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01 décembre 2018

My addictions of the week






One of Us / L'un des nôtres


Ces derniers temps, j'arrive à lire mais je me concentre difficilement devant mon petit écran, cependant j'avais très envie de découvrir ce documentaire sur Netflix qui donne voix à 3 personnes, juives hassidiques new-yorkaises ayant décidé de quitter leur communauté. Depuis que j'ai vu à l'âge de 14 ans un film sur cette communauté, j'ai toujours été intriguée par leur mode de vie. 

Ce documentaire, datant de 2015, est vraiment passionnant en plus d'être très touchant. Contrairement à ce que je pensais, la communauté Hassidique ne remonte pas à plusieurs centaines d'années, mais au 19ème  Siècle où elle se répand dans les pays de l'Est. Lorsque l'antisémitisme gagne l'Europe, avant le terrible Holocauste, la communauté réussit à fuir et à s'installer, entre autres, à New York. 

La communauté hassidique vit dans son propre monde : on parle Yiddish, les enfants ne sont pas scolarisés dans les écoles laïques, ils vont tous dans des écoles religieuses où ils étudient leur religion. Les femmes doivent raser leurs cheveux et porter des perruques, s'habiller très pudiquement, ne pas porter de collants couleur chair et n'ont aucune visibilité. Elles ont un unique rôle : être mères (et ainsi repeupler le monde après l'Holocauste). Les mariages sont arrangés (deux rencontres d'une demi-heure entre les deux familles) et les couples sont mariés avant leur 20 ans, les familles sont nombreuses (une dizaine d'enfants). Ils vivent à New York, croisent des femmes faisant leur jogging en mini short, mais évoluent dans une autre dimension. Ils rejettent tout ce qui est "secular" (laïque) : musique, films, livres (il est interdit de lire d'autres livres que les lectures religieuses ou admises par l'école) et tous nos engins électroniques. 

L'entraide est essentielle et fonctionne très bien - la communauté existe et soutient tous ses membres mais elle ne supporte aucun écart, et lorsqu'une voix s'exprime différemment - la communauté la rejette. Ils rejettent tous ceux qui pêchent ou remettent en question leur mode de vie. L'exclusion est violente.  Et je l'ai vécue en regardant le documentaire : trois d'entre eux ont souhaité quitter ce monde, mais ici c'est un comme les Amish - leur départ est définitif - très violent pour ces jeunes gens et en particulier Etta, jeune femme d'à peine trente ans, mère de 7 enfants (sic) qui a décidé de fuir son mari violent. Mais ici, on refuse de parler de violence conjugale, de viol conjugal et elle sait que les enfants lui seront arrachés car le mariage est religieux et les enfants doivent rester dans la communauté. J'ai été très touchée par sa sensibilité mais aussi par son ouverture au monde, comme un papillon qui sort de chrysalide. 
Il y a aussi ces deux jeunes hommes, l'un tourmenté depuis les abus sexuels vécus dans un camp de vacances et nié par la communauté et l'autre devenu acteur de Los Angeles, sacrifiant sa vie de famille. Leurs regards sont toujours tournés vers leur communauté, avec laquelle ils ont encore quelques contacts.Le repas organisé entre ceux qui ont quitté la communauté mais restent Juifs et pratiquants est très touchant. A voir !

Unsolved - Netflix

J'ai commencé à regarder la série Unsolved sur Netflix - et j'aime bien, je n'en suis qu'au cinquième épisode mais elle me plaît.  En 1996, Tupac Shakur est assassiné à l'âge de 25 ans, et Biggie Smalls (Notorious B.I.G)  meurt dans les mêmes conditions moins de six mois plus tard. Les deux hommes représentaient l'avenir du hip hop - l'un représentait la côte ouest, l'autre la côte est. Tous deux étaient en réalité amis. La première enquête, menée par la police de Los Angeles, dont l'agent Poole n'allait pas aboutir mais l'officier était persuadé que des policiers ripoux avaient pris part au meurtre.

Dix ans plus tard, une nouvelle enquête est lancée, une équipe fédérale est créée avec à sa tête un ancien des Stups (Josh Duhamel) qui choisit lui-même les membres de son équipe. La série fait des allers et retours entre les deux enquêtes et suit la vie des deux rappeurs. Et c'est très sympa, retrouver cette époque, entendre à nouveau leur musique, réaliser combien ils étaient jeunes.  Une part de nostalgie mais j'apprends également beaucoup sur l'enquête car à l'époque on parlait juste de vengeance entre les gangs. Et les acteurs sont tous très bons.

