et lorsqu'elle interview les GI, c'est en anglais. Etrangement, leurs voix semblent avoir été ajoutées par-dessus cette musique assourdissante, des voix qui ne sont pas synchronisées avec le mouvement des lèvres (une micro seconde qui m'a fortement perturbée). 

Il n'en reste pas moins que ce passage au Vietnam est choquant, surtout la dernière image, devenue célèbre à travers le monde pour dénoncer la cruauté et dont j'ignorais qu'elle était signée Oriana Fallaci. Un moment très fort du film. A voir. 

Oriana part ensuite dénoncer la dictature des Colonels en Grèce, elle y rencontre une de leur victime, libérée après cinq ans d'emprisonnement, Alexandros Panagoulis (Vinicio Marchioni) et en tombe amoureuse. J'ai vraiment accroché au film à partir de ce moment là, plus de musique et une très belle histoire qui rejoint l'histoire avec un grand H.  On y voit deux personnes, follement amoureuses, lutter entre leurs sentiments et leurs dévotions à leur cause.  J'ai aussi découvert un pan de l'histoire sombre de la Grèce. 

Oriana repartira en Iran, elle sera la seule journaliste à obtenir une interview avec le nouvel homme fort du régime, l'Ayatollah Khomeini - une interview sans fards ! On est en 1979 (ou 80) et elle lui demande pourquoi les femmes doivent se recouvrir leurs corps, ce qu'il est en est de la liberté sexuelle ! Car Oriana dénoncera toute sa vie (ce qui fera débat à la fin de sa vie) la main mise de la religion sur la liberté des femmes à travers le monde. Et plus particulièrement l'impact de la guerre sainte dans les pays orientaux musulmans. Oriana n'a jamais peur de la controverse et de la vérité. 

Le film fait des allers-retours entre le passé et le présent, la maladie évolue, Oriana s'affaiblit et accepte la présence de la jeune étudiante auprès d'elle et lui confie ainsi des parts de sa vie. 

Oriana écrira des livres devenus célèbres, donnera des conférences à travers les facultés les plus célèbres (Yale, Harvard) et vivra des années à New York où elle possédait un appartement. Elle y sera le jour des attentats du 11 septembre. La reporter trimballera sa petite machine à écrire partout avec elle, continuant de rédiger ses articles et ses livres, même en 2001 ! 

Elle fera dire à Kissinger que la guerre du Vietnam était une épouvantable erreur et sera aussi vindictive auprès de Lech Walesa, Willy Brandt, Ali Bhutto, Walter Konkrite, Federico Fellini, Den Xiaoping, Yasser Arafat, Indira Gandhi, Golda Meir, Haile Selassie ...

La véritable Oriana Fallaci

Une femme passionnée et passionnante, libre et controversée. Les acteurs sont vraiment tous très bons : j'ai découvert ici le sosie d'Ornella Mutti, la très belle Vittoria Puccini, à la voix rauque et au regard gris et qui livre ici une très belle performance. 

Mon seul bémol vient du traitement des langues. Ainsi, j'ai vu le film en version originale, et au Vietnam aucun souci, on passe de l'italien à l'anglais mais la surprise vient lorsque Oriana obtient de pouvoir interviewer les trois Vietcong (supposés de pauvres gens de la campagne) et que l'un d'eux parle encore mieux anglais qu'elle ! A l'époque, c'était le français qui était enseigné. Puis en Grèce, de voir les souvenirs des séances de torture infligées à Alexandros .. en italien ? et pas en grec. 

Mais sinon, moi qui suis passionnée d'histoire et qui plus jeune admirait le métier de reporter, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film qui montre une des femmes les plus libres et déterminées du siècle dernier. Une femme dont j'aurais aimé croisé le visage et le talent avant son décès, en septembre 2006. Une femme dont je vais chercher à me procurer les livres. 

Mon avis : ♥♥♥♥

13 mai 2015

Les dix films de mon enfance


Mon amour du cinéma remontre à très loin. Il est viscéralement lié à mes parents qui m'ont emmené voir mon premier film au cinéma, Le livre de la Jungle. J'avais cinq ans et malheureusement je n'en ai gardé aucun souvenir. Mais ma mère s'en souvient très bien. J'étais assise seule dans la rangée d'à côté (salle pleine), et lorsque Balou s'évanouit, j'ai du croire qu'il était mort puisque je me suis levée, je suis montée sur mon siège et j'ai hurlé son nom dans toute la salle ! 

