!-- Font Awesome -->
Affichage des articles dont le libellé est Château des Ducs de Bretagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Château des Ducs de Bretagne. Afficher tous les articles

20 octobre 2019

J'ai fait l'expo Amazonie à Nantes


Il m'aura fallu du temps pour aller découvrir la dernière exposition du Château des Ducs de Bretagne, mais cela valait bien le détour !

23 juin 2018

J'ai fait l'expo Vikings à Nantes



J'ai eu la chance d'être invitée à l'inauguration de l'exposition Nous les appelons Vikings qui se tient à Nantes, au Château des Ducs de Bretagne du 16 juin au 18 novembre prochain.

25 novembre 2016

J'ai fait l'expo Icônes- Trésors de réfugiés à Nantes

Il y a huit jours, j'ai eu la chance d'avoir une visite guidée hors des horaires d'ouverture au Château des Ducs de Bretagne, dans le cadre de l'exposition Icônes - Trésors de réfugiés. 

J'avais depuis longtemps prévu d'aller la voir mais le temps passant, l'arrivée du froid avaient eu raison de mon envie mais cette invitation - impossible de dire non ! J'adore l'idée d'organiser ce genre d'évènements pour les abonnés. Il faisait donc nuit noire quand je suis arrivée au château. Notre guide nous attendait et nous avons tous reçu un amplificateur de son, ce qui vous permet d'entendre tout le temps la voix de votre guide tout en vous déplaçant à votre guise. 

L'autre fait : j'ignorais quel était l'objet exact de cette exposition - des icônes et des réfugiés. Et en plus de découvrir une superbe expo, j'ai eu droit à un cours d'histoire passionnant et qui a,  alors que la crise syrienne pousse des milliers de gens à l'exil, un écho particulier. 

Lorsque la première guerre mondiale éclate en 1918 - le territoire grec byzantin s'étend de la Grèce à la Cappadoce - une région située en Turquie - au bord de la mer Egée dont la ville principale est Smyrne. La ville est à l'époque très réputée (Hercule Poirot?) et de nombreux touristes y viennent, une communauté internationale y vit - les images diffusées au musée montre une ville relativement moderne et grecque. Or Grecs et Turcs s'affrontent et la fin de la guerre désigne un vainqueur : la Grèce et un perdant : l'Empire Ottoman qui s'est écroulé. 

Dans le cadre des transactions post-guerre, les Grecs obtiennent de la Société des Nations (ancienne ONU) le droit d'envoyer des troupes armées à Smyrne. Malheureusement, les troupes arrivent en vainqueur et ne se contentent pas de la région byzantine orthodoxe (la côte et Smyrne), ils entrent dans les terres, provoquant la colère des Turcs - qui ont vu leur leader Mustafa Kemal émerger - les Turcs repoussent les Grecs et une nouvelle guerre s'engage entre les deux nations. 

Celle-ci voit la victoire des Turcs sur les Grecs en 1922, créant un nouvel exil : plus de 1 300 000 Grecs (et autres minorités non Turques) sont expulsées et la ville de Smyrne connaît un immense incendie. Les Français, présents dans la région à l'époque rapportent des photos, témoignages des horreurs perpétrées et l'incendie de la ville est même filmé. Ce dernier choque toute la communauté internationale et fait les gros titres - selon les affinités des peuples. Un accord est alors négocié et signé en 1923 : il s'agit du traité de Lausanne qui met fin au conflit après quatre ans de guerre.

Mais ce traité est à double tranchant : il impose "un échange de populations" basé uniquement sur l'appartenance religieuse - ces populations, qu'elles soient orthodoxes, musulmanes ou chrétiennes ont deux ans pour quitter leur pays respectifs. Le résultat : plus de 1300 000 Grecs ottomans doivent quitter Smyrne et la Turquie, et 400 000 musulmans qui vivaient pacifiquement en Grèce doivent à leur tour quitter leur pays et rejoindre la Turquie - tous doivent y laisser tous leurs biens.
Il s'agit, pour les Grecs, de la "Grande Catastrophe".