*  *  *

Un mot sur Homecoming, la série dont je vous ai parlé dans mon précédent billet avec Julia Roberts - vue et dévorée en un week-end et très touchée par la fin (j'ai revu la scène finale plusieurs fois). Une vraie pépite. J'adore cette actrice et elle prouve encore une fois tout son talent. A voir absolument ! Le format peut vous perturber au départ, on oscille aussi entre passé et présent - tous les acteurs sont formidables, je pense à Bobby Canavale et l'histoire est passionnante. Les épisodes sont très courts (pas plus de trente minutes). La fin est ouverte, je croise les doigts pour une suite. Julia y est formidable, très touchante. Cette séries est disponible sur Amazon Prime.

Les quatre épisodes des enquêtes de Vera ont filé, du coup je regarde les rediffusions des anciens, toujours avec plaisir et j'ai même commencé à lire les romans dont elle est inspirée.

Le temps maussade arrive et du coup je pense regarder à nouveau mon petit écran ;-)

31 octobre 2018

Mes addictions of the week



Au menu cette semaine : enfin des séries vues et à voir (dont celle avec Julia), un aparté sur Michael Jackson et les Utopiales qui débarquent à Nantes.

Mes drogues télévisuelles

J'ai découvert la série britannique Line of Duty sur France 3. J'avais lu un article sur le fait que la chaîne diffusait directement la quatrième saison sans trop se soucier des précédentes. J'avais le synopsis et aimant l'actrice principale, Thandie Newton, j'étais curieuse...


16 mai 2016

Money Monster

Il aura fallu Cannes et la montée des marches de Julia pour que j'entende parler du film Money Monster, réalisé de surcroît par Jodi Foster.  Une bande-annonce plus tard et me voilà dans la salle de cinéma embarquée dans une histoire dont je ne connais pas grand-chose, et le résultat ? Une très bonne surprise !

Scotchée à mon siège, j'ai pensé pendant le film aux montagnes russes pour comparer les émotions que la réalisatrice américaine fait ressentir aux spectateurs pendant ces 98 minutes. Pourtant, ce n'était pas gagné. Lee Gates (George Clooney) est le présentateur vedette de l'émission Money Monster. L'homme vient ici vous vendre des stock options - avec lui, la bourse américaine n'a aucun secret et c'est avec une grande verve qu'il vous chante les mérites de telle ou telle entreprise, poussant les spectateurs à investir leurs maigres économies ... 

Malheureusement, lorsque George vante les mérites d'Ibis, une nouvelle société, cotée en bourse depuis moins d'un an et dont les actions montent en flèche, c'est pour être réveillé  un matin avec une gueule de bois : suite à un "glitch" (couac) informatique, la société annonce avoir perdu en une nuit plus de 800 millions de dollars.  Tant pis pour tous les petits investisseurs qui s'étaient précipités sur les actions de cette entreprise dirigée par son très populaire directeur, Walt Camby (Dominic West). Celui-ci est invité à venir s'expliquer mais il a disparu, il serait quelque part dans le monde, à bord de son jet privé. Patty (Julia Roberts), la productrice de l'émission obtient que la directrice de la communication de l'entreprise Ibis prenne la parole, Diane Lester (Caitriona Balfe) en direct depuis le siège d'Ibis. 

Lee Gates commence à peine son émission lorsqu'un jeune homme (Jack O'Connell) apparait sur le plateau. Il ressemble à livreur puisqu'il porte deux cartons avec lui. Intriguée, Patty le laisse monter sur scène - mais le jeune homme brandit une arme sur Lee - la prise d'otages, en direct commence. Il force Lee à enfiler une veste remplie d'explosifs, cachée dans une des boîtes en carton. A tout moment, il peut relâcher le détonateur. Patty arrête le direct mais le preneur d'otages la force à remettre le direct .. Peu à peu, les images font le tour du pays puis de la planète. Le jeune homme, Kyle, avait fait confiance à Gates et investit tout l'héritage de sa mère dans les actions Ibis avant de tout perdre. Il veut comprendre et ne croit pas à ce "glitch" (couac) ...



