J'ai des brouillons de billets, mais pas le temps ... et puis là, j'ai pris le temps, parce que Léo et Bruce...
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28 avril 2019
14 juin 2012
Promotheus
J'ai craqué : le mauvais temps a eu raison de moi et j'ai fait une rechute. Je suis retournée m'enfermer dans une salle, des lunettes 3D très moches sur le nez, voir un film d'action en version originale au titre suivant : Prometheus. J'avais l'esprit très occupé dernièrement, au point de ne voir aucune image du film, et de lire uniquement une interview de Charlize Theron évoquant succinctement son rôle dans ce film. Ne suivant plus trop l'actualité cinématographique, mon choix s'est finalement porté sur ce film, car j'ai toujours aimé les films d'action, je n'ai rien contre les films d'anticipation (un terme que feu Ray Bradbury aurait apprécié) et le casting me plaisait beaucoup : réunir sur le même plateau Michael Fassbender, Noomi Rapace et Idris Elba, c'est un beau challenge. Et aux commandes de tout ça : Ridley Scott.
Prometheus était donc une sorte de choix logique par une journée très maussade. Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai enfin lu quelques lignes dans la presse sur ce "film de science-fiction horrifique" . Des avis partagés, un peu comme moi. Revenons à l'histoire (impossible d'avoir un esprit synthétique aujourd'hui donc je la pique à Allo ciné) : Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.
Prometheus était donc une sorte de choix logique par une journée très maussade. Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai enfin lu quelques lignes dans la presse sur ce "film de science-fiction horrifique" . Des avis partagés, un peu comme moi. Revenons à l'histoire (impossible d'avoir un esprit synthétique aujourd'hui donc je la pique à Allo ciné) : Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.
Le film déchaine les passions dans les commentaires, entre les gros passionnés du monstre le plus célèbre créé par Ridley Scott, à savoir Alien (le plus drôle c'est que j'avais zappé ça en allant voir Prometheus) et les mystiques et religieux, tous ont une interprétation différente du film. Ce qui peut vous rebuter ou au contraire vous donner envie d'aller forger votre propre opinion.
Mais contrairement à tous ces spectateurs, j'y suis allée l'esprit totalement ouvert, car oui, j'avais oublié qui était Ridley Scott : le père d'Alien, et j'avais donc oublié que ce film était lié à sa création. Le film réunit la genèse de l'espèce humaine et celle d'Alien. Mais, moi j'étais allée voir un film d'actions à la base, donc revenons à nos moutons.
Cette équipe d'explorateurs va découvrir en 2089 de nouvelles peintures murales laissées par nos ancêtres il y a plusieurs milliers d'années qui vont laisser penser à ce couple de scientifiques, que l'espèce humaine a été créée par des géants venus sur Terre plusieurs milliers d'année auparavant pour y créer l'Homme. Ces géants sont repartis mais grâce à ces peintures, on peut identifier la galaxie d'où ils proviennent. Et l'Homme peut en 2089 envisager des missions intergalactiques. C'est un vieillard milliardaire qui va financer ce voyage, au bord du vaisseau nommé Prometheus. Tout un symbole.
Prométhée était effectivement un Titan, que Zeus punira en un temps pour avoir désobéi. Fils de Japet et Thémis (et frère d'Atlas), Prométhée est celui, qui, selon la mythologie grecque, va créer l'espèce humaine à son image (les Titans sont des surhommes, des géants immortels). En utilisant de l'eau et de l'argile, il crée l'homme puis volera la connaissance pour la donner aux hommes. Il sera puni par Zeus d'une manière qui le rendit célèbre : attaché à un rocher, un faucon ou un aigle lui dévorant chaque jour le foie. La nuit, le foie se régénère, c'est un supplice sans fin. C'est Hercule qui, en accomplissant ses 12 travaux lui rendra sa liberté. Différentes versions de la vie de Promethée circulent, le principal étant de savoir qu'il est à l'origine de notre présence sur Terre si on veut bien y croire.
