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29 septembre 2015

My addictions of the week

Maloja Snake - Sils Maria

Tendinite au coude droit ...ou inflammation de l'épicondylite du coude... Joli mot qui résume ici les deux dernières semaines. Premier rendez-vous chez le kiné qui s'est traduit par une chute de tension suite à ces gentils massages. Bon, allez encore une dizaine de séances et je devrais normalement récupérer ce foutu bras droit ! Impossible de soulever, porter, serrer ...et certains mouvements sont prohibés (comme le séchage de cheveux). 

Et je devrais aussi éviter l'ordinateur ... mais c'est mon boulot et un passe-temps ! Du coup, je regarde un peu plus de films et pour lire, je pose mon livre sur les genoux ...

J'espère que de votre côté, la rentrée se passe mieux !

Au menu cette semaine : les Revenants, Kirsten Stewart, les All Blacks, John Oliver, Homeland, Sils Maria, Témoins sous silence,  The Big Bang Theory, Veerle Baetens, Jimmy Fallon, Juliette Binoche, le kiwi ...


26 août 2015

American ultra

Par un temps aussi mauvais, il était urgent d'aller se réfugier dans une salle de cinéma ! C'est parce que j'avais envie de légèreté que j'ai choisi d'aller voir American Ultra, une comédie américaine déjantée mettant en scène Jesse Eisenberg (le héros de Social Network) en loser gratiné et sa petite amie (Kristen Stewart), voyant leur vie pépère totalement bouleversé lorsque des agents secrets sont envoyés pour le tuer. 

Mike Howell (Eisenberg) mène une vie des plus simples qui soit, avec l'amour de sa vie, Phoebe (Stewart) dans une petite ville de banlieue en Virginie. Mike végète joyeusement. Il travaille dans un supermarché et passe son temps à gribouiller dans son carnet noir les histoires d'Apollo Ape (un gorille super héros) et à fumer des joints ou prendre de l'acide avec Phoebe. Mike a quand même quelques soucis : des crises de panique qui l'empêchent de quitter la ville. Mais l'amour est plus fort. Leur vie est totalement chamboulée lorsqu'un soir, alors qu'il travaille dans cette boutique paumée, il aperçoit deux hommes trafiquer sa voiture. Les deux individus tentent de l'éliminer, à sa grande surprise Mike réussit à se défendre et surtout tue les deux hommes. Totalement chamboulé, choqué de découvrir ses talents de combattant, il n'a pour info que la venue de cette femme mystérieuse venue dans la boutique lui glisser quelques mots n'ayant aucun sens. Mile est en fait un agent dormant surentrainé dont la mémoire a été effacée il y a plusieurs années. Mais un idiot de la CIA (Topher Grace) a décidé de faire du zèle en envoyant une équipe d'agents fantômes (anciens patients d'hôpitaux psychiatriques) l'éliminer. 

L'histoire vous parait grosse ? Elle l'est. Mais si vous êtes comme moi, prévenu et d'humeur bon enfant, alors vous allez passer un bon moment. Mike et Phoebe passent la moitié du film à se battre, pour finir le visage totalement boursouflé et ensanglanté pour Mike, et le nez en sang pour Phoebe. Mike est doué, il peut tuer avec une poele à frire ou une petite cuillère ! Les agents secrets sont tous tarés et certaines scènes flirtent avec le grotesque mais tout se tient ! On arrête de compter les morts après quelques minutes..... Mais on ne s'ennuie pas une seconde et lorsque le film se penche sur la relation de Mike et Phoebe on a droit à une très jolie parenthèse. La mise en scène est correcte et l'humour toujours présent. 



Ce n'est pas un film culte - la note attribuée sur IMDB me parait sensée : 6,5/10. Le film remplit sa mission de divertissement. 