Je ne vous raconterai pas la suite mais sachez que l'histoire prend vraiment une tournure intéressante. Jodi Foster assure sur les deux plans : le thriller, passionnant, rythmé - le suspense vous tient en haleine et l'aspect politique : Jodi Foster veut dénoncer ici la puisse des magnes financières qui peuvent délester de les citoyens de toutes leurs économies sans jamais être inquiétées. Ainsi, ce sont des milliers de fonds de pension (de retraite) qui ont disparu en une nuit. Imaginez si on vous disait demain que votre retraite ne vous sera pas versée !

Et là, on voit comment cette prise d'otage va pousser Lee Gates, et toute la production de son émission à faire le mea culpa et à rechercher la vérité - faire enfin un vrai job d'investigation et comprendre comment 800 millions de $ peuvent se volatiliser en une nuit.

Bref, j'ai passé un très bon moment. Tous les acteurs sont formidables, et si George Clooney et Julia Roberts passent la majorité du film à discuter à distance (via un système d'oreillette comme nos chers présentateurs télé), leur complicité est réelle et cela se ressent dans le film. Quant à O'Connell, il est parfait. Cela m'a amusé de voir qu'il garde son accent anglais mais que tout le monde le considère comme un parfait New-Yorkais !



Ici, j'aime aussi le fait que Jodi Foster arrive à surprendre le spectateur et évite toutes les grosses ficelles ou ce qu'on l'on s'attend avec une prise d'otages.  Et le film vaut le coup rien que pour voir le personnage de George Clooney, se ridiculiser en dansant, accompagné de deux danseuses à chaque émission ;-)

Mon avis : 

10 octobre 2014

The Normal Heart

J'ai vu il y a bien deux mois The Normal Heart consacré à l'arrivée de l'épidemie du sida aux USA au début des années 1980 et le combat mené par quelque personnes pour alerter la communauté et les autorités sur la dangerosité de ce virus. Julia Roberts, Mark Ruffalo et des vedettes du petit écran ont participé à cette aventure. 

Ce téléfilm reprend une pièce musicale créée par Larry Kramer et mise en scène à Broadway dans les années 80 puis reprise sur scène en 2011 (avec entre autres Ellen Burstyn ou Lee Pace). L'adaptation télévisuelle est fidèle à l'histoire, car le créateur, Kramer a écrit le scénario et c'est Ryan Murphy (Glee, American Horror Story, Nip Tuck) qui réalise.

L'histoire commence dès 1981 et met en scène l'écrivain satirique Ned Weeks (Mark Ruffalo). Homosexuel assumé, il passe des vacances en Floride quand il est confronté au premier cas de décès d'un ami. A l'époque, les médecins parlent d'une forme de cancer s'attaquant aux défenses immunitaires et personne ne pense à un virus. De retour à New York, actif dans la communauté gay, il réalise peu à peu que le nombre de malades croit sans cesse. Célibataire mais amoureux platonique du bel éphèbe Bruce Niles (Taylor Kitsch), il rencontre par hasard le très beau Félix (Matt Bomer) journaliste au NY Times. 

Bruce, de son côté, voit mourir tous ses amants et le dernier en date, un mannequin présente lui aussi ces fameuses tâches brunes sur la peau. Un seul hôpital accepte de les soigner. C'est celui du Dr Emma Brokner (Julia Roberts) qui défend mordicus qu'il s'agit d'un virus qui se transmet par les voies sexuelles. Mais personne ne la croit et aucune recherche n'est financée à cette époque. Les victimes sont très jeunes et meurent très rapidement (parfois en quelques semaines). Beaucoup se voient refusés par les hôpitaux car des mouvements religieux déclarent que les homosexuels paient ainsi le prix de leur déviance. Ces images sont assez éprouvantes, comme celle de la propagation du virus - certaines scènes, comme celle du métro ou de la boîte de nuit me hantent encore.