J'ai décidé de classer ici les dix films de mon enfance, par enfance j'entends les films vus avant l'adolescence (10 ans), époque où je suis devenue accro au cinéma, à la séance du dimanche soir (aux western et aux films noirs). Je réalise que je n'ai inscrit aucun dessin animé, mais à part Blanche-Neige dont je me souviens principalement car c'était la seule héroïne brune de Disney à laquelle je pouvais m'identifier (à l'époque, avant Pocahontas, Jasmine...).  

C'est parti !

13 avril 2015

Tag cinéma (21 questions)


Silence, ça tourne !




1. Le film le plus déprimant que tu aies vu :  Leaving Las Vegas avec Nicolas Cage et Elisabeth Shue (1996). J'ai vu le film alors que j'habitais au Tennessee. Je me souviens que j'étais accompagnée d'une amie japonaise qui n'a pas compris la scène finale du film. Le film racontait la descente en enfer d'un homme (Cage) qui vient à Las Vegas avec le but de boire jusqu'à la mort. Déprimant à souhait. 

2. Le film le plus dérangeant que tu aies vu : le terme dérangeant peut être interprété de plusieurs manières. Je pense à Délivrance même si je pense qu'il s'agit là d'une œuvre majeure du cinéma et à Black Swan que j'ai adoré mais qui m'a troublé différemment. 

3. Un acteur/une actrice que tu as vu dans plus de 8 films : J'ai plusieurs acteurs à qui je suis fidèle, mais comme il faut en choisir un : Meryl Streep, dont je pense avoir vu toute la filmographie : Voyage au bout de l'enfer, Kramer contre Kramer,  Le choix de Sophie, Falling in love, Le mystère Silkwood, Out of Africa et Un cri dans la nuit.

4. Un film que tu pourrais regarder en boucle jusqu'à la fin de tes jours : un seul ? Non ! Allez, je choisis ceux que je revois tous les ans : Laura d'Otto Preminger, Luna Park d'Andreï Goutine, Certains l'aiment chaud de Billy Wilder, Drive de Nicolas Winding Refn, Breakfast at Tiffany's de Blake Edwards et Danse avec les loups de Kevin Costner, et j'allais oublié la trilogie Le Seigneur des Anneaux.

5. Le tout premier film que tu te souviens avoir vu : E.T et puis j'ai été beaucoup marquée par Stand by me. Ma mère m'a emmené voir Le livre de la jungle quand j'avais cinq ans mais je ne me souviens plus de ce moment-là.

6. Un film que tu aurais aimé ne jamais avoir vu :  Contrairement à Papillote qui prend son travail au sérieux et va voir tous les films, même les pires - je choisis toujours mes films aussi je suis rarement déçue. Ah si, quoique cela fait toujours une anecdote à raconter : The Blair witch project - je me suis endormie à 3 reprises ! Le pire film jamais vu (enfin presque vu).

7. Un film dont tu aimerais voir une suite : Les Goonies de Richard Donner mais à l'époque du premier, avec les mêmes acteurs (qui auraient vieilli d'un an) ou retrouver encore les personnages du Seigneur des Anneaux ...



8. Un livre que tu aimerais voir adapté en film : oh difficile, vu que je lis énormément. Ah si, mais ça va se faire (et je n'ai malheureusement aucun pouvoir dessus) : The crowded room avec Leonardo Di Caprio qui adapte Les mille vies de Billy Milligan de Daniel Keyes. Un de mes cinq livres préférés de tous les temps.

9. Le film le plus esthétiquement beau que tu aies vu : Tree of Life de Terrence Malick, Out of Africa de Sydney Pollack, Tron de Joseph Kosinski, The fall de Tarsem Singh  et The way back de Peter Weir.

10. Ton réalisateur préféré : Impossible de n'en citer qu'un seul : Terrence Malick, Gus Van Sant, David Fincher, Otto Preminger, Billy Wilder, Sam Peckinpah, Sydney Pollack.

