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27 septembre 2011

The Ryan Gosling case


J'avais donc envie d'aller voir la comédie Crazy, stupid, love - retrouver Steve Carell, Julianne Moore et Marisa Tomei (trop rare) et les bonnes critiques avaient eu fini de me convaincre. Puis j'ai lu la critique de Papillote qui donnait non seulement son opinion sur le film, mais abordait le cas délicat de Ryan Gosling.

Fan de cinéma, je connais assez bien la filmographie de sieur Gosling. J'ai d'ailleurs revu récemment un de ses premiers films (il a une longue carrière, ayant appartenu comme Justin Timberlake au fameux Club Mickey),
Calculs Meurtriers - un thriller où il incarnait un jeune rêvant de commettre le crime parfait. J'ai revu le film avec plaisir, et j'avais aimé sa performance. Puis il a joué dans la comédie romantique de la décennie, The notebook (N'oublie jamais, traduction guimauve)- un film ultra romantique qui a fait rêver des millions d'adolescentes, et comme dans le précédent, il s'est amouraché de l'actrice (Sandra Bullock puis Rachel McAdams). Sans doute un peu échaudé par toutes ces jeunes prépubères, il a décidé de réorienter sa carrière vers des films indépendants.



Puis, avec Crazy, stupid, love, il s'est tenté à la comédie, et le résultat est plutôt bon. C'est une bonne comédie, la brochette d'acteurs a permis aux réalisateurs (j'avais beaucoup aimé leur film I love you Philip Morris) de retenter le duo comique (Jim Carrey et Ewan McGregor dans le premier et ici Steve Carell et Ryan Gosling).  Dans son billet, Papillote aborde le rôle de Jacob, interprété par Gosling. Pour ma part, je n'en ai pas retiré les mêmes conclusions.
Le personnage de Steve Carell se retrouve du jour au lendemain largué par l'amour de sa vie, Julianne Moore, sa femme depuis vingt-cinq ans. Venu noyer son chagrin dans un bar hype, il commence à observer le jeu de ce jeune loup, Jacob - tiré à 4 épingles, capable de repartir avec une femme différente tous les soirs. Étrangement, Jacob va décider d'apporter son aide au quadragénaire déprimé à coup de relooking et coaching et lui enseigner "Comment emballer une nana en trente leçons".

Papillote n'a pas trouvé Ryan Gosling crédible en séducteur, et n'a donc pas compris le choix du réalisateur. Pourtant blond (donc un bon point pour Papillote et moi), musclé, dressé à quatre épingles - il n'a pas réussi à séduire notre blogueuse "mémé". LOL. Mais, moi j'ai tout de suite vu dans ce personnage de Jacob une caricature comique du dragueur. Les réalisateurs, je le crois, se sont amusés à le ridiculiser. Ainsi, la scène du vestiaire, où il se tient nu devant Steve Carell assis, qui ne peut que voir la "chose" de son coach - avait pour moi le but ultime de détruire le mythe du dragueur.  Et je trouve que Ryan Gosling a fait du bon boulot, je pense réellement que son personnage n'était pas supposé mettre en valeur le tombeur de ses dames, genre George Clooney, mais bien de s'en moquer.  Sa musculature, son teint perpétuellement bronzé, sa technique ringarde de drague (au bar et chez lui) sont pour moi des éléments clés pour comprendre l'aspect comique du personnage. Et je rejoins là parfaitement Papillote, en disant qu'effectivement aurais-je croisé ce loustic dans un bar, j'aurais certainement beaucoup ri de lui ;)

Steve Carell and Ryan Gosling
Pour en revenir au film, il s'agit bien d'une bonne comédie relevée, épicée, et qui vous fera passer un bon moment (la scène décrite par Papillote sur l'annonce du divorce à son travail est excellente), mais elle reste politiquement correcte et très américaine, et diffère en ce sens de I love you Philip Morris qui abordait des thèmes plus controversés. J'avais adoré ce film, ici j'ai passé un agréable moment. A noter le jeu toujours parfait de Julianne Moore, et les apparitions de Kevin Bacon et Marisa Tomei, trop rares au cinéma ont emporté toute mon adhésion. Marisa Tomei ne vieillit pas, elle est toujours aussi fantasque et sexy. 

 Pour continuer sur la lancée des blonds, voici le prochain film de Ryan Gosling : Drive - à l'origine si je ne me trompe écrit pour le plus beau blond de tous : Steve McQueen (c'est à cause de lui que je suis tombée amoureuse des blonds). Malheureusement décédé trop tôt, le rôle a donc échu quelques décennies plus tard à la nouvelle coqueluche hollywoodienne.

Le film offre donc à Ryan Gosling un personnage sans nom (si si), cascadeur le jour à Hollywood, il joue les chauffeurs pour des braquages la nuit. Ses conditions sont claires, il travaille seul, et accepte d'emmener et venir chercher les braqueurs, en les attendant à la sortie (avec une durée maximale d'attente, tant pis pour les retardataires), sa conduite sportive leur permettant d'échapper à la police. Mais le destin va venir jouer son grain de sable. Il va croiser la route d'une jeune mère célibataire, interprétée par
Carey Mulligan (j'ai un peu le sentiment de la voir partout en ce moment) et malheureusement celle d'un mafioso qui va soudainement les entrainer vers les bas fonds.  Je ne peux pas en regardant la bande-annonce ne pas imaginer Steve McQueen dans ce rôle, lui qui aimait tant la vitesse aurait été parfait ! J'ignore si Ryan a les épaules assez larges, mais je compte sur lui pour me surprendre.