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22 avril 2012

A quiet Sunday

Rose Byrne et Hugh Dancy (en promotion pour le film Adam que j'adore).
Comment se passe votre dimanche ? Le mien est ensoleillé, puis pluvieux, couvert, ensoleillé, couvert, pluvieux, ensoleillé... bref, le temps change à peu près toutes les vingt minutes ! Un temps typique de bord de mer, sans pour autant y être.

Mon chat et sa nouvelle copine ;)
Je continue à m'occuper de mon petit monstre, qui a pris cent grammes en une semaine et un kilo de bêtises en plus ! C'est amusant de voir à quelle vitesse, un chien peut vous "reconnecter" avec les gens, je ne peux pas sortir sans attirer du monde, du moins mon chiot attire les gens ! C'est agréable, en même temps je stresse quand ils sont propriétaires de gros chiens, ma puce ne fait encore qu'un petit kilo six cent grammes ;)

J'ai fait mon devoir de citoyen, je ne trouvais plus mon ancienne carte d'électeur, pour moi elle était déjà bien remplie. J'ai voulu faire mon changement d'adresse, mais jamais réussi à le faire ! C'est prévu lorsqu'on change de ville, mais quand on change de quartier dans une grande ville, impossible de trouver le formulaire ou l'agent municipal capable de vous dire comment faire ! Donc, me voilà de retour dans mon ancien quartier. Qui m'attendait avec ma carte d'électeur. Toujours à l'ancienne et donc mauvaise adresse. Mais j'ai voté. Et le 6 mai, je ne sais plus où je dois me présenter ?

Si vous y comprenez quoi que ce soit, je suis preneuse ! J'ai aussi du plaisir à voter, c'est un moment solennel - assez rare dans ma vie. A moins d'être élu, on a rarement des personnes autour de nous surveiller chacun de nos gestes, citer notre nom en entier (au secours les autres prénoms) et annoncer à voix haute "a voté" comme si votre geste devait être annoncé à toute la population.

Sinon, à part sortir mon chiot dix fois par jour et l'applaudir à chaque pipi, je ne fais pas grand chose. Ah si, un repas de famille très sympa vendredi soir, vive le lave-vaisselle ! Avant je passais deux heures à tout laver.  J'attends ma voiture, fin avril, j'ai hâte d'aller profiter de la côte avec mon chiot ! Lui montrer la mer.  Aller à l'éducanin, et à l'automne reprendre des cours d'équitation. Bref, plein de projets face à au présent où j'ai l'impression de ne plus être créative. Je m'occupe de choses pratiques - comme vider mon garage qui me servait de débarras depuis plusieurs années. Autant vous dire, que j'en ai fait des découvertes !

Retrouver de vieux vêtements, des chaussures, des sacs remplis d'objets complètement oubliés, bref je ne vous dirais pas combien d'aller et retour entre le local poubelles et le garage ont été nécessaires ! Et c'est loin d'être fini, un tour à la jaille (expression nantaise pour la déchetterie) afin de me débarrasser de vieux miroirs, bocal, et une tonne de cartons (car ils nous disent toujours de garder les boîtes, non ?). Ensuite, j'espère que ma voiture pourra rentrer !

Petite sortie à la Fnac hier - j'ai fini au rayon livre, au rayon thriller/policier - auteurs dont le nom commence par M... et j'ai encore déniché trois romans de Henning Mankell avec Wallander ! Le plus étrange c'est que (je m'en doutais) ces livres "datent", je lis actuellement le dernier opus L'homme inquiet, Wallander a 61 ans, des problèmes de mémoire, de diabète, comme si l'auteur nous annonçait à travers la disparition mystérieuse de la victime la propre disparition de son héros. Et moi j'attends toujours le retour d'Erlendur, d'Arnaldur Indriddason ... grrrr !

Donc mes trouvailles sont les suivantes : Les morts de la Saint-Jean, Avant le gel et La muraille invisible. J'ai hâte ! Bon, j'ai craqué pour un autre policier, si je sens encore venir l'overdose suédoise, avec Les anonymes de R.J Ellory.

Acheter des livres me procure toujours une sentiment de plaisir intense ! Comme de briser un interdit, les quelques secondes où je passe les portiques de la Fnac avec mon sac plein de livres, je ressens presque une ivresse. Synonyme de nombreuses heures de plaisir. Pour certains, cela doit paraître fou, mais pour les amoureux des livres, et du genre policier - vous me comprenez certainement !

