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20 novembre 2017

My addictions of the week




Au menu : Joan Didion (docu sur Netflix), Asa Butterfield, Thirteen, Broadchurch, x+y, Nick Robinson, Everything, everything, Florence Foresti, le monde de Nathan ...


Mes drogues télévisuelles

J'ai évidemment dévoré le documentaire tourné par Griffin Dunne (producteur et neveu de Joan Didion) consacré à la célèbre journaliste. J'ai réalisé que j'avais déjà beaucoup lu sur elle et donc j'ai eu plaisir à la découvrir en compagnie de son neveu et à l'écouter. Griffin a choisi de diviser le documentaire en chapitres, tous portant les titres de ses écrits, qu'ils soient sur ses publications professionnelles pour les plus grand magazines ou qu'ils soient plus personnels comme ceux consacrés à son époux ( puis à sa fille unique, touts deux décédés.

Joan Didion confirme toute l'admiration que je lui porte dans ce documentaire. Fragile comme un oiseau tombé du nid, elle confie ses difficultés - ainsi on découvre qu'elle ne souhaitait pas écrire de livre sur la mort de sa fille, mais son meilleur ami l'a persuadé du contraire. Et Blue Nights fut très difficile à écrire, contrairement à celui écrit sur la mort de son mari (mort brutale alors que sa fille était malade depuis un an). Ses mains tremblent et elle n'a jamais été aussi frêle, j'avais envie de la prendre dans mes bras. J'aime son regard sur la vie, les difficultés mais aussi son amour pour les choses. Son regard. Je suis vraiment reconnaissante pour ce documentaire car Joan Didion est finalement très discrète. Elle le dit : tout le monde passera par cette étape (le deuil d'un être cher) aussi elle souhaite que ce ne soit pas tabou. 
Mais tout ce qu'elle écrit est formidable, que ce soit sur sa passion pour le système du réseau des eaux ou pour la ville de Los Angeles. Une grande dame. 

N'hésitez pas à aller à sa rencontre en regardant ce documentaire disponible sur Netflix, même si vous n'avez pas lu son oeuvre. 
Si vous voulez en savoir plus, voici les liens sur trois billets que je lui ai consacrés : 
- The white album (essais rédigés pour la presse)
- Le bleu de la nuit (Blue Nights, livre consacré à sa fille)
- L'année de la pensée magique (The Year of the Magical Thinking, consacré à son époux)

Mon avis : 

Sinon, j'ai regardé le dernier épisode de Broadchurch - j'ai adoré cette saison et le fait que les auteurs parlent du viol, et enquêtent dessus avec la même rage que pour un meurtre. Généralement, les viols, excepté pour la série américaine New York SVU ne sont jamais évoqués dans les enquêtes. Ici, ils donnent la parole aux victimes et expliquent le tsunami que cette agression provoque. 
J'ai eu un petit pincement au coeur lorsque j'ai vu la dernière scène. J'ai tellement aimé les personnages principaux et leur relation. 

France 2 diffuse désormais une autre série britannique, Thirteen

Je n'en avais jamais entendu parler mais voici la présentation officielle : Ivy Moxam (Jodie Comer), une jeune femme de 26 ans parvient  à s'échapper de la cave qui a été sa prison pendant les treize dernières années. Elle retrouve sa famille et doit aider la police à identifier le ravisseur qui l'a séquestré avant qu'il ne récidive. Ivy devient alors le témoin clé de l'enquête mais peut-on lui faire confiance ? 

Je dois être honnête : la série m'inspire peu, je ne suis pas fan de ce genre d'histoires. Peut-être parce que j'ai vu The Room que je n'ai pas aimé et que j'ai vu le documentaire de Natacha Kempusch et j'espère que la série ne lui porte pas préjudice.  Mais les critiques sont excellentes, donc pourquoi pas ? 

Sinon, je continue de suivre les enquêtes de Vera, surnommée "Mussolini", je suis certaine de passer une excellente soirée en sa compagnie. 


Mes drogues cinématographiques 

Sinon, au retour de Guadeloupe, j'ai regardé deux films (l'avion étai très récent et l'image d'excellente qualité) en v.o - j'avais vu des images du premier et j'ignorais tout du second. 



J'ai également regardé le spectacle de Florence Foresti "Madame" et j'ai adoré ! J'ai beaucoup ri et j'ai trouvé son regard sur les femmes très pertinent. Et au vu des évènements ces derniers jours, avec cette parole libérée grâce aux témoignages de plusieurs femmes et une prise de conscience sur les agressions,  je trouve que son spectacle a encore plus de force, alors qu'il date de trois ans déjà.  J'ai eu plusieurs fous rires (sur la poupée gonflable entre autres), et j'aime le fait qu'elle n'épargne personne tout en rappelant la stupidité de nos comportements. 