A l'époque, la Grèce ne compte que 6 millions d'habitants et l'arrivée de plus d'1 million de personnes va évidemment provoquer des tensions. Même s'ils parlent la même langue et partagent la même religion, les Grecs ont une vision plutôt négative des migrants ottomans. Étrange de revoir la carte et de savoir qu'aujourd'hui, des milliers de migrants prennent aussi les mêmes risques pour arriver en Europe.

Ces migrants ont du tout laisser derrière eux et les seuls objets de valeur qu'ils emportent sont les fameuses icônes orthodoxes - souvent des triptyques, petits et de famille.  Certains choisissent de s'installer en France, ainsi ils sont nombreux à s'installer à Marseille où une communauté et une église orthodoxe les attendent. Leurs icônes sont surnuméraires et le chef religieux décide de les laisser au grenier. 1922 - 2016 : lorsque Nantes décide d'organiser cette exposition, ils cherchent à entrer en contact avec les familles de ces réfugiés venus en France - à Nantes, la communauté grecque est arrivée lorsque la première guerre a éclaté. Ils vont donc à Marseille où ils découvrent de vrais trésors, laissés à l'abandon depuis presque cent ans - recouvert de suie. Après un long travail de restauration, ils sont aujourd'hui exposés au vue de tous.

Une exposition très émouvante et qui ne peut que nous faire réfléchir sur la situation des migrants aujourd'hui et sur ces traités pris à en petit comité (les vainqueurs au lendemain de la guerre ici) mais qui peuvent bouleverser la vie de millions de personnes. Cette exposition a été réalisée en partenariat avec le Musée Byzantin et Chrétien d'Athènes.

Je ne vous indique pas les coordonnées car l'exposition a pris fin depuis. Mais elle va voyager puisqu'apparemment elle va aller à Paris.



Les familles aisées possédaient une pièce dédiée aux icônes. Ceux-ci n'étaient pas uniquement des objets religieux, ils rythmaient la vie quotidienne de leurs propriétaires : naissances, mariage, décès.



Les familles aisées s'offraient des "masques" - ici, il suffisait d'ajouter le visage de l'icône, ici Gabriel.


 

Une des rares photos de ces migrants forcés de quitter leur pays. Une très belle exposition qui j'espère va voyager dans toute la France. 

16 juin 2016

My addictions of the week



Mes drogues télévisuelles 

Après mon overdose de Sense 8 - j'ai eu besoin d'une pause ! Et puis, la plupart des séries que je suivais ont pris (en attendant une prochaine saison ou pas). Me voilà donc libre de me déconnecter. Et chez moi, c'est assez facile. Mon arrêt maladie ne m'a pas empêché de lire, et je préfère nettement cette activité à rester coller devant mon petit écran. Pourtant je sais que le nombre de programmes disponibles est gigantesque et que je pourrais passer mes journées scotcher devant Netflix. 

Brokenwood est de retour - une bonne chose. Je ne garde pas un souvenir impérissable de la première saison, mais j'ai besoin de mon policier et j'adore la Nouvelle-Zélande. 

J'ai pas compris la semaine dernière que c'était la fin de Grey's Anatomy ... 

Une bonne nouvelle ? Netflix va diffuser la prochaine saison de Longmire à la rentrée ! Je serai devant mon petit écran. Hâte de retrouver mon cowboy et son meilleur pote Henry Standing Bear. Pour mon plaisir personnel, une photo du personnage, interprété brillamment par Lou Diamond Philipps. 



Je serai absente tout le mois de juillet, mais je ne pense pas louper grand chose. Il faut que je finisse de regarder House of Cards avant mon départ. 


Mes drogues cinématographiques 

La maladie a du bon, j'ai du rester au chaud chez moi et j'ai vu deux films et un documentaire. Evidemment, l'autre côté est l'impossibilité d'aller au cinéma. J'ai quand même repéré deux films que je souhaite voir (normalement un ce week-end).

J'avais très envie de voir ce film depuis sa sortie et c'est chose faite. J'avais vu le discours du jeune Rod Paradot aux Césars et j'avais très envie de le découvrir dans le rôle de Malony, ce gosse suivi depuis ses six ans par un juge et les services sociaux. 