Sinon, j'ai regardé le téléfilm réalisé par Antoine de Caunes sur la vie et la mort brutale de Yann Piat, cette femme politique de Hyères, ville du sud qui à l'époque était synonyme de corruption et de mafia. L'actrice Karine Viard y est formidable. J'étais en colère contre l'héroïne, oui en colère, car malgré les menaces, elle n'a jamais pris conscience du danger - ou lorsqu'elle annonce à sa fille qu'elles vont enfin partir, elle change d'avis le jour même pour répondre à une joute verbale. Cette décision lui sera fatale. J'ai eu énormément de peine pour sa fille, âgée de quinze ans au moment des faits, qui a beaucoup participé à ce film. Si vous avez l'opportunité de le voir, n'hésitez pas.  Le film ne discute pas de politique mais de la corruption qui avait infiltré toutes les classes sociales, et la vie politique et le combat d'une femme, seule contre cette mafia.

Demain soir Luther sur Canal. Je vous raconterai. Courage à tous ceux dont c'est la reprise après les vacances, moi je m'offre des week-end de trois jours et j'aime ça ! Dur dur de retourner au boulot demain, la seule bonne nouvelle : la promesse d'atteindre les 20°C jeudi prochain ;)

Édit : à ne pas louper mardi soir sur Canal le film Conviction avec Hilary Swank !

22 mars 2012

My so-called life


Pourquoi cette photo ? Parce que le dvd de Moneyball (le stratège) sort enfin, et puis parce que Brad Pitt et Jonah Hill sont devenus inséparables et vont de nouveau tourner ensemble. Parce que j'ai aimé le film, et parce que j'aime la personne nommée Brad. Je l'ai vu hier interviewé à la Nouvelle-Orléans, où il reconstruit, grâce à sa fondation "Make it right" des maisons dans le fameux quartier du Lower 9th - un projet un peu fou, où il réalise son rêve de gosse (architecte) et où il permet à des familles modestes de retrouver une maison ultra moderne, aux coûts d'exploitation faibles et surtout construites pour résister au prochain ouragan. Il se promenait ainsi dans ce quartier, et connaissait le nom de chaque famille et saluait chaque habitant, par leur nom et/ou prénom, et on voyait qu'il était sincère. Bref, Angelina a bien eu raison de le harponner ;)

Ces jours-ci, seul le soleil nous apporte de bonnes nouvelles, car autrement l'ambiance est plus que morose, j'ai l'impression qu'un ouragan a frappé la France entière - il va falloir nous relever, et comme Brad, aider à reconstruire ceux dans le besoin. Mais on a été quand même bien secoués, et pour certains, on est restés comme hébétés.

Je m'évade toujours en Suède, j'arrive à la fin de mon troisième livre d'affilée d'Henning Mankell, les aventures de l'inspecteur Wallander. J'avoue connaître une sorte d’essoufflement, une fois le livre ouvert, je le dévore comme les autres, mais je sens que je vais lire autre chose après ! A propos d'enquête, de retour ce soir les aventures de Sherlock sur France 4 - une bonne nouvelle donc, car la série avait rapidement disparu de l'antenne de France 2, mais un peu en colère contre ces derniers, qui se vantent de diffuser le programme en vo, et bien non - en choisissant version originale, je suis restée en français !

