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24 mars 2014

Sir Julia Roberts

Il était temps me direz-vous de rendre hommage au plus beau sourire d'Hollywood... Lorsque cette fille a débarqué au cinéma avec ce sourire immense, cette chevelure sublime, ses jambes interminables.... tout le monde a craqué pour elle !



11 octobre 2013

Sir Robin Wright


Je ne pensais pas écrire de billet à son sujet, mais voilà un internaute l'a décrite comme "has been"  or pour moi c'est tout l'inverse : elle a su mené sa carrière avec intelligence, discrétion et persévérance. Aujourd'hui elle continue de nous surprendre et de mener une jolie carrière, je parle de la sublime Robin Wright

Quand je parle d'elle autour de moi, on me parle souvent de deux rôles :  lorsqu'elle interprétait le personnage de Kelly dans le soap opera Santa Barbara et son rôle de Buttercup (Bouton d'Or) dans le devenu classique Princess Bride.

Sa carrière, fort heureusement ne se résume pas qu'à ces deux films - vous aurez sans doute oublié, aussi laissez-moi vous rafraichir la mémoire.


Née Robin Virginia Gayle Wright à Dallas le 8 avril 1966, elle grandit à San Diego en Californie. Dès l'âge de 14 ans, elle devient mannequin et défile à Paris et au Japon, puis à 18 ans se tourne vers le cinéma. C'est la télévision qui lui offre son premier rôle, celui de la douce Kelly Clapwell, elle y rencontrera son premier mari (le mariage n'aura duré que deux ans). Elle a déclaré y avoir appris le métier, même si elle ne souhaite pas y faire carrière. C'est en lui offrant le rôle de Buttercup dans The Princess Bride que Rob Reiner l'a fait définitivement entrer dans la lumière. Nous sommes en 1987. Elle met fin à son contrat et se tourne définitivement vers le cinéma.

Je me souviens d'elle dans le sublime State of Grace (Les anges de la nuit), en 1990 où elle fait la connaissance d'un certain Sean Penn, le film est empreint d'amertume et de tristesse (Le casting est irréprochable : Gary Oldman et Ed Harris). Les deux acteurs tombent amoureux. Vous connaissez la suite.


Elle interprète une femme libre dans Playboys (avec Aidan Quinn) en 1992. Elle enchaine les rôles, et en refuse autant qu'elle en interprète (près de 14 refus!). Elle devient Moll Flanders en 1995, après avoir joué face à Nicholson dans le très sombre Crossing Guard en 1994. La même année, elle joue dans un film devenu culte : Forrest Gump, y interprétant la fameuse Jenny dont Forrest est amoureux toute sa vie.

L'actrice privilégie un temps sa vie privée (deux enfants) et tourne dans des films indépendants, dont le magnifique She's so lovely en 1997, toujours avec Sean. Elle enchaine les petits rôles, elle ne soucie ni de la gloire, et se méfie de la célébrité. Le couple a d'ailleurs quitté Los Angeles et leurs enfants sont élevés loin d'Hollywood.

Elle joue ainsi dans le mélo  Une bouteille à la mer avec Kevin Costner et le grand Paul Newman
(qui n'a pas versé une larme à la fin ?).

Elle reviendra au cinéma par la petite porte, en jouant dans plusieurs films dont La maison du bout du monde et The Pledge, un film réalisé par Sean Penn avec Jack Nicholson.

Séparée de son mari - elle retrouve sa liberté dans la vie et au cinéma dans Les vies privées de Pippa Lee, où elle séduit Keanu Reeves - j'ai adoré ce film ! Il faut que je me procure le DVD. 

Elle est également Erica, l'éditrice et l'amante de Mikael Blomkvist dans Millenium et l'amante de Russell Crowe dans Jeux de Pouvoirs, deux de mes films préférés. Elle accumule les seconds rôles mais toujours avec talent et tact.

Les réalisateurs l'ont compris et se l'arrachent, ainsi 2013 est son année : elle joue dans mon film Perfect Mothers et ma série coup de cœur, House of Cards.