Le juge est interprété par Catherine Deneuve - je la vois rarement au cinéma mais j'ai trouvé ici son interprétation parfaite, la voix et le ton qui sied à un juge. Et puis ce gosse, dont la vie est mal foutue dès le départ - une mère trop jeune, incapable de s'en occuper mais qui au fil des années va mûrir et grandir avec lui. Et lui, plein de rage, cette rage qui l'empêche pendant des années d'accepter les mains tendues et de mordre celle qui le nourrit. Un rôle magnifique. J'ai retrouvé un Benoît Magimel, vieilli et fatigué et j'ignore si c'était juste le rôle ou les prémices d'une forme de dépression. 

J'ai aussi beaucoup aimé l'absence de pathos et la fin, qui même si elle montre un Malony majeur et heureux, ne cache pas le fragile équilibre qui l'entoure. Ce film nous ouvre les yeux sur tous ces enfants qui grandissent sans colonne vertébrale et dont la violence est l'unique moyen d'expression - notre réponse ? Des centres fermés. Malgré l'arsenal déployé pour les aider, on a vraiment l'impression qu'il reste en eux un endroit où on ne réussit pas à pénétrer. Une douleur qu'on ne soulagera jamais. 

Mon avis : ♥♥♥♥


Je suis tombée sur ce film un peu par hasard. Le titre me parlait (lié plus au roman qu'au film) et j'étais persuadée que Charlize Theron était l'actrice principale. Il s'agit en fait de Nicole Kidman. Je ne suis pas trop fan de cette actrice, surtout depuis qu'elle a abusé du botox et a opté pour ce ce blond tristounet. Bref, je me suis laissée guider - surprise de voir Colin Firth dans ce rôle d'époux désabusé par la maladie de sa femme. Car Christine se réveille chaque matin en ayant oublié totalement qui elle est. Suite à une agression violente, où elle a été laissée pour morte sur un parking, Christine se réveille chaque matin sans savoir qui elle est. Elle vit dans une maison isolée, plutôt froide. Chaque matin, elle se réveille donc effrayée, tombe sur cet homme qu'elle ne reconnaît pas et qui lui répète jour après jour qu'il est son époux. Professeur, celui-ci part travailler. Christine n'a plus aucune vie sociale. 

Mais le téléphone sonne, c'est son psy qui a décidé de l'aider (Mark Strong) - il lui indique l'emplacement où est caché une caméra où Christine enregistre chaque jour les pièces du puzzle de sa vie, et grapille chaque jour un peu plus de temps pour comprendre ce qui lui est arrivé. Mais cette enquête va bientôt basculer ...
Au final, j'ai passé un bon moment - bizarrement, si le livre de Steve Watson a fait pas mal de buzz, j'étais passée à côté donc je ne me suis pas ennuyée. J'aime beaucoup l'acteur Mark Strong et j'ai trouvé Nicole Kidman sincère et naturelle - et Colin Firth joue bien les personnages sombres. 

Mon avis : ♥♥

Amy avait fait beaucoup de bruit à sa sortie. J'avoue, je n'étais pas fan de la chanteuse même si j'écoutais avec plaisir ses plus grands titres - et puis sa mort a fait l'effet d'un électrochoc. J'ai donc vu le documentaire - j'avoue que je suis un peu gênée, j'ignorais qu'il avait été réalisé avec une majorité de vidéos personnelles, privées d'Amy Winehouse. J'ai eu l'impression de rentrer un peu trop dans son intimité.  Enfin, il présente une version de la vie d'Amy et de ses sentiments, envers son ex-mari, Blake (qui lui aura inspiré pas mal de ses chansons) ou de son père. Je suis fan de Marilyn Monroe, et j'ai bien vu le nombre incalculable d'interprétations que l'on a fait de sa vie. Je préfère écouter les mots d'Amy, elle a accordé pas mal d'interviews et son regard était très parlant. 