Pour en revenir aux livres, le Salon du Livre se tient à Versailles, je m'étais presque promis l'an dernier d'y assister, mais à l'époque mars me semblait si loin ! Ça sera pour l'année prochaine. Comme je l'avais déjà expliqué, j'adore Amélie Nothomb (j'ai lu ses premiers romans), je parle surtout de la personne, j'aime le fait qu'elle assume totalement sa personnalité, j'adore lorsque dans un entretien, elle raconte comment elle travaille, d'où lui vient l'inspiration et j'aime surtout son élocution, son phrasé. J'adore ses interviews, j'aime les mots qu'elle emploie, le recul qu'elle possède vis-à-vis d'elle-même, sa manie de répondre aux courriers de ses lecteurs - bref, je viens de lire ses mots, écrits le 15 mars " L'appel du Japon" (à voir ici) - peut-être parce que, comme Amélie, j'ai grand besoin de retourner dans mon autre pays, qui me manque mais est toujours là, toujours ce rêve de repartir là-bas. Je sais que l'an prochain, je me dois d'y aller car aucune drogue ne peut aujourd'hui combler ce manque, cette sensation étrange, mélange de nostalgie et d'espoir, mais comme Amélie le dit, on m'a souvent fait la même remarque "Tu dis que tu m'aimes, mais tu te passes très bien de moi.". Pour moi ce n'est pas le Japon, mais les États-Unis d'Amérique (et à cause de Papillote me vient immédiatement la chanson ... Tes états d’âme, sont pour moi Éric, comme les États d’Amérique ! Je les visite un par un Éric, dans leur ordre alphabétique ! ...la la la). Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, j'en ai déjà parlé ici. 


Pour retrouver donc les doux accents si British dont France 4 m'a privés, j'ai enfin pris le temps de découvrir la série Misfits (merci au temps pourri de ce week-end). C'est l'histoire de cinq jeunes anglais condamnés à des travaux d'intérêt général - ils ne se connaissent pas mais une sorte d'ouragan (nous y revoilà) accompagné de tonnerres et d'éclairs va accorder à chacun des pouvoirs spécifiques à chacun d'entre eux (et on se rend compte à d'autres personnes). Mais contrairement à une série américaine, ils ne se transforment pas en super héros, c'est plutôt l'inverse - ils cachent la mort de deux personnes, ne maitrisent pas leurs pouvoirs, ne s'aiment pas beaucoup et ne cessent de commettre des erreurs. Les personnages sont tous attachants, je ne m'ennuie pas une seconde. J'avoue que l'accent de Kelly (une fille de la banlieue) est impressionnant au départ ! J'ai craqué pour Nathan, la tête à claques, qui cherche lui toujours à découvrir quel est son pouvoir. Sa tête me disait quelque chose, forcément, ce jeune acteur irlandais, Robert Sheehan a joué dans The Red Riding (trilogie à voir absolument située dans les années 70 et début 80) - ma soeur a craqué pour le timide, effacé Simon Bellamy, interprété par Iwan Rheon, jeune acteur gallois. Connaissez-vous cette série ?

J'aime le jeu de caméra, la lumière, les plans - en plus du scénario et des dialogues. La musique est excellente, c'est très rafraichissant et très éloigné des séries américaines type Superman.

Marlon Brando en très bonne compagnie !

Sinon, la chasse au teckel continue ! A force de chercher, je trouve mais j'en oublie mes cours de géographie ! J'ai trouvé le chien de mes rêves ... au fin fond de la campagne...lyonnaise ! A plus de 700 kms de chez moi- Comment faire ? Si quelqu'un pouvait m'aider à ramener ce chiot... bon, il est presque une heure du mat' si je veux être encore fraiche demain, il est temps de raccrocher.

Demain soir soir Dexter et Damages, mais moi je serai de sortie ! La box a intérêt de fonctionner, car je regarderai les épisodes sans doute à mon retour et au petit-déj. 

Bonne nuit les petits



18 mars 2012

Un dimanche en Suède


Le printemps a pointé le bout de son nez, puis est reparti vers d'autres horizons, mais que cela a fait du bien ! Les arbres sont en fleurs, les tulipes montrent leurs couleurs et les gens ont le sourire aux lèvres, et moi je passe mon temps à m'évader en Suède, dans la région appelée Scanie, dans la petite ville portuaire d'Ystad. Pourquoi ? Afin de suivre les aventures de l'inspecteur Wallander, le héros créé par Henning Mankell.

J'ai découvert tardivement le héros suédois. L'an dernier, j'ai acheté mon premier roman de cet auteur  (Les chiens de Riga) dans une boutique de livres d'occasion. Je connaissais l'existence de ce personnage et la série télévisée qui lui est dédiée mais ayant déjà un autre héros policier taciturne perdu dans les fjords islandais, je me refusais de lui être infidèle.