Ok - j'ai compris pourquoi je n'aime pas qu'on la critique, elle joue dans tous mes films préférés ! Je ne l'avais pas réalisé. J'ai vu Millenium et Jeux de Pouvoir une dizaine de fois, idem pour Princess Bride.

Son talent est si naturel qu'on le remarque à peine, ma sœur lui trouve une certaine froideur, moi je crois qu'elle est pudique.

J'aime tout en elle - la manière dont elle a su aborder la cinquantaine, sa discrétion et cette classe. Un point commun avec Michelle Pfeiffer.

Et surtout ses choix cinématographiques, pour une actrice has been, j'aimerais beaucoup avoir sa carrière, non ?

29 août 2012

Sir Meryl Streep

Sir Laurence Olivier, Sir Peter O'Toole, Sir Sean Connery... ils sont tous adoubés par la Reine d'Angleterre pour leurs formidables carrières. Meryl Streep, elle, aura eu les honneurs des Oscars, nominée 17 fois (ou 18 j'hésite), un record, elle sera repartie trois fois avec la fameuse statuette :
- en 1980, pour Kramer contre Kramer
- en 1983, pour Le Choix de Sophie
- en 2012, pour La Dame de Fer.

D'ailleurs, je vous laisse le soin de regarder à nouveau son discours de remerciement devant une salle qui lui offre une standing ovation (ici), et où elle s'excuse d'être toujours là, presque tous les ans, comme si on devait s'excuser de gagner. Mais, quand j'y repense, elle mérite chacune de ses nominations, et chacun de ses Oscars, car à chaque rôle elle arrive à nous faire voyager, dans le temps, dans un pays, une culture, elle peut endosser tous les rôles, de la comédie au drame, et comme un vrai caméléon nous offrir pléthores de couleurs.  

Moi qui ai aimé le cinéma, j'ai grandi avec elle - je ne me souviens pas d'une époque où je ne voyais pas un film que j'aimais avec Meryl. Elle a sans doute la filmographie la plus prodigieuse (avec Marilyn, Katherine et Audrey Hepburn) qui soit pour une actrice professionnelle. Des rôles que l'on aurait tous aimés se voir confier. Pourtant, quand on la regarde, jeune comédienne, elle ne fait pas immédiatement penser à une italienne amoureuse d'un photographe dans les années 50, à la première femme britannique 1er Ministre menant de fer son mandat, à une mère australienne accusée d'avoir assassiné son enfant, à une jeune femme polonaise juive forcée de choisir entre ses enfants, bref, Meryl Streep est tout ça. Un sacré bout de femme.

Née Mary Louise Streep en 1949 à Summit dans le New Jersey, elle ne s'est passionnée pour le métier d'acteur qu'une fois à l'université. Diplômée du collège de Vassar, elle s'est ensuite inscrite au Conservatoire de Yale. Elle rencontre alors l'acteur John Cazale et devient sa compagne pendant 7 longues années jusqu'à son décès en 1978. L'acteur tourne avec elle dans Voyage au bout de l'Enfer, qui lui fera obtenir sa première nomination aux Oscars. Elle s'était fait remarquer l'année précédente dans le film Julia.

J'avais écrit un billet sur ce film, qui figure dans ma liste de films préférés, si vous ne connaissez pas l'histoire (avec De Niro et Christopher Walken), jetez-y un coup d’œil.

L'année suivante est celle de la consécration (1979), elle obtient la fameuse statuette avec son rôle d'épouse divorcée de Dustin Hoffman dans Kramer contre Kramer. J'ai vu ce film quelques années après, j'étais très jeune (10 ans) et j'ai été vraiment marquée par ses parents qui se déchiraient la garde de leur enfant. 
A l'époque, on parlait peu de divorces, et de la douleur engendrée par un tel évènement. Meryl y est encore très jeune, et sublime. 