X+Y, Le Monde de Nathan
Nathan (Asa Butterfield) est un jeune prodige en mathématiques, que son professeur anticonformiste, Mr Humphreys (Rafe Spall) a pris sous son aile car le jeune adolescent souffre de troubles autistiques. Il refuse toute sorte de manifestation d'affection, même venant de sa mère (Sally Hawkins) ; une vraie souffrance pour elle. Nathan avait une relation unique et très forte avec son père, le seul qui pouvait le toucher et le faire rire mais alors qu'ils étaient en voiture, un camion est venu les percuter et son père est mort sous ses yeux. 
Le génie de Nathan lui vaut d'intégrer l'équipe britannique qui va participer aux prochaines Olympiades internationales de Mathématiques, qui ont lieu cette année à Taipei. Malgré ses craintes, Nathan accepte de s'embarquer dans cette aventure avec d'autres jeunes surdoués. Certains ont aussi des problèmes. A son arrivée, Nathan se voit attribuer un guide, une des jeunes filles de l'équipe chinoise, Zhang Mei (Jo Yang). Peu à peu, Nathan, très nerveux, accepte de se laisser porter et lorsque la jeune fille lui fait visiter la ville, Nathan finit par apprécier cette compagnie féminine qui ose lui prendre la main sans le lui demander. De son côté, en son absence, sa mère fait connaissance avec le professeur de son fils qui a vu sa carrière prometteuse de génie des maths stoppée brutalement par la maladie. 



Quelle jolie surprise que ce film ! Tout en douceur, il nous permet de découvrir le monde à travers le le regard d'un jeune garçon dont les émotions, toujours repoussées dans un coin de sa tête, vont finir par percer la carapace. J'ai adoré le personnage de Zhang Mei qui tombe amoureuse de Nathan et ne voit que des qualités dans sa différence. Et ici, pas de guimauve - Nathan doit faire ses preuves, les autres adolescents ne sont pas toujours compréhensifs. 

Les acteurs sont tous formidables, j'adore Sally Hawkins dont la fragilité est très touchante. Je l'ai déjà vue dans d'autres films mais ici elle vole la vedette. Un film intelligent, drôle et émouvant. Un très bon moment et disponible sur Air Caraïbes (en v.o ou en vf). 

Mon avis : 

Everything, everything

Une bluette adolescente me direz-vous et vous n'avez pas tort ! Mais parfois, c'est amusant de regarder ces films-là (à défaut de lire de la Young Lit). 

Maddy (Amanda Stenberg) va fêter ses 18 ans. La jeune femme mène une vie extraordinaire. Elle est en effet confiné à l'intérieur de chez elle, souffrant d'une maladie rare génétique (elle n'a aucun système de défense immunitaire). Sa mère, un médecin, a conçu un logement adapté et Maddy a des amis un peu partout dans le monde via Internet et compte sur la visite quotidienne de l'infirmière, devenue sa confidente. Son père et son frère sont décédés brutalement alors que Maddy était une petite fille. Mais un jour, de nouveaux voisins s'installent et Maddy aperçoit Olly (Nick Robinson). Les deux jeunes gens se plaisent et lorsqu'il la salue à plusieurs reprises, il comprend qu'elle ne peut pas sortir. Ils commencent alors à discuter via des SMS.  Le jeune homme souffre du comportement violent de son père, alcoolique. Les deux jeunes gens en ont marre de ne communiquer que par moyen interposé aussi Maddy réfléchit à un stratagème. Un évènement inattendu va précipiter les choses ...

L'histoire est très simple, et assez prévisible (sauf un des dénouements que je n'ai pas vu venir) - c'est bien une bluette mais j'avoue que j'ai été emballée par le jeu des acteurs et ravie de voir une relation interraciale (toujours rare même dans les films pour ados). Je ne connaissais aucun des acteurs et ce fut rafraichissant. Enfin, j'ai été vraiment surprise par la photographie et le choix des stylistes, et du responsable du décor. Un style épuré, des vêtements qui font penser à Courrège, ce film est un vrai plaisir pour les yeux ! J'ai été étonné par le style très moderne. 



Un petit ovni dans le cinéma que je n'aurais pas découvert si je n'avais pas voyagé à bord d'Air Caraïbes (ce billet n'est pas sponsorisé, malheureusement !). Je ne connais pas non plus le livre de Nicola Yoon dont le film est une adaptation. 

Mon avis : 

2 commentaires:

  1. J'ai vu Thirteen que je conseille. C'est âpre, dense, sombre mais aussi passionnant à suivre. Et comme toujours dans les séries anglaises, les acteurs sont étonnants de vérité.

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    1. merci ! je crois qu'ayant vu Room et la mini série française qui racontait aussi le retour d'une fillette kidnappée, le sujet ne m'a pas intéressée - je vais regarder le premier épisode pour voir si j'accroche !

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