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18 mars 2012

Un dimanche en Suède


Le printemps a pointé le bout de son nez, puis est reparti vers d'autres horizons, mais que cela a fait du bien ! Les arbres sont en fleurs, les tulipes montrent leurs couleurs et les gens ont le sourire aux lèvres, et moi je passe mon temps à m'évader en Suède, dans la région appelée Scanie, dans la petite ville portuaire d'Ystad. Pourquoi ? Afin de suivre les aventures de l'inspecteur Wallander, le héros créé par Henning Mankell.

J'ai découvert tardivement le héros suédois. L'an dernier, j'ai acheté mon premier roman de cet auteur  (Les chiens de Riga) dans une boutique de livres d'occasion. Je connaissais l'existence de ce personnage et la série télévisée qui lui est dédiée mais ayant déjà un autre héros policier taciturne perdu dans les fjords islandais, je me refusais de lui être infidèle.

Mais Mankell a gagné, ou plutôt son personnage Kurt Wallander - j'ai toujours adoré le genre policier, et j'avoue que les auteurs scandinaves ont réussi à nous faire découvrir une autre facette du métier de flic et surtout nous entrainer dans leur pays aux paysages sombres. J'ai également lu deux romans de Jo Nesbo, l'auteur norvégien, mais je vais attendre d'avoir fait une véritable overdose de Wallander pour aller me promener du côté d'Oslo.

J'ai donc acheté il y a quelques semaines cinq autres romans des aventures de Wallander, j'ai tenté de les lire chronologiquement mais c'est raté. D'abord avec Les Chiens de Riga  Puis j'ai essayé de suivre l'ordre de parution (indiqué à la fin du livre dans la liste "du même auteur"). J'ai commencé par Meurtriers sans visage, puis Le Guerrier Solitaire et La Cinquième femme. Les deux derniers d'affilée, et au moment de choisir un nouveau roman, impossible de saisir le romand d'un autre auteur, j'ai replongé !  Une addiction plus forte que tout, pourtant comme son homologue islandais, l'inspecteur n'a pas une vie très drôle et les enquêtes sont parfois vraiment dérangeantes.

Je lis actuellement L'homme qui souriait, et je réalise qu'il a été écrit avant La cinquième femme , le souci c'est que ce livre n'est pas mentionné dans la liste, et là un personnage décédé dans La Cinquième femme se porte à merveille ! Mais bon, cela ne me dérange pas trop, cela me permet de mieux comprendre la complexité de caractère du policier suédois.

Il ne reconnaît plus son pays, la violence a gangréné la société, même dans sa petite ville portuaire, les crimes se multiplient, les romans de Mankell témoignent de l'évolution de la société suédoise, de ses mouvements nationalistes, des trafics venant de Russie, nous sommes au début des années 90, le mur de l'Est s'est effondré, le monde a changé. Kurt Wallander traverse une crise existentielle.

J'aime suivre les réflexions de cette équipe soudée, de leurs courses-poursuites contre des assassins de plus en plus motivés, illustrées par le temps de ces contrées sauvages, l'hiver, le froid, le vent, les tempêtes. Alors que je tape ces mots, le ciel s'est rapidement assombri, un éclair a déchiré le ciel et le tonnerre vient de frapper ! Bref l'ambiance parfaite pour continuer ma lecture. Il me reste encore deux romans (j'avais aussi acheté Meurtriers sans visage en boutique d'occasion)... vais-je réussir à le quitter quelque temps ?

Avez-vous aussi déjà été atteint par ce genre d'addictologie ? J'avoue que cela me permet aussi d'attendre un jour le retour d'Erlendur, mon flic islandais préféré...

2 commentaires:

  1. Ça m'étais arrivé avec quelques Philip Roth consécutifs.
    La série des Zuckerman.
    Je n'avais lu que le premier et ensuite je me suis senti poussé par la lecture de suites (3 autres? 4?) repoussant du coup les autres lectures que j'anticipais faire.

    Le plaisir toutefois c'est que ses lectures d.un même auteur/personnage deviennent tellement en terrain connu qu'elles se lisent toute seule sans efforts. Et toujours avec plaisir.

    Bien assez vite on en a lu 3 sans s'en rendre compte. Et on navigue avec toutes sortes d'agréables univers comme tu sembles le faire avec Mankel/Wallander.

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  2. Merci ! Oui, on s'y sent "comme chez soi" ! En plus, la liste des romans de Mankell est longue mais j'ignore s'il s'agit de romans avec Wallander ;)

    J'ai toujours eu envie de lire Roth mais je n'ai jamais su par lequel commencer !

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