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26 octobre 2020

My addictions of the week

 


Mes addictions télévisuelles

En l'absence de nouvelles séries policières, je rongeais mon frein en regardant de vieux épisodes Cold Case et de Law&Order. Puis Netflix a eu la bonne idée de m'adresser un mail en me vantant trois nouvelles séries dont le crime est le sujet principal. 

Du coup, je pense regarder deux séries : The Young Wallander, j'ignore si cette série aura le même côté dépressif de la série originale avec Kenneth Branagh . J'ai lu et beaucoup aimé la première adaptation malgré son côté morose. Ici, il est interprété par Adam Palsson et Kurt Wallander sort tout fraîchement promu de l'école de police. 

La série est sortie début septembre mais j'étais en congé. L'autre série s'appelle Criminal, il s'agit ici de la seconde saison. La série se concentre sur trois lieux : la salle d'interrogatoire, le couloir et la salle d’observation d'un commissariat. Un choix plutôt malin. Parmi les acteurs de cette nouvelle saison, je reconnais Kit Harington et Kunal Nayya.

En attendant, j'ai regardé et vraiment aimé Mensonge, diffusé sur France 2 avec Daniel Auteuil. J'ai trouvé l'adaptation télévisuelle de ce fait divers très bien réalisée et superbement interprétée. Je n'avais pas vu Auteuil depuis fort longtemps, et son interprétation de cet élu local accusé de viol par son petit-fils valait le détour. Diffusé en deux fois en 4 épisodes, elle m'a vraiment impressionnée. Un très bon moment télévisuel et un fait divers complexe et si destructeur. 

Et j'ai commencé à suivre par hasard sur la chaîne Polar + lundi soir, la série policière Dublin Murders. Lorsque le cadavre d'une jeune fille est retrouvée dans les bois proche de Dublin, la police nomme les détectives Rob Reilly (Killian Scott), un Britannique (nous sommes en Irlande) et Cassie Maddox (Sarah Greene) pour mener l'enquête. 

La victime, âgée de 13 ans, devait intégrer un célèbre corps de ballet. Sa famille, composée des parents, d'une sœur aînée et d'une sœur jumelle sont atterrées. L'enquête semble compliquée et très vite Cassie souhaite qu'ils soient désistés de l'enquête. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons (je n'ai vu que les 2 premiers) : le corps a été retrouvé dans une forêt où vingt ans plus, deux enfants avaient mystérieusement disparu. La fille et le garçon jouaient dans les bois avec un deuxième garçon. Seul ce dernier, Adam, avait été retrouvé vivant mais incapable de communiquer le moindre élément. Sa mémoire avait été totalement effacée.


Depuis, les bois étaient réputés maudits et le tueur n'avait jamais été arrêté. Or Adam est devenu Rob. Le flic en charge de l'enquête. Le garçon avait té harcelé par les parents de ses deux amis disparus. Il était accusé de leur cacher la vérité. Aussi, ses parents avaient préféré l'envoyer loin du pays en Angleterre dans un pensionnat.  A son arrivée, il avait demandé à être appelé par son second prénom, Robert. A son retour à Dublin, personne ne l'a reconnu. Reilly étant un nom de plus très commun.

De son côté Cassie, cache aussi un passé compliqué. Elle était infiltrée sous le nom de Lexie or une personne vient de demander un certificat de naissance au nom de ce nom de couverture. Son passé semble la rattraper. Les deux détectives découvrent au cours de leur enquête que le père de la petite fille faisait partie d'un groupe de jeunes adolescents qui connaissaient les deux disparus d'il y a vingt ans. Ils avaient été interrogés à l'époque mais une jeune fille avait témoigné en leur faveur en les plaçant dans un cinéma. Or depuis, ce témoin est devenu l'épouse de Franck Mckey et la mère de la jeune fille disparue. Les deux affaires seraient donc potentiellement liées...

J'ai beaucoup aimé le jeu des acteurs, l'atmosphère. Mon seul et unique reproche ? Depuis un mois, impossible de regarder la chaîne Polar + en vo !Je la regarde via mon abonnement à Free or impossible. Je dois la regarder doublée. Fort heureusement le doublage est bon, mais pour moi qui suis bilingue ne pas pouvoir entendre les accents (car les Irlandais ne cessent de noter l'accent londonien du policier) me gêne fortement.

J'ai lu rapidement des critiques qui ont toutes aimées la série et saluées la fin de la série. Du coup, j'ai hâte de voir les prochains épisodes. 


