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02 novembre 2012

Mon bénévolat éléphantesque

J'avais promis il y a déjà plusieurs mois de vous écrire dès mon retour de Thaïlande sur mon expérience au sein d'un refuge pour animaux sauvages. Et puis, je suis revenue incapable de mettre des mots sur des sensations, des frissons, des odeurs, des sons. Le temps a passé, et a fait son œuvre. J'ai réalisé un rêve d'enfant, m'occuper d'animaux sauvages et j'ai pris encore plus conscience de leur fragilité.

J'ai découvert également un pays, une culture magnifique, des paysages époustouflants, à vous couper le souffle, un peuple accueillant et souriant - et puis, j'ai vu l'envers du décor. Celui que les touristes, par milliers, ne verront pas. Celui où les animaux sauvages, comme malheureusement dans de nombreux pays à travers le monde, connaissent l'enfer d'être de voir leur zone d'habitat naturel réduite à une peau de chagrin, l'enfer d'être dans un pays qui a tourné toute son économie vers le tourisme au détriment de leur préservation. L'exemple le plus flagrant est l’emblème même du pays : l'éléphant. Je souhaitais publier un billet plein d'amour pour ces animaux, mais il m'est impossible de ne pas aborder ce sujet auparavant.

Car le refuge dans lequel je me suis rendue n'accueille que des animaux ayant une histoire très triste.

Mais je veux dès le départ, mettre un point d'honneur à vous dire ô combien ce pays est magnifique et que je ne souhaite pas ici juger un pays, ou un peuple. Mais simplement informer ceux qui seraient tentés par cette aventure (être bénévole dans un refuge d'animaux sauvages) qu'ils doivent avant connaître certains faits, et également informer aux passages les futurs touristes.

La Thaïlande, c'est un pays où Bouddha vous entoure, vous accompagne - les paysages sont bluffants, la nature vous offrira des plages de sable blanc, une eau turquoise à 27 degrés, une nature verte et abondante, un peu peuple accueillant et souriant. Le pays offre de multiples activités : visites de temples, trekking, escalade, kite surf, plongée, snorkeling, méditation, plage, etc. J'ai passé également deux semaines à visiter le pays, je vous avais d'ailleurs fait partager ma visite de Bangkok.

Copyright bibi

Avec une économie tournée en grande partie vers le tourisme (ayant visité précédemment le Vietnam, la différence est flagrante), les animaux sauvages sont devenus une attraction touristique et donc naturellement une source parallèle de revenus pour les habitants pauvres. Et les touristes sont les premiers à réclamer ces images paradisiaques : ces promenades à dos d'éléphant dans le nord du pays (lorsque j'ai acheté mon iPad de retour en France, Apple, avait enregistré en images échantillon ces mêmes balades à dos d'éléphant).  Les touristes sont à l'origine du développement de ces comportements abusifs et entretiennent cette situation.

Je ne vous parlerai que de ce que j'ai vu : les éléphants sont donc forcés de porter 6 à 8 touristes plusieurs fois par jour puis sont laissés à leur sort lorsqu'ils ne peuvent plus travailler. Ils ont le dos déformé, la colonne vertébrale brisée, des abcès (d'une vingtaine centimètres de profondeur) par dizaine, la peau arrachée, et sont très maigres. Le nombre d'éléphants sauvages a énormément réduit ces dernières années pour servir de "taxi à touristes". Auparavant, des éléphants étaient également domestiqués pour travailler le bois. Depuis c'est interdit, et cette pratique s'est pratiquement éteinte, au profit du tourisme.

C'est parce que j'ai vu ces animaux de mes propres yeux que je ne doute pas de cette triste réalité. Les éléphants accueillis au centre présentent tous ces mêmes pathologies. J'ai eu l'occasion d'aller voir en forêt des éléphants encore sauvages et le choc a été immense : ils ont le ventre bien rond, le dos bien rond également, bref un corps normal. Ceux du refuge (vous le verrez sur les photos) sont au contraire maigres, avec une déformation de la colonne vertébrale et de nombreux problèmes dermatologiques.

Si vous êtes curieux (et prêts à voir des images et vidéos parfois cruelles), je vous invite à aller sur les sites de plusieurs associations (souvent en anglais mais les photos parlent d'elles-même).