11. Ton style de film préféré : je ne me limite pas à un seul genre : les western, les thrillers, les films "indépendants" (comme ceux que je cite ici), les films de guerre.

12. Un film qui occupe une place spéciale dans ton cœur : Luna Park d'Andreï Goutine - je connais pratiquement l'ensemble dialogues par cœur (en russe). Ce film m'a longtemps obsédé et j'ai même réussi à racheter des photos du tournage.

13. Ta comédie préférée : un thème très large et très subjectif : Certains l'aiment chaud et La folle histoire de l'espace (je ris en tapant ces mots) (dans le même genre que les Hot Shots).

14. Un clip musical que tu aimerais voir développé en film : aucune idée.



15. Un film que toute le monde aime mais que tu détestes : trop facile : Le premier jour du reste de ta vie. Ce film m'horripile - avec les films adaptés des livres de Marcel Pagnol.

16. Un film que tu aimes mais que tout le monde déteste : Tree of Life de Terrence Malick.

17. Un univers cinématographique dans lequel tu aimerais vivre : l'Ouest sauvage de Danse avec les loups (au sein d'une tribu Lakota) ou dans la Terre du Milieu. Rien que ça.

18. Ton biopic préféré : honnêtement, les films biographiques sont généralement trop lisses car ils veulent toujours honorer le personnage principal. J'ai cependant trouvé ma réponse : Les Seigneurs de Dogtown de Catherine Hardwicke, suivi de près par Invincible d'Angelina Jolie.

19. Cinéma mainstream ou cinéma indie : les deux mon général ! 

20. Vieux films ou films récents : vieux films ? en fait, un peu de tout mais mes préférés remontent souvent à pas mal d'années.

21. Un film avec une très bonne bande originale : question piège pour moi, puisque c'est pratiquement mon genre de musique préférée ... je pourrais vous en citer des dizaines .... Mais je vous conseille fortement la bande-originale de The way back, signée Buckhard Dallwitz. 

The End.



12 janvier 2015

Captives

Je n'avais pas prévu de voir The captive (Captives) hier. J'allais voir le dernier film d'Angelina Jolie. Le film a commencé puis au bout de deux minutes, plus d'image. Projecteur en panne. 

2 places gratuites et j'entends des jeunes dire que le film d'Atom Egoyan va commencer dans dix minutes, SK1 dans cinq. J'hésite mais comme une amie veut aller voir ce dernier, j'opte pour The captive. J'essaie alors de me remémorer l'intrigue du film, je sais que Ryan Reynolds a le rôle principal, et que l'histoire tourne autour du kidnapping d'enfants. Une fois dehors, j'entre à nouveau dans le cinéma. 

Hop, je retire un nouveau billet au guichet et me revoilà dans une salle noire. Egoyan va alors m'entrainer dans un drôle de voyage, flippant mais intense. 

Huit ans après la disparition de Cassandra, quelques indices troublants semblent indiquer qu'elle est toujours vivante. La police, ses parents et Cassandra elle-même, vont essayer d'élucider le mystère de sa disparition (Allociné)

04 décembre 2014

Nightcrawler (Night Call)

En allant voir le dernier film avec Jake Gyllenhaal, Nightcrawler (traduit Night Call en fr.) je ne m'attendais pas à retrouver l'acteur aussi amaigri et enlaidi. J'avoue sans détour que les premières minutes du film furent assez difficiles. Les joues creusées, les yeux globuleux, les cheveux gras et d'énormes sourcils, Jake n'est pas beau à voir. Mais il nous livre une performance hors du commun dans un film totalement à part.

Ce thriller vous offre une autre facette de la ville de Los Angeles : celle de la nuit, où les gens montrent leurs vrais visages, celui de Lou Bloom (Gyllenhaal) en l'occurrence. Petit trafiquant de matériaux volés (cuivre, laiton, etc.), il vivote à la recherche d'un job qui fera de lui un homme puissant et riche. Solitaire, il réside dans un appartement où seule une plante verte l'accompagne et dont il prend soin de manière obsessionnelle. 

