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18 octobre 2013

Tic tac tic tac...


Tic tac tic tac... the final countdown ! Souvenez-vous,
je vous avais déjà embêté ci et avec mon changement de job.

Bref, bonne nouvelle : je compte désormais les jours ... 6 petits jours et je dirai définitivement au revoir à presque trois ans de ma vie ! Pour un nouveau job, nouveau métier, nouvelles missions, nouveaux collègues, nouveau lieu de travail (mon côté décoratrice d'intérieur et vendeuse de papeterie trépigne de joie)
Bien m'a pris, j'ai écrit ce billet il y a deux jours déjà mais j'ai réussi à supprimer le brouillon ce matin. Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.... mais revenons au sujet : pourquoi quitter un poste à responsabilité que j'aime ?

C'est que j'ai un gros défaut, comme beaucoup : j'ai une conscience professionnelle très développée. Et à chaque nouveau job, je plonge.. je m'investis sans compter les heures, j'avoue : j'aime être la dernière à partir le soir, j'en fais toujours trop. Résultat : j'en oublie ma vie personnelle. Et ce dernier job m'a totalement happé. Je n'ai rien vu la première année, la deuxième j'ai commencé à réalisé, la troisième j'ai donc fui. Je pense avoir pris la bonne décision, et voir une nouvelle "super chef" partir deux bonnes heures avant moi depuis qu'elle est arrivée il y a un mois, j'ai pris conscience du problème.

http://www.mbpgsa.ca/mbpblog/2010/05/breaks-burnout/


Ce défaut de m'investir totalement a eu le même résultat sur ma vie personnelle lorsque je me suis investie dans le milieu associatif, donc depuis je fais un peu marche arrière.

Je sais déjà que mon nouveau métier va aussi être très prenant (on me bombarde de mails depuis une semaine), mais un peu plus éloigné des sources du "mal" que le premier dirons-nous. J'aurai aussi moins de responsabilités. Je ne peux pas expliquer ce métier, disons que les commanditaires sont les mêmes, mais je change de job. J'espère ainsi retrouver un rythme de vie plus normal, plus sain. Marre de rentrer chez moi si tard, et ne pas profiter du reste de ma vie. J'adore travailler, j'aime mon métier actuel et il va me manquer, mes collègues aussi. Mais là, j'ai besoin d'une pause.

Évidemment, j'ai aussi choisi un métier où il faut être sur le qui-vive et qui demande un certain investissement, je l'ai déjà exercé il y a longtemps et je dois à nouveau me former car il a énormément évolué. Mais j'aime les challenge : la preuve, j'ai encore accepté hier une nouvelle mission à la liste déjà longue. La com', ça se refuse pas. Bref, dans quelques temps, j'en aurais sans doute marre. Si vous avez lu mes autres billets, vous savez que je m'ennuie vite, et que je change de métier tous les trois ans.. même pas peur !

Ce que m'a dit une amie cette semaine, "..dans deux ans, tu seras déjà repartie vers un autre job". Je ne regrette pas d'avoir posé quatre jours de congés pour faire la transition. Bon, comme j'adore le changement, je suis déjà toute excitée !

Oui, j'avoue, je suis comme le gamin à qui on offre le jouet de ses rêves à Noël et qui va jouer avec jusqu'à le connaître par cœur, et finira par ne plus le regarder, ou pire le casser.

Sur ce je vous laisse, avec évidemment la super musique que j'ai dans la tête depuis que j'ai cité ces quelques mots anglais !






12 juin 2013

The super Tuesday (Hobbit & grosse crise de stress)




Look who's back !  Okay, il faudra patienter jusqu'au 13 décembre ... mais la bande-annonce arrive aujourd'hui et tous les fans à travers le monde (dont moi) se réjouissent de retrouver la Terre du Milieu, Bilbo et ses amis les nains, et Legolas ... Un premier cadeau de Noël qui illumine cette journée !

