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05 août 2013

Le sabot du Diable

Troisième roman de Kem Nunn, Le Sabot du Diable prouve une nouvelle fois le talent du romancier californien et son obsession pour le surf et les légendes. Ici, le lecteur est entrainé à la recherche de la vague mythique, le dernier spot secret caché en Californie, de surcroît en territoire indien et donc farouchement protégé. 

Kem Nunn aime ses personnages, la plupart ont connu la gloire jadis (comme dans la Reine de Pomona ou Tijuana Straits) et tentent aujourd'hui de trouver un sens à leur vie. Jake Fletcher n'y échappe pas, photographe vedette de surfers (les meilleurs photos se font à même sur une planche de surf), le photographe dorénavant drogué aux petites pillules se voit offrir un contrat en or : rejoindre une star mythique du surf, Drew Harmon, dans une réserve indienne au nord de la Californie pour immortaliser la star surfant la plus belle vague.

Évidemment, rien ne va se passer comme prévu. Les surfers et le photographe vont très vite se mettre à dos les habitants de la réserve, et leur voyage initiatique va prendre la tournure d'une chasse à l'homme. Mais la vague ultime est là, et c'est toujours avec un lyrisme éblouissant que l'auteur pousse ses personnages à accomplir l'impossible, au péril de leurs propres vies. Kem Nunn aime les personnages déjantés, ces types dont  l'obsession (pour le surf, la drogue, la gloire) guide chacun de leurs pas. J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ces surfers qui ne vivent que pour la vague ultime, prêts à affronter des renégats indiens pour connaître cette ultime sensation. Tous courent après le rêve américain, mais aussi après, comme je l'ai déjà écrit, une forme de rédemption. Un dernier acte. Une sortie digne.

Décidément, Kem Nunn confirme qu'il est l'un de mes auteurs préférés, il incarne pour moi le romancier américain sous son meilleur jour, l'Amérique profonde, comme Bruce Springsteen l'est dans le domaine musical ou Johnny Cash. Un spécialiste du roman qu'il est difficile de cataloguer. Ici on le classe en "policier" alors qu'il n'y a pratiquement jamais d'enquête. Son style lyrique mais aussi profondément réaliste pourra plaire à ceux qui aiment les romanciers américains férus de nature (Jim Harrisson). Le lecteur s'attache facilement à ses personnages (mon préféré étant celui de Tijuana Straits, Sam Fahey et ici le jeune surfer qui a trouvé la foi).

J'avoue que le surf me fascine toujours, comment un homme peut communier avec la nature dans ce qu'elle offre de plus magique. C'est électrisant et fascinant. 

Je pique l'idée à d'autres blogs lecture, voici une citation : 

Parce que les surfeurs aimaient les histoires. Les grosses vagues et les hors-la-loi. Les excentriques qui avaient réussi, d'une manière quelconque, à vaincre le système, à rester au contact de la vie, alors que d'autres s'installaient à l'intérieur des terres et payaient des impôts.

Vous pouvez aussi lire mes billets sur Surf City et Tijuana Straits . Et j'ai aussi écrit dans un billet quelques lignes sur La Reine de Pomona (lu il y a longtemps). 

Mon verdict (complètement subjectif) :


03 juin 2012

Tijuana straits

J'ai acheté ce polar un peu par hasard, j'avais déjà croisé la couverture de ce livre mais je ne m'y étais jamais attardée. Et puis, en cherchant de nouvelles lectures, j'ai finalement porté mon choix sur ce livre de Kem Nunn, Tijuana Straits.

"Straits" signifie "détroits" en anglais, ce qui a son importance lorsque l'on sait que le lieu choisi pour cette histoire a une importance capitale. L'auteur (que je découvre également) a en effet choisi de nous emmener entre la frontière californienne et la frontière mexicaine, séparée par ces détroits naturels, aussi magnifiques que dangereux. De forts courants, des sables mouvants rendent toute immigration illégale très dangereuse, ainsi des dizaines de personnes perdent la vie en tentant chaque jour de franchir cette frontière marine. L'autre particularité de ce détroit sont les vagues énormes, qui parfois, avec l'aide d'El Nino transforment ce lieu en un spot de surf unique. Malheureusement oublié, comme ces champions des années 60 dont seules des plaques avec leurs noms gravés, rappellent à la population leur gloire passée.