Témoin d'un accident de voiture la nuit, il se découvre par hasard un nouveau métier qui paie bien : caméraman free lance chargé de filmer la nuit les accidents, incendies, crimes ou autres situations dramatiques, toujours à la recherche de "l'image" qui sera utilisée à la Une de la chaine locale d'infos le matin suivant. 

Très vite, il apprend à décoder les termes utilisés par la police et à se déplacer à toute allure la nuit à la recherche du prochain scoop. Lorsqu'il réussit à filmer de près la victime d'un meurtre, il décroche son premier contrat et se met dans la poche la directrice de la chaine TV locale, Nina (René Russo). Cette dernière en veut toujours plus : toujours plus de sang, de drame, de tension. Sans le savoir, elle alimente peu à peu la folie de cet homme. 



Car elle ignore que l'homme qui lui apporte de plus en plus d'images sordides est un dangereux sociopathe. Lou Bloom est prêt à tout pour réussir, vraiment prêt à tout. Pour lui, chaque sirène de police est une chance de gagner plus. Mégalomane, il engage un assistant Rick (Riz Ahmed, formidable) dans sa toute nouvelle société de production. Celui-ci à la recherche d'argent accepte de le suivre dans sa quête de reconnaissance et de succès au détriment de la vie des gens. Le personnage de Rick ne fait qu'accentuer chez le spectateur la réalité de la dangerosité de Bloom. Toujours à la recherche d'images chocs, il s'introduit chez les victimes, maquille les scènes de crimes avant l'arrivée de la police... Chaque appel au central accentue chez lui une sorte de frénésie maladive. 

L'ivresse du succès le gagne peu à peu et il finit par plonger dans la noirceur infinie de la nuit et entrainer tous ceux qui le suivent, le spectateur compris.





Que dire de plus ? Sans trahir l'histoire. Je n'ai jamais autant ressenti de malaise envers un personnage, qui plus est, le héros de l'histoire. Impossible de lui trouver une quelconque affinité. Son égocentrisme, sa froideur et son incapacité à ressentir la moindre empathie font de lui un être qu'il est impossible d'aimer, mais la spectatrice que je suis était comme aimantée à cet homme particulièrement dérangeant. 

Je me souviens avoir ressenti un profond malaise, car contrairement à d'autres films où la morale et le bien reprennent le dessus, ici le film va jusqu'au bout, rien ne semble pouvoir l'arrêter. Mais en même temps, je ressors de cette salle en ayant aimé ce film, ironique, non ? Mais, je suis certaine que sentiment était totalement voulu et orchestré par Dan Gilroy (réalisateur et scénariste du film). 

Et si le spectateur tente, comme moi de se raccrocher à un autre personnage, qu'il voit comme une victime collatérale de l'obsession de Lou Bloom, il va aussi déchanter. Ici point de salut. Tous des salauds.




Le plus dérangeant est sans doute la logorrhée de Lou Bloom. Ce dernier, se croyant nettement supérieur aux autres se voit comme un manageur hors pair pour Rick et ,si parfois son discours moralisateur peut faire sourire, il finit par trahir les signes de sa maladie : son caractère obsessionnel et surtout son incapacité à communiquer avec les autres. 

Alors, j'ai croisé et décroisé les jambes, écarquillé les yeux et je me suis enfoncée un peu plus dans mon fauteuil. J'ai presque émis un "ouf" de soulagement lorsque le film a pris fin. J'en retiens un sombre portrait de la société actuelle, d'une société vampirique qui redemande sans cesse plus de sang.

Et surtout je retiens une performance exceptionnelle de Jake Gyllenhaal, qui m'avait déjà interpelé dans les rôles sombres comme Prisoners ou Brothers et prouve ici tout son talent. Je ne regrette donc pas d'avoir parié sur lui et de l'avoir introduit à mon Hall of Fame personnel (Sir Jake Gyllenhaal). Nul doute qu'il sera sur la liste des nominés aux prochaines cérémonies.

Si le film souffre parfois d'un manque de souffle, il n'en reste que le personnage de Lou Bloom vaut à lui seul le détour.

Mon avis : ♥♥♥

23 novembre 2014

I want a minion ! (et autres envies cinématographiques)




Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii   le film consacré aux minions et leur rencontre avec le personnage de Gru va sortir en 2015 !