J'ai enfin vu The Queen, réalisé par Stephen Frears en 2006. Le film raconte la réaction de la reine Elizabeth à la mort de Lady Di en août 1997. Celle-ci, en apprenant le décès de son ex belle-fille demeure totalement impassible et considère que ce décès relève du domaine privé. En effet, Diana avait divorcé et refait sa vie et ne portait plus le titre de Son Altesse Royale. Tony Blair, fraîchement élu Premier Ministre, réalise très vite que le silence de la famille royale est très mal vu de la part des citoyens britanniques, et même du monde entier et très vite la presse s'empare du sujet notant l'indifférence et la froideur de la famille royale alors que vient de mourir la "princesse du peuple". 

Je ne suis pas fan de la famille royale, pour moi, les familles royales peuvent exister mais je ne comprends pas l'importance qu'elles ont encore politiquement dans plusieurs pays. Mais j'aime ces biopics (bon ici avec un avis très subjectif sur les rapports entre Lady Di et la famille royale) et j'étais curieuse. Helen Mirren campe une Reine Elizabeth très crédible, très droite dans ses bottes. La Reine n'arrive pas à comprendre la ferveur internationale pour Lady Di... C'est parfois assez amusant. L'acteur qui campe l'époux de la reine, le Prince Philip joue très bien mais je me suis demandé si le portrait était fidèle à la réalité, parce que là, ben c'est un portrait peu flatteur. Un vrai c....

Michael Sheen campe un Tony Blair assez crédible, sauf pour la ressemblance. Je l'ai trouvé peu flatteur mais sinon pour la personnalité, elle me semble juste. Par contre, là où j'ai où quelques doutes pendant le début du film c'est le choix d'acteur pour interpréter le Prince Charles. Aucune ressemblance ! Je pensais qu'il s'agissait du Prince Andrew ou même du frère de Lady Di mais jamais je ne pensais à Charles. Ils sont totalement différent. On voit Blair mais là, non rien. La forme du visage, du nez de la bouche, des yeux, des dents et même des oreilles, et même des cheveux .. rien n'y fait ! Du coup, je n'ai jamais cru à un seul de ses mots pendant le film ! Autre erreur de casting : la Reine Mère, qui fait deux fois la taille et le poids de la vraie. Pas du tout adhéré aux choix de Frears ...

Au final, j'y ai vu plus un hommage à Lady Di qu'à la Reine. Je pense oublier ce film assez rapidement. 

Mon avis : 

17 juin 2015

Loin de la foule déchainée

Un seul film me faisait envie ces temps-ci : Loin de la foule déchainée, adapté du roman éponyme de Thomas Hardy. Le réalisateur danois nous embarque dans l'Angleterre Victorienne à la rencontre d'une jeune femme spirituelle, indépendante et volontaire, Bathsheba Everdene.  J'étais intriguée par le choix du réalisateur de Festen ou de La chasse d'adapter cette histoire romantique du 19ème Siècle. J'avais, entre temps, vu quelques images de la bande-annonce et lu quelques critiques, pas toujours très enthousiastes. 

Aussi m'asseyais-je dans cette salle avec une certaine appréhension, mais très vite le paysage magnifique de la campagne anglaise, de ces matins brumeux ont fait fuir mes derniers doutes. Bathsheba (Carey Mulligan) orpheline, vient vivre auprès de sa tante - jeune femme impétueuse, insouciante et indépendante, elle fait tourner la tête à son voisin, Gabriel Oak (Matthias Schoenaerts)- jeune berger, fier de son troupeau de 200 bêtes. L'attirance est immédiate entre les jeunes gens, mais Bathsheba refuse le mariage et tout ce qu'il implique à l'époque - l'obéissance et une vie dévouée à des enfants. Alors le jour où Gabriel lui déclare sa flamme, la jeune femme prend peur et refuse. 

Le destin vient tout basculer le jour où Bathsheba hérite de la ferme d'un oncle et voit soudainement sa condition de jeune femme désargentée transformée. Mais la même nuit Gabriel perd toutes ses bêtes et doit partir à la recherche d'un travail. Les deux jeunes gens se quittent. 
Le destin se charge de les réunir lorsque Gabriel découvre que son nouvel employeur n'est autre que Miss Everdene. Leurs deux conditions les séparent à présent, mais Gabriel veille à ce que Bathsheba prenne son nouveau rôle de maîtresse à coeur. 

Rapidement, la jeune femme fait tourner la tête à William Boldwood (Michael Sheen), son voisin, riche propriétaire terrien et célibataire notoire. Mais c'est dans les bras d'un jeune soldat esseulé, le sergent Francis Troy (Tom Sturridge) que Basthsheba perd la raison. 

Je m'arrêterais là, sinon je risque d'en dire trop. Que dire ? Sinon que j'ai adoré me retrouver à nouveau dans l'Angleterre Victorienne, j'ai quitté Jane Austen, Lizzie Bennettt et je découvre la jeune et jolie Bathsheba dans le Sud-Ouest de l'Angleterre. Honnêtement à ceux qui s'étonnent de voir le réalisateur danois derrière la caméra, j'y trouve au contraire mille raisons. Impossible de résister à cette histoire et surtout à cette époque et à raconter la vie de ces gens simples (les bals, les mariages, les récoltes) et puis filmer la campagne anglaise, époustouflante de beauté - bref que du bonheur !