Quant aux autres animaux du refuge (tigre, perroquets, singes, macaques, ours, etc.) soient ils sont victimes du trafic international, soit ils sont kidnappés pour servir, par exemple, pour les ours malais de "chiens de garde" dans les marchés, les entrepôts ou les zones portuaires. Leur vie se résume à vivre enchainé, souvent dans des cages. Le plus célèbre du refuge a vécu ainsi plus de dix ans enfermé dans une toute petite cage, où il ne pouvait même pas tenir debout.

Le centre accueille actuellement une vingtaine d'ours, avec des séquelles importantes (griffes arrachées, infections, pattes amputées). A ces ursidés, s'ajoutent de nombreux macaques et des singes. Les mères sont tuées (c'est interdit par la loi, mais tous les mois le refuge accueille un ou deux bébés orphelins), et les bébés sont utilisés comme animal de foire sur les marchés pour les touristes. Les animaux amenés au centre avait souvent des problèmes de santé, les chaines meurtrissant la chair de l'animal lors de sa croissance. D'autres sont électrocutés par les fils à haute tension (entrainant l'amputation de plusieurs membres), d'autres sont poignardés par des habitants sans doute lassés de les voir voler leurs biens, témoignages de l'empiètement des humains sur l'habitat naturel. Problème devenu récurrent dans tous les pays, développés ou non.

Je le répète :  les touristes sont à l'origine du développement de ces pratiques et entretiennent cette situation. Aussi, il est urgent de les informer, les éduquer. Les habitants stopperont ces pratiques lorsque les touristes ne s'arrêteront plus pour s'extasier et caresser un bébé macaque et donner au passage un ou deux euros, ou refuseront une promenade à dos d'éléphant et préfèreront le safari pour voir des éléphants d'Asie sauvages. Ce pays, comme je le disais auparavant, a de multiples atouts !

Je n'étais donc pas en stage dans un zoo, mais bien un refuge. L'objectif premier du centre est de soigner ces animaux et les réintroduire dans la nature, mais la plupart ont passé trop de temps dans des cages, enchainés ou ont été kidnappé bébé et ont des séquelles aujourd'hui qui les empêchent à jamais de retrouver leur liberté.

Dorénavant, j'ai envie d'aller dans un autre pays, pour voir des animaux, dont les cousins africains des éléphants vivre dans leur habitat naturel. Mon rêve dorénavant, c'est l'Afrique !  




Alors, si vous envisagez d'aller passer des vacances en Thaïlande, n'hésitez pas une seconde ! Les paysages en valent largement la peine (les îles du Sud), Bangkok est une mégalopole fascinante où j'ai passé une semaine merveilleuse (cf.ce billet) et le peuple Thaï très accueillant.

Évitez juste, s'il vous plait, la balade en éléphant, préférez la visite d'un des refuges, gratuite. Ils sont pour la plupart ouvert aux touristes, vous pourrez approcher et même nourrir les éléphants - c'est un moment unique et magique. Croyez-moi.

Mon prochain billet sera donc beaucoup plus gai, promis ! Au menu : description d'une journée type (au cas où l'envie vous tâterait de faire pareil) et surtout des photos !

20 août 2012

Summer


Quelques souvenirs de la Thaïlande .. .. j'aurais pu les prendre ce week-end à la plage, mais là il n'y aurait pas eu de palmiers, et je ne suis pas certaine qu'on puisse en profiter aussi longtemps que là-bas. Bon courage aux autres travailleurs ! 




 



Copyright The amazing story of the Flying Electra - (me contacter si vous souhaitez les utiliser)

17 août 2012

Opération Napoléon

Préparant mon séjour en Thaïlande, j'avais décidé d'emporter trois livres avec moi. Arrivée à Bangkok, j'ai découvert une des plus belles librairies anglophones de la capitale thaï, située dans la galerie du Siam Paragon, Kinokuniya. Évidemment, après avoir parcouru tous les rayons (ce qui m'a pris pas mal de temps), à admirer livres d'art, j'ai ensuite passé une bonne heure dans le rayon thriller (romans policiers) - et là évidemment difficile de ne pas craquer.

J'aurais pu repartir avec une dizaine de livres sous le bras, mais deux choses m'ont freinées : le prix, qui s'approche du prix français et ma valise qui pesait déjà une tonne. J'ai donc fait un choix, et je ne le regrette pas, car j'ai trouvé un des premiers romans de mon auteur islandais préféré: Arnaldur Indriðason, Opération Napoléon,  publié en 1999. Il a depuis été traduit en anglais mais pas encore en français. Je viens de regarder et on peut le commander (en anglais) sur Amazon. 