A bord du vaisseau, l'équipage et l'équipe de scientifiques sont en route pour un voyage d'une durée de deux ans, plongés dans une sorte de coma, c'est David, un robot (qui ressemble de très près à un être humain) qui est chargé de les conduire et de veiller sur eux. Je ne vais pas m'amuser à raconter l'histoire, mais sachez que Michael Fassbender peut interpréter un juif déguisé en nazi, un homme obsédé par le sexe ou comme ici un robot dont la gestuelle du corps et du visage est absolument renversante. Autant prévenir les midinettes qu'ici Michael est aussi sensuel qu'un poulpe. Sa coiffure blonde, son visage sans expressions annihilent tout fantasme chez le spectateur.
Charlize Theron campe le bras-droit du millionnaire, chargé de veiller à ce que les scientifiques trouvent ce qu'ils sont venus chercher : les "ingénieurs", ces géants qui ont créé l'espèce humaine et ont quitté la Terre il y a des millions d'années. Noomi Rapace est la nouvelle héroïne de Ridley Scott : Elizabeth Shaw, après Ripley interprété par Sigourney Weaver dans les Alien. Son amoureux est interprété par Logan Marshall-Green (que je ne connaissais pas), les rôles secondaires campent des scientifiques qui ont accepté ce voyage par appât du gain sans connaître le réel objectif de leur mission.
L'équipe se réveille donc au bout de deux ans et entreprend sa mission d'exploration sur cette planète lointaine. Je m'arrête là pour l'histoire, mais sachez qu'ils vont bien entendu faire des découvertes, et que cette planète, comme ses "habitants" sont très loin de l'esprit chaleureux d'E.T.
Côté effets spéciaux, on ne peut qu'apprécier ceux du XXIème siècle. L'image est excellente, les mouvements de caméra, la lumière permettent à Ridley Scott de nous entraîner dans le futur sans que rien ne mette en doute ce saut dans le temps. La 3D est à mon avis superflue, elle utilisée au début du film puis à doses thérapeutiques, j'ai fini par l'oublier, j'y repensais uniquement lorsque mes lunettes bougeaient.
Esthétiquement parlant, ce film est donc une réussite. Contrairement à d'autres internautes, j'ai apprécié le casting même si j'avoue, que moi aussi, j'ai cru revoir la publicité de Dior lorsque le réalisateur s'amusait à filmer Charlize Theron marchant, dans sa combinaison hyper moulante dans les couloirs du vaisseau. J'ai adoré retrouver Idris Elba et sa voix si chaude, si accueillante. Il est, pour moi, la seule vraie source de chaleur dans ce monde aseptisé et très froid. Noomi Rapace est très à l'aise dans ce rôle de survivante, héritière digne selon moi de la célèbre Ripley (Sigourney Weaver). Et physiquement, elle fait le poids. Mais j'ai trouvé certaines scènes trop ressemblantes à Alien (j'ai fait le lien à ce moment-là entre la célèbre créature et Prometheus).
Par contre, le scénario est faible, comme les dialogues et le réalisateur, excepté pour le rôle de Noomi, offre très peu de densité et de profondeur aux personnages, ainsi les seconds rôles sont réduits à des mimiques et où leurs actions sont trop prévisibles. Je pense que Ridley a surtout voulu raconter son histoire : la genèse d'Alien et une vision de l'humanité, créée à la fois par des sortes de Titans et une forme de vie extra-terrestre. Une vision mystique de la naissance de l'espèce humaine.
Mais contrairement à tous ces spectateurs, j'y suis allée l'esprit totalement ouvert, car oui, j'avais oublié qui était Ridley Scott : le père d'Alien, et j'avais donc oublié que ce film était lié à sa création. Le film réunit la genèse de l'espèce humaine et celle d'Alien. Mais, moi j'étais allée voir un film d'actions à la base, donc revenons à nos moutons.
