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22 février 2011

Last night

J'avais envie de voir ce film depuis longtemps, car il a été tourné avant Avatar mais ne trouvait pas de distributeur. Le succès d'Avatar a mis en avant l'acteur australien Sam Worthington, et comme j'aime beaucoup Keira Knightley, je ne pouvais manquer leur première collaboration.

Le film raconte une soirée dans la vie d'un couple, où tout peut basculer lorsque le mari et l'épouse passent chacun la soirée avec une personne du sexe opposée qui va remettre en question leur couple.

L'histoire est simple, une sorte de comédie douce-amère avec un New York vivant, agréable et vrai (celui des petits quartiers où l'on connaît les commerçants, où l'on fait ses courses, le NY que j'ai connu et trop rarement montré au cinéma).

On fait la connaissance d'un jeune couple, joué par Sam Worthington (Michael Reed) et son épouse, écrivaine en manque d'inspiration, Joanna (Keira Knightley). Le mari doit régulièrement s'absenter en voyages d'affaires. Lors d'une soirée organisée par son patron, Joanna fait la connaissance de la nouvelle collègue de son mari, la très sensuelle Eva Mendès.  L'épouse remarque immédiatement l'attirance physique de son époux pour cette jeune femme, mais également le jeu troublant de la jeune femme envers son mari. De retour chez eux, le couple a une scène. Ils se quittent à peine rabibochés, Michael repartant en voyages d'affaires avec sa collègue. Joanna rencontre alors le jour même son ancien amour, Thomas, interprété par Guillaume Canet.  Les deux époux vont donc chacun passer cette soirée se mentant à eux-mêmes et à leurs conjoints.


L'histoire est donc presque banale : un couple qui traverse une crise, le doute qui apparaît lorsqu'une personne vous plaît et ne s'en cache pas, lorsqu'un ancien amour inachevé refait surface, mais la réalisatrice a réussi un joli tour de passe passe : tout y est  filmé en demi-teinte, doux amer, calmement. Les personnages sont intelligents.  On ne s'y ennuie jamais, on suit leurs déambulations, leurs hésitations, leurs mensonges, leurs prises de risque. Forcément la question se pose : qui trompera l'autre ? Qui va craquer ? Que ferions-nous ?

Et la tromperie elle-même, avec toujours les mêmes questions : la tromperie physique (une histoire de sexe, sans sentiments) est-elle aussi ou plus grave que la tromperie "du cœur" lorsque sa moitié éprouve encore des sentiment vis-à-vis d'un ex ? La réalisatrice ne nous abreuve ni de morale, ni de leçons, elle nous laisse spectateur, entrer le temps d'une soirée dans la vie d'un couple, qui pourrait être le nôtre ou le vôtre et nous laisse seul juge. Ou plutôt simple témoin. Ni débat, ni jugement, juste la tranche d'une vie.

En repensant à ce film quelques jours plus tard, je le trouve juste.  Aucun zèle, aucune scène grotesque, pas de grosses ficelles. Un film entre quatre personnages (avec en guest-star, le génial Griffin Dunne qui est aussi un "spectateur", en interrogeant Joanna sur son mariage, il obtient les réponses que la jeune femme répugne à donner et que l'on attend). J'espère vivement que cet acteur retrouve un jour des rôles plus étoffés, et il a bien vieilli !

Côté acteurs, je ne suis pas très objective car j'adore Keira Knightley et Sam Worthington. Donc que dire ? En fait, Keira Knightley joue parfaitement cette jeune femme timide, écrivaine en panne d'inspiration qui en l'espace d'une journée quitte un mari plein de doutes, retrouve un ex amant (connu lors d'une séparation provisoire du couple) et voit tous ses sentiments se chambouler. Elle est magnifique (les gros plans sont là pour le prouver). Plus de moue, ni de rire crispé - elle a aussi changé (je viens de revoir Orgueils et Préjugés, tourné en 2005). Ce film prouve juste qu'elle est une femme à présent et qu'elle assume parfaitement ces rôles d'adultes. Un beau cadeau de la réalisatrice.