J'ai pris le film comme il l'est, une histoire romantique mais sauvée d'un excès de guimauve par cette rigueur scandinave - et le talent de Thomas Hardy. Je suis toujours étonnée par ces écrivains qui mettaient en avant des héroïnes clamant haut et fort leur droit à l'indépendance mais piégées par une société patriarcale et conservatrice. Quelle liberté de pouvoir monter à cheval ainsi ! De pouvoir être libre de vivre seule ! Thomas Hardy a écrit Tess d'Uberville et Jude et semble cette fois-ci disposé à réserver un avenir plus gai à ces personnages (mais pas à tous...) et aime tant décrire la campagne anglaise, loin de la capitale industrielle, grouillante et puante. 

Et puis l'amour .. Ici, on n'est pas loin du vaudeville ... 3 amants.. la jeune Bathsheba ne peut que perdre la tête. Thomas Vinterberg a l'oeil vif et la patience pour raconter cette histoire dont la tension monte a crescendo jusqu'à l'explosion. On craint un instant qu'il est décidé de remanier la fin à sa sauce, mais non !

Un mot sur les acteurs tous formidables qui ont, il est clair, pris énormément de plaisir à vivre à la campagne au grand air. Carey Mulligan est toujours naturelle et talentueuse- la petite soeur de Lizzie Bennett a bien grandi ! Bon, je me dois quand même d'apporter un bémol (mais qui au fil du film a fini par presque disparaitre) lorsqu'on lui présente Boldwood comme le célibataire le plus convoité du village... et comme un très bel homme.. J'avoue que Michael Sheen, version actuelle ou version victorienne (barbu et chapeauté) ne provoque en moi aucune espèce d'attirance .. le nez rouge, le pauvre homme (affreusement romantique) aura eu chez moi beaucoup de mal à s'imposer. Mais était-ce le genre d'homme qui plaisait à l'époque ? Certes il est fortuné mais semble dénué de tout charme. Fort heureusement l'acteur réussit à nous faire oublier ce désagrément.



Que dire de Sturridge ? J'étais presque soulagée en le voyant - enfin un visage sans barbe, une fine moustache rousse, sa peau pâle, ses tâches de rousseur, ses yeux bleus et cette chevelure noire, bref mettez-lui cet uniforme rouge de militaire et hop on comprend la faiblesse de Bathsheba ! Je connais mal l'acteur mais il joue bigrement bien. Ses yeux se remplissent d'amour et de larmes comme j'ai rarement vu. L'homme aime, éperdument et on le croit presque lorsqu'il dit "à la mort" mais il reste un homme......

Enfin, Matthias Schoenaerts (écrire son nom correctement est un challenge en soi) - a priori, il ne me faisait aucun effet. Je n'ai pas vu ses autres films (la faute à Marion...) et son physique, un peu trop fort, bourru, ne me faisait aucun effet mais voilà il a hérité du plus beau rôle, du magnifique Gabriel Oak - l'homme amoureux qui est près à tout, comme écouter l'amour de sa vie lui confier ses émois. Et la magie opère, la caméra et le photographe sont là, et peu à peu, on tombe sous le charme du beau berger. 

Bref, un film frais et joyeux qui m'a fait un bien fou. Il me procure le même plaisir que ses cousins germains, signés Jane Austen.  



Sachez quand même, que je ne connaissais pas l'histoire, n'ayant jamais lu le roman. D'ailleurs, j'avais hésité à me le procurer puis au début du film, je me suis dit que si j'aimais la fin, j'irais l'acheter et bien, ça sera chose faite ! En anglais de surcroit (je l'ai vu en vo). 

Et que j'ai deviné la fin ! Oui, je l'ai su au moment où son ombre est apparue .. j'y ai pensé ! Hop d'une pierre deux coups me suis-je dit, en riant presque car je n'aurais jamais cru que Thomas Hardy l'ait fait, mais si ! J'étais vraiment sur le c...  Mais finalement, ça convient bien au reste de l'histoire (allez voir le film!)

Et pour ceux qui pensent encore à guimauve, sachez que Vinterberg aurait pu envoyer le chien après son maître à la toute fin (ceux qui le verront comprendront) et là oui, j'aurais tiqué, mais non !

Bon, une belle histoire d'amour dans la campagne anglaise. Rien de plus, rien de moins. Mais quel plaisir ! Comme les glaces à l'eau que j'adore manger après une jolie balade au soleil. 

Mon avis :