J'étais comme une gamine repartant avec un trésor et je l'ai lu en moins de deux jours, sur une des très belles plages thaïlandaises à l'ombre des palmiers. J'ai tout de suite reconnu la patte de l'auteur, mais ici point de détective Erlendur, même si en le lisant, j'ai soupçonné qu'il s'agissait bien de notre commissaire, à qui l'auteur avait d'ailleurs choisi de ne donner aucun nom, qui aidait l'héroïne plongée dans une histoire sordide.

Le roman se déroule sur deux périodes distinctes : 1945 et 1999.
En 1945, un bombardier allemand survole l'Islande lorsqu'ils sont frappés par une énorme tempête de neige. Incapables de se repérer, l'équipe se perd et l'avion s'écrase sur le glacier Vatnajökull (ah les noms islandais). Étrangement, l'équipage est composé d'officiers allemands et américains. Une partie de l'équipage a survécu, et l'un des officiers allemands les plus gradés décide que leur meilleure chance de survie est d'essayer d'aller chercher de l'aide. Il quitte l'avion, un attaché-case attaché au poignet. Il disparait bientôt avalé par l'épais manteau blanc.

1999. L'armée américaine mène, en plein hiver, une mission secrète sur le glacier Vatnajökull. Deux jeunes islandais croisent par pur hasard leur chemin et sont capturés. L'un d'eux a réussi à contacter sa sœur ainée, Kristin. Celle-ci, devenue soudainement une proie à abattre, va alors tout tenter pour aller sauver son frère et découvrir le mystère qui se cache dans ce glacier dont la clé est l'Opération Napoléon. Son obstination la mènera jusqu'en Argentine.

Kinokuniya - Siam Paragon - Bangkok
Je ne vais pas en dire plus, sinon que le roman est captivant et que je l'ai lu très rapidement. Écrit à l'époque, où Arnaldur Indriðason créait les premières aventures de son flic préféré, Erlendur - le romancier avait choisi de mettre en avant une jeune femme intelligente et déterminée. Le roman se présente comme un roman historique, et sociologique.

Historique car l'auteur islandais nous plonge dans l'histoire méconnue de la deuxième guerre mondiale, la guerre entre les super puissants (USA et Union Soviétique). Effrayés de voir l'Union Soviétique étendre son pouvoir sur les pays de l'Est, les États-Unis réfléchissent alors à la possibilité d'entrer en guerre avec eux, en s'alliant avec les allemands. Apparemment, ces contacts secrets entre officiers nazis et officiers américains auraient vraiment eu lieu. Depuis, le gouvernement américain aurait nié farouchement tout rapprochement. 

Sociologique car l'Islande, petite île, a alors servi de base à l'armée américaine, qui, la guerre terminée, n'est jamais repartie. Ce n'est que récemment qu'elle s'est transformée en base militaire de l'Otan, reste que des milliers de GIs sont présents en permanence sur le sol islandais. Aujourd'hui les islandais dénoncent en grande majorité cette occupation de leur territoire qu'ils jugent illégale (excepté le Gouvernement qui y voit une grande manne financière).

Arnaldur Indriðason nous invite donc à découvrir l'histoire de son pays, il l'avait déjà fait avec un autre roman paru en 2004, L'homme du Lac que j'avais beaucoup aimé. Pour moi l'un des meilleurs, aussi j'ai été ravie de découvrir un de ses premiers romans. Dans ce roman, l'enquêteur Erlendur trouve un squelette vieux de quarante ans faisant appel au passé communiste d'une partie des Islandais durant la guerre froide.