L'auteur nous invite à suivre la vie de Sam Fahey, ancienne gloire du surf surnommé La Mouette car il positionnait son corps d'une manière qui évoquait cet oiseau. Fahey vit dans ce no man's land, éleveur de vers (pour la pêche), il coule une vie paisible, lorsqu'un soir il sauve la vie d'une jeune femme mexicaine, Magdelena, qui en voulant fuir des tueurs mexicains a réussi à survivre aux Tijuana Straits. Entre eux, deux mondes, deux idéaux vont se croiser et s'affronter. Autant vous le dire tout de suite : si vous n'avez pas encore lu ce polar, allez l'acheter ! Un véritable coup de foudre, pour le style, la passion de l'auteur pour cette région méconnue, pour ce sport, pour ce détroit.

La confrontation entre deux mondes, la description de ce Mexique miné par la corruption, la violence, et ces usines américaines installées pour une main d’œuvre à leur merci et ces femmes qui tentent de lutter, lorsqu'elles ne sont pas assassinées violemment, l'auteur manie la plume comme peu de romanciers savent le faire. J'ai tout aimé dans ce roman, le rapprochement des deux personnages, la folie qui s'empare des personnages mexicains et la description de ce lieu, à la fois magique et tragique. L'auteur possède un don pour le détail, la description est parfaite de ces lieux, de la culture, de ces peuples. Et il sait manier le rythme de l'histoire, en accélérant au bon moment et en vous faisant courir aux côtés des personnages. Je découvre le style de Kem Nunn,  une écriture lyrique avec de magnifiques envolées.

Copyright : Leroy Grannis

J'aurais voulu continuer à suivre les aventures de ce couple mal agencé mais l'auteur en aura décidé autrement. J'ai hâte de découvrir les autres œuvres de cet auteur qui se fait rare et prend du temps entre chaque roman, à savoir La Reine de Pomona (1993), Surf City (1995) et le Sabot du diable (2004). C'est la première fois que j'ai envie de prendre ma plume pour le remercier de ces heures passées dans le Tijuana Straits.  

01 juin 2012

My addictions of the week


Drôle d'insulte non ? Il faut suivre comme moi la série Misfits pour savoir de qui il s'agit et là on n'est plus du tout étonné quand on connait le personnage ;) Sinon, je ne sais pas pour vous, mais aujourd'hui aura été la journée la plus chaude de la semaine, et la plus moite ! De retour chez moi après une soirée chez des amis, je n'avais qu'une envie : filer sous la douche !  Mais contrairement à l'an dernier où je revenais du Vietnam, là je suis blanche comme un linge, et je trouve peu de fringues d'été qui me sied au teint ;(

Mais passons aux choses sérieuses :


Côté drogue culinaire, rien de spécial à l'horizon - je continue de boire le même jus d'orange frais (vous savez la pub du monsieur Eduardo qui montre ses belles oranges).

J'avoue que j'ai parfois j'ai du mal à le conserver uniquement pour le matin, il est trop bon mais aussi très cher. Sinon, je me prépare beaucoup de salades (pas la laitue hein), c'est synonyme d'été, de soleil, de chaleur ;)

Avouez que c'est tentant ?



*  *  *  *

Côté drogues télévisuelles
, j'avoue que le programme de Canal + est alléchant, je ne vais pas me plaindre d'une telle programmation même si j'ai déjà vu la plupart des films au cinéma. Ainsi,  j'ai eu la chance hier de revoir l'Affaire Rachel Singer, il y a aussi The Tree of Life, The Fighter, Black Swan, etc. Le problème c'est toujours le manque de temps. Ma sœur m'a prêté pas mal de ses DVD Blu-Ray, il va falloir que je m'y mette, mais le beau temps ne m'a pas incité à rester devant mon écran, même si dorénavant il est plus grand et HD !


