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25 avril 2012

My so-called life



Je ne sais pas pour vous, mais ces derniers jours, la tempête est arrivée ! Le vent souffle si fort qu'il pousse les nuages pour laisser place au soleil, qui est vite remplacé par de nouveaux cumulus chargés à bloc, qui se font un plaisir de vous déverser des litres d'eau sur la tête ! Moi, je n'avance plus dans la rue, tête penchée (ici dans l'Ouest, on oublie le parapluie, totalement inutile face au vent) et j'arrive à faire du 50 m/h ? Pire que mémé avec son déambulateur ! 

Copyright DR ArmorLux
J'ai toujours aimé la tempête, il faut dire qu'habitant tout près de l'Atlantique, le vent souffle fort plusieurs fois par an (et quand je dis fort, je dis fort), et vos parents, non content de vous habiller en mini Tabarly (on a tous eu le célèbre ciré jaune Armor Lux, et les bottes Aigle) vous embarquent vite fait sur la pointe St Gildas (ou toute autre avancée de type rocheux dans la mer) les jours de grande tempête afin de vous montrer les vagues s'écrasant contre les rochers, et vous faire avaler au passage tout ce qui vole (algues, guano, et trois litres d'eau salée, etc.) en vous criant "tu vois c'est beau la mer en colère" !! Et comme tous les gosses du coin, oui, vous trouvez ça beau. Ensuite, vous allez vous même chercher de nouvelles sensations fortes (Quiberon c'est pas mal non plus...). Alors, forcément ça a fini par laisser comme une sorte d'empreinte génétique sur les Nantais : dès qu'il y a tempête (ici 100 km/h et pluie), ils sortent tous ! Comme des escargots ! Je ne parle pas des jours de pluie (fine), le ciel gris (en hiver ou automne) mais bien des jours de grande tempête - allez dans le centre ville, les rues sont pleines ... les cirés sont toujours à la mode, les bottes aussi, les plus fous s'amusent de voir leurs parapluies se casser (inutile de mettre beaucoup d'argent dans ces engins), et les voilà tous là à arpenter les rues, la tête recouverte d'un archétype de chapeau, enfoncée dans les épaules : le Nantais revit. Il respire l'air marin, l'air salé. Il lutte contre les éléments. Il sourit.
Et moi, je ne faillis pas à la règle.

J'ai sorti la puce il y a une vingtaine de minutes, et elle courait partout, complètement excitée et pas du tout apeurée par le bruit violent du vent dans les arbres ou la nuit noire, apparemment les chiens d'ici sont aussi de vrais escargots en sommeil ;)

Sinon, je pourrais vous parler du dernier Wallander que je viens de lire mais je préfère lui consacrer un billet, du film Le prénom que j'aimerais voir et en même temps ne pas voir, du film Conviction que j'ai vu hier avec Hilary Swank, d'un documentaire auquel je pense souvent, mais là, je n'ai qu'une envie, m'acheter un nouveau ciré jaune. J'ai déjà les bottes ;)



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