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02 août 2012

Un tag volé

Au plaisir de lire les billets de mes amies blogueuses, j'ai particulièrement aimé les tags publiés ces dernières semaines par Océane, et j'ai particulièrement aimé ce portrait chinois publié par Missblogdel et je me suis prise au jeu, et j'ai donc décidé, sans avoir été taguée, de répondre moi-même à certaines questions... Les tags permettent finalement à celui qui y répond de se dévoiler un peu plus...

Si j'étais une chanteuse ....




Étrange question, car dans mes rêves, je serais un chanteur - car j'ai toujours préféré les voix masculines. Mais je choisirais Cyndi Lauper, pas seulement pour ces cinq ou six octaves, mais parce qu'elle fut aussi mon premier coup de foudre et le premier single (Girls wanna have fun) que ma mère m'a acheté. J'aimais son côté déjanté, féministe (plus tard, j'ai appris le sens réel de ses textes) et peu matérialiste (contrairement à l'autre material girl). Elle fut d'ailleurs la première artiste féminine à avoir plusieurs de ses singles classés n°1 ou dans le top 10. Elle a ouvert beaucoup de portes. 


Si j'étais une actrice...


Question sans doute la plus difficile, car j'aime les actrices, et j'en admire beaucoup, mais je vais essayer aussi de penser plus particulièrement à leur filmographie. 

Je pense tout de suite à Marilyn Monroe - et à Certains l'aiment chaud, quel film culte et à Gene Tierney (Laura, mon autre film coup de coeur), aux deux Hepburn, Katherine et Audrey dont la filmographie est juste parfaite, comme Ingrid Bergman, et plus récemment l'immense Meryl Streep.

Sans doute Gene, car j'aurais tellement aimée interpréter Laura et avoir Dana Andrews comme amoureux à l'écran ;)  et pour la filmographie, Audrey ou Meryl.

Si j'étais une femme politique...

Aung San Suu Kyi ou Benazir Buttho - des femmes qui auront osé braver les codes de leur pays pour accéder au pouvoir et aider leur peuple. Au prix de leur vie, ou d'un enfermement, elles ont osé défier la junte militaire ou les codes culturels ou religieux pour se lancer dans une carrière politique et changer la face du monde. Les femmes sont vraiment des êtres extraordinaires. 

Si j'étais une femme comique...

Je ne sais pas trop qui choisir, j'avais bien aimé le premier spectacle de Florence Foresti, et il y a quelques années ceux de Muriel Robin qui venaient secouer un peu une France un peu trop ronronnante. J'ai beaucoup entendu parler de Sofia Aram et je pense qu'elle me correspondrait parfaitement. Sinon Tina Fey du Saturday Night Live.

Si j'étais un fromage..

Mon cœur balance, je ne mange pas de produits laitiers excepté pour le fromage (le processus élimine une grande partie du lactose), et ma première pensée va pour le camembert. Car enfant, je mangeais deux morceaux de saucisson et un morceau de camembert. Une vraie crevette. Je mange actuellement du Le Petit car il est déjà bien "avancé", il offre une belle odeur et une vraie onctuosité au palet. Puis du Cabécou ou Rocamadour, car en fait ce sont les trois fromages qui sont toujours présents dans mon réfrigérateur.

Si j'étais un digestif....

Je n'ai jamais aimé les alcools forts (whisky, etc.). Mais lorsque j'étais enfant, et que j'avais mal au ventre (les vers), ma mère m'a (quelques fois je vous rassure) fait manger un sucre imbibé d'Armagnac. Étrangement, les années ont passé et je n'ai jamais eu l'occasion d'en boire et puis il y a deux ans, mon beau-père a ouvert une bouteille, et j'ai eu un énorme flashback, je me suis revue, âgée de 7 ou 8 ans mangeant mon sucre, expérience très particulière.

 Si j'étais un dessert..




Trois réponses se bousculent dans ma tête : une tarte aux quetsches, une tarte à la rhubarbe et un fondant au chocolat.... il faut vraiment choisir ?


Si j'étais un plat..


Réponse plus facile : un immense plateau de crustacés (langoustines, bigorneaux, coques, crabe, araignée, etc.). Un immense sourire illumine mon visage rien que d'y penser !


Si j'étais une danse ...

