Au menu cette semaine : Django Unchained, The Code, Kevin Spacey, Angelina Jolie, True Detective, Dan Spielman, Morse, Robin Wright, Keri Russell, House of Cards, Aden Young, Au pays du sang et du miel, David Wenham (Faramir), Gérard Collard, The Handsome Family, etc.
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04 mars 2015
30 janvier 2015
Unbroken (Invincible)
Vous avais-je dit que c'est au bout de la troisième tentative que j'ai enfin réussi à voir Invincible (Unbroken) au cinéma? Ma première tentative aura échoué au bout de trois minutes de film... Projecteur en panne, voici la salle plongée dans la noir, seules les voix des Louie et de ses potes aviateurs nous tiennent compagnie. Billets remboursés (2 places par personne). Deuxième tentative : je suis clouée au fond de mon lit. Troisième tentative : réussite ! Et deuxième fois que j'ai la salle de cinéma pour moi toute seule.
Que dire ? Sinon que j'avais l'impression qu'Angelina m'avait invité à une projection privée. J'ai retrouvé Jack O'Connell, une semaine à peine après l'avoir vu dans Tower Block, du petit malfrat anglais le voici gamin italien, immigré en Californie, à l'aube d'un destin exceptionnel.
Angelina Jolie a longuement parlé de sa fascination pour l'homme qu'elle aura eu la chance de rencontrer, avant son décès à 94 printemps passés. La réalisatrice a choisi d'adapter au grand écran le livre de Laura Hillenbrand qui raconte l'histoire extraordinaire de Louis "Louie" Zamperini, symbole du pouvoir de la résilience sur l'esprit humain.
Louie a dix ans et fait les quatre cent coups, le rital est le souffre-douleur des autres enfants. Petit immigré dont les parents ne parlent pas anglais, il enchaine les petits larcins. Il maquille les bouteilles pour y cacher de l'alcool, court très vite pour échapper au policier local. Mauvaise graine, le jeune Louie doit sa destinée aus soutien de son frère ainé, Pete, qui va l'initier à la course. Car il court vite, très vite, le jeune Louie. Il va bientôt battre les records et finit par intégrer la sélection olympique américaine pour les J.O de 1936, qui se tiennent à Berlin. Louie y participe en tant qu'espoir, on compte sur lui pour les prochaines olympiades qui doivent se tenir au Japon en 1940. Évidemment, ces jeux n'auront jamais lieu mais l'histoire se chargera d'emmener le jeune Louie au Japon.
Et Louie remporte une médaille olympique à la surprise générale. De retour au pays, il s'entraine lorsque le Japon attaque Pearl Harbor. Il s'engage alors dans l'armée, l'aéronavale. Californien, il part pour le Pacifique. Les premières scènes du film s'ouvrent sur lui, et ses potes, Phil (Domhnall Gleeson), Mac (Finn Wittrock) dans un bombardier, fonçant sur les îles japonaises, s'engageant dans les combats aériens.
Angelina Jolie est une excellente réalisatrice, aucune erreur de plan, moi qui aime les films de guerre, les images sont sublimes, et les scènes filmées à l'intérieur du bombardier en vol sont un vrai plaisir. Le film dans sa totalité reste cependant très classique dans son format. D'où les critiques plutôt moyennes.
Lorsque l'avion plonge, le spectateur sait que Louie va survivre, mais qui d'autre ? Il est clair pour moi, que la partie la plus éprouvante du film sont ces cinquante trois jours passés à dériver dans l'océan Pacifique avec ses deux amis. Ce soleil implacable, la présence de requins, le désespoir, tout y est. J'ai vraiment souffert avec eux, comment ne pas perdre la tête ? Comment survivre ? Tout y est montré, et c'est particulièrement éprouvant.
Et lorsqu'ils sont finalement secourus, miraculés, c'est pour plonger dans un autre enfer. Prisonniers dans la jungle d'une île du Pacifique, ils sont torturés par l'armée japonaise. Leur survie est tout autant miraculeuse comme leur transfert vers Tokyo dans un camp d'internement où ils retrouvent des centaines de soldats américains, australiens ou canadiens.
Louie se lie d'amitié avec le caporal Fitzgerald (Garrett Hedlund). Mais nous sommes en guerre, et avoir fait prisonnier un champion olympique va faire de lui la bête noire du chef du camp, l'impressionnant Watanabe (Miyavi), surnommé l'Oiseau.
L'Oiseau est fou : il va alors passer son temps à torturer mentalement et physiquement Louie, cherchant à briser le soldat. Mais Louie est incassable, invincible.
