J'avais promis il y a déjà plusieurs mois de vous écrire dès mon retour de Thaïlande sur mon expérience au sein d'un refuge pour animaux sauvages. Et puis, je suis revenue incapable de mettre des mots sur des sensations, des frissons, des odeurs, des sons. Le temps a passé, et a fait son œuvre. J'ai réalisé un rêve d'enfant, m'occuper d'animaux sauvages et j'ai pris encore plus conscience de leur fragilité.
J'ai découvert également un pays, une culture magnifique, des paysages époustouflants, à vous couper le souffle, un peuple accueillant et souriant - et puis, j'ai vu l'envers du décor. Celui que les touristes, par milliers, ne verront pas. Celui où les animaux sauvages, comme malheureusement dans de nombreux pays à travers le monde, connaissent l'enfer d'être de voir leur zone d'habitat naturel réduite à une peau de chagrin, l'enfer d'être dans un pays qui a tourné toute son économie vers le tourisme au détriment de leur préservation. L'exemple le plus flagrant est l’emblème même du pays : l'éléphant. Je souhaitais publier un billet plein d'amour pour ces animaux, mais il m'est impossible de ne pas aborder ce sujet auparavant.
Car le refuge dans lequel je me suis rendue n'accueille que des animaux ayant une histoire très triste.
Mais je veux dès le départ, mettre un point d'honneur à vous dire ô combien ce pays est magnifique et que je ne souhaite pas ici juger un pays, ou un peuple. Mais simplement informer ceux qui seraient tentés par cette aventure (être bénévole dans un refuge d'animaux sauvages) qu'ils doivent avant connaître certains faits, et également informer aux passages les futurs touristes.
La Thaïlande, c'est un pays où Bouddha vous entoure, vous accompagne - les paysages sont bluffants, la nature vous offrira des plages de sable blanc, une eau turquoise à 27 degrés, une nature verte et abondante, un peu peuple accueillant et souriant. Le pays offre de multiples activités : visites de temples, trekking, escalade, kite surf, plongée, snorkeling, méditation, plage, etc. J'ai passé également deux semaines à visiter le pays, je vous avais d'ailleurs fait partager ma visite de Bangkok.
Avec une économie tournée en grande partie vers le tourisme (ayant visité précédemment le Vietnam, la différence est flagrante), les animaux sauvages sont devenus une attraction touristique et donc naturellement une source parallèle de revenus pour les habitants pauvres. Et les touristes sont les premiers à réclamer ces images paradisiaques : ces promenades à dos d'éléphant dans le nord du pays (lorsque j'ai acheté mon iPad de retour en France, Apple, avait enregistré en images échantillon ces mêmes balades à dos d'éléphant). Les touristes sont à l'origine du développement de ces comportements abusifs et entretiennent cette situation.
J'ai découvert également un pays, une culture magnifique, des paysages époustouflants, à vous couper le souffle, un peuple accueillant et souriant - et puis, j'ai vu l'envers du décor. Celui que les touristes, par milliers, ne verront pas. Celui où les animaux sauvages, comme malheureusement dans de nombreux pays à travers le monde, connaissent l'enfer d'être de voir leur zone d'habitat naturel réduite à une peau de chagrin, l'enfer d'être dans un pays qui a tourné toute son économie vers le tourisme au détriment de leur préservation. L'exemple le plus flagrant est l’emblème même du pays : l'éléphant. Je souhaitais publier un billet plein d'amour pour ces animaux, mais il m'est impossible de ne pas aborder ce sujet auparavant.
Car le refuge dans lequel je me suis rendue n'accueille que des animaux ayant une histoire très triste.
Mais je veux dès le départ, mettre un point d'honneur à vous dire ô combien ce pays est magnifique et que je ne souhaite pas ici juger un pays, ou un peuple. Mais simplement informer ceux qui seraient tentés par cette aventure (être bénévole dans un refuge d'animaux sauvages) qu'ils doivent avant connaître certains faits, et également informer aux passages les futurs touristes.
La Thaïlande, c'est un pays où Bouddha vous entoure, vous accompagne - les paysages sont bluffants, la nature vous offrira des plages de sable blanc, une eau turquoise à 27 degrés, une nature verte et abondante, un peu peuple accueillant et souriant. Le pays offre de multiples activités : visites de temples, trekking, escalade, kite surf, plongée, snorkeling, méditation, plage, etc. J'ai passé également deux semaines à visiter le pays, je vous avais d'ailleurs fait partager ma visite de Bangkok.
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Avec une économie tournée en grande partie vers le tourisme (ayant visité précédemment le Vietnam, la différence est flagrante), les animaux sauvages sont devenus une attraction touristique et donc naturellement une source parallèle de revenus pour les habitants pauvres. Et les touristes sont les premiers à réclamer ces images paradisiaques : ces promenades à dos d'éléphant dans le nord du pays (lorsque j'ai acheté mon iPad de retour en France, Apple, avait enregistré en images échantillon ces mêmes balades à dos d'éléphant). Les touristes sont à l'origine du développement de ces comportements abusifs et entretiennent cette situation.