Là, je coince un peu, je répondrais du ballet, car j'en ai fait enfant, et cela m'a permis d'acquérir aujourd'hui une démarche plus gracile et un joli port de tête.

Si j'étais un film...




Un seul choix ? Quand on aime le cinéma, c'est trop difficile mais je répondrais probablement Laura d'Otto Preminger - ou alors Danse avec Les Loups (pour la culture amérindienne et les grands espaces américains) ou un bon film d'aventures (des Goonies aux Aventuriers de l'Arche perdue), car j'ai toujours aimé l'action et l'inconnu.


Si j'étais une autoroute..


La route 66 - elle est aujourd'hui mythique mais elle vous permet toujours de vous accompagner dans l'un des meilleurs road trip au monde !


Si j'étais une capitale européenne ..


Prague, pour son côté intriguant et millénaire. Une ville magique qui vous permet de voyager dans le temps.


Si j'étais une montagne ...



Les Appalaches, elles sont petites comparées aux Rocheuses, ni particulièrement adaptées au sport hivernal, mais elles sont blanches l'hiver et surtout offrent le plus bel été indien que j'ai jamais vu !

Si j'étais un lac ..

Décidément, mes voyages m'auront amené vers des pays sans lacs, excepté pour le continent américain. Je pense ainsi aux milliers de lacs du Minnesota, ou aux Lac Michigan ou Erié. Je préfère les petits lacs que l'on découvre au cours d'une randonnée, comme un secret bien gardé.


Si j'étais une île ...



Trois réponses : La Nouvelle-Zélande, mon rêve ultime. L'île Pitcairn (celle où les révoltés du Bounty se sont réfugiés et ensuite entretués, cette histoire me fascine depuis que je suis toute petite) ou l'Ile de Pâques. Bref, vous l'aurez compris, une île remplie de mystères. 

22 décembre 2011

La grenouille


Mon avatar, cette petite grenouille verte. Océane m'a demandé l'autre jour pourquoi j'avais choisi ce petit animal. A y réfléchir, j'y vois plusieurs raisons :

- ma couleur préférée est le vert, donc forcément !
- la grenouille est un animal assez étonnant, elle est presque insaisissable - elle peut ainsi se faire entendre de très loin, mais on met toujours du temps à la repérer. Et en un millième de seconde, elle peut à nouveau disparaitre.
Elle a des yeux immenses et a une vision beaucoup plus large que la nôtre. J'aime sa façon de chasser.  Enfant, je passais l'été dans notre maison de campagne, et mon père me laissait attraper des têtards. Je les gardais dans une barrique remplie d'eau de rivière. C'était fascinant de voir ses petits animaux noirs se transformer lentement mais sûrement en batracien. Plus tard, j'ai découvert les joies de vivre dans le Tennessee, à la lisière d'un bois et d'une mare. Résultats : impossible de dormir les portes ou fenêtres ouvertes dès le printemps, saison des amours (malgré la chaleur), le tintamarre de ces grenouilles étant impressionnant ! D'ailleurs, le premier soir, je suis partie dans la nuit noire tenter de trouver une explication à cette cacophonie (elles étaient une cinquantaine).  Un concert de grenouilles pour mieux me comprendre ? Ici des petites grenouilles bien françaises et là les grenouilles des bois américaines que j'ai connues outre-Atlantique.

Bref, j'aime cet animal pour tout ça, elle me ressemble un peu. Elle peut être très bavarde mais finalement reste assez insaisissable ;) Elle garde toujours son côté mystérieux.


Et puis, mon enfance a été aussi bercée par la plus célèbre des grenouilles, je parle bien entendu de Kermit !

J'adore sa chanson "it's not easy being green" mais un peu trop triste en cette période de Noël, aussi j'ai choisi ce sketch où Miss Peggie et lui tentent de raconter une blague. C'est l'histoire d'un bâteau qui coule.. enfin non, c'est l'histoire.... LOL




Les fêtes approchent, je vous parlerai bientôt des prochaines sorties ciné (hier soir j'ai vu la bande-annonce que j'attendais depuis longtemps yeah !) et des films que j'ai vus (Des vents contraires, A dangerous method).

Bonne fin de shopping ! Je file aussi !