J'ai cru voir une jeune fille très simple et elle l'annonce elle-même dans sa première grande interview : elle a peur de la célébrité car elle le dit : elle perdra les pédales. Et c'est exactement ce qui s'est passé. Mais cela me paraît évident, Amy ne chantait pas de la pop - elle n'était pas faite pour les grandes scènes - les chorégraphies - Amy c'était le jazz - les petites salles sombres, intimes. Dans ce documentaire, elle n'a jamais aussi belle et bien dans sa peau que lorsqu'elle chante ainsi, dans une petite salle (au tout début) ou en studio - ou avec Tony Bennett. Et là quelle voix ! quelle présence ! 
Mais on la force, ainsi on la porte, inconsciente jusqu'à l'aéroport pour la forcer à monter sur scène en Serbie. Ces images sont horribles et la voix off (de son pianiste) qui lui reproche de n'en avoir rien à faire, mais elle refusait d'y aller. Son corps, son regard - elle appelait à l'aide mais les requins étaient là pour les affaires. 

Etrangement, j'ai écouté du jazz (Louis Armstrong, Ella Fitzgerald ou Billie Holliday) quand j'étais très jeune et là en l'écoutant, je réalise que cela me manque. D'ailleurs, au tout début du documentaire, quand elle parle de la musique qu'elle aime, elle explique qu'elle ne s'est jamais reconnue dans la musique pop (les Spice Girls) et qu'elle fan de jazz et des grandes voix, des solistes. Amy en était une. 

Mon avis : ♥♥♥♥


Mes drogues culturelles 

Je vous prépare un billet sur le nouveau parcours du Voyage à Nantes ! Je serai absente en juillet donc je compte le parcourir en août et vous en faire profiter ! J'ai malheureusement loupé la présentation officielle (merci Florence), étant en arrêt mais elle m'a transmis le programme. 

J'adore ce moment de l'année quand ma ville devient un parcours d'expositions en tout genre. C'est amusant d'aller travailler et de croiser une oeuvre d'art géante. Si vous passez à Nantes cet été, prévoyez une bonne paire de chaussures pour suivre la fameuse ligne verte. 



Sinon, étant porteuse du Pass Château des Ducs de Bretagne, j'ai reçu également le programme de juin à décembre 2016.  En plus des nouvelles expositions, le musée se dote de nouvelles salles liées à l'histoire du 20ème siècle avec plus de 300 nouveaux objets, majoritairement issus de collectes réalisées auprès de citoyens Nantais. L'histoire est donc récent : des deux Guerres Mondiales à nos jours. J'adore leur scénographie et j'ai hâte de les découvrir ! 
Si tout va bien, ça sera en avant-première dans une semaine donc j'aurais le temps de vous en parler avant mon départ :-)

Et si vous êtes curieux, le programme est par ici (avec les coordonnées et toutes les infos pour les visiteurs). 


22 avril 2016

J'ai fait l'expo Tromelin : l'île des esclaves oubliés à Nantes


J'avais prévu de longue date de faire cette exposition après avoir reçue la bande-dessinée de Savoia consacrée à cet évènement historique dans le cadre du Prix BD Cézam 2016. C'est finalement à quelques jours de la fin de l'expo que j'ai enfin sauté le pas ! Et un vrai coup de coeur ;-)

30 mai 2015

J'ai fait l'expo Flamands & Hollandais à Nantes

Le Musée des Beaux-Arts de Nantes (en travaux) répond cet été à l'invitation du Château des Ducs de Bretagne en proposant aux visiteurs une superbe exposition : Flamands et hollandais, la collection du musée des Beaux-Arts. 

Cette exposition est organisée dans le cadre du Voyage à Nantes. J'ai eu la chance d'être invitée à l'inauguration de l'exposition et c'est magnifique ! Le choix du scénographe du musée d'opter pour des couleurs sombres permet de mettre en valeur ces soixante-cinq chefs d'oeuvre de peintres flamands et hollandais, principalement du Siècle d'Or (16ème au 17ème Siècles) : de Brueghel de Velours à Rubens, mais également les professeurs puis les élèves de Rembrandt (Flinck ou Ovens). 