Moi qui ai toujours rêvé de posséder un minion, que dis-je plusieurs minions, je savoure cette excellente nouvelle ! Bon, il va falloir être extrêmement patient car la sortie du film en France est programmée pour le 8 juillet 2015. J'ai hâte de découvrir l'histoire de ces adorables petites créatures, êtres dotés d'une unique cellule jaune. Ils ont accompagné tout au long des millénaires les plus méchants d'entre tous, du dinosaure T.Rex à Napoléon. Dans les années 60, alors qu'ils se retrouvent soudainement sans maître à servir, Kevin a une idée. Accompagné de Stuart et Bob, ils décident de partir à la recherche du plus méchant d'entre tous, j'ai nommé Scarlet Orverkill (Sandra Bullock), le premier super-vilain féminin de l'histoire. Mais rapidement, le danger les guette et les trois amis devront faire face au pire challenge de leur vie : sauver tous les Minions de l'extinction.

Sortie prévue le 8 juillet 2015



Autre film qui me tente particulièrement, l'adaptation cinématographique du roman de Cheryl Strayed, Wild, sur grand écran (scénario signé Nick Hornby, réalisation de Jean-Marc Vallée). Le film s'appuie sur l'expérience personnelle de la romancière, qui à l'époque, âgée de 22 ans avait entrepris de parcourir sac à dos sur plus de 1 700 km les sentiers de la côte Pacifique, du désert de Mojave en Californie aux frontières entre l'Oregon et l'état de Washington. La jeune femme, qui traversait alors une profonde dépression avait entrepris ce voyage comme un défi personnel. C'est Reese Whitherspoon (légèrement plus âgée que l'héroïne) qui a été choisie (sans doute produit-elle le film).
Sortie prévue le 4 mars 2015



Comédie musicale de Broadway par excellence, Annie, a été de nouveau adaptée au cinéma. Cette fois-ci, c'est la jeune actrice Quvenzhané Wallis qui s'y colle, accompagnée d'une belle brochette de comédiens : Jamie Foxx, Cameron Diaz et Rose Byrne. Le film raconte l'histoire d'une orpheline, Annie, fillette adorable, qui vit chez la terrible Miss Hannigan (Diaz) jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un candidat au poste de maire, Will Stacks (Foxx). Ce film s'adresse principalement aux enfants et j'ignore s'il sortira dans un des cinémas de ma ville (sinon i-Tunes).
Sortie prévue le 25 février 2015




Dans un tout autre registre, j'ai très envie de découvrir le biopic consacré à Stephen Hawking : Une merveilleuse histoire du temps avec Eddie Redmayne (Birdsongs, My week with Marilyn, etc.) et Felicity Jones dans les rôles principaux. Ce film fait déjà beaucoup parler de lui et sa date de sortie en métropole me frustre un peu !

Sortie prévue le 18 février 2015




Dans la même catégorie, j'attends la sortie de The Imitation Game avec Benedict Cumberbatch, Keira Knightley et Matthew Goode entre autres. Le film est consacré au mathématicien Alan Turing  et à son équipe de spécialistes du codage qui réussirent à percer le secret d'Enigma (code utilisé par l'ennemi allemand) pendant la seconde guerre mondiale. Mais le biopic aborde également l'homosexualité de Turing dans l'Angleterre conservatrice d'après-guerre.
Sortie prévue le 28 janvier 2015




Évidemment, je vous en parle souvent : j'ai très envie de voir La bataille des 5 armées, le dernier volet des aventures de Bilbo le Hobbit, dont je vous ai déjà montré la bande-annonce dans un billet précédent. Canal + a eu la bonne idée de diffuser le second volet et le cinéma Gaumont rediffuse les deux premiers volets. Cette fois-ci il sera temps de dire adieu la Terre du Milieu (tout en se préparant des longues soirées d'hiver à regarder les deux trilogies).
Sortie prévue le 10 décembre 2014