Mais Mankell a gagné, ou plutôt son personnage Kurt Wallander - j'ai toujours adoré le genre policier, et j'avoue que les auteurs scandinaves ont réussi à nous faire découvrir une autre facette du métier de flic et surtout nous entrainer dans leur pays aux paysages sombres. J'ai également lu deux romans de Jo Nesbo, l'auteur norvégien, mais je vais attendre d'avoir fait une véritable overdose de Wallander pour aller me promener du côté d'Oslo.

J'ai donc acheté il y a quelques semaines cinq autres romans des aventures de Wallander, j'ai tenté de les lire chronologiquement mais c'est raté. D'abord avec Les Chiens de Riga  Puis j'ai essayé de suivre l'ordre de parution (indiqué à la fin du livre dans la liste "du même auteur"). J'ai commencé par Meurtriers sans visage, puis Le Guerrier Solitaire et La Cinquième femme. Les deux derniers d'affilée, et au moment de choisir un nouveau roman, impossible de saisir le romand d'un autre auteur, j'ai replongé !  Une addiction plus forte que tout, pourtant comme son homologue islandais, l'inspecteur n'a pas une vie très drôle et les enquêtes sont parfois vraiment dérangeantes.

Je lis actuellement L'homme qui souriait, et je réalise qu'il a été écrit avant La cinquième femme , le souci c'est que ce livre n'est pas mentionné dans la liste, et là un personnage décédé dans La Cinquième femme se porte à merveille ! Mais bon, cela ne me dérange pas trop, cela me permet de mieux comprendre la complexité de caractère du policier suédois.

Il ne reconnaît plus son pays, la violence a gangréné la société, même dans sa petite ville portuaire, les crimes se multiplient, les romans de Mankell témoignent de l'évolution de la société suédoise, de ses mouvements nationalistes, des trafics venant de Russie, nous sommes au début des années 90, le mur de l'Est s'est effondré, le monde a changé. Kurt Wallander traverse une crise existentielle.

J'aime suivre les réflexions de cette équipe soudée, de leurs courses-poursuites contre des assassins de plus en plus motivés, illustrées par le temps de ces contrées sauvages, l'hiver, le froid, le vent, les tempêtes. Alors que je tape ces mots, le ciel s'est rapidement assombri, un éclair a déchiré le ciel et le tonnerre vient de frapper ! Bref l'ambiance parfaite pour continuer ma lecture. Il me reste encore deux romans (j'avais aussi acheté Meurtriers sans visage en boutique d'occasion)... vais-je réussir à le quitter quelque temps ?

Avez-vous aussi déjà été atteint par ce genre d'addictologie ? J'avoue que cela me permet aussi d'attendre un jour le retour d'Erlendur, mon flic islandais préféré...

06 février 2012

Le guerrier solitaire

L'été dernier, j'ai découvert le héros suédois de Henning Mankell, Kurt Wallander dans une de ses enquêtes "Les chiens de Riga" (Hundarna i Riga - acheté en anglais). Je venais de lire un roman de Jo Nesbø qui mettait en scène son propre inspecteur (norvégien ce coup-ci) Harry Hole. 

J'avais commencé à lire ces auteurs scandinaves, par curiosité et puis aussi, parce que je devais attendre environ un an pour lire les aventures de mon enquêteur préféré, Erlendur- inspecteur de police islandais du romancier Irnaldur Indriðason.

Bref, vous l'aurez deviné, je suis accro au genre policier, et en particulier des romanciers nordiques. Étrangement, mon seul voyage dans un pays nordique (et pas scandinave. Cf. mon précédent billet), fut en Finlande ! Mais, je suis tombée amoureuse de cette atmosphère particulière. J'y suis allée en février, en plein hiver, la neige, le froid, la glace, les maisons en bois, les couleurs vives.  Alors évidemment, la météo récente, me donne envie de replonger dans cette atmosphère.

Ma photo de Porvoo en Finlande ;)
N'oubliez pas que je viens de voir Millenium au cinéma ! Un autre voyage en Suède ! Il y a dix jours, j'ai fait un tour dans une de mes boutiques de livres d'occasion préférée, je suis revenue avec quatre policiers (un John Grisham, un Patterson, Shane Stevens, etc.). Oui, j'aime aussi les policiers américains. C'est un peu une obsession chez moi.