Okay, voici la bande-annonce de The desolation of the Smaug, pour ceux qui ont la flemme de la chercher sur Internet : 




*   *   *


Voilà donc un drôle de billet car mon premier objectif était d'écrire un texte entièrement dédié sur dimanche et lundi derniers, j'ai été surprise de voir au journal hier soir que je ne suis pas la seule à trouver que les conditions de travail se sont dégradées depuis quelques années. J'ai évidemment la chance d'avoir un job, fixe, d'en avoir retrouvé un autre, aussi quand je pense à ceux qui galèrent à retrouver un emploi, je me sens un peu mal, mais de voir tous ces gens également écrasés par leur travail, et me retrouvée moi-même dans une situation de stress alarmante, je me pose forcément des questions. Enfin, vous allez voir comment on peut aussi, tout seul, faire siffler à donf la cocotte minute ! Une leçon de choses à ne pas faire. 


Copyright : ethereal-mind.deviantart.com

En premier, je veux nuancer mes propos, j'ai aussi largement participé à me retrouver dans cette situation, en ne communiquant pas en amont à mon chef les soucis que je rencontrais, et à imaginer soudainement le ciel me tomber sur la tête. Cette année, j'ai accumulé du retard dans mon travail, je ne peux pas entrer dans les détails, mais je manage une équipe d'une dizaine de personnes, dont la charge de travail ne cesse d'augmenter d'années en années.  Depuis plusieurs mois, ma boite est engagée dans un mouvement de mobilité important, et pour s'assurer de leur succès, ils ont décidé de ne plus remplacer tous les départs depuis juillet 2012. Résultat, trois départs et aucun remplacement, avec en plus cette réorganisation à gérer, le stress des collègues restants, le stress lié à tout ce remaniement (qui impacte 60% de mon équipe). De plus, nous sommes entrés dans l'ère du management participatif - traduction ? Des tableaux de bord par dizaine, une soixantaine de mails par jour et une réunionite aiguë qui se traduit par un agenda plein à déborder. Vous vous reconnaissez ?

Des journées de dix heures où après avoir enchainé les réunions, les debriefing, etc. il est déjà 18 heures quand je peux enfin commencer à profiter du calme pour lire mes mails quotidiens, les parapheurs, les notes, les infos diverses et m'attaquer à mes dossiers. J'aime le management et je ne refuse jamais d'accompagner mes collègues à des réunions importantes, le management c'est accompagner et soutenir. Et j'avoue que j'ai du faire de l'accompagnement quotidien avec l'un d'entre eux en particulier en début d'année qui a aussi beaucoup contribué à mon retard dans mon travail.  J'ai aussi plusieurs "chantiers" lancés cette année avec comme date butoir une réunion "VIP" à la rentrée. Je ne peux jamais dire pour qui je travaille mais pour info, je dois aussi lire la presse tous les jours, si ça peut vous orienter. Et d'ailleurs aujourd'hui, c'est le brans-le bat le combat suite à un article !

Aussi, j'avoue qu'avoir la quasi certitude (j'attends cette fameuse notification définitive prévue annoncée fin juin) de changer de job me rassure aujourd'hui. Disons que le management sera à moindre dose, j'ai décidé de descendre d'un ou deux barreaux de l'échelle d'avancement, un choix personnel, lié à la nécessité de retrouver une vie privée, disparue depuis la prise de mon poste actuel il y a deux ans et demi. Je n'ai plus aucune activité culturelle, sportive. Je rentre le soir, exténuée, avec toujours ma sacoche de documents à lire, notes à écrire et je m'empaffe joyeusement à même pas minuit ... Je rêve de faire à nouveau du cheval, du théâtre, et du sport !



Et même si je reste cadre, avec évidemment un agenda qui va être largement contaminé par des dizaines de réunions, certaines répétitives, j'aurais, j'espère, la possibilité de consacrer plus de temps à mes dossiers, effectuer un véritable travail de fond. Pour information, je change complètement de domaine d'activité et je vais donc devoir "tout réapprendre" mais je suis une étudiante à vie, donc je ne stresse pas trop. C'est étrange cependant aujourd'hui de travailler sur certains dossiers en sachant que je vais les laisser à quelqu'un d'autre d'ici peu.  Il ne sait pas ce qui l'attend. 