Je raconte le film ? Oui et non. Car si vous regardez la bande-annonce, vous verrez chacun de ces trois parties. Non, car je laisse ici de côté les séances d'humiliation mais aussi celles de résistance où des plans rapprochés permettent au lecteur de mieux saisir la volonté extraordinaire de ce jeune homme. Son instinct de survie est une leçon pour nous tous.
Les reproches à faire au film? Une construction très classique, un film très américain par le thème : l'histoire d'un homme ordinaire qui va se révéler extraordinaire. Mais je n'ai jamais trouvé le film lent ou long, comme je l'ai lu ci et là.
La réalisation est soignée, et surtout la réalisatrice a voulu être fidèle à la réalité, à Louie. Elle n'y ajoute pas une dose d'effets spéciaux, ou des scènes de combats improbables à la Rocky ou piqués à des jeux vidéos. Ici, elle reste fidèle à l'histoire, qui en elle-même contient déjà tous les effets spectaculaires qu'un réalisateur pourrait souhaiter ajouter à son film.
Contrairement aux films américains dramatiques qui ont tendance à surjouer de la musique, elle privilégie le silence. Ici peu de musique, peu de dialogues. Les regards priment sur les échanges. Comme pour la vision de la guerre, ici Angelina ne joue pas "aux gentils et aux méchants". L'Amérique n'est pas idéalisée, le jeune Louie est victime de racisme. L'armée fait voler ses soldats dans des tombes volantes, son bombardier n'est pas descendu lors d'un combat. Créé en toutes pièces de bric et de broc, ses moteurs lâchent. La propagande de guerre permet à certains officiers américains d'éviter les camps et de vivre agréablement au Japon (je me demande ce qui leur est arrivé lorsque le Japon a perdu la guerre).
Résultat : ses choix apportent suffisamment de profondeur au film et lui permettent d'éviter certains écueils.
Pour revenir au casting, les acteurs sont tous formidables. Jack O'Connnell a décidément le don de me surprendre. Cet acteur anglais a su endosser le rôle avec une facilité déconcertante.
Mais s'il fallait en choisir un, j'ai été le plus impressionnée par le jeu de Miyavi dans le rôle du chef de camp Watanabe. Pour moi, il s'agit d'un vrai tour de force d'avoir confié le rôle d'un tortionnaire à un tout jeune acteur au visage d'ange. Un visage très féminin (comme ses mains, les doigts si fin, les ongles coupés) qui cache une noirceur exceptionnelle. Le diable en personne. J'avais par hasard aperçu l'artiste japonais (chanteur, acteur) à une émission et il est méconnaissable.
Ma sœur, qui avait vu le film avant moi, m'avait dit qu'on reconnait un acteur à sa voix, et dans ce cas, il est vrai que la voix grave de Garrett Hedlund emporte l'adhésion. Cet acteur représente pour moi une génération d'acteurs américains, de la carrure de Cary Grant ou Jimmy Stewart, qui peuvent jouer à peu près tous les rôles. Une valeur sûre du cinéma américain.
Enfin, j'ai beaucoup aimé le jeu de Domnhall Gleeson (dont je vous avais parlé pour le film About Time) et j'ai découvert Finn Wittrock (qui ressemble étrangement à Brad Pitt dans le canot pneumatique), tous sont formidables.
Enfin, moi qui aime l'Histoire avec un grand "H", j'ai été comblée. J'avais adoré la mini série The Pacific et j'ai encore appris sur cette guerre dans ce film.
Mon avis : ♥♥♥
15 février 2012
My so-called life
Les vacances c'est un rythme différent, j'ai besoin de dormir, me lever plus tard, ralentir le pas. Je lis, des magazines, mon livre, des articles, des citations trouvées sur le web.
Je suis aussi sortie, et j'ai encore acheté, des livres, des sottises, de la nourriture asiatique, des Dvd. J'en ai profité également pour rattraper mon retard sur les films diffusés sur Canal. Un peu trop nombreux pour moi. Ce soir, les derniers épisodes de Grey's. Allez un petit tour de ces derniers jours, côté livre, j'avais posé Purge, les premiers jours, je suis sortie, j'ai profité de la ville, des passants, du joyeux brouhaha qui entoure les vacanciers. Je ne suis pas allée au cinéma, déçue par les films proposés dans mon cinéma. Demain soir, j'irai. J'ignore ce que je vais voir cependant, je me laisse porter par mon esprit vagabond. J'ai repris mon livre, replongé dans l'histoire de ce petit état balte entre 1941 et 1992, compris les choix d'Aliide, le trémolo dans la voix de Zara, rêvé de Hank et d'Inge.