Ce que j'ai aimé c'est sans doute la complicité entre les deux acteurs principaux. Kristen Stewart et Jesse Eisenberg ne se quittent plus. Ils avaient déjà joué un couple en 2009 dans le film "Un job d'été à éviter", et sont actuellement en train de tourner un film, pour Woody Allen où ils forment à nouveau un couple. Et ça marche ! Ici, ils sont adorables - leur amour est très beau et très émouvant, avec une forme d'innocence. J'adore leur petite vie planplan, le vieux 33 tours, leurs conversations et leur simplicité. Un peu moins leur consommation de drogues  ;-)

Je n'oublie pas Topher Grace, le héros de That 70's Show qui accepté ici de jouer un connard de première, et croyez-moi il y excelle ! On a envie de lui taper dessus tout le long du film .. 



American Ultra est une comédie sympathique, avec un Jesse surprenant, je ne pensais pas pouvoir supporter sa coupe de cheveux beatnik mais au final pas de souci. Et ce film confirme une fois de plus mon admiration pour Kristen Stewart qui sait jouer toutes les palettes d'émotion, continue de promener sa jolie fragilité sur les écrans - honnêtement cette actrice grandit à chaque film. Je n'ai jamais vu Twilight aussi je juge d'après ses autres films. 

Mon avis : ♥(♥)


24 mars 2015

My addictions of the week



Au menu cette semaine : DCI Banks, Felicity Huffman, States of Grace, Morse, Kristen Stewart, Grey's Anatomy, Caïn, American Crime, Shaun Evans, polars, SpeakBrie Larson, etc.

21 mars 2015

Still Alice

J'avais entendu beaucoup de bien de ce film, et la nomination de Julianne Moore à l'Oscar de la meilleure actrice était bon signe. Je ne suis pas allée au cinéma depuis un bout de temps, par le manque de temps et d'envie. Mais en plus de l'histoire en elle-même, le casting me semblait alléchant Julianne Moore, Kate Bosworth, Kristen Stewart, Alec Baldwin et New York city. 

L'histoire commence avec le cinquantième anniversaire d'Alice Howland, une brillante professeur de linguistics New-Yorkaise. A cette occasion, son époux John (Baldwin), leur fille ainée Anna (Bosworth) et son époux et leur fils Tom (Hunter Parrish) le fêtent au restaurant. Sa fille cadette, Lydia (Stewart) est restée à Los Angeles pour une audition. Alice a une vie rêvée : un époux charmant, trois grands enfants en parfaite santé et une grande carrière reconnue.  

Pourtant quelque chose tracasse Alice, en déplacement pour une conférence à Los Angeles, elle perd le fil de sa présentation. Elle met cet oubli au compte d'une fatigue passagère. De retour chez elle les troubles réapparaissent. Un jour qu'elle est partie faire du jogging près de la fac de Columbia où elle enseigne Alice est soudainement prise de panique : elle ignore où elle se trouve. Finalement elle retrouve ses esprits mais décide de consulter un neurologue sans en avertir sa famille. 

Ce n'est au bout que de plusieurs rendez-vous et d'examens avec son neurologue (l'un d'eux, celui du nom et de l'adresse d'une personne à retenir en début de conversation m'aura marqué, je l'ai fait comme sans doute nombre de spectateurs) que le diagnostic tombe : Alice souffre d'une forme précoce de la maladie d'Alzheimer. 

Sortez-vos mouchoirs ? Oui et non. Non, car le film ne tombe jamais dans le misérabilisme ou dans la guimauve. Alice, éminent professeur, dont les écrits ont été reconnus dans le monde entier n'aurait jamais accepté cette pitié. La forme précoce est généralement plus agressive. Le médecin explique qu'elle est diagnostiquée plus tardivement chez les personnes jeunes très intelligentes (comme Alice) car le cerveau a réussi à déjouer pendant un temps les premiers symptômes. 



Alice doit non seulement annoncer à sa famille ce terrible verdict, mais il apparait qu'elle souffre d'une forme héréditaire de la maladie. Ses trois enfants peuvent être atteints du même gêne. 