Pour en revenir à "mon coup de stress", il est lié donc à ce retard et s'est manifesté par l'impossibilité de trouver le sommeil la nuit de samedi à dimanche, puis passer la journée de dimanche effondrée sur le canapé - incapable d'avaler quoique ce soit. Finalement la fatigue m'aura permis de faire une nuit complète du dimanche au lundi, avec un ventre toujours aussi noué, je suis allée travailler. Le midi, ma sœur, compatissante m'avait emmené acheter de l’homéopathie et m'avait fait prendre deux pilules. Et comme pour les médicaments, je réagis au quart de tour, une drôle de sensation m'a envahie et m'a sans doute aussi permis d'annoncer la nouvelle très calmement à mon chef, qui aura pris la nouvelle, sans sourciller !  Car conscient de ma surcharge de travail, il a confié récemment deux missions à deux autres agents.  Une fois l'aveu fait, une sensation étrange d'apaisement a parcouru mon corps (même si le dossier reste en souffrance) comme après un injection de morphine :-)

Lundi soir, j'ai hésité, mais sachant que j'avais réunion mardi matin avec les porteurs du dossier, j'ai repris deux petites pilules - un peu tard, je l'avoue (vers minuit). Mardi matin, stressée, je n'ai rien pu avaler et devant prendre la route très tôt, sous la pluie battante, je sentais encore leurs effets calmants. Fort heureusement, on a commencé par une visite et lorsque la réunion a commencé vers onze heures, le ciel de mon cerveau s'était éclairci ! J'avais prévu des M&Ms pour ne pas faire de crise d'hypoglycémie (le temps du retour, j'ai déjeuner à 13h45). 

La prochaine fois : j'en informerai mon chef immédiatement et j'en parlerai plus volontiers autour de moi, c'est étrange car que je suis très franche au quotidien et j'aime faire face aux défis, mais comme pour beaucoup, être surchargé de travail, fatigué tous les soirs, modifie parfois bizarrement votre comportement et vous entraine dans des situations ubuesques.  Je travaille dur, et la plupart du temps, je gère bien ma charge de travail, je suis rapide, consciencieuse, hors là, c'était comme si tout m'échappait.

J'imagine ne pas être la seule à vivre cela, et comme ce cher journaliste l'expliquait hier soir, travailler dans des conditions difficile a un impact direct sur la productivité (un cabinet aurait calculé que cela pouvait se traduire par une perte de 23% de cette dernière entrainant une hausse de l'absentéisme). Mon cher directeur général a bien mentionné la pression exercée sur les cadres et qu'il avait trouvé une solution, mettre à disposition de ceux qui le souhaitent un médecin pour pouvoir sans doute nous prescrire de jolies pilules, à défaut de revoir son organisation.

Ma conclusion ???  Je veux des minions pour m'épauler, pas vous ??? !!!!





17 mai 2013

A new job, again ?


Encore ? Again ? 

Le 18 octobre 2010, je vous annonçais avoir trouvé un nouveau job, après un an et demi de recherche (je travaillais tout en cherchant), et voilà que je recommence. La nouvelle est en fait tombée il y a quinze jours exactement, et cette fois-ci, je connais déjà la date de ma mutation : à la Toussaint !

Il me reste donc quelques mois avant de dire au revoir à mes collègues, et en particulier à la dizaine d'agents que j'encadre depuis deux ans et demi bientôt. Un nouveau poste, de nouvelles missions, un nouvel environnement. Le changement, comme je l'aime.

J'ai mis du temps à annoncer la nouvelle autour de moi, car je n'y croyais absolument pas, en réfléchissant j'imagine que nous étions peu nombreux à postuler (au vu des missions énoncées) et je commence à avoir de l'expérience et une certaine forme de reconnaissance. Non pas que je n'aimais pas mon poste actuel, même si j'avoue que depuis environ huit mois, j'avais l'impression qu'il se transformait peu à peu en ogre, réduisant ma vie privée à une peau de chagrin. J'ai donc postulé sur un poste qui m'a semblé (et au dire de mes futurs collègues) plus calme, plus reposant.