J'ai acheté la première saison de Justified - série américaine mettant en scène un U.S Marshal, Raylan Givens. Non, ce n'est pas un alter ego de Chuck Norris, Papillote (il se contente du Texas le Chuck). Non, j'ai craqué pour l'acteur principal, que j'aime beaucoup depuis plusieurs années, Timothy Olyphant. Il n'est pas célèbre en France, il était l'amoureux d'Ellen dans la deuxième saison (ou première?) de Damages. Le baiser fougueux qu'il donne à Jennifer Garner dans le film indie Catch and release, est un des baisers les plus repris dans les montages vidéos de Youtube. Il est grand, très calme, très posé, possède un timbre de voix unique, une voix basse à laquelle il faut prêter attention car sinon on ne le remarque pas. Il se déplace comme un félin, une gestuelle presque féminine, pour un homme de plus d'1m90. Lors de ses interviews, il est tout aussi séduisant. La série raconte donc l'histoire de ce Marshal qui vivait en Floride mais est muté dans sa ville natale, une petite bourgade du Kentucky - qui m'a plus penser au sud du Tennessee où j'ai vécu qu'aux haras du côté de Louisville (capitale du KY). Il y retrouve son ex-femme et ses anciens amis de lycée devenus petits ou grands bandits. Les premiers épisodes sont assez sombres, mais ils gagnent en légèreté. Les fans de la série Sons of Anarchy l'adorent - sans doute pour les premiers épisodes. Chaque histoire est cependant unique, et le chapeau de cowboy lui va bien.
Côté cinéma :
J'ai vu la bande-annonce du film controversé d'Angelina Jolie - In the land of Blood and Honey. J'ai lu des critiques positives, d'autres négatives, mais compte tenu du sujet, je trouve un peu étrange que l'on accorde autant de crédits à des critiques cinéma. Cette guerre, je l'ai connue à travers ma meilleure amie de fac, bosniaque, échappée des camps, nous sommes devenues très proches. Peu de temps après la fin de la guerre, lorsque les forces onusiennes étaient en place (les français), nous sommes retournées ensemble en Croatie (elle y a a retrouvé sa meilleure amie, rescapée) - on a voyagé jusqu'en Bosnie - impossible de retourner chez elle.
On a juste traversé des villages, les maisons abandonnées, les marques de mortiers et d'obus, et les militaires onusiens partout. Elle m'a raconté des histoires insoutenables. Aussi, je trouve courageux pour une star comme Angelina d'oser tourner un film, en serbo-croate avec des acteurs bosniaques (étrange d'employer ce mot, car aujourd'hui il n'existe plus de dictionnaire serbo-croate, c'est l'un ou l'autre, l'alphabet cyrillique ou romain) afin de témoigner d'une page les plus sombres de l'histoire européenne. A deux heures de vol de Paris. J'ai encore les images des premiers camps de prisonniers libérés, de la "sniper alley" à Sarajevo, où les gens risquaient chaque jour leur vie pour aller acheter un bout de pain. De ce reportage, dont j'ai toujours gardé la VHS sur cet orphelinat, abandonné par les éducateurs, où le reporter français suivait ces gamins, laissés à eux-mêmes, les ados surveillant les plus petits ou leur apprenant à chaparder de la nourriture, survivre à l'hiver glacial de la capitale.
Je vous avais déjà parlé de ce quatrième volet de l'agence qui a créé Jason Bourne, The Bourne legacy. J'ai adoré la trilogie, que je regarde encore (cf. mon billet du 5 décembre) et j'avais été surprise par l'annonce d'un nouvel opus, mais sans Matt Damon, ni Paul Greengrass (le réalisateur). Tous les fans (moi compris) étaient au départ très sceptiques, puis on nous a rassurés, le personnage est dorénavant Aaron Cross (no more Jason), interprété par Jeremy Renner - et on retrouve certains personnages clés de l'organisation secrète comme Pam Landy, Dr Kirschner, etc. (interprétés par Joan Allen, Stacy Keach et Albert Finney) et par des petits nouveaux joués par la sublime Rachel Weisz et Edward Norton.