Cette équipe d'explorateurs va découvrir en 2089 de nouvelles peintures murales laissées par nos ancêtres il y a plusieurs milliers d'années qui vont laisser penser à ce couple de scientifiques, que l'espèce humaine a été créée par des géants venus sur Terre plusieurs milliers d'année auparavant pour y créer l'Homme. Ces géants sont repartis mais grâce à ces peintures, on peut identifier la galaxie d'où ils proviennent. Et l'Homme peut en 2089 envisager des missions intergalactiques. C'est un vieillard milliardaire qui va financer ce voyage, au bord du vaisseau nommé Prometheus. Tout un symbole.
Prométhée était effectivement un Titan, que Zeus punira en un temps pour avoir désobéi. Fils de Japet et Thémis (et frère d'Atlas), Prométhée est celui, qui, selon la mythologie grecque, va créer l'espèce humaine à son image (les Titans sont des surhommes, des géants immortels). En utilisant de l'eau et de l'argile, il crée l'homme puis volera la connaissance pour la donner aux hommes. Il sera puni par Zeus d'une manière qui le rendit célèbre : attaché à un rocher, un faucon ou un aigle lui dévorant chaque jour le foie. La nuit, le foie se régénère, c'est un supplice sans fin. C'est Hercule qui, en accomplissant ses 12 travaux lui rendra sa liberté. Différentes versions de la vie de Promethée circulent, le principal étant de savoir qu'il est à l'origine de notre présence sur Terre si on veut bien y croire.
A bord du vaisseau, l'équipage et l'équipe de scientifiques sont en route pour un voyage d'une durée de deux ans, plongés dans une sorte de coma, c'est David, un robot (qui ressemble de très près à un être humain) qui est chargé de les conduire et de veiller sur eux. Je ne vais pas m'amuser à raconter l'histoire, mais sachez que Michael Fassbender peut interpréter un juif déguisé en nazi, un homme obsédé par le sexe ou comme ici un robot dont la gestuelle du corps et du visage est absolument renversante. Autant prévenir les midinettes qu'ici Michael est aussi sensuel qu'un poulpe. Sa coiffure blonde, son visage sans expressions annihilent tout fantasme chez le spectateur.
Charlize Theron campe le bras-droit du millionnaire, chargé de veiller à ce que les scientifiques trouvent ce qu'ils sont venus chercher : les "ingénieurs", ces géants qui ont créé l'espèce humaine et ont quitté la Terre il y a des millions d'années. Noomi Rapace est la nouvelle héroïne de Ridley Scott : Elizabeth Shaw, après Ripley interprété par Sigourney Weaver dans les Alien. Son amoureux est interprété par Logan Marshall-Green (que je ne connaissais pas), les rôles secondaires campent des scientifiques qui ont accepté ce voyage par appât du gain sans connaître le réel objectif de leur mission.
Côté effets spéciaux, on ne peut qu'apprécier ceux du XXIème siècle. L'image est excellente, les mouvements de caméra, la lumière permettent à Ridley Scott de nous entraîner dans le futur sans que rien ne mette en doute ce saut dans le temps. La 3D est à mon avis superflue, elle utilisée au début du film puis à doses thérapeutiques, j'ai fini par l'oublier, j'y repensais uniquement lorsque mes lunettes bougeaient.
Esthétiquement parlant, ce film est donc une réussite. Contrairement à d'autres internautes, j'ai apprécié le casting même si j'avoue, que moi aussi, j'ai cru revoir la publicité de Dior lorsque le réalisateur s'amusait à filmer Charlize Theron marchant, dans sa combinaison hyper moulante dans les couloirs du vaisseau. J'ai adoré retrouver Idris Elba et sa voix si chaude, si accueillante. Il est, pour moi, la seule vraie source de chaleur dans ce monde aseptisé et très froid. Noomi Rapace est très à l'aise dans ce rôle de survivante, héritière digne selon moi de la célèbre Ripley (Sigourney Weaver). Et physiquement, elle fait le poids. Mais j'ai trouvé certaines scènes trop ressemblantes à Alien (j'ai fait le lien à ce moment-là entre la célèbre créature et Prometheus).