Enfin, j'ai également découvert la bande-annonce de The Riot Club - j'avoue ne pas savoir trop quoi en penser. D'une part, le principe d'une société secrète dans une université huppée est comme un marronnier pour la presse écrite, vu et revu. Ajoutez-y un jeune homme gentil qui va se faire manger tout cru par les autres membres du club : ça sent encore plus le réchauffé et la caricature quand vous voyez les autres personnages, tous très riches et très méchants (l'affiche dit : filthy, rich, spoilt, rotten). Mais le casting composé de Sam Claflin (The Hunger games), Max Irons et Douglas Booth va sûrement plaire à plein de jeunes filles. J'attendrai les critiques pour me décider. 
Sortie prévue le 31 décembre 2014





Evidemment, il s'agit ici d'une sélection personnelle, d'autres sortie sont attendues. En tout cas, j'ai hâte de retourner au cinéma les découvrir !


15 juillet 2014

Jimmy's Hall de Ken Loach

J'avais annoncé que j'irais probablement voir le dernier Ken Loach, Jimmy's Hall mais le temps passait et je ne m'étais pas décidée puis j'ai vu à quel point Nelfe était emballée par ce film, et d'autres blogueuses - alors dimanche matin, seule matinée pluvieuse annoncée, je suis allée plonger mon regard dans les yeux bleus-verts du beau Barry Ward, le fameux Jimmy Gralton, héros de cette histoire.

Ken Loach ne lâche pas le morceau facilement, dans ce film, il réunit petite et grande histoire comme à chaque fois - le combat personnel d'un homme qui est aussi le combat universel d'un pays. L'Irlande qui vit une période difficile depuis la guerre d'indépendance (1916). Le pays est divisé. Profondément catholique, l'église règne en maître sur les habitants qui souffrent en silence. Car l'indépendance du pays n'a apporté ni la paix, ni la croissance. Les terres appartiennent encore à quelques propriétaires, et les paysans n'ont d'autres choix que de survivre dans ce comté pauvre de Leitrim. Le jeune James Gralton (Barry Ward) est parti très tôt chercher fortune en Amérique. Fidèle à son pays, il revient pour la guerre d'indépendance, puis repart à NY avant de revenir quelques années après, alors que la crise de 1929 a ruiné l'Amérique. Le fils revient au pays, soucieux de s'occuper de sa mère, seule dans sa ferme depuis le décès de son jeune frère. 

Jimmy Gralton, l'enfant du pays, est connu car il avait ouvert un "hall" - un salon de danse, où les gens pouvaient venir danser et apprendre. Mais il avait du le fermer avant de repartir en Amérique. De retour, les jeunes le supplient de rouvrir son dancing. Jimmy accepte et leur fait découvrir à travers un gramophone, rapporté de NY, la musique de jazz. Des cours de dessins, de chant et de poésie sont donnés aux enfants. C'est un lieu d'échange et de réconfort dans ces temps de crise économique et de fortes tensions politiques. Mais cette éducation laïque déplait fortement à l'église catholique, qui a toujours dirigé de main de maître l'éducation du peuple irlandais. Jimmy, qui fait partie d'un mouvement révolutionnaire de travailleurs (pas encore le parti communiste) devient la bête noire du Père Sheridan (Jim Norton) qui, aidé d'O'Keefe (Brian F.O'Byrne), un militant anti-communiste décide de fermer le dancing et renvoyer Gralton en Amérique. 



Ken Loach fait mouche ici, en s'emparant de l'histoire véridique de Jimmy Gralton - celle du premier Irlandais a être expulsé de son pays (considéré par son propre pays comme un immigrant américain illégal). Le réalisateur retrouve ici tout ce qui a toujours guidé son cinéma : le combat d'un peuple pour retrouver une dignité, celle à laquelle tout homme à droit, qu'importe son statut social à travers un personnage phare. La lutte des classes fait encore rage en 1932 - lorsque le jeune Gralton revient au pays. En rouvrant ce dancing, en s'opposant au Père Sheridan et aux mouvements politiques (dont l'IRA), Gralton sait qu'il prend des risques - mais l'homme  a foi en l'humanité, une foi telle que son combat est respecté par le même Père Sheridan, qui s'il lutte contre cet homme athée, ne peut que reconnaître son engagement pur et honnête.