Puis, elle tourne dans un des drames les plus puissants que le cinéma ait eu à nous offrir (1982), et que j'ai vu, je pense à l'âge de 14 ans, Le Choix de Sophie. Dans ce film, elle joue le rôle de cette jeune mère juive, envoyée dans un des camps de concentration pendant la Seconde Guerre Mondiale, qui devra faire le choix ultime à la demande de l'un des Nazis et ne s'en remettra jamais. L'histoire m'a évidemment beaucoup marquée, mais également l'interprétation de Meryl Streep - elle est devenue cette jeune femme polonaise, son accent, ses gestes, ses silences, son souffle - tout est là. Une claque. 
Comme dans nombre de ses rôles, Meryl Streep apporte une certaine pudeur à ses personnages, comme pour se protéger de leur terrible destin. 

L'année suivante, elle enchaine avec un autre de mes films préférés, le Mystère Silkwood. J'ai du voir ce film trois ou quatre fois. Elle joue le rôle d'une jeune femme, Karen Silkwood, qui a véritablement existé et qui est décédée dans d'étranges circonstances. Silkwood travaillait dans une usine de plutonium comme ouvrier métallurgiste, lorsqu'elle fut contaminée volontairement, puis menacée et probablement assassinée car elle risquait de mettre à jour les nombreuses violations de sécurité à l'usine. J'ignore pourquoi mais cette histoire m'a beaucoup touchée. Elle a interprété cette jeune femme avec beaucoup de douceur. On a beau connaître la fin de l'histoire, la voir quitter son amoureux un matin (un très beau jeune Kurt Russell), et ne jamais revenir, on ne s'en remet pas.

L'année suivante, elle se tourne vers des rôles plus légers, elle tourne ainsi une des rares comédies romantiques où elle retrouve Robert de Niro. Falling in Love est un film doux, sur la rencontre de deux personnes, chacune en couple, qui prennent le train tous les matins (les "commuters" pour NY) et vont tomber amoureux. Le film n'est pas tout rose, et j'ai adoré découvrir un De Niro en mode amoureux, sa carrière ayant pris un virage plus sombre par la suite. 

Meryl Streep va continuer sa lancée en interprétant la célèbre Karen Blixen et signer un des blockbusters des années 80 : Out of Africa, avec le beau Robert Redford.  Si le film ne m'a finalement pas autant marqué, j'ai toujours la musique dans la tête et le somptueux paysages africains, et cette fameuse scène, où il lui lave les cheveux. 


C'est trois ans après, en 1988, que Meryl va endosser un personnage inspiré d'une histoire vraie, celle de Lindy Chamberlain, cette mère australienne, qui partie camper avec sa famille dans l'outback australien en 1980, va accuser un dingo (chien sauvage) d'avoir enlevé et tué son bébé âgé de 2 mois, Azaria. Un cri dans la nuit m'a beaucoup marqué à l'époque. J'étais encore adolescente. Le corps n'ayant pas été retrouvé, la police allait tourner ses suspicions vers la mère et le père qui seront finalement arrêtés et condamnés. Dans le film (mes souvenirs sont lointains), le cinéaste nous donnait d'elle une vision presque effrayante. 

Nota Bene : la vraie Lindy Chamberlain (et son époux) fut donc emprisonnée mais n'a jamais cessé de clamer son innocence. Son histoire a fait la une des médias en Australie, l'opinion la considérant coupable, après 4 années en prison, une commission la déclara innocente suite à la découverte des vêtements du bébé. Depuis de nombreux témoignages et des enquêtes ont démontré le changement de comportement des dingos. Et c'est le 16 juin dernier, qu'un juge a définitivement innocenté la famille Chamberlain, plus de trente ans après les faits. 

Ce rôle est pour moi, la meilleure performance de Meryl - car on n'arrive pas à aimer cette femme, et on doute continuellement de son innocence. Ainsi, je me souviens qu'en me basant uniquement sur ce film, une version propre au réalisateur, j'avais aussi cru cette femme coupable. Cette histoire me fait penser aujourd'hui à l'affaire du petit Grégory, pour laquelle, la science n'a malheureusement pas pu faire éclater la vérité. L'actrice américaine est méconnaissable. De plus, comme pour ses autres rôles, elle a endossé l'accent australien avec une facilité déconcertante.