Je n'en dirais pas plus sur l'histoire. En évitant le pathos, et en choisissant de montrer une femme encore jeune atteinte de cette maladie, le réalisateur réussit le pari de donner un visage et des mots à une maladie que l'on associe souvent avec la vieillesse. Perdre peu à peu la mémoire, ses souvenirs, ses repères, Alice le dit très bien "mon cerveau se meurt" est terrible. 



L'autre phénomène étrange de cette maladie est la réapparition de souvenirs éloignés, de l'enfance de la personne atteinte. Je le sais car mon grand-père est décédé de cette maladie. Les premiers effets furent son désir de nous faire partager ses souvenirs de jeunesse, de son service militaire à Paris. Un soir, en rentrant d'un diner avec ma grand-mère, il est rentré "à la maison". Pas celle où il vivait depuis trente ans avec son épouse mais celle où il avait grandit. La maladie était là. 

Alice revoit sa mère et sa soeur, disparues trop tôt, et ce père qu'elle avait fui, mais qui avec le recul, avait probablement la même maladie. 

Le film est sobre, émouvant (j'ai versé ma petite larme) et pudique. 

Je tire mon chapeau à l'ensemble des acteurs. Julianne Moore y est juste incroyable. Une femme sublime dont le jeu tout en justesse et pudeur permet totalement au spectateur de s'y attacher et de s'y identifier. Si j'avais vu le film avant la cérémonie, j'aurais vraiment hésité. 

Kate Bosworth en fille parfaite, un peu trop psycho-rigide mais qui va craquer à l'annonce de la maladie. Kristen Stewart qui interprète avec tact celle qui a refusé le modèle familial en souhaitant devenir actrice mais qui sera répondre présent le moment venu. Enfin, Alec Baldwin qui a jouer cet époux, totalement dépassé par les évènements et qui voit peu à peu l'amour de sa vie lui échapper. 



Je réalise que c'est mon quatrième film avec Kristen Stewart - depuis Panic Room, Into the Wild et The Runaways et j'ai vraiment envie de la voir dans son dernier film qui lui a valu le César du meilleur second rôle féminin. Elle a une présence incroyable. 

Mon avis : 

27 septembre 2010

The Runaways

Dimanche, je suis allée au cinéma. J'aime les séances à 11h du matin ou en début d'après-midi, on y est au calme. Le film était en version originale, donc c'était parfait.  L'affiche ne me tentait pas particulièrement, le casting non plus (Miss Bella et Dakota Fanning) mais l'histoire : la jeunesse de Joan Jett, les débuts du rock féminin, la musique à cette époque, l'histoire de "I love Rock'n Roll" m'intéressaient.

Le pitch ? (merci Allôciné)
Los Angeles, 1975. Joan Jett et Cherie Currie, deux adolescentes rebelles, se rencontrent et deviennent les figures emblématiques de ce qui se révélera être le plus célèbre des groupes de glam rock féminin, les Runaways. Après une irrésistible ascension dans une Californie en ébullition créative, ces deux jeunes stars légendaires vont ouvrir la voie aux générations futures de femmes musiciennes. Sous l’influence de leur imprésario, l’excentrique Kim Fowley, le groupe va vite s’imposer et déchaîner les foules. Au-delà d’une trajectoire unique, voici l’histoire vraie de jeunes filles qui en se cherchant, vont toucher leurs rêves et changer la musique pour toujours.

Le film est une biopic, esthétiquement il est parfait : on est de retour en 1975 - les fringues, les coupes de cheveux (la scène de la douche où une des membres du groupe n'arrive pas à fantasmer, on lui conseille de penser à Farrah Fawcett, la référence glamour et capillaire de l'époque). Le réalisateur a su également montré comment les deux jeunes héroïnes, qui n'ont pour seul point commun apparent  que la musique, sont victimes de familles décomposées, où les enfants sont oubliés ou forcés d'agir en adulte. Ces gamines, âgées tout juste de 16 ans, ont transformé cette solitude en un sentiment de révolte et de violence, typiquement adolescent mais ici aggravé par un usage intensif de la drogue et l'alcool.  Joan Larkin,  qui se fait déjà appeler "Joan Jett" est une runaway (fugueuse), elle vit dans un squat et ne compte que sur sa musique pour s'en sortir.