Et j'en ai besoin, parce que j'ai à nouveau envie de faire autre chose de ma vie que boulot et dodo. Bon, j'exagère car j'ai quand même une vie privée bien remplie, des voyages extraordinaires, des sorties, des proches,  et un chiot qui me fait prendre l'air tous les jours pendant une heure, mais du sport, du vrai ? Du théâtre, du cheval, peindre, dessiner ... j'en suis aujourd'hui incapable, mon job m'aspirant toute énergie.

Le choc passé, je n'avais même pas annoncé à ma chef actuelle que j'avais postulé ailleurs (et pas le temps de lui annoncer dans les règles de l'art, un de mes agents s'est précipitée lui annoncer), je prends conscience que je vais aussi quitter des gens formidables, passionnés par leurs métiers, et tous par le sens du service public, hautement critiqué ces temps-ci. Je vais forcément m'éloigner de cette vie trépidante, où je travaille toujours dans l'urgence mais avec des partenaires formidables, j'aurais moins de management et forcément, je vais retomber dans une forme d'"anonymat" mais j'ai besoin de pouvoir à nouveau m'investir ailleurs.

Je ne sais plus si je l'ai déjà écrit, je parle peu de mon travail, car je suis tenue (dans prochain poste également) à une retenue et un certain anonymat, mais j'adore le changement, ce poste ne sera que le cinquième en treize ans. Je m'ennuie vite, j'adore apprendre mais une fois que je maitrise le sujet, je commence à tourner en rond. Je ne dis pas que je m'ennuie dans le sens où la charge de travail serait menue car c'est tout l'inverse, elle est énorme mais je maitrise le domaine or moi je suis une éternelle étudiante.

Je ne sais plus quel horoscope avait prédit un grand changement pour novembre 2013 pour les taureaux, mais il aura visé juste cette fois-ci !

Je croise les doigts pour avoir la réponse définitive (entre l'annonce et la lettre, il faut patienter et prier pour que personne ne vienne réclamer ce poste à votre place). Je me suis cependant amusée à faire le chemin un midi, pour savoir combien de temps je vais mettre depuis chez moi. Pas de grande différence, je repars travailler dans l'hyper centre ville, mais j'aime ça et surtout je me rapproche de mes copines avec qui je déjeune plusieurs fois par semaine.

Le seul moyen de tenir dans mon job actuel, aurait été, qu'une bonne âme m'offre deux minions pour m'épauler !

J'espère que cette année sera également synonyme de chance pour tous ceux et celles qui me lisent.


PS : pour les fans, comme moi de ce célèbre dessin animé, le prochain épisode va arriver prochainement sur nos écrans ! (le 26 juin)





05 novembre 2010

Tic tac Tic tac ou le saut à l'élastique


Ce matin, j'ai appris un sacré nouvelle : je ne prends pas mes nouvelles fonctions au 1er janvier  comme prévu initialement mais au 1er décembre ! Les fameuses négociations entre mon futur ex boss et mon futur nouveau boss (le premier justifiant l'impossibilité de me laisser partir plus tôt) semblent avoir coulées à pic. Le nouveau boss serait-il plus vorace que le futur ex ?

Psychologiquement, j'avais pourtant bien accepté l'idée de rester ici encore deux mois (même avec l'esprit déjà ailleurs) jusqu'à ce passage d'une année à une autre, comme si cette date symbolique prenait ici tout son sens.

Alors, ce matin en apprenant la nouvelle, j'avoue que ce fut comme un électrochoc. Une claque. J'ai regardé les affaires sur mon bureau, mes plantes vertes, mon pot à crayons, mes carnets et voilà que dans moins de quatre semaines je serai partie. Encore une parenthèse à refermer, et une nouvelle à ouvrir toute aussi excitante, dois-je dévorer des livres sur le management ? Ou suivre mon instinct et laisser le temps au temps.  Je préfère la deuxième solution, en laissant la porte ouverte à une troisième.
 