Ned et ses amis créent ensemble le groupe The Gay Men's Health crisis dont le but est d'alerter à la fois la communauté gay mais aussi de rallier les autorités (et spécialement le Maire de New York) à leur cause. Mais leur cause n'est pas entendue - le Maire refuse tout rendez-vous. Aucun article n'est publié sur l'épidémie, qui a déjà fait plusieurs milliers de morts à travers tout le pays. Une omerta règne aux USA. J'ai forcément fait le parallèle avec le film Dallas Buyers Club,  qui face au refus de l'administration américaine avait fini par organiser un véritable réseau de contrebande de médicaments (français) avec le Mexique. Ici aussi, le Dr Emma Brokner tente d'alerter le gouvernement américain car un traitement existe en France or les américains refusent même de parler d'épidémie. Pour une fois, j'ai eu le sentiment que notre gouvernement avait, à l'époque, pris en considération beaucoup plus rapidement le danger du sida et avait rapidement mis des scientifiques au travail.
 
Parallèlement, le film raconte aussi que les réunions pour alerter la communauté homosexuelle du danger de cette épidémie sont elles aussi un échec. Évidemment le refus de se protéger augmentera le nombre de victimes. J'ignorais que la communauté avait été aussi peu réceptive. Ned continue de combattre en allant à la télévision et en accusant le Maire de ne rien faire volontairement, il est en effet très concerné car Félix (Matt Bomer) développe à son tour la maladie. 

J'ai trouvé le film plus didactique que romancé au début : il rapporte vraiment le combat de quelques hommes (et femmes) mais le réalisateur sait aussi faire passer l'émotion au-devant quand l'histoire d'amour qui unit Ned à Félix prend une tournure tragique. Soyez prêt à sortir vos mouchoirs !



Les acteurs sont tous formidables, Julia Roberts est toujours parfaite - Mark Ruffalo est surprenant dans le rôle et très convaincant, idem pour Taylor Kitsch en blond platine. Matt Bomer a donné de sa personne : il a perdu plus de 20 kg (le film a du être tourné en deux fois) et ne pouvait plus se lever la dernière semaine de tournage. 

Les rôles secondaires sont tenus par des acteurs vedettes du petit écran comme BD Wang qui joue dans NY SUV ou Jim Parsons, le fameux Sheldon de la série The Big Bang Theory, Ce dernier reprend le rôle qu'il avait tenu dans la pièce jouée à Broadway en 2011. 

A voir donc pour la petite et la grande histoire. 

24 mars 2014

Sir Julia Roberts

Il était temps me direz-vous de rendre hommage au plus beau sourire d'Hollywood... Lorsque cette fille a débarqué au cinéma avec ce sourire immense, cette chevelure sublime, ses jambes interminables.... tout le monde a craqué pour elle !



03 mars 2014

Un été à Osage County

Quand j'ai préparé mon billet annuel sur les Oscars, j'ai remarqué la nomination aux Oscars pour le meilleur second rôle féminin de Julia Roberts (et celle de Meryl Streep pour meilleure actrice), toutes deux dans August : Osage County (titre original). Je n'avais pas vu le film à ce moment-là mais j'ai choisi de parier sur Julia.  Et en voyant le film hier matin, je ne peux que maintenir mon choix - j'espère que les membres de l'Académie penseront comme moi car je l'ai adorée.

Mon premier sentiment sur ce film : un film coup de poing - et une interprétation exceptionnelle et jubilatoire de deux grandes actrices américaines.

Comme beaucoup d'entre vous, je savais déjà que le film était l'adaptation d'une célèbre pièce de théâtre de Tracy Letts qui met en scène les retrouvailles de trois soeurs dans la maison familiale où vit leur mère malade près de Pawhuska en Oklahoma, après la mort soudaine de leur père. 


Barbara (Julia Roberts) l'ainée, qui vit au Colorado, revient avec son époux (Ewan McGregor) dont elle est séparée et sa fille de 14 ans. Karen (Juliette Lewis), la cadette, installée en Floride, réapparait lors de la cérémonie accompagné de son "fiancé" (Dermot Mulroney), un beauf de première. Elles retrouvent leur jeune soeur, Ivy (Julianne Nicholson) qui, aidée d'une aide ménagère, s'occupe de leur mère (Meryl Streep) atteinte d'un cancer de la bouche et qui est accro à une dizaine de médicaments. 