Le parcours de l'exposition s'organise autour d'étapes thématiques : la peinture d'histoire (religieuse et mythologique), les portraits (Pourbus, Voet, Van Oost l'Ancien), les paysages (Leytens, Fouquières), les marines et puis les fameuses scènes de genre (Droochsloot, Wouwerman) et les indispensables natures mortes (Coninck, Claezc). 

La peinture à l'huile me fascine toujours autant et le travail intense de ces peintres, qui dans des thématiques diverses jouaient avec la lumière et arrivaient à reproduire avec fidélité certains détails, bref tout cela me laisse pantois. Certaines toiles pourraient aujourd'hui être confondues avec des photographies et d'autres vous invitent tout de suite au voyage (spatial et temporel). 

Avant de vous donner les informations pratiques, sachez que je me suis précipitée sur le catalogue (il est cher mais complet, et il est très bien dans mon salon) afin de pouvoir retrouver mes coups de coeur, que je vous livre ici, je vous encourage à aller dénicher les vôtres ;-)

- La peinture d'histoire :

  •   Les vertus théologales de Pieter Lastman. 

Sans doute réalisée après un séjour à Rome, la toile représente les trois vertus théologales (Foi, Espérance et Charité) sous la forme de trois anges entourés d'angelots avec une lumière contrastée. 

  • Saint-Jérôme de Matthias Stom.
Ce n'est qu'en 1943 que cette oeuvre religieuse caravagesque est attribuée à Stom. J'ai été touchée par les sentiments exprimés par le saint. Le peintre traduit parfaitement cette vie d'ascète, ce dévouement à Dieu. L'intensité de la lumière traduit la dévotion du saint (et pas uniquement son érudition) et le détail apporté au corps de ce vieil homme est impressionnant. 



  • Judas Macchabée priant pour les morts de Peter Paul Rubens
Impossible de passer à côté ! La plus grande toile de l'exposition vous impressionnera par la quantité des détails, le jeu des couleurs, la lumière contrastée. 

  • La cène de Gérard Douffet
Le musée de Nantes est propriétaire d'une des toiles les plus mystérieuses et les plus belles que j'ai jamais vues représentant la cène.  Le tableau serait une oeuvre signée Douffet (ou de son entourage) pour les effets de clair-obscur et le choix des coloris (les rouges, les verts et brun chaud qui domine). 
Ne manquez pas ce tableau que je trouve extrêmement moderne (les saints sont assis autour d'une table ronde, comme les Chevaliers et discutent, boivent ...). 


- La peinture de genre : 
  • Jeune homme écrivant de Jacob Van Oost l'Ancien
Mon coup de coeur de l'exposition ! Le monde défilait et moi je restait totalement hypnotisée devant cette toile. Décrite dans le catalogue comme une des peintures flamandes les plus séduisantes, je ne peux qu'acquiescer ! Heureuse de lire dans le catalogue que la nappe aux motifs bleus et rouges "constitue un magnifique détail d'une grande virtuosité".  Il faut absolument la voir en vraie pour apprécier le soin apportée à chaque détail, et surtout aux couleurs et au jeu de lumière. 
Enfin, j'avoue que j'ai trouvé très moderne le portrait du jeune homme, ces cheveux longs retenus en arrière derrière son arrière, son visage. La jeunesse de l'époque est fascinante. Je l'ai imaginé se levant et profitant du paysage flamand. 



- La nature morte : 

  • Nature morte au singe d'Osias Beert 
Un capucin, petit singe coquin, est confortablement installé sur une table de cuisine à grignoter une pomme. Autour de lui, des assiettes ou coupelles remplies de noix, de pêches, de fraises, de raisins (sublimes) et prunes. Ces mets sont tous périssables (les feuilles fanent). Cette peinture possède une autre lecture où l'on peut voir en cet animal le symbole du pêcheur, glouton et voleur. 
Pour ma part, je suis restée admirative du jeu des couleurs vives et lisses, de la lumière. 




- Le paysage : 

  • Paysage avec lavandières et paysage animé de Cornelis Huysmans
J'ai été touchée par les deux toiles (de petite taille), d'une part  par leurs coloris et d'autre part, par la choix de la scénographie. Ici, Huysmans a eu l'idée de placer en premier plan des forêts denses, sombres et en arrière-plan d'ouvrir le paysage sur une plaine et sur le soleil. Au premier plan, on distingue quelques personnages vaquant à leurs occupations. C'est en m'approchant des toiles que j'ai vu le coup de pinceau du peintre pour faire ressortir ces personnages. Je reste toujours admirative du talent immense de ces peintres et Huysmans en fait partie !