Par contre, le scénario est faible, comme les dialogues et le réalisateur, excepté pour le rôle de Noomi, offre très peu de densité et de profondeur aux personnages, ainsi les seconds rôles sont réduits à des mimiques et où leurs actions sont trop prévisibles. Je pense que Ridley a surtout voulu raconter son histoire : la genèse d'Alien et une vision de l'humanité, créée à la fois par des sortes de Titans et une forme de vie extra-terrestre. Une vision mystique de la naissance de l'espèce humaine.
Si bien que les personnages passent finalement au second plan. Ridley Scott a choisi aussi de laisser une ouverture à un second opus, car des questions restent sans réponse (même si les internautes en proposent de nombreuses), comme le choix pour ces "ingénieurs" de revenir sur leur décision et vouloir finalement tuer l'espèce humaine qu'ils ont aidé à créer. Quelles étaient leurs motivations ? Je suis restée sceptique sur la capacité pour l'héroïne de décrypter si bien leurs intentions. Et surtout j'ai été déçue de voir que Ridley Scott cédait lui à la toute-puissante machine hollywoodienne : une personne ordinaire qui sauve le monde.
On en revient à tous ces films catastrophes auxquelles je n'adhère pas du tout (le pire ou le meilleur exemple étant Independence Day : le Président des USA saute dans un avion de chasse et sauve la Terre). Autant j'apprécie les films catastrophes où l'on suit juste quelques personnages tentant de survivre, autant l'idée qu'un type à lui seul arrive à sauver l'humanité m'horripile.Bon, ici Ridley Scott n'est pas complètement stupide, son héroïne n'est pas seule dès les dix premières minutes du film. Ils sont plusieurs à l'aider dans cette mission.
Si vous avez déjà vu des opus d'Alien, vous ne trouverez pas ce film très violent ou gore. Il a été écrit pour un large public, et les quelques scènes dégoutantes ont toutes déjà été jouées dans d'autres films.
30 janvier 2012
Millenium
Je suis allée voir la version américaine de Millenium (Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - traduction française de The girl with the dragon tattoo).
J'avais hésité à aller le voir ayant vu le téléfilm (en trois épisodes) diffusé en France sur Canal + et la version cinématographique. Donc troisième version pour moi du premier opus de la trilogie de Stieg Larsonn.
J'ai rêvé de voir les deux autres opus avec les mêmes acteurs. Alors non, je n'étais pas pressée de voir Hollywood s'attaquer à l’œuvre de Larsson. Surtout quand j'ai entendu le nom de Scarlett Johansson circuler pour le rôle de Lisbeth ! Au secours !
Donc voilà, j'avais peur de voir la version américaine - je ne suis pas une grande fan de Daniel Craig et Rooney Mara n'avait pas démontré encore tout son talent dans The Social Network. Mais je savais aussi que se cachait derrière la caméra David Fincher.
Et je ne l'ai pas regretté ! Fort heureusement, Hollywood a su confier à cet homme le soin d'adapter cet opus de la trilogie, particulièrement sombre (avec une scène très violente) et il a voulu tout de suite marquer son style avec le générique de début. Un générique assez hallucinant, qui met en avant Lisbeth. J'ignore si on peut le trouver sur le web, mais il vaut le détour. Je ne suis peut-être pas trop objective car j'adore les films de Fincher (Seven, Fight Club, l'étrange histoire de Benjamin Button, The Social Network,etc.).