Je ne regarde presque plus de séries, exceptées pour les Desperate Housewives qui deviennent réellement "desperate" dans ces derniers épisodes. Je réalise peu à peu que le départ approche, j'ai eu cette pensée pendant une scène jouée par Eva Longoria, "the jumping pea" (le petit pois sauteur) tel est le surnom donné par Karen à Gaby, et j'ai une pincée au cœur. Finalement, je m'étais bien habituée à les retrouver chaque année sur Canal. Teri Hatcher (aka Susan) a déjà trouvé sa place dans une nouvelle série, on verra si les autres arrivent à rebondir. Hier soir, l'un des personnages a quitté brutalement la série avant le dernier épisode, les auteurs ont pas mal tiré sur la corde sensible ! Mais le plus étrange fut d'avoir l'aperçu des deux prochains épisodes où on y compte fleurette, bref vite oublié ce personnage pourtant clé de la série.

Sinon, j'ai recommencé à regarder les Experts à Las Vegas, j'aime bien les personnages interprétés par Laurence Fishburne et Jorga Fox (leurs noms dans la série m'échappent), mais j'avoue que j'ai tendance à zapper dès que la petite musique revient, ou si vous préférez lorsqu'ils font leurs manipulations au laboratoire. Je préfère les séries policières à l'ancienne où le flic mène l'enquête.


*  *  *  *

Côté drogue livresque, cela fait donc plusieurs mois que j'enchaine un livre après l'autre, mais le fait d'avoir dorénavant ma voiture fait que je ne fais plus de longs trajets en transport en commun, donc je privilégie mes trajets quotidiens même si je reste toujours frustrée de ne lire qu'à peine quinze minutes d'affilée ! J'ai découvert Kem Nunn par hasard, avec Tijuana Straits, Je viens de finir ce livre ce midi. C'est une bonne surprise.
Je vais bientôt m'envoler pour la Thaïlande, or j'aime bien commencer un nouveau livre lorsque l'avion décolle, surtout quand plus de quinze heures de vol m'attendent donc il faut que je trouve un ou deux livres à lire entre temps ; j'ignore encore lesquels.
Des idées ?
*  *  *  *

Côté drogue iPhonesque, j'ai téléchargé de nouvelles applis :

dont FidMe qui vous permet de recréer sur votre téléphone toutes vos cartes de fidélité, avec le code barre (que l'on "scanne") afin d'éviter de remplir son portefeuille de toutes ces cartes. Comme je fais mes achats dans trois commerces différents, en plus de toutes les boutiques où j'ai une carte mais que j'utilise une fois l'an, je trouve ça très pratique. 

J'ai aussi téléchargé Voix Active que j'ai peu utilisé jusqu'à présent, mais qui pourrait me servir en voiture par exemple. L'appli vous permet d'enregistrer vos messages oralement et les retranscrit directement sous forme de mail, SMS ou Facebook au choix. Je l'ai encore peu testé, moi qui a l'habitude de mélanger anglais et français, là c'est niet. Il faut choisir ;) Mais c'est aussi amusant de voir le résultat, ça m'a rappelé l'école quand on jouait au téléphone arabe (nom d'un jeu où en fait toute la classe ou ceux de la récré s'asseyaient et le premier devait murmurer à l'oreille de son voisin une phrase assez longue, puis chacun faisait de même et lorsque le dernier énonçait à voix haute la phrase, celle-ci n'avait plus rien à voir avec l'originale ! On arrivait même à de sacrés contresens, fous-rire garantis ;)