Leur mère est une femme acerbe, vile, agressive qui ne cesse de critiquer ses filles ou son époux disparu - ses propos sont violents. Si Ivy accepte d'être ainsi maltraitée, sa fille ainée Barbara, qui a hérité en partie de la dureté de sa mère, va alors exprimer toute sa haine et sa colère contre cette femme mal aimante. 



Que dire de ce film ? Sinon que le spectateur découvre une famille d'américains moyens maintenus prisonniers sous la coupe d'une seule femme - une femme qui ne semble pouvoir communiquer qu'à travers la haine. Personne n'échappe à son courroux, son mari en premier. Ce dernier (Sam Shepard), un poète devenu professeur, alcoolique depuis son mariage a choisi d'aller mettre fin à ses jours.  Lorsque la famille se réunit, au début aux petits soins pour la veuve éplorée, va peu à peu se déliter - les rancoeurs, secrets, mensonges vont alors tous revenir à la surface jusqu'à une scène de violence assez impressionnante où Barbara s'attaque violemment à sa mère.

L'histoire de cette famille est dramatique, mais en même temps très réaliste - elle dépeint ses familles où tout est caché, où les enfants s'échappent de l'enfer en s'éloignant de plusieurs milliers de kilomètres de leurs parents - ces enfants adultes qui doivent s'occuper de parents violents, mal aimants. Des parents jaloux de leurs enfants, aigris par leurs choix de vie.  J'ai vraiment aimé que ce fait de société soit abordé au cinéma.




Mais très vite, c'est surtout les relations entre Barbara et sa mère - entre Julia et Meryl - qui m'ont captivées. Une fille qui a choisi de s'endurcir pour résister, une fille sans apparat (Julia ne porte ni bijoux, ni maquillage) dont le visage sombre et fermé nous accompagne pendant presque toute la durée du film. Une femme brisée qui doit jongler avec ses sentiments contradictoires, comme tous les enfants elle aime sa mère mais la déteste également. 

Leurs scènes ensemble sont un un régal pour le spectateur, et si au début du film Meryl Streep (Violet) - parfaite, habitée de cette condescendance (comme dans Le Diable s'habille en Prada) s'impose rapidement au milieu des autres acteurs, elle trouve ici son "nemesis" - sa meilleure adversaire, une Julia Roberts méconnaissable - vous ne la verrez sourire qu'une fois ou deux dans le film. Elle s'impose face à la grande dame du cinéma américain et j'ai été complètement happée par sa performance. 



Le film commence et finit avec elle. Je ne peux pas ne pas parler de l'ensemble du casting, parfait - heureuse de voir Benedict Cumberbatch dans le rôle du cousin Charles, le supposé faible et idiot de la famille, dont la proximité avec son père (Chris Cooper) est très touchante, Juliette Lewis, parfaite dans le rôle de la sœur immature et égoïste, entichée d'un beauf, la très touchante Julianne Nicholson qui vit dans l'ombre et s'est sacrifiée en restant en Oklahoma - la géniale Margo Martindale, mère du jeune Charles, dans le rôle de la tante Mattie Fae, la la sœur ainée de Violet qui martyrise son fils Charles - une marque de fabrique de cette famille infernale. 

J'ai vu un reportage où j'ai su que le réalisateur avait eu la bonne idée de tourner en Oklahoma et de faire vivre ensemble, dans des caravanes, les acteurs principaux - ce qui  contribué à créer des liens entre eux - pour ensuite s'entretuer devant la caméra. J'ai su que la célèbre scène où Barbara se jette sur Violet a du être tournée à plusieurs reprises, et que Julia Roberts a déclaré que ses coups étaient bien réels et que Meryl a fini la journée avec des bleus sur le corps. 



Je n'avais donc pas vu, ni aimer autant Julia Roberts dans un film depuis longtemps. Rare au cinéma (elle tourne un film par an), elle signe ici un retour magnifique - fort car elle se montre sans maquillage, sans artifices dans un rôle à l'opposé des précédents. J'avais écrit un hommage à Meryl Streep, Robin Wright - il est temps que je rende hommage à Julia !

Un film dur, sans pathos, qui vous remue de l'intérieur et vous rappelle de quoi sont fait les grands acteurs. 