Puis vient le film, l'histoire est désormais assez célèbre. Ruiné par un procès perdu contre un homme puissant, Blomkvist accepte l'offre d'un des derniers grands patrons suédois d'enquêter sur la disparition de sa nièce dans les années 60. Parallèlement, le spectateur suit la vie de Lisbeth Sander, jeune femme asociale, recluse, sous tutelle et qui travaille pour une compagnie d'espionnage industriel. Hacker de génie, elle pirate l'ordinateur de Blomkvist pour le compte de l'industriel puis finit par devenir son assistante. L'association de ces deux personnages va donner un tour complètement différent à l'enquête.
L’œuvre de Stieg Larsson offre un excellent scénario à n'importe quel réalisateur, donc on ne peut pas trop revenir dessus. Forcément, la version cinématographique a du faire certains choix (le film dure 2h20) comparé à trois épisodes télévisés ! C'est mon seul regret. J'en reparlerai plus tard.
Noomi vs. Rooney
On peut s'attarder sur les acteurs. Les deux acteurs m'ont convaincu. J'étais très sceptique envers le jeu de Rooney Mara, car j'avais encore en moi l'image très forte de Noomi Rapace. La comparaison vient sans doute de leur âge, Rooney fait vraiment jeune, Noomi moins, cette dernière ressemblait vraiment à une personne anorexique, marquée par la vie (donc plus proche du livre), Rooney est très mince mais elle a quand même l'air en bonne santé.
Mais la jeune américaine a su faire oublier ces différences physiques pour imposer cette personnalité hors du commun, qu'est Lisbeth Salander. Difficile de ne pas aimer Lisbeth, avec tous ses défauts, ses craintes, ses doutes et Rooney a su rendre parfaitement la guerre intérieure que doit mener Lisbeth pour affronter les autres, et elle-même.
Daniel Craig n'a pas joué à James Bond (en aparté : j'adore ses tenues vestimentaires dans le film). Il restitue bien avec Robin Wright (je l'adore) le personnage de ce journaliste hanté par la justice, quitte à y perdre tout son argent, et leur duo fonctionne bien. Et l'autre duo, celui de la trilogie Mikael/Lisbeth fonctionne aussi très bien. Rooney et Daniel vont bien ensemble. Les acteurs secondaires sont tous excellents, mention spéciale à Stellan Skarsgard, Christopher Plummer et Goran Visnjic.
Le rythme est soutenu, l'action toujours présente, l'intrigue parfaitement rendue, et la Suède bien présente (ah le froid ...mais il arrive aussi ici !). Je ne me suis pas ennuyée une seconde alors que je savais parfaitement ce qui allait arriver dans la scène suivante !
Mon seul regret fut la fin, un peu bâclée et trop romancée à mon goût. L'effet Hollywood chewing-gum ? La dernière scène m'a donc déçue. Sans doute par manque de temps, Fincher a décidé de réduire à deux minutes la fin de l'histoire. J'ai donc raconté à l'ami qui m'accompagnait la relation Lisbeth/Mikael, qui était très compliquée. Lisbeth ne change pas du tout au tout, elle ne règle pas ses problèmes en rencontrant Mikael, et disparait encore sans en parler à Mikael. Or ici, on n'a pas cette impression.
Mais à part ça, le film m'a donné envie de voir le deuxième opus. Alors, qu'importe si les acteurs sont américains ou suédois, car finalement c'est l'histoire que j'aime ! Ce duo est juste unique. Stieg Larsson est vraiment parti au mauvais moment.
Ma note : A+
J'avais hésité à aller le voir ayant vu le téléfilm (en trois épisodes) diffusé en France sur Canal + et la version cinématographique. Donc troisième version pour moi du premier opus de la trilogie de Stieg Larsonn.
Vous comprenez mieux mon hésitation ! Surtout j'avais adoré les acteurs suédois, Michael Nyqvist et Noomi Rapace.
La Lisbeth Salander suédoise était juste parfaite, comme le journaliste Michael Blomkvist. J'aimais le fait qu'ils aient l'air juste normaux, enfin surtout le journaliste - l'acteur est considéré comme le Brad Pitt suédois (euh .. pas vraiment) mais je lui ai trouvé du charme et du talent. Leur duo m'avait emballé. J'ai acheté le coffret de la mini-série. L'univers y était très bien rendu, la Suède parfaitement représentée, les scènes violentes très bien filmées.