Ken Loach n'oublie pas l'homme - il en fait un homme amoureux : d'Oonagh (Simone Kirby), amour impossible car la jeune femme ne l'a pas attendu quand il est parti en Amérique. Mais les deux jeunes gens se soutiennent. Leur histoire est filmée magnifiquement :  à la lumière naturelle des paysages magnifiques de l'Irlande, le réalisateur filme avec grâce ce couple interdit. 

En choisissant des acteurs peu connus (j'ai juste reconnu Norton et O'Keefe), Ken Loach a su recréer pour le spectateur cette Irlande du début du siècle - celle de ces fermiers pauvres, qui trouvent dans ce dancing un échappatoire à leurs vies difficiles. Et puis, il y a ces scènes de danse (irlandaise ou jazz), de chants qui sont magnifiques. J'ai toujours aimé les scènes de bals populaires dans les films (comme dans Orgueils et Préjugés) et ici la magie opère à nouveau.  J'avais hâte en sortant du cinéma de me procurer la bande originale (entre les classiques du jazz et du folk irlandais). 



De plus, j'adore l'Irlande et Ken Loach lui rend un très bel hommage sans omettre la dure réalité de ces années où la nation se cherchait.  Une belle histoire et des acteurs formidables, dont le premier rôle, Barry Ward qui crève littéralement l'écran.  J'avoue, je ne pouvais détacher mon regard du sien - un visage où l'on lit toute la lutte d'un pays mais aussi le fol espoir d'un meilleur avenir. L'acteur endosse le rôle de cet homme au destin exceptionnel avec grand talent. Les autres acteurs, seconds rôles inclus, sont aussi parfaits. La mère de Barry par exemple, qui joue dans une des scènes les plus drôles du film.

Donc, merci Nelfe pour m'avoir décidé à sauter le pas ! Bon, évidemment, je te tiens dorénavant responsable d'être obsédée par cet acteur ;-)
Une très belle surprise, un film rafraichissant - à voir et à revoir,  car seule l'Irlande peut vous faire aimer la pluie ;-)

Mon avis : ♥♥♥ 

04 décembre 2013

Les garçons et Guillaume, à table

Je suis enfin allée voir le film de Guillaume Gallienne, après toutes les critiques dithyrambiques vues ou lues, j'avais hâte de voir "la comédie de l'année". Malheureusement, ce ne fut pas le coup de foudre espéré. Je vais être, sans doute, comme le journal Le Monde, une des rares personnes à ne pas crier au génie. Pourtant j'ai aimé, mais je n'ai pas non plus adoré. Personnellement, j'aime beaucoup Guillaume Gallienne, j'adore son émission culturelle "Ca ne peut pas faire de mal" sur France Inter, cette passion commune pour la littérature - je l'écoute d'ailleurs en podcast. J'ai hâte de le voir interpréter Pierre Bergé sur grand écran dans le biopic sur YSL.

A l'occasion de la sortie de son film, j'ai aussi vu plusieurs émissions qui lui étaient consacrées dont Thé ou Café, et je n'aurais sans doute pas dû. Je m'explique.

Au vu de toutes les critiques, je savais que j'avais mis la barre haute, or il s'agit du premier film de Guillaume Gallienne. Mon billet est mon opinion sur un film - pas sur l'histoire. Je comprends l'engouement pour cette biographie qui est très émouvante et porte en elle un grand message de tolérance, chose qui semble faire défaut dans notre paysage depuis quelque temps.
Je trouve d'ailleurs très courageux de sa part d'aborder son passé au grand, son enfance et adolescence troublés par sa quête d'identité.

Abonnée à son compte Twitter, cela faisait des moi
s que je suivais la progression de son aventure dans le monde du cinéma. Or le résultat est le suivant : j'ai eu l'impression de connaitre déjà toute l'histoire, ce qui a gâché un peu mon plaisir (je savais qu'il y aurait de la danse andalouse par exemple). 






Avant le film, Guillaume Gallienne avait créé une pièce de théâtre où il racontait la même histoire. En l'adaptant au grand écran, il a choisi une forme atypique : se filmer sur une scène de théâtre, puis plonger le spectateur dans une sorte de boite à souvenirs où il interprète son personnage à différentes périodes de sa vie (enfant, ado, jeune adulte) et le rôle de sa mère. Personnellement, j'ai trouvé que la forme choisie (cette alternance entre théâtre et film) m'a finalement empêché d'entrer plus profondément dans cette histoire complexe et passionnante, qui est la recherche de soi.  