Mon avis :





14 avril 2011

Dans vos salles cet été


Cannes 2011 aura lieu du 11 a 22 mais prochain.  Je serai de retour en France le 13, j'aime suivre le Festival de Cannes, même si parfois je suis déçue de devoir attendre plusieurs mois avant de découvrir les films dans ma ville. L'édition 2011 va ainsi offrir le dernier film de Woody Allen "Midnight in Paris" mais surtout le très attendu (par Bibi) : "The Tree of Life" du génialissime Terrence Malick, auquel j'ai déjà rendu hommage. J'ai enfin vu la bande-annonce sur grand écran, la musique est sublime. Brad Pitt aussi, les enfants aussi, Sean Penn également, mais je m'égare.

J'adore l'affiche de cette année, car Faye Dunaway est une de mes cinq actrices préférées (faut que je réfléchisse aux 4 autres...) Cette photo date de 1970, par Jerry Schatzberg, alors petit ami de l'actrice (et futur vainqueur de la Palme en 1973). Faye Dunaway sera présente lors du festival, ainsi que Schatzberg.

Autre information, Sidney Lumet, directeur américain nous a quitté. Il avait réalisé une cinquantaine de films dont de grands classiques, qui m'ont marqué adolescente : "12 hommes en colère", "Serpico", "Un après-midi de chien", "L'homme à la peau de serpent", "Le verdict" (rediffusé jeudi soir sur Direct Star en deuxième partie de soirée) et dans les années 80 "Family business". 


Comme pour beaucoup de personnes, "12 hommes en colère" m'a beaucoup marqué - pas uniquement par l'excellent scénario : un huit-clos parfait pour créer une tension palpable d'où personne ne peut s'échapper mais aussi par le talent d'un seul homme Henry Fonda. Bizarrement, j'ai peu de souvenirs de cet acteur américain au cinéma, mais ils sont tous marquants ! Dans des rôles de méchants : dans "Il était une fois dans l'Ouest" (souvenez-vous de l'harmonica, de Charles Bronson) et dans "Le massacre de Fort Apache" où il joue un homme arrogant et assoiffé de sang. Puis celui d'un vieil homme (mes souvenirs sont flous) dans 'La maison du lac", un de ses derniers rôles qui lui permit enfin de ravir la fameuse statuette dorée. 


J'ai commencé à parler de mes films préférés lorsque j'étais enfant, et j'avais mentionné Steven Spielberg, à quel point j'avais aimé ses premiers films comme directeur, comme "E.T" ou "L'empire du soleil" ou 'Rencontre du troisième type" et toutes ses productions : "Gremlins", "Les Goonies", 'L'aventure intérieure".  Son obsession pour l'existence des petits hommes verts (ajoutez-y "Always") avait chez moi trouvé une oreille attentive et son choix de mettre en avant les enfants et leur générosité. Bref, tout cela me manquait, mais apparemment Sir Spielberg m'a entendu !

Voici sa dernière production, "Super 8" qui réunit action, petits hommes verts et gosses aventuriers en herbe, sortie prévue le 3 août  - voir ce fameux logo d'Amblin me procure déjà des frissons ..




"Every secret comes with a price ..."
 

Enfin, un thriller "The debt" (traduit bizarrement L'Affaire Rachel Singer) que j'ai hâte de voir ! Un casting parfait : Sam Worthington, Jessica Chastain (déjà dans "The tree", la révélation féminine de 2011 qui fera bientôt la couverture de beaucoup de magazines), Helen Mirren et Tom Wilkinson. L'histoire commence en 1965 lorsque trois jeunes agents du Mossad sont envoyés en mission secrète pour capturer et tuer un criminel de guerre nazi. Mais trente ans plus tard, un homme fait surface en Ukraine en déclarant être ce fameux Nazi, forçant l'équipe à partir de nouveau en mission.
Sortie prévue le 15 juin.


Enfin, une petite comédie sympathique "Larry Crowne" avec Tom Hanks et Julia Roberts. J'avoue que j'ai déjà tendance à juger le film puisque la bande-annonce a encore le don de raconter pratiquement tout le film, je ne sais plus le nombre de bande-annonces qui m'ont définitivement donné envie de ne PAS voir le film en racontant toute l'histoire de A à Z. Je ne pense pas que ce soit le rôle d'une bande-annonce.
Sa sortie est prévue le 6 juillet en France. Donc vous avez le temps ! C'est en la voyant que j'ai réalisé que je n'avais pas vu M.Hanks depuis un bout de temps au cinéma, et pour Julia itou.