Sam Worthington, les critiques ont été dures avec lui - à noter que le film a été tourné avant Avatar et le Choc des Titans. On a tendance à oublier que l'acteur australien a une longue carrière derrière lui en Australie comme acteur de théâtre, Shakespearien de surcroît. En fait, il est dans la même situation  qu'a vécu il y a quelques années son compatriote Russell Crowe (Gladiator). Je ne suis pas objective non plus, j'adore Russell Crowe !

J'ai adoré voir le film en version originale, car il laisse libre court à son accent australien (avec l'accent british de Keira et l'accent américain d'Eva Mendes, c'est un pur plaisir). Pour revenir au jeu de Sam Worthington, il interprète bien cet homme marié qui travaille dur, rassure sa femme mais comme tout homme normalement constitué ne peut rester insensible aux charmes d'une collègue aussi séduisante qu'Eva Mendès.

Enfin pour Eva Mendès, je l'ai trouvée bizarrement pas très sexy, ni sensuelle, très loin de son rôle dans Hitch. En fait, je me souviens de deux spectatrices (étudiantes) dans la salle, assises derrière moi, qui une fois le film terminé, n'ont pu réprimer leur déception de voir Eva Mendès si mal fringuée, mal coiffée, bref presque "moche". Leurs paroles m'avaient un peu déroutées au départ, mais avec le recul, elles avaient raison.


Enfin, si on m'invitait à le revoir, je crois que je retournerais. Ah oui Guillaume Canet, j'allais l'oublier ! Il joue bien son rôle de Frenchie, écrivain bobo séduisant mais immature qui fait tourner la tête à la sage Keira. Désolée, mais si je veux faire la "fifille", je ne craque pas sur Guillaume Canet, je craque sur Sam Worthington.  J'achèterai le dvd c'est certain.

27 novembre 2010

The Red Syndrom

Les roux, vaste sujet - on en parle beaucoup. La seule couleur de cheveux qui a provoqué autant de réactions de haine, de curiosité,  de jalousie, de superstition, on les a même crus enfants de Satan ! Le roux ne laisse jamais indifférent. Et c'est pour cela que je les aime. Moi qui déteste autant la "normalité", j'ai toujours été envieuse des roux. Il faut dire que je viens d'une famille de roux, du coté maternel par ma grand-mère et et sa sœur, leur père également - tous roux, ou comme ma mère les cheveux blonds enfant puis châtains adulte, mais le corps recouvert de tâches de rousseur. Les yeux verts.  Du côté paternel également avec mes cousines : des rousses sublimes, le visage couvert de tâches de rousseur, les cheveux flamboyants. Et moi, la peau aussi blanche, mais les cheveux noirs. Ma fierté ? Dès les premiers rayons de soleil, les tâches de rousseur recouvrent mon visage, mes épaules.

Ma famille n'est pas la seule à blâmer pour cette obsession. Deux autres explications à cette addiction : un film et un pays. 
          
Éric Stoltz
En premier, le cinéma. Il y a eu un film avec un acteur qui a déclenché toute cette obsession (ma soeur n'y a pas échappé non plus). Depuis, je ne peux résister à un bel acteur roux (ou semi-roux, comme l'Irlandais Cillian Murphy, la barbe rousse de ces acteurs bruns). Je les repère, les connais tous. Ils ne peuvent nous échapper !