Ce "double jeu/je" ne pas pas autorisé à voir finalement le vrai Guillaume, j'avais sans cesse l'impression de voir l'acteur jouer, et j'ai ressenti une certaine distance qui m'a empêché d'être emportée par sa vie, ses émois, ses peurs. J'ai vu l'acteur se mettre en scène. Je n'ai ainsi jamais pu oublier que c'était Guillaume Gallienne fardé qui jouait sa mère, même si je trouve sa performance excellente ou disons plutôt le personnage de sa mère excellent. J'adore le caractère de cette femme qui ne cache jamais ses sentiments. 

Cette omniprésence de l'acteur fait qu'on remarque à peine les autres acteurs, seule la grand-mère jouée par une Françoise Fabian impeccable sort du lot. Les frères sont inexistants, comme le père. Évidemment, il le dit lui-même, il a grandi dans une grande famille bourgeoise où les parents s'occupent très peu de leurs enfants, mais là il s'agit du regard d'un fils, d'un frère sur sa famille et j'ai trouvé qu'à part sa mère - sa famille semblait transparente. Or en vérité, il adore ses frères et son père. 

Je ne dis pas que je me suis ennuyée non plus, j'ai été déstabilisée par ce choix de réalisation : osciller entre scène de théâtre et "souvenirs", ainsi  quand je commençais à m'attacher au Guillaume à 16 ans, il réapparaissait subitement à 40 ans sur scène.




On en parle aussi souvent comme un film "extrêmement drôle", je ne trouve pas que le film soit hilarant, comme je l'entends c'est-à-dire qu'on ne rit pas toutes les trente secondes (ce qui pour moi est la règle du "film comique" :  un enchainement de scènes de plus en plus loufoques) et je ne suis pas la seule, car les autres personnes dans la salle ont ri aux mêmes moments que moi, que je compte sur les doigts d'une main. 

Par contre, lorsqu'on rit c'est génial, car il y a deux ou trois scènes cultes que j'ai savourées avec énormément de plaisir, avec en ordre de préférence : 

- les 3 jours à l'armée, entre les scènes de tests physiques et l'entretien avec un médecin (le seul rôle secondaire qui réussit à chiper la vedette de Guillaume), grand moment.

- la fameuse thalasso en Bavière : deuxième fou rire partagé dans toute la salle, les scènes de massage (et autres soins) sont exquises. Je n'en dirais pas plus, mais j'ai encore le sourire jusqu'aux oreilles en revoyant les images. 

- Sissi l'impératrice, mais j'aurais largement préféré voir cette scène au théâtre. En fait, j'ai beaucoup regretté ne pas l'avoir vu sur scène.

J'ai aussi souri lorsqu'il filme ses années collège en Angleterre, avec une lumière à la David Hamilton, ou avant dans un collège privé où il est le souffre-douleur de ses camarades. Par contre, je n'y retrouve pas l'intensité dramatique de Maurice, qu'a cité M.Beigbeder dans son émission.
Si le film en lui-même ne m'a pas totalement enchanté, il reste l'histoire. Ce film, je l'espère, permettra à beaucoup de personnes, parents ou adolescents de trouver des réponses à leurs questionnements. Le film est très émouvant et met à mal beaucoup de stéréotypes (on associe souvent la gestuelle, la manière de parler ou de s'habiller à une préférence sexuelle par exemple, or ici Guillaume Gallienne prouve le contraire). 

Si je trouve aussi que la fin est un peu bâclée (comme le souligne François Bégaudeau dans le Cercle, il s'en tire avec une explication très œdipienne : une mère castratice qui rêvait d'avoir une fille décide que son petit dernier en sera une, et lui en admiration totale devant elle jouera le jeu), il reste néanmoins de la part de Guillaume Gallienne un témoignage d'amour et tendresse incroyables d'un enfant envers sa famille, très bourgeoise mais aussi très loufoque. 

Ma note : ♥♥