"Ou sauter à l'élastique..." Je l'avoue, j'aime très peu la musique française, je peux compter sur la main les artistes français dont j'aime la musique, la voix ou la présence. Je dois posséder en tout et pour tout une dizaine de titres sur des milliers dans ma bibliothèque musicale. Évidemment,  je suis entourée de musique française, radio, télévision mais je n'ai aucun album.  Mes parents écoutaient de la musique classique, mon père du Brassens et  ma mère préférait la musique ango-saxonne. Je suis tombée amoureuse à 11 ans du rock made in USA, et depuis je m'y sens bien et je m'en échappe peu - mais le timbre de M.Bashung, sa présence, son aura et son harmonica (comme mes maîtres Springsteen, Dylan, Cash et autres sieurs) me manquent aujourd'hui.


I just found out today that I won't be starting my new job after New Year's Eve but on the first of December ! Less than four weeks away, despite of my futur ex boss wishes  (how he couldn't let me go so soon and wanted to keep me another month). How important I was. Now I wonder : has he being eaten by my next boss ? I had set up my mind for a departure right after New Year's Eve as if this particular date finally meant what it's supposed to : change.

So this morning when I found out about this new date, I was set aback. I just looked at all my personal belongings : the green plants, the pencils, the notebooks and realized that in less than four weeks, I'll be gone. A new chapter ending, a new one to start, exciting as it can be. Should I start reading about managing ? Or should I let the time do its thing and let it happen, I'll keep my eyes open for a new solution.

I'm not into French music in general, but the late Sir Bashung - I do miss. I loved his voice, style, aura and his harmonica (same instrument used by my favorite singers Sprinsteen, Cash, Dylan, etc.).


私はちょうど私 が大晦日の後に新しい仕事を開始されないことが12月の最初の、今日が判明! 4週間未 満の距離、私のフューチャー元上司の意向の(彼はすぐに私は行くことができなかった方法と、別の月のニュースを私に維持したい)にもかかわらず。どのように重要な私がいた。今、私は思う:私の次の上司に彼が食べ られるのか?私は、この特定の日付は最終的に意味しているか、それはになって何になるの 大晦日の後に出発の権利のために私の心を設定していた:変更します。
私はこの新しい日付を 知った今朝だから、私はあっけに設定されています。 4週間未満では、私が行ってしまう ことに気づいた緑色植物、鉛筆、ノートPCや:私はすべて私の個人的な持ち物を見た。新 しいエンディング章開始し、新しいもの、それができるようにエキサイティングな。私は管理の読み込みを開始 しますか?または私は時間がそのことを行う、それが、私は新しいソリューションのための 私の目を開いておこう発生させて聞かせてください。

28 octobre 2010

Le travail c'est la santé.


Il y a des jours où on se dit qu'on travaille dans une usine de fous, et qu'on finit par accepter n'importe quoi. Hier fut une de ces journées très étranges, pas uniquement pour moi, mais pour mes collègues qu'ils bossent dans mon unité ou ailleurs - nous nous sommes tous crus pendant quelques minutes embarqués sur autre planète, la planète Management délirium morte bleue  - la nouvelle peste qui détruit les neurones de tous nos chefs pour nous rendre à notre tour, chèvres. Et bèèèèèèèè, ça marche.

Je parle rarement travail sur mon blog, principalement parce que beaucoup d'autres personnes le font nettement mieux que moi et que pour être franche, je sais que j'ai énormément de chance d'avoir un emploi et pouvoir en changer bientôt sans avoir à passser par la case "Pôle Emploi" - autre expérience kafkaïenne, suffit de lire Papillotte sur le web pour comprendre.