Pour ma part, je compte bien y retourner (en espérant à une heure moins fréquentée) pour pouvoir rester plus longtemps devant mes coups de coeur ;-)


Exposition Flamans & Hollandais - du 30 mai au 30 août
4, place Marc Elder
44000 Nantes
De 10h à 18h, fermé le lundi puis à compter du 3 juillet : 7 jours sur 7 
Exposition uniquement : 5 € (tarif réduit et gratuit pour les mineurs)
Visites guidées (4 €)

03 novembre 2014

J'ai fait l'expo Samouraï "1 000 ans d'histoire du Japon" à Nantes

J'avais prévu depuis longue date de faire l'expo consacrée aux Samouraïs au Château des Ducs de Bretagne chez moi, à Nantes. Je me l'étais gardée bien au chaud pour mon retour de vacances. Le temps a passé vite et j'ai réalisé que l'exposition allait prendre fin.

J'avoue, que contrairement à certains, je connais peu l'histoire nippone, et en particulier celle des samouraïs. Je n'ai jamais été attirée par les jeux vidéos, ni les BD et encore moins les films qui leur sont consacrés. Bref, il était temps que j'aille découvrir les véritables samouraïs, loin des interprétations hollywoodiennes.   

http://www.chateaunantes.fr/fr/evenement/samourai
Copyright @adoc-photos

30 septembre 2013

J'ai fait l'expo En guerres, 1914-1918 / 1939-1945 Nantes / Saint-Nazaire

Les journées du Patrimoine m'ont donnée l'occasion d'aller voir gratuitement l'exposition temporaire "En guerres..." au Château des Ducs de Bretagne, chez moi à Nantes - consacrée aux deux guerres mondiales dans les villes de Nantes et de Saint-Nazaire.

Les lecteur de mon blog auront sans doute remarqué mon attrait pour la Deuxième Guerre Mondiale, j'adore les films de guerre, j'ai encore regardé la mini série produite par Spielberg et Tom Hanks, Pacific, j'ai adoré la mini série Generation War diffusée tout récemment,  et je regarde tous les documentaires traitant de ce sujet. Je suis abonnée sur Twitter à des sites historiques, je scrute ces visages de soldats, de réfugiés, de prisonniers, j'y cherche quelque chose. J'avais aussi abordé dans mon dernier billet, quelques unes des anecdotes que ma grand-mère m'a racontées sur cette période, à la fois lointaine et très proche (si l'on compare l'histoire en général) où ma ville chérie était occupée par l'ennemi avant d'être bombardée à plusieurs reprises par les alliés. 

J'étais donc ravie et émue de découvrir les archives de Nantes dévoiler à ses habitants cette page très spéciale de son histoire. J'adore ma ville, beaucoup de gens en France, aiment leurs villes, son patrimoine, son histoire - et la découvrir en charpie, en lambeaux, ne peut pas vous laisser indifférent. Pour moi, ce fut un véritable déchirement.


J'ai attendu à peine vingt minutes, et l'organisation (excellente je dois dire) du musée, nous a permis d'obtenir une présentation d'une des guides sur cette page de l'histoire qui s'est jouée ici, là où mes pieds foulent le sol chaque jour, ici, chez moi.

Quelle fut ma surprise de voir le journal de France 2 aborder le bombardement
de Nantes par les alliés le 16 septembre 1943 et partager quelques images de l'exposition temporaire qui y est consacrée. Nantes connaîtra 28 attaques aériennes mais ce jour-là, plus de 1 500 bombes tombent sur la ville, tuant de nombreux Nantais (plus de 1 400). Cette date, je la connais bien, car ma grand-mère m'en a beaucoup parlé. Elle en a voulu aux "américains" d'avoir tué autant de civils, ma grand-mère aura perdu des amis ce jour-là et deux ans plus tôt lorsque les allemands se vengèrent de l'assassinat du commandant des forces d'occupation, rue du Roi-Albert, en arrêtant plus de cinquante otages, et en exécutant 48 d'entre eux.