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Noomi Rapace et Michael Nykvist |
J'ai rêvé de voir les deux autres opus avec les mêmes acteurs. Alors non, je n'étais pas pressée de voir Hollywood s'attaquer à l’œuvre de Larsson. Surtout quand j'ai entendu le nom de Scarlett Johansson circuler pour le rôle de Lisbeth ! Au secours !
Donc voilà, j'avais peur de voir la version américaine - je ne suis pas une grande fan de Daniel Craig et Rooney Mara n'avait pas démontré encore tout son talent dans The Social Network. Mais je savais aussi que se cachait derrière la caméra David Fincher.
C'est lui qui m'a convaincu de retourner suivre la famille déjantée de Henrik Vanger encore une fois sur le grand écran.
Et je ne l'ai pas regretté ! Fort heureusement, Hollywood a su confier à cet homme le soin d'adapter cet opus de la trilogie, particulièrement sombre (avec une scène très violente) et il a voulu tout de suite marquer son style avec le générique de début. Un générique assez hallucinant, qui met en avant Lisbeth. J'ignore si on peut le trouver sur le web, mais il vaut le détour. Je ne suis peut-être pas trop objective car j'adore les films de Fincher (Seven, Fight Club, l'étrange histoire de Benjamin Button, The Social Network,etc.).
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Image issue du générique du film |
L’œuvre de Stieg Larsson offre un excellent scénario à n'importe quel réalisateur, donc on ne peut pas trop revenir dessus. Forcément, la version cinématographique a du faire certains choix (le film dure 2h20) comparé à trois épisodes télévisés ! C'est mon seul regret. J'en reparlerai plus tard.
Noomi vs. Rooney
On peut s'attarder sur les acteurs. Les deux acteurs m'ont convaincu. J'étais très sceptique envers le jeu de Rooney Mara, car j'avais encore en moi l'image très forte de Noomi Rapace. La comparaison vient sans doute de leur âge, Rooney fait vraiment jeune, Noomi moins, cette dernière ressemblait vraiment à une personne anorexique, marquée par la vie (donc plus proche du livre), Rooney est très mince mais elle a quand même l'air en bonne santé.
Mais la jeune américaine a su faire oublier ces différences physiques pour imposer cette personnalité hors du commun, qu'est Lisbeth Salander. Difficile de ne pas aimer Lisbeth, avec tous ses défauts, ses craintes, ses doutes et Rooney a su rendre parfaitement la guerre intérieure que doit mener Lisbeth pour affronter les autres, et elle-même.

Le rythme est soutenu, l'action toujours présente, l'intrigue parfaitement rendue, et la Suède bien présente (ah le froid ...mais il arrive aussi ici !). Je ne me suis pas ennuyée une seconde alors que je savais parfaitement ce qui allait arriver dans la scène suivante !
Mon seul regret fut la fin, un peu bâclée et trop romancée à mon goût. L'effet Hollywood chewing-gum ? La dernière scène m'a donc déçue. Sans doute par manque de temps, Fincher a décidé de réduire à deux minutes la fin de l'histoire. J'ai donc raconté à l'ami qui m'accompagnait la relation Lisbeth/Mikael, qui était très compliquée. Lisbeth ne change pas du tout au tout, elle ne règle pas ses problèmes en rencontrant Mikael, et disparait encore sans en parler à Mikael. Or ici, on n'a pas cette impression.
Mais à part ça, le film m'a donné envie de voir le deuxième opus. Alors, qu'importe si les acteurs sont américains ou suédois, car finalement c'est l'histoire que j'aime ! Ce duo est juste unique. Stieg Larsson est vraiment parti au mauvais moment.
Ma note : A+
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