Mais là, j'ai envie de relater quelques paroles (attention il ne s'agit pas de  mes propos mais d'un medley de propos entendus et/ou lus donc du pur ouïe-dire (je regarde beaucoup NYPD Law & Order) mais si ces propos avaient existé, voilà à quoi ils auraient probablement ressemblé : 
- le boss : " Très bien, votre poste va beaucoup évoluer prochainement car nous devons mettre en place un nouveau projet, en fait il doit être opérationnel au 1er janvier prochain. Oui je sais, nous sommes fin octobre - à ce propos, je vous annonce que je pars plusieurs semaines en congés en décembre, je souhaite donc que le projet soit prêt pour le 31 novembre (euh oui vous ne le saviez pas, mais chez eux, il y a un 31 novembre)."

- l'employé "Ah donc en fait, il me reste tout juste un mois pour le faire ? Mais le big big boss ne le demande que pour le premier janvier.  Donc on ne peut pas ..."

- le boss : "Donc oui ça sera court, en fait si nous réfléchissons au problème ensemble, il faut être réaliste : vous devez partir plus tard le soir, ne plus prendre de pause déjeuner, oublier vos RTT., et  en étant honnête avec soi-même, en fait, je pense que vous devriez également annuler votre temps partiel (un après-midi par semaine contractualisé pour une période d'un an, et on est en à 6 mois)".



- l'employé " Donc si je saisis bien vos propos, arrêter de vivre ?" - en fait, non l'employé l'a pensé très fort puis a osé prononcé la phrase suivante "Mais, Monsieur, j'ai une vie privée" et là a senti que le terrain devenait très glissant.

C'est donc le nouveau management 2.0 (traduction : Boss = 2 pts - Employé = KO) ou comment vous tuer au boulot.

Et là, j'avoue : je stresse un peu car je vais suivre ces formations de management .(cf. mon précédent billet)  Et celles qui ont osé parler de cette surtension aux RH, ont eu droit comme réponse que le problème vient de plus haut - les pauvres boss subissent la pression du big big boss et donc ils vous la refilent (et ça serait encore plus sympa de notre part si on peut compatir et même les soulager si si ) et nous on a la refile à qui ? Moi ça me fait penser à ces  drôles de MST..  On la refile à la femme de ménage qui passe dans les bureaux le matin ?

Moi j'ai de la chance, mon boss est sympa, sans doute parce qu'il n'a pratiquement jamais suivi de formation de management et n'est en plus pas génétiquement programmé pour en être un. Il croule sous le boulot et préfère passer son temps à autre chose qu'à nous embêter, seul défaut de sa part, commenter tous les mails nous étant adressés dont il est en copie en nous demandant gentiment de répondre à la question du monsieur, des fois qu'on laisserait le client sans réponse ou qu'on enverrait le petit message à la poubelle. Mais sinon, on échappe pas aux nouvelles directives et aux cinquante réorganisations - et preuve qu'on nous aime, on nous laisserait presque croire qu'on va bientôt pouvoir voler de nos propres ailes, même que ça s'appelle du "montage de dossiers d'expertises pour préciser précisément avec plus de détails".

Enfin, je suis une chanceuse et je ne l'ignore pas - même que mon futur nouveau boss de janvier 2011 a très bonne réputation ("très humain" me dit-on - remarque qui me fait sourire, les autres boss alors, ils viennent de la planète mars ?)

Je ne me plains généralement pas de ma vie, je connais ma chance et mon boulot dans une association me permet de garder les pieds sur terre. (voir les autres bénévoles passer 1h15 à attendre que quelqu'un décroche au 115 pour trouver un lit pour une nuit pour une famille).

Ici je veux juste mettre en avant toutes ces personnes que j'apprécie et qui vivent chaque jour un enfer en allant simplement bosser. Beaucoup de stress et d'amertume s'accumulent chez ces travailleurs pourtant très efficaces, et qui aiment leur travail et ont encore l'amour du travail bien fait. Mais ils finissent par être amers et détachés.

Ainsi, une ancienne amie de formation vient de bosser pendant un an et demi pour la mise en place d'un projet de restructuration pour apprendre finalement que 1. elle a fait un super boulot  et on l'en félicite mais que 2. on ne le garde pas (à l'inverse de la promesse faite au départ), et que même on la remplace dès la semaine prochaine par une fille qui n'a pas le choix non plus. Dans quel but ?