Un jeu gratuit d'iMotsFléchés qui m'a occupé agréablement lorsque je me reposais au soleil, et pas plus tard qu'aujourd'hui lors d'une conférence assez ennuyeuse ! Ce jeu est asssez addictif, il mélange un peu le concept des mots fléchés et des mots casés, car les lettres sont déjà présentes et ne disparaissent pas quand vous les sélectionnez, elles se glissent à l'endroit laissé vacant par la lettre choisie. Donc, à la fin il vous reste trois, quatre lettres et vous pouvez facilement visualiser leur emplacement correct avant de les jouer. et enfin PhotoToaster, une appli photo un peu plus poussée qu'Instagram, qui vous propose de nombreux cadres, de travailler la luminosité, le grain, etc. Je ne compte plus mes applis dédiées à la photographie ;)

Enfin, côté drogue musicale -  pas grand chose car j'écoute peu de musique en ce moment, j'adore écouter les oiseaux chanter et lorsque je mets mon casque, c'est pour écouter tous les matins Nicolas Canteloup (son podcast), il me fait beaucoup rire avec ses imitations et me met toujours la pêche le matin, je suis une addict !  J'ai juste écouté un peu la musique du film Moonrise Kingdom que j'ai vu, et en particulier la chanson de Françoise Hardy "Le temps de l'amour", que je vous propose - à noter que la scène dans laquelle est jouée cette chanson est une des plus jolies du film.




Excellent week-end !




05 mai 2012

My so-called life


Comme Marlon, j'ai retrouvé le sourire ;)

Je dois toujours écrire ce billet sur le dernier volet des aventures de Kurt Wallander, mais difficile de dire adieu à celui qui m'a accompagné ces derniers mois. Mais aujourd'hui j'ai trouvé mon bonheur :


Je me répète mais je suis l'une des plus grandes fan d'Arnaldur Indriðason, et de son héros policier, Erlendur. Après avoir sorti deux romans à la suite, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, Indriðason nous a laissé sans nouvelles d'Erlendur, disparu dans les fjords islandais depuis plus d'un an et demi. Entre temps, son éditeur avait eu la bonne idée de ressortir un roman écrit il y a longtemps, Bettý (cf. mon billet). Je me souviens que ma mère et bon nombre de personnes avaient cru à la suite des aventures d'Erlendur, ce qui n'était absolument pas le cas (même si l'auteur y faisait référence une fois). Bref, je vous ai plusieurs fois fait part de mon impatience... ou plutôt de cette attente forcée et là enfin ! La muraille de lave. Si Erlendur est apparemment toujours porté disparu, on retrouve ses deux collègues, et cette fois-ci on s'attache à suivre le jeune Sigurdur Oli (la dernière fois, on suivait les aventures d'Elinborg, la fine cuisinière) dans plusieurs affaires. Voilà, j'ai acheté le livre et depuis, je l'ai là, entre mes mains, je le regarde, comme un enfant à qui on offre sa friandise préférée.

J'attends ce soir, d'être confortablement installée dans mon lit pour commencer ma lecture. Et quel pouvoir, cet islandais ! Depuis que j'ai rapporté son livre, les nuages et la pluie ont laissé place au soleil ;)

J'ai profité de cet achat pour me procurer un autre roman, élu Meilleur Polar étranger 2011 par le magazine LIRE  Tijuana Straits de Kem Nunn. Je ne connais pas ce romancier qui signe ici son quatrième roman, mais la quatrième de couverture m'a convaincue et la critique de Christine Ferniot m'a donné envie de le lire, je vous la livre : "cet auteur trop rare à l'écriture lyrique, le sens du détail et de l'accélération. Du très grand roman noir".

Car me connaissant, et ayant devant moi un week-end prolongé, et si Indriðason signe un grand roman comme à l'accoutumée, j'aurais probablement fini ma lecture dès dimanche soir, et je ne m'imagine pas sans autre livre à lire.

Sinon, je continue de bien rigoler en suivant les aventures des Working Girls sur Canal, ce qui me fait du bien, car les derniers épisodes des Desperate Housewives sont vraiment très tristes. Je ne dirais rien, mais on sent bien que la fin est proche. Voilà, sinon un ciné mardi soir et un autre ce week-end si le temps est trop pourri pour des vide-greniers et un tour dans mon ancien quartier pour aller voter.

Bon week-end !