Les années passent, et Meryl continue à tourner dans des films de moins grande ampleur, elle s'amuse à jouer une sorcière dans La mort vous sa si bien,  avec une Goldie Hawn et un Bruce Willis désopilants.

Après une pause, Meryl Streep retrouve le devant de la scène et le succès grâce à ce vieux roublard de Clint Eastwood en 1995 - Sur la route de Madison. En interprétant cette mère de famille, italienne, tombant amoureuse d'un photographe venu photographier les fameux ponts couverts de Madison, Meryl Streep prouve à nouveau son immense talent.

A.I, The Hours et la participation à la mini série télévisuelle Angels in America l'occupent en ces premières années du nouveau millénaire. C'est une petite comédie, Petites confidences à ma psy (Prime), qui l'installe de nouveau dans nos salles de cinéma. Dorénavant, elle occupe des rôles de mère et cela lui va bien. 



En 2005, elle cartonne à nouveau - dans le rôle de la terrible Miranda Priestly, Le Diable s'habille en Prada cartonne dans les salles et surtout permette à l'actrice de toucher un public plus jeune. J'ai adoré ce rôle, il lui sied à merveille. La coupe de cheveux, ses tenues, elle a du beaucoup s'amuser à interpréter cette boss sanguinaire. 

En 2008, elle tourne dans Mama Mia ! La comédie sur Abba. J'avoue, je n'ai pas vu le film, n'ayant jamais trop aimé les comédies musicales et encore moins quand elles sont si gaies. Un tort sans doute.  Le succès est de nouveau au rendez-vous, le temps passe, mais Meryl ne semble pas être concernée par ce phénomène. 

Tout en continuant de prêter sa voix à des dessins animés, jouer dans des mini séries, l'actrice continue de tourner. Elle se tourne de nouveau vers la comédie en 2011, en interprétant cette sexagénaire déridée auprès d'un Alec Baldwin et d'un Steve Martin à ses pieds dans Pas si simple. Meryl Streep est une femme heureuse et on la comprend. Dorénavant elle prend plaisir à s'amuser sur un tournage.

Celle qui racontait dans un talk-show récemment n'avoir jamais su pourquoi les réalisateurs l'aimaient tant, et qui croit aux fantômes (l'un d'eux s'est installé dans sa maison d'amis, effrayant il y a quelques temps des hommes d'affaires japonais venus séjourner chez eux pour travailler avec son époux), s'avouait toujours aussi heureuse de travailler, et d'avoir réussi son mariage (et ses 4 enfants). C'est ce qu'on appelle être née sous une bonne étoile.

Mais Meryl s'était trop éloignée de la fameuse statuette (malgré ses nominations pour Doute, où elle jouait le rôle d'une sœur catholique en 2008 et Julie & Julia en 2009 où elle interprète une cuisinière célèbre américaine, Julia Child) et c'est en 2012 qu'elle repart une nouvelle fois avec le petit Oscar, pour sa performance de Margaret Thatcher dans La Dame de Fer. A 63 ans, elle en parait dix de moins et montre aux réalisateurs et producteurs qu'elle est incontournable et que son âge n'a que très peu d'effet sur elle. 

Elle est toujours restée discrète sur sa vie privée, jamais d'excès, n'est jamais apparue dans les tabloïds et semble toujours aussi surprise de plaire autant. Moi, elle m'aura permis de rencontrer et d'aimer des femmes réelles (Blixen, Silkwood, Chamberlain, etc.) aux destins extraordinaires, de me faire pleurer, rire, sourire et rêver. 
C'est une source d'inspiration

Et vous, un rôle préféré ?

Et puis, la meilleure nouvelle la concernant c'est qu'elle continue de tourner ;)