Je ne vous parlerai que de ce que j'ai vu : les éléphants sont donc forcés de porter 6 à 8 touristes plusieurs fois par jour puis sont laissés à leur sort lorsqu'ils ne peuvent plus travailler. Ils ont le dos déformé, la colonne vertébrale brisée, des abcès (d'une vingtaine centimètres de profondeur) par dizaine, la peau arrachée, et sont très maigres. Le nombre d'éléphants sauvages a énormément réduit ces dernières années pour servir de "taxi à touristes". Auparavant, des éléphants étaient également domestiqués pour travailler le bois. Depuis c'est interdit, et cette pratique s'est pratiquement éteinte, au profit du tourisme.
C'est parce que j'ai vu ces animaux de mes propres yeux que je ne doute pas de cette triste réalité. Les éléphants accueillis au centre présentent tous ces mêmes pathologies. J'ai eu l'occasion d'aller voir en forêt des éléphants encore sauvages et le choc a été immense : ils ont le ventre bien rond, le dos bien rond également, bref un corps normal. Ceux du refuge (vous le verrez sur les photos) sont au contraire maigres, avec une déformation de la colonne vertébrale et de nombreux problèmes dermatologiques.
Si vous êtes curieux (et prêts à voir des images et vidéos parfois cruelles), je vous invite à aller sur les sites de plusieurs associations (souvent en anglais mais les photos parlent d'elles-même).
Quant aux autres animaux du refuge (tigre, perroquets, singes, macaques, ours, etc.) soient ils sont victimes du trafic international, soit ils sont kidnappés pour servir, par exemple, pour les ours malais de "chiens de garde" dans les marchés, les entrepôts ou les zones portuaires. Leur vie se résume à vivre enchainé, souvent dans des cages. Le plus célèbre du refuge a vécu ainsi plus de dix ans enfermé dans une toute petite cage, où il ne pouvait même pas tenir debout.
Le centre accueille actuellement une vingtaine d'ours, avec des séquelles importantes (griffes arrachées, infections, pattes amputées). A ces ursidés, s'ajoutent de nombreux macaques et des singes. Les mères sont tuées (c'est interdit par la loi, mais tous les mois le refuge accueille un ou deux bébés orphelins), et les bébés sont utilisés comme animal de foire sur les marchés pour les touristes. Les animaux amenés au centre avait souvent des problèmes de santé, les chaines meurtrissant la chair de l'animal lors de sa croissance. D'autres sont électrocutés par les fils à haute tension (entrainant l'amputation de plusieurs membres), d'autres sont poignardés par des habitants sans doute lassés de les voir voler leurs biens, témoignages de l'empiètement des humains sur l'habitat naturel. Problème devenu récurrent dans tous les pays, développés ou non.
Je le répète : les touristes sont à l'origine du développement de ces pratiques et entretiennent cette situation. Aussi, il est urgent de les informer, les éduquer. Les habitants stopperont ces pratiques lorsque les touristes ne s'arrêteront plus pour s'extasier et caresser un bébé macaque et donner au passage un ou deux euros, ou refuseront une promenade à dos d'éléphant et préfèreront le safari pour voir des éléphants d'Asie sauvages. Ce pays, comme je le disais auparavant, a de multiples atouts !
Je n'étais donc pas en stage dans un zoo, mais bien un refuge. L'objectif premier du centre est de soigner ces animaux et les réintroduire dans la nature, mais la plupart ont passé trop de temps dans des cages, enchainés ou ont été kidnappé bébé et ont des séquelles aujourd'hui qui les empêchent à jamais de retrouver leur liberté.
Dorénavant, j'ai envie d'aller dans un autre pays, pour voir des animaux, dont les cousins africains des éléphants vivre dans leur habitat naturel. Mon rêve dorénavant, c'est l'Afrique !
Alors, si vous envisagez d'aller passer des vacances en Thaïlande, n'hésitez pas une seconde ! Les paysages en valent largement la peine (les îles du Sud), Bangkok est une mégalopole fascinante où j'ai passé une semaine merveilleuse (cf.ce billet) et le peuple Thaï très accueillant.
Évitez juste, s'il vous plait, la balade en éléphant, préférez la visite d'un des refuges, gratuite. Ils sont pour la plupart ouvert aux touristes, vous pourrez approcher et même nourrir les éléphants - c'est un moment unique et magique. Croyez-moi.
Mon prochain billet sera donc beaucoup plus gai, promis ! Au menu : description d'une journée type (au cas où l'envie vous tâterait de faire pareil) et surtout des photos !