C'est un peu comme les propos tenus dans des cours de justice américaines qui font le tour des boîtes mails-  on parlerait de situation ubuesque :

L'avocat : - Monsieur, vous avez un fils de 21 ans, exact ? Quel âge-t-il ?
Le témoin : - 21 comme votre quotient intellectuel.

L'avocat : - et cette femme a bien eu trois enfants, n'est-ce pas ?
Le témoin : - oui, trois filles.
L'avocat : - d'accord et combien de garçons ?

L'avocat (au médecin légiste) : - et vous étiez certain lorsque vous avez commencé l'autopsie, que M.Denton était bien décédé ?
Le médecin : - oui, j'en suis certain.
L'avocat : - mais comment pouvez-vous en être aussi sûr ?
Le médecin : - parce que son cerveau était dans un bocal de formol posé sur mon bureau.
L'avocat : - soit, mais ne pouvait-il pas, malgré cela, être toujours en vie ?
Le médecin (un peu énervé...) : - eh bien, finalement, peut-être que si, et même qu'il doit être avocat à la cour et être en pleine plaidoirie à l'heure qu'il est.


Allez, j'aime pas les billets tristounets et si je parle à nouveau de boulot, ça sera pour un billet humoristique. En attendant, it's bed time ;) 

Bonne nuit les petits.


19 octobre 2010

A new job, a new life ?




Eurêka ! comme Tournesol dans Tintin, j'ai enfin une bonne nouvelle : j'ai un nouveau job, après un an et demi de recherche, et des dizaines de candidatures, quelques entretiens (dont un tout pourri) et des périodes de doute existentiel que je déteste. Cela me paraît encore irréel, car je continue pour le même moment le même job routinier et ennuyeux et je ne commencerais le nouveau qu'en janvier 2011, pour la date exacte, il faut demander à mon employeur actuel qui réalise enfin que oui je pars vraiment, et qui refuse donc de me laisser partir très vite. Évidemment, je dois quitter mon petit cocon, toutes mes habitudes, mes collègues préférées et tout réapprendre, car je n'ai jamais occupé un tel emploi, ni travailler dans un tel environnement. Un plus ou un moins non négligeable dans ce nouveau job : c'est un poste d'encadrement - traduction : je vais "manager" une dizaine de personnes. Comme ici :
Just a few notes about me getting a new job, actually a managing position in a different field of work. I'm pretty excited though I still have to wait for my current employer to let me go, so it won't happen before next year (January). I'll be mananing around ten people.
Après dix ans de bons et loyaux services, j'ai obtenu de faire un bilan de compétences, et surprise, moi qui aime bien être autonome, s'asseoir dans le fond et ouvrir ma grand goule pour embêter les chefs, j'ai découvert que j'avais "le profil d'un manager" ! Moi ???? Quel choc et quel coup de vieux, ma peur évidente : ressembler à tous ces chefs qui m'ont toujours insupportés. J'ai même pas envie de faire leurs formations de "nouveau management" (celui de France Telecom est un "nouveau management" par exemple) car ils font tous peur, hein ?

After ten years, I was able to have a skills assessment and big big surprise : though I'm usually the independent one, always in opposition with my boss, I do have the "manager profile"A huge surprise for me, and I suddenly feel very old and very scared : to turn into the same head managers I've always disliked. So my wish is to look like Joan Harris in the tv series Mad Men, the head of the secretaries who is a "natural" leader - a dozen of surgeries and a new hair color, and that should do it ;)
大きな驚きは:私は管理者のプロファイルを持っている

Nan, j'espère ressembler à Joan Harris de "Mad Men" (anciennement Holloway -elle s'est mariée), la chef des Secrétaires, qui en impose "naturellement" - une bonne dizaine d'opérations chirurgicales et une coloration rousse, et je suis prête !

Moi à gauche (LOL) / Me on the left / 左のミー
        
















    
Souhaitez-moi bonne chance ! Wish me good luck ! 私は幸運願いを!