Bref, j'ai aussi rapporté cet exemplaire un peu fatigué (qui me fait l'aimer encore plus) d'Henning Mankell, "Le guerrier solitaire" (
Villospår). J'ai retrouvé l'Inspecteur Wallander, d'Ystad quelques années avant "les Chiens de Riga" qui se retrouve confronté à des phénomènes étranges, une jeune fille qui s'immole devant lui dans un champ de colza, un ancien Ministre assassiné et surtout scalpé. Un meurtrier insaisissable qui marche pieds nus et se déplace en mobylette. L'inspecteur suédois ne cesse de se tourmenter, ne dort plus la nuit, obsédé par ces crimes.

Le roman est prenant, contrairement à d'autres enquêtes où on ignore l'identité du tueur, ici on sait à qui on a à faire, alors le jeu du chat et de la souris fait monter le stress. La vision de son pays est plutôt sombre, point commun à tous les auteurs nordiques. Il montre une société détruite par l'alcool, la violence, les pervers sexuels, avec un inspecteur aux penchants nostalgiques. Plus ma lecture avançait, plus j'avais du mal à lâcher le livre. J'ai fini de lire chez moi, installée au chaud, impossible de ne pas lire ces dernières cinquante pages.

Henning Mankell a ce don de vous entrainer dans cette Suède où l'ère moderne vient se heurter à l'ancienne Suède - Wallander se pose les mêmes questions, l'avenir de ces commissariats de petites villes, la réorganisation de la police, la pression des médias. Et puis, la vie privée de Wallander qui vient s'installer dans la vôtre, ses doutes, ses envies, ses besoins. Sa fille un peu paumée, son père malade. J'ai vraiment aimé retrouver ce policier. Une sensation presque familière, comme de revoir un vieil oncle qui vous faisait rire enfant. Décidément, j'aime les polars nordiques !

La preuve ? Un tour à la Fnac samedi dernier, et me voilà revenue les bras chargés .. Il me manque encore quelques exemplaires et j'aurais la collection complète (je les ai déjà tous notés dans mon carnet). J'avoue, j'ai trahi mon fidèle Erlendur, mais ce cher Arnaldur nous a fait un sale tour en nous offrant un de ces premiers romans (Betty) en lieu et place des aventures de mon policier préféré. Je m'inquiète déjà depuis son avant dernier roman où il le faisait simplement disparaitre dans les fjords.
Mes achats ! Le premier d'occasion tout en bas ...

Mais, je ne veux pas tout de suite enchainer avec une autre aventure de Wallander, j'ai donc décidé de lire un roman.... finlandais ! J'avais toujours eu envie de le lire, mais l'an dernier, ma liste de lecture était déjà complète. Voilà, je lis "Purge" de Sofi Oksanen. Il était temps : temps de le lire et temps de lire un roman qui se passe en Estonie, j'ai visité le Muséum d'Histoire d'Helsinki et j'ai appris l'histoire commune de la Finlande et l'Estonie. J'ai lu une vingtaine de pages et je suis accro ! La preuve, j'ai relevé la tête ce soir, plongée dans ma lecture juste au moment où le bus s'arrêtait à mon arrêt, sinon j'étais bonne pour une marche de dix minutes !

Depuis, évidemment je n'ai qu'une envie : m'envoler vers ces contrées lointaines ! Mais cette année ça sera la Thaïlande. Une raison de plus pour lire ces romans ;)

03 août 2011

Summer readings


L'été est parait-il la saison propice à la lecture - fort heureusement, les vrais lecteurs n'ont pas besoin des rayons du soleil pour dévorer les pages après les autres. Même si le soleil a fini par faire son retour (la chaleur avec), j'ai du mal à imaginer les heures de lectures allongées sur la plage définitivement perdues. Pour ma part, je travaille (les vacances arriveront plus tard), donc c'est principalement dans le busway et le bus que je lis quotidiennement.

J'ai retrouvé Jo Nesbø  avec "Le sauveur", une nouvelle enquête de l'inspecteur Harry Hole. J'ai fait connaissance assez récemment avec l'inspecteur Harry Hole, célèbre enquêteur norvégien. Je vous avoue qu'étant une grande fan d'Irnaldur Indriðason et son inspecteur islandais Erlendur, j'avais peur de le "tromper" en allant lire les autres auteurs nordiques.