L'auteur déclare à ce propos : « Je m'intéresse aussi aux squelettes qui collent aux basques des vivants. Ce qui m'intéresse le plus, ce sont les "squelettes vivants", pourrait-on dire. Mes romans traitent de disparitions, mais ils ne traitent pas principalement de la personne qui a disparu, plus de ceux qui restent après la disparition, dans un état d'abandon. Je m'intéresse à ceux qui sont confrontés à la perte. Ce sont ces gens-là que j'appelle les "squelettes vivants" : ils sont figés dans le temps. […] J'aime beaucoup remonter le temps, et envoyer mes personnages sur les traces du passé. J'aime exhumer des événements oubliés. Le temps en tant que concept est quelque chose qui m'intéresse énormément - la manière dont le temps passe, mais aussi son influence, les conséquences de son passage sur nos vies. J'aime déceler les liens entre une époque et une autre. Évidemment, la thématique du temps est une partie très importante des histoires que je raconte, que ce soit son pouvoir destructeur ou son pouvoir de guérison qu'il peut avoir. Même si dans ', La Femme en vert', Erlendur déclare que le temps ne guérit aucune blessure. » (Passeur d'Islande, propos recueillis par Mikaël Demets pour Evene.fr).

Petite anecdote amusante sur ces fameux noms islandais, l'Islande étant un tout petit pays, les gens s'appellent uniquement par leur prénom. On le découvre en lisant les enquêtes d'Erlendur. Ainsi l'auteur est désigné par son prénom, Arnaldur. Son patronyme (qui, selon la tradition islandaise, est une simple marque de filiation ,« Fils de Indrid », pour le distinguer d'autres personnes prénommées Arnaldur) est parfois transcrit par Indridason comme dans ses livres traduits en français, alors que la traduction correcte aurait été Indridhason, le ð se prononçant comme le th dans l'anglais the.




 

07 août 2012

Balade à Bangkok



J'avais déjà préparé tout un billet sur la capitale thaïlandaise, donnant des conseils et des infos sur la mégalopole asiatique, puis j'ai réfléchi - trop de blabla. Aussi, je passe à un autre format : des photos et des mots (sous forme de tags) pour traduire les émotions que cette ville tentaculaire m'a laissées. A vous de faire le tri !

Et si vous souhaitez avoir des infos dans le cadre d'un futur voyage, vous n'aurez qu'à me le demander ;)

chaleur/moiteur/tentaculaire/mégalopole/fourmille/vendeur de rue/kitsch/coloré/skytrain/temple/iPad/tongs/ombrelle/Bouddha/autels/chats/offrandes/chiens/pollution/soie/Chang/riz/Pad Thaï/couleurs/7-11/fast food/fried food/brochettes/Chinatown/statues/ruelles/orange.


Vu dans la ville, au gré de mes promenades :


28 juin 2012

See you soon ;)


 
Le départ approche à grand pas .. vendredi je serai normalement dans l'avion en route pour la Thaïlande, son soleil et ses 34 à 37°C mais aussi son taux d'humidité (70 à 80%) et les quelques averses attendues en juillet, j'avoue j'ai hâte !  J'ai du mal à réaliser que dès samedi je serai à plusieurs milliers de kilomètres pendant quatre longues semaines dans un pays que je vais découvrir  ;)

J'ai continué mes achats, la liste de courses est assez longue quand vous divisez votre séjour en trois périodes : visites culturelles à Bangkok et aux alentours (manches longues, jupes longues sont obligatoires pour la visite des temples), plage avec balades à cheval la deuxième semaine (maillot de bain, produits solaires, lunettes, serviette de bains, vieux jean, chaussures fermées) et enfin K-Way, bottes, gants de jardinage, anti-moustique, médicaments, moustiquaire, serviette, lampe de poche, chaussures de randonnée, chaussettes, sous-vêtements (pas de lavage automatique et l'humidité empêche les vêtements de sécher correctement), vêtements à manches longues, et pantalons pour le soir (moustiques) etc. pour les deux semaines dans le refuge pour animaux sauvages.

J'y ajoute donc trois romans, des mots fléchés, des magazines, un carnet pour écrire, un carnet pour dessiner (crayons aquarelle), un iPod, et d'autres bidules et me voilà déjà très chargée ! 

J'ai prévu la publication de plusieurs billets pendant mon absence (certains en cours de rédaction, d'autres pas encore commencé...). J'aurais accès, si tout va bien, à la technologie moderne pendant les deux premières semaines, surtout la deuxième (ordinateur et wifi dans le hall de l'hôtel, à condition que cela marche ; au Vietnam, ce n'était pas souvent le cas) aussi j'espère pouvoir donner quelques nouvelles et pouvoir vous lire en retour. 

Et surtout pouvoir au retour vous abonder de photos, d’anecdotes, non seulement sur ce merveilleux pays, mais surtout sur mon séjour au refuge ! 

 Bonnes vacances à tous et rendez-vous au mois d'août ;)