Bref, le casting me plaît et un peu comme Millenium, j'aime surtout l'histoire (Treadstone). Bon, j'avoue qu'en voyant la bande-annonce, j'ai l'impression de revoir un peu le même film, un de leurs agents est devenu une sorte d'électron libre qu'il convient d'arrêter. Mais j'aime les films d'actions et cette trilogie est l'une des meilleures jamais créées. Et ces derniers temps, j'en ai vu peu, surtout de bons. La bande-annonce vient de sortir, le film ne devrait arriver sur nos côtes que le 19 septembre prochain. Un petit aperçu ?
Pour finir quelques mots sur les films vus sur Canal, c'est là que je rattrape mon retard concernant les films français et d'autres films, pourtant je vais souvent au cinéma, mais vu le nombre de sorties chaque semaine, impossible de suivre ;(
- La permission de minuit : sur l'histoire d'un enfant de la lune et de la relation étroite qu'il entretient avec un médecin chercheur. Vincent Lindon et Emmanuelle Devos sont tous deux parfaits. Le film ne m'a ni enchanté, ni déplu. Le sujet est bien abordé et l'adolescent est étonnant de sincérité. J'avais vu plusieurs reportages aux États-Unis sur cette étrange maladie.
- La ligne droite de Régis Wargnier avec Cyril Descours et Rachida Brakni. Je me souviens particulièrement de la critique assassine du Cercle sur Canal - à tel point que je ne suis pas allée voir le film. Or en le voyant la semaine dernière, en deuxième partie de soirée, je l'ai regardé avec intérêt. Même si l'histoire est faite de grosses ficelles, Brakni est formidable dans son rôle, comme le jeune Descours. Je trouve juste leur couple un peu improbable. J'aurais opéré un casting différent.
- La bella gente est un film italien que j'ai vu ce matin, qui illustre bien les préjugés de la bourgeoisie, ou comment en voulant aider une jeune prostituée ukrainienne, une quinquagénaire italienne en vacances, psychologue, va voir tous ses préjugés ressortir. Ce film est très bien réalisé, il commence un été dans la campagne italienne, un couple d'amoureux quinquas bourgeois qui vont vouloir "sauver une jeune prostituée étrangère" (ou sauver leurs propres idéaux) vont voir leur décision bouleverser leur petite vie calme. C'est mon beau-père qui m'a dit de le regarder, il n'avait pas vu de films italiens aussi bien écrits depuis les années 70. A voir, pour prendre une bonne leçon pour tous ceux aux grands idéaux de tolérance qui une fois confrontés à cette réalité au sein de leur propre famille voient leur grands principes s'envoler.
- La ligne droite de Régis Wargnier avec Cyril Descours et Rachida Brakni. Je me souviens particulièrement de la critique assassine du Cercle sur Canal - à tel point que je ne suis pas allée voir le film. Or en le voyant la semaine dernière, en deuxième partie de soirée, je l'ai regardé avec intérêt. Même si l'histoire est faite de grosses ficelles, Brakni est formidable dans son rôle, comme le jeune Descours. Je trouve juste leur couple un peu improbable. J'aurais opéré un casting différent.
- La bella gente est un film italien que j'ai vu ce matin, qui illustre bien les préjugés de la bourgeoisie, ou comment en voulant aider une jeune prostituée ukrainienne, une quinquagénaire italienne en vacances, psychologue, va voir tous ses préjugés ressortir. Ce film est très bien réalisé, il commence un été dans la campagne italienne, un couple d'amoureux quinquas bourgeois qui vont vouloir "sauver une jeune prostituée étrangère" (ou sauver leurs propres idéaux) vont voir leur décision bouleverser leur petite vie calme. C'est mon beau-père qui m'a dit de le regarder, il n'avait pas vu de films italiens aussi bien écrits depuis les années 70. A voir, pour prendre une bonne leçon pour tous ceux aux grands idéaux de tolérance qui une fois confrontés à cette réalité au sein de leur propre famille voient leur grands principes s'envoler.
- Another year de Mike Leigh. Je me souviens d'avoir entendu parler de ce film au Festival de Cannes, aussi je l'ai enregistré sur ma box pour être certaine de le regarder. Mais quelle déception ! J'ai du pratiquement me forcer hier soir à rester assise sur mon canapé, j'ai cédé en allant surfer sur le web tout en suivant la vie de ce couple d'anglais le long des quatre saisons. Je n'ai rien contre les films de ce genre, mais là, j'avoue qu'après plusieurs conversations autour d'un thé, j'ai vraiment eu du mal à suivre ! Je m'y suis ennuyée. Pourtant les acteurs principaux sont formidables. J'ai juste préféré le passage du décès, car le neveu venait un peu "remuer" tout ça.
Je n'ai pas encore vu Kick Ass, Papillote !
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