Mais j'ai craqué un jour, en lisant "Le bonhomme de neige" pour lequel je n'ai écrit aucun billet. Ce dernier est en fait plus récent (2008) que celui pour lequel j'écris un billet ce soir  (2007). J'avoue que l'idée de retrouver un policier parfois cynique, blessé, solitaire m'effrayait un peu, tant je tiens à Erlendur. Mais les deux personnages sont distincts, pas le même âge (voir Harry Hole parler d'amour, savoir qu'il n'a qu'une petite quarantaine m'a bien perturbé) et surtout l'Islande et la Norvège sont deux pays aux cultures différentes.

"Le sauveur" est unique dans le sens, où tout en suivant une enquête suite à un assassinat, on quitte la Norvège pour aller en ex-Yougoslavie, à Vukovar suivre le destin d'un tueur à gages, qui va s'accaprer la vedette, Jo
Nesbø ayant choisi par instant de mettre son héros de côté. L'intrigue est bonne, un tueur à gages, ex-enfant de la guerre atterrit à Oslo pour tuer un membre de l'Armée du Salut, mais à une heure de son départ, sa mission rondement menée, il découvre qu'il s'est trompé de cible, et doit absolument terminer le travail, avec dans les pattes l'inspecteur Harry Hole.

L'auteur permet à des lecteurs infidèles comme moi, de prendre un livre au hasard et de s'y plonger, si certaines allusions sont faites sur ses précédentes enquêtes, le lecteur n'est pas ignoré et l'auteur n'hésite pas à fournir des détails permettant de comprendre les relations compliquées de l'inspecteur avec sa hiérarchie ou son ex-compagne. J'ai également aimé le fait que l'auteur nous fasse pénétrer un peu plus dans son pays, j'ai ainsi découvert la puissance et le mystère entourant l'Armée du Salut norvégienne. Une société bien différente de la nôtre, avec cette atmosphère propre aux auteurs nordiques. J'ai réalisé à quel point, comme beaucoup d'autres lecteurs, je suis devenue moi-même accro aux romanciers nordiques. A la différence prêt pour le norvégien qu'il aime ouvrir ses enquêtes aux autres pays, et utilise intelligemment la violence, n'hésitant pas à tuer des personnages secondaires importants.

J'ai eu du mal à entamer le livre au départ, puis impossible de le lâcher, j'ai réussi à le terminer dans les meilleurs conditions, un transat à l'ombre, une boisson fraiche à la main, loin du froid glaçant et meurtrier d'Oslo.  Ville et pays que j'avais depuis longtemps envie de visiter (depuis toute jeune, merci A-ha), et je le ferai certainement, pays où, oui les policiers ne sont pas armés, où les journées sont plutôt calmes, où l'alcool fait plus de dégâts que les armes. La fin de ma lecture a coïncidé avec la tragédie qui les a frappés. J'ai vraiment hâte d'aller là-bas.

Puisque j'étais partie sur les lecteurs nordiques, j'ai enchainé avec un livre en anglais, "The dogs of Riga" du célèbrissime Henning Mankell.  Pour les mêmes raisons que j'avais ignoré le norvégien, j'ai longtemps ignoré le suédois. J'ai donc découvert l'auteur un peu par hasard, en allant à la médiathèque rendre mes livres (j'ai emprunté trois autres livres), je suis tombée sur cet exemplaire, en anglais et dont la quatrième page de couverture m'a donné envie. J'ai longtemps étudié le russe et l'histoire de la Russie et de l'Empire soviétique, et étant allée en Finlande, j'ai découvert la proximité des pays Baltes (Riga étant la capitale de la Lettonie). 

Il ne s'agit donc pas de la première aventure de Kurt Wallander, l'inspecteur suédois d'une petite ville provinciale mais qu'importe. Ayant lu ce livre à la suite de celui de
Jo Nesbø, je peux définitivement dire que oui, il s'agit bien du même genre - des romans policiers avec comme héros des policiers éculés, solitaires, cyniques, désabusés écrits par des auteurs scandinaves mais au style vraiment différent. C'est ce qui me fait tant aimer le genre policier, il ne cesse de renouveler malgré les ressemblances. Kurt Wallander vit seul, ancien alcoolique, il s'occupe de son père veuf et se pose la question de quitter son job de policier provincial pour un poste bien payé dans la sécurité, lorsque un canoë de sauvetage avec à son bord deux lettons assassinés échoue sur la plage. L'enquête va mener Kurt Wallander à quitter sa petite vie pour aller découvrir la Lettonie, Riga en 1991 à la veille de leur indépendance.