Cherrie vit en banlieue avec sa sœur dont elle très proche, Mary, interprétée magnifiquement par Riley Keough (une très bonne surprise). et sa mère ex-actrice folle et son père alcoolique depuis leur séparation. Une réussite que ce casting, car les deux soeurs se ressemblent tellement - c'en est troublant. La mère de Cherrie fait particulièrement peur. Le film raconte (j'ignore s'il est fidèle ou non à la vérité) la transformation d'une bande d'adolescentes boutonneuses en un groupe glam rock parfaitement huilé, avec comme chef d'orchestre, leur manager, Kim Fowley, dont l'interprète a été récompensé par un prix d'interprétation. Bref, le casting est impeccable. 


Joan Jett écrit les textes et la musique, aidée de Kim Fowley qui ajoute le côté sexy et déjanté, il choisit Cherrie Curry (son vrai nom) principalement parce qu'elle est sexy et qu'elle sait chanter.  Le groupe, le premier groupe entièrement féminin (enfin des femmes qui font du rock) sera pris au sérieux  et connaîtra un succès rapide et international. Mais ce succès précoce va peu à peu détruire Cherrie et leur amitié, la drogue et l'alcool ne feront qu'accélérer leur chute.

Le plus choquant ? C'est de voir ici l'absence totale de suivi parental (aucune des filles ne semble avoir de famille, excepté pour Cherrie avec sa sœur), ces filles sont toutes mineures mais partent sur la route, avec pour unique chaperon un roadie (l'autre bonne surprise pour moi : Johnny Lewis (SOA, Cold Case, etc.). Elles vivent dans des motels, boivent, se droguent à longueur de temps, couchent à gauche et à droite. Assez impressionnant, mais ce sont les années 70.  La drogue, la solitude et le fait que les autres lui jalousent son succès (c'est la plus célèbre mais tout est ordonné par Kim Fowley qui y voit ici de la publicité gratuite) pousseront Cherrie à quitter le groupe en pleine gloire. Retour à la case départ pour Joan Jett, dont toute la vie tourne autour de la musique.

Le film est tourné intelligemment, les scènes où on voit Joan Jett chez elle, dans son squat, seule ou pas, passer des heures à écrire, essayer de composer sont saisissantes. J'avoue, je ne connais Kristen Stewart que dans les rôles suivants : gamine dans "Panic room", ado perdue dans "Into the wild" et demi-sœur du héros dans "Jumper".  

Je n'ai vu aucun des Twilight, ni lu les livres. Donc je ne connais de Bella que les images vues à la télé ! Donc, contrairement à d'autres critiques,  impossible de la comparer à la fille bébête tiraillée entre un vampire et un loup-garou. Je l'ai trouvée excellente dans le rôle de Joan Jett. Il faut vite qu'elle quitte le monde de Twilight.

Évidemment il y a aussi la musique (je vais me procurer quelques titres) mais pour moi ce n'est pas le principal. La meilleure scène du film pour moi, c'est lorsque seule chez elle, Joan commence à trouver les premières notes de "I love Rock'n'Roll".
Honnêtement, si le réalisateur avait choisi de mettre plus en avant Joan Jett, je l'aurais suivi. Mais n'oublions pas Dakota Fanning, qui dans ses tenues provocantes m'a fait penser à cette teenager américaine, Taylor Momsen, qui fait en 2010 exactement comme Cherrie Curry il y a 35 ans. Copie dans un but purement marketing ? Je le pense, ce qui n'était pas le cas en 1975. La différence entre les vrais et les faux rockers ! Vive le rock'n'roll.

Ma note : B.