Ce film n'est pas un film culte, excepté pour une adolescente et sa petite sœur, réalisé par le regretté John Hughes, il est un de ses films des années 80 axés sur cette jeunesse américaine. Mais oublions le film, concentrons-nous sur l'acteur principal (le film date de 1987) qui  à ce jour,  reste pour ma sœur et moi sans doute le plus beau spécimen de roux ! Je parle d'Éric Stoltz (ou "Keith" son personnage dans "Some kind of wonderful world"). Un vrai roux, les cheveux, les tâches de rousseur. Le coup de foudre. Une claque. C'est lui la souche de ce virus ;)

(cf. photo de lui ci-dessous dans le film et à droite, quelques années plus tard)

Puis j''ai commencé à voyager, vivre à l'étranger et là j'ai découvert un pays aux nombreux fils d'Irlandais : les États-Unis. Boston, la côte Est, ces fils et aujourd'hui petits-fils d'Irlandais - ils sont roux, grands, la mâchoire carrée, les yeux clairs. A Chicago, j'ai remonté Michigan Avenue un matin, et fait véridique, la moitié des hommes d'affaires, occupés à fumer leur cigarette à l'extérieur étaient roux !


En second, le pays : le choc fut presque anaphylactique à mon arrivée à Dublin ! Une de mes meilleures amies (qui partage mon obsession) a dû me tenir le bras pour me guider dans les rues, un tiers des hommes sont roux ! Je ne pouvais plus marcher, je ne regardais plus où je mettais les pieds. Heaven on Earth.

Ireland's call - Ronan O'Gara & his pals

Depuis, je ne peux m'empêcher de me retourner dans la rue dès que j'aperçois une chevelure rousse. J'envie les rousses (les vraies et parfois les fausses réussies) et j'assume. Les premières actrices rousses célèbres n'étaient pas aimées au temps du noir et blanc, mais à l'arrivée de la couleur, leur chevelure flamboyante a envahi les écrans et les hommes y ont succombé. Maureen O'Hara (la Jane de Tarzan) et Rita Hayworth, et Marilyn Monroe, la fausse blonde la plus célèbre (une rousse au visage recouvert de tâches de rousseur). Peu à peu, les rousses ont commencé à plaire, mais la version masculine  demeurait bizarrement absente du grand écran.


Puis le roux est devenu la couleur à la mode, la bombe sexuelle incendiaire de Mad Men (***) Miss Joan Holloway (Christina Hendricks) a choisi le roux depuis son adolescence, et il lui va à ravir.  Julianne Moore, Bryce Dallas Howard, et beaucoup de jeunes actrices ont envahi nos écrans. En France, on n'a longtemps connu que le visage de Marlène Jobert.

Mais revenons aux hommes, aujourd'hui les acteurs roux sont très présents, il y a les Irlandais bruns aux tâches de rousseur et aux barbes rousses (Cillian Murphy, Jonathan Rhys Meyers, etc.) - et il y a les roux, de haut en bas. Vous ne l'avez pas remarqué ?  Laissez-moi vous présenter quelques spécimen.

Allez, je fais ma fille - j'assume ce billet aux accents d'adolescente pré pubère qui rêverait de les avoir en poster dans sa chambre ! Le sublime Sam Worthington et les autres, dont leurs noms ne vous parlent peut-être pas, mais les photos devraient vous aider !

Sam Worthington

et ici David Wengham (Faramir dans LOTR), Bryan Greenberg, Kevin McKidd, Johnny Lewis

                                       
                                       

et l'Irlandais Cillian Murphy, et l'anglais Simon Woods ...

 
et Michael Fassbender (half-Irish, half-German), l'Écossais James McAvoy ...

     


Les roux sont sexys. Ce billet est aussi un message à tous les roux qui ont grandi en étant insulté, moqué dans les cours d'école (je me souviens d'un élève en particulier dans mon collège) pour leur dire qu'aujourd'hui on les envie, la mode ne peut se passer d'eux. Jamais autant de femmes ne sont teintés les cheveux en roux. Benetton y a toujours cru et ils ont eu raison !   Moi je rêve souvent de sauter le pas. 

PS : Et n'oublions pas le Prince Harry ! Forcément qu'il ne peut être que malicieux, indépendant et fier avec cette crinière rousse ! Pour moi il est le vrai roi ;) Son frangin peut aller se coucher.

Ce billet est totalement subjectif (et puéril !) mais il est assumé. Je suis en week-end et j'ai hâte de voir Last Night avec Sam Worthington en homme amoureux ;)