Place Royale à Nantes

Je n'ai pas pu m'empêcher lors de cette visite, qui permet à chacun d'entre nous de remonter le temps, et surtout de reconnaître les lieux, les noms, et même certains visages - de faire de ces deux guerres, des réalités, bien plus proches de nous que l'on veut le croire. Et surtout, j'ai eu l'étrange impression de faire cette visite accompagnée d'un fantôme - ou plutôt d'une âme bienveillante. J'aimais énormément ma grand-mère, décédée il y a peu et je le suis reconnaissante d'avoir partagé avec moi quelques souvenirs concernant cette période, même si je regrette de ne pas l'avoir assez questionnée ! Cinq années d'occupation, puis la reconstruction - alors qu'elle avait une petite vingtaine d'années, jeune épouse et jeune mère. Quelle vie ! 



Rue du Calvaire
L'exposition est composée de petits films vidéos, montrant Nantes et Saint-Nazaire - et surtout de documents nantais, comme les affiches de mobilisation, la propagande nazie et pétainiste, les cartes de mobilisation, les cartes postales pré-remplies des prisonniers de guerre STO en Allemagne, les lettres d'un certain Boniface à sa mère ou à sa famille racontant les horreurs de la grande guerre, les mutilés, les résistants de deux guerres, cette affiche nazie annonçant les représailles de l'armée allemande suite à l'assassinat de leur chef, la liste des fameux 50 0tages dont 48 qui seront exécutés à Nantes, Châteaubriant (le jeune Guy Mocquet) et à Paris, leurs photos, les résistants du Maquis de Saffré... et puis ces fameux bombardements des 16 et 23 septembre 1943 où l'armée américaine a "raté" ses cibles et a tué plus de 1 400 civils, détruisant toute une partie du centre ville. 

Des petits films réservés à un public averti, montrant les camps d'extermination, et l'exposition se veut être plus "vraie" que l'histoire en montrant les registres où l'on notait le nom des "juifs" (avec un cachet de couleur rouge estampillé Juif), les dates de leur expulsion puis de leur déportation, les arbres généalogiques transmis à la Préfecture pour prouver une ascendance aryenne,  la lettre terrible d'une femme qui pour protéger ses enfants de la déportation, jure que ses enfants sont catholiques, qu'elle n'a jamais pratiqué la religion juive. Elle sera déportée, comme tant d'autres.

Et puis les appels de nos maires successifs, tous ces noms devenus noms de rue, de boulevard, rue Paul Bellamy, stade Marcel Saupin, Bd Orieux ...

Le plaisir enfin de voir énormément de jeunes gens venir ici
un dimanche ensoleillé, beaucoup d'adolescents, bien loin de l'image que l'on donne d'eux à la télévision, s'émouvoir devant les images de leur ville adorée, bombardée, brisée, reconnaître fugacement la Place Royale, les Galeries Lafayette, etc. J'ai détesté ces photos où l'on voit les chars allemands envahir ma ville, j'ai ressenti sans doute un millième de ce que ma famille a ressenti ce jour-là.

J'ai été très émue en voyant ces images, j'ai repensé au témoignage de ma grand-mère sur ses amis disparus ce jour-là de septembre, où les bombes fusent et elle qui saute dans une tranchée construite par mon grand-père, leur fou rire par la suite, car leur voisine, une femme très forte avait failli tuer ce dernier en atterrissant sur lui. Rire en voyant sa caisse (elle tenait une épicerie) s'ouvrir et tous les billets s'envoler. Rire parce que l'obus est tombé à une vingtaine de mètres, rire parce qu'ils étaient jeunes, rire parce que la vie avait choisi de les épargner ce jour-là, encore une fois.

Allez voir l'exposition !

Château des Ducs de Bretagne

4 Place Marc Elder  44000 Nantes
Ouvert tous les jours de 10 à 18h sauf le lundi
Exposition jusqu'au 23 février 2014