Mankell explique en épilogue la naissance de ce livre, suivie quelques mois plus tard, au printemps 1991 du coup d'état qui allait mener à l'indépendance des trois pays Baltiques. L'histoire a donc fini par rattraper son retard, Mankell a en effet dans son livre émis plusieurs fois ce développement. Il envoie donc son héros, seul, affronter un pays encore sous la coupe du régime soviétique, où les chiens de Riga représentent ces hommes à la solde du pouvoir, prêts à tout pour le sauvegarder, où les opposants sont kidnappés, torturés et tués.
Ystad

Le personnage même de Kurt Wallander est intéressant, car il vit dans une petite ville suédoise, il n'est pas armé, et est assez désabusé par son métier. Il a finalement peu de crimes à résoudre, plus souvent des affaires de violence conjugale, et a un vrai problème avec l'alcool. Comme son homonyme norvégien, il tombe amoureux, est encore jeune (mon héros islandais a pris tout à coup un coup de vieux) et prend des risques énormes.

J'ai découvert la Suède avec Stieg Larsson, et son Millénium - pas la Suède de la capitale Stockholm, mais celle de la province, très intéressante. J'ai donc cherché sur une carte la petite ville d'Ystad où ont lieu les enquêtes, ville tout au sud de la Suède, proche de Malmö et surtout de Copenhague, la capitale danoise, donnant sur la mer Baltique.  La ville, peuplée de près de 18 000 habitants est devenue célèbre en partie, grâce au personnage de Mankell. J'ignore si ses descriptions sont exactes, mais j'étais heureuse de la trouver sur la carte, étape nécessaire pour comprendre mieux la proximité de la Lettonie, et la dérive du bateau de survie.

Le style de Mankell est comme son âge (il est né en 1948, Jo
Nesbø en 1960), plus mûr et plus posé, les mots plus étudiés, moins nerveux mais tout aussi intéressant. Comme pour Nesbø, il nous emmène à la découverte de la vie provinciale en Suède, où le temps semble toujours passé plus lentement, où la dépression est fortement liée au froid et au manque de soleil.

Maintenant, j'ai envie de lire les autres opus de ces auteurs, ce qui ne m'empêchera de piétiner d'impatience pour la suite des aventures d'Erlendur, mon bougon Islandais qui a trouvé le moyen de disparaître dans les fjords dans le dernier opus.

J'avais aimé mon voyage en Finlande, les peuples nordiques sont fascinants, ils sont beaucoup plus aux prises avec la nature (le froid, la neige) que nous le sommes, ils vivent dans des sociétés privilégiées économiquement, mais où leur rigueur protestante vient à l'encontre d'un certain fatalisme et d'une latence dépressive omniprésents. 

Et si vous êtes curieux, les deux romanciers ont des sites web à leurs noms (en anglais).

Bonne lecture ! 
 
PS : petite information si vous êtes curieux, la Scandinavie au sens strict est représentée par ces trois pays: la Suède, la Norvège et le Danemark, à l'histoire et à la culture commune,
dont les habitants, assez homogènes ethniquement (hormis les Samis et les Finnois), parlent des langues apparentées (encore plus proche que l'italien et l'espagnol par exmple, d'origine indo-européenne). Depuis peu, on y inclut les Iles Feröé et parfois l'Islande, mais jamais la Finlande, le finnois n'étant pas une langue indo-européenne. Demandez à n'importe quel suédois ou danois qui vous expliquera à quel point la langue finnoise est compliquée à apprendre. J'ai rencontré un pauvre Danois, qui parle couramment le suédois, le norvégien, l'anglais et qui marié à une finlandaise, avait un mal fou à apprendre le finnois. Et je confirme ! Le finnois appartient aux langues finno-ougriennes qui comprennent leur voisin proche Estonien (dont la capitale Tallin est en fait située juste en face, en ferry) et plus étrangement leur lointain cousin hongrois.

Même si ici, j'ai parlé principalement d'un auteur norvégien et d'un auteur suédois, mon héros Erlendur, étant islandais, je préfère donc employer le terme de nordique.