04 octobre 2010

Last night I dreamt I went to Manderley again

"Rebecca" - premièrement il y a le prénom. Un prénom qui résonne encore en moi. J'ai toujours aimé ce prénom, mes premiers souvenirs sont liés à Tom Sawyer. Tom Sawyer, me direz-vous ? Oui, car Tom en pinçait pour Becky. Et dans le premier opus de ses aventures, Rebecca "Becky" Thatcher est nouvelle en ville et Tom lui fait ouvertement la cour. Enfant, je rêvais d'avoir un petit ami aussi libre et drôle que Tom Sawyer.  Puis les années passèrent, et j'étudiais l'histoire, Rebecca prenait forme. Un prénom hébraïque, la mère d'Esaü et  de Jacob, épouse du fils d'Abraham, et deux mille ans plus tard, le prénom de nombres de victimes de la Shoah. Enfin, la Rebecca d'Alfred Hitchcock, adaptation cinématographique du roman de Daphné du Maurier. 

Les années ont passé, et si je connaissais le film (lointain souvenir effacé par une autre "morte" célébrée au cinéma : Laura d'Otto Preminger *) et même l'existence de ce livre, je ne l'ai jamais lu. Mais il m'intriguait, et cet été en vacances, lorsque j'ai aperçu le livre par hasard au fond d'une boîte dans un vide-grenier dans le Lot, je n'ai pas hésité. Cette édition est vieillotte, les pages jaunes, l'odeur de renfermé et les tâches auraient pu me rebuter mais au contraire, j'aime les vieux livres, et j'adore la couverture. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'ai identifié cette femme comme étant Rebecca au départ, car dans l'histoire le trench est trop grand pour la nouvelle Mme de Winter.

Mon livre ne présentait aucune quatrième de couverture, j'ai donc découvert l'histoire au fur et à mesure de ma lecture. Les premiers mots "Last night I dreamt I went to Manderley again" sont aussi célèbres et m'ont tout de suite entrainé avec la jeune mariée dans une histoire palpitante, dont l'héroïne peut souvent apparaître à tout lecteur du 21ème Siècle, je dois l'avouer, assez désuète. Mais j'ai aimé le style, son élégance, la politesse des mots,  cette tension croissante toujours maîtrisée, et la pudeur de l'héroïne, ses inquiétudes et  ses rêves de mariage parfait, de mari idéal.  Je n'ai aucun mal à me glisser dans ce trench trop grand, ce salon trop imposant, cette "happy valley" où les rhododendrons et azalées vous parfument le corps et l'esprit. Je pouvais sentir Jasper me lécher les mains, et l'odeur du thé servi immanquablement à 16h30.  Je ne suis pas objective, j'adore cette époque, je regarde Miss Marple, Hercule Poirot (années 30) - j'aime cette atmosphère so British, empreinte de cette vieille Angleterre où les us et coutumes priment sur les personnes.
  
La simplicité du personnage principal, son statut social, l'absence de passé (aucune histoire d'amour) son physique jugé peu valorisant (comparé à Rebecca) et son manque d'assurance permettent au lecteur de s'identifier à elle plus facilement, comme un costume que l'on met. Même si parfois, j'ai du relever  la tête, ainsi lorsque Mme Danvers s'en prend à l'héroïne, je peux vous assurer que le roman aurait pris une toute nouvelle direction avec moi à sa place ! 

 Manderley, c'est le synonyme de la fin d'une époque pour moi, celle des bals,  des apparats, d'une certaine société anglaise, de sa splendeur et sa décadence, de ces années "folles" où l'excès était de rigueur, où les gens vivaient dans un tourbillon de fêtes et de faux-semblants,  de mensonges. Rebecca en était le symbole, un symbole de vanité, de beauté outrageante et de pouvoir absolu. La nouvelle Mme de Winter arrive comme la vérité, et met tout le monde à nu, face à ses propres démons. Manderley brûle, le feu est purificateur. 




En hébreu, Rebecca ne signifie-t-il pas "" celle qui est rassasiée, qui a eu ce qu'elle voulait "?


Acheté par hasard et intégré au challenge Daphné du Maurier par la suite !
Merci à Océane



(*) Laure d'Otto Preminger est un de mes cinq films préférés, vu sans doute 30 fois, elle vaut bien un billet ! Et je n'ai pas pu m'empêcher de la voir en Rebecca, beauté parfaite, presqu'irréelle.