25 septembre 2010

Eat, pray and love

La nuit dernière, c'était la pleine lune - ici beaucoup de gens croient qu'elle influe sur l'humeur des gens, une influence négative. Ce matin au travail, les gens étaient nerveux, fatigués, éreintés et énervés. Moi-même, je n'avais qu'une envie : partir. J'avais envie d'aller voir le film "Mange, prie, aime" avec Julia Roberts et quand une amie m'a proposée d'aller le voir ce soir j'ai tout de suite accepté. Nous avons mangé vite fait après le travail dans notre resto chinois préféré, et on est parties voir un film dont la durée (2h20) m'effrayait un peu au départ. Et puis il y avait le mot "prie" qui me rebutait également, et quelques critiques méchantes.
Verdict : je suis ressortie du cinéma après 2h20 de bonheur, un vrai bol d'air pur - avec la pêche, après un long voyage à la fois initiatique, psychologique et physique. Une escapade, au bon moment. Nous sommes parties boire un verre, le cœur allégé, le sourire aux lèvres.

Évidemment, il y a Julia - difficile d'échapper à Julia Roberts, à son sourire, ses jambes interminables. Mais Julia a vieilli, oui, oui - et contrairement à d'autres actrices, elle a accepté ces changements - si son visage reste indéniablement son meilleur atout (son sourire illumine toute la salle), son corps lui a changé. Même son visage, montré plusieurs fois en gros plan, et c'est tant mieux car il exprime tant d'émotions.

Le pitch est simple : Elisabeth, écrivain n'est plus heureuse dans sa vie, particulièrement dans son mariage. Elle divorce soudainement, rencontre un jeune acteur, s'installe avec lui mais ne se retrouve toujours pas. Elle décide de prendre un congé sabbatique et partir un an, en Italie (Rome) puis en Inde (elle a découvert la méditation grâce son petit ami acteur) et enfin à Bali. Bali, le point de départ, puisque c'est en s'y rendant pour un article qu'elle avait rencontré un an plus tôt un chaman qui lui avait prédit la fin de son mariage, et un changement important dans sa vie. Elle rencontrera l'amour dans ce dernier opus.


La première partie en Italie est un premier voyage, vers le relâchement, les rencontres, la bonne bouffe (elle passe son temps à manger, et tout est absolument délicieux), la dolce vita en somme. Je n'avais qu'une envie, prendre le premier avion vers Rome. Elle reprend goût à la vie d'où le titre "mange". Dans le second opus, c'est le choc : l'Inde, grouillante, pauvre, et la méditation. "Prie(r)" ou méditer n'est pas facile, elle ne peut se pardonner ses erreurs, abandonner ses fantômes, et partir vers l'avant. La rencontre avec un autre américain va beaucoup l'aider. Enfin "aime", c'est Bali. Une île paradisiaque, la douceur de vivre - les paysages extraordinaires, et l'amour enfin, sous les traits de Javier Bardem.

 Qui n'a pas connu une période identique dans sa vie où tout nous semble insurmontable, où nous sommes perdus ? Si à 20 ans on part à l'aventure (amoureuse, professionnelle, fraternelle) sans jamais se poser de question et sans crainte, à 40 ans les choses sont différentes. C'est un acte de courage que de partir seul, un voyage sur soi-même. Julia Roberts y est sublime, et c'est bon de la retrouver. Les rôles secondaires sont parfaits (on a tous envie de fêter Thanksgiving en Italie) et James Franco, est juste sublimement beau. D'ailleurs, le moment où il apparaît sur scène n'a échappé à personne dans le cinéma (la salle était pleine) - des dizaines de soupirs se sont faits entendre !

Ne boudez pas votre plaisir,  allez voir le film.  Un voyage magnifique (on veut tous faire pareil, on est tous jaloux (les critiques surtout)), des paysages sublimes, de la nourriture italienne à vous faire baver et des rencontres inoubliables. Si le film peut nous sembler étrange c'est qu'en bon français, cartésien, on a souvent du mal avec cette notion de "bien-être, remise en cause ou quête spirituelle" etc. Mais ici pas de forcing,  juste du plaisir et des échanges parfois très drôles ou très percutants.

Ma note : B.