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16 mai 2016

Money Monster

Il aura fallu Cannes et la montée des marches de Julia pour que j'entende parler du film Money Monster, réalisé de surcroît par Jodi Foster.  Une bande-annonce plus tard et me voilà dans la salle de cinéma embarquée dans une histoire dont je ne connais pas grand-chose, et le résultat ? Une très bonne surprise !

Scotchée à mon siège, j'ai pensé pendant le film aux montagnes russes pour comparer les émotions que la réalisatrice américaine fait ressentir aux spectateurs pendant ces 98 minutes. Pourtant, ce n'était pas gagné. Lee Gates (George Clooney) est le présentateur vedette de l'émission Money Monster. L'homme vient ici vous vendre des stock options - avec lui, la bourse américaine n'a aucun secret et c'est avec une grande verve qu'il vous chante les mérites de telle ou telle entreprise, poussant les spectateurs à investir leurs maigres économies ... 

Malheureusement, lorsque George vante les mérites d'Ibis, une nouvelle société, cotée en bourse depuis moins d'un an et dont les actions montent en flèche, c'est pour être réveillé  un matin avec une gueule de bois : suite à un "glitch" (couac) informatique, la société annonce avoir perdu en une nuit plus de 800 millions de dollars.  Tant pis pour tous les petits investisseurs qui s'étaient précipités sur les actions de cette entreprise dirigée par son très populaire directeur, Walt Camby (Dominic West). Celui-ci est invité à venir s'expliquer mais il a disparu, il serait quelque part dans le monde, à bord de son jet privé. Patty (Julia Roberts), la productrice de l'émission obtient que la directrice de la communication de l'entreprise Ibis prenne la parole, Diane Lester (Caitriona Balfe) en direct depuis le siège d'Ibis. 

Lee Gates commence à peine son émission lorsqu'un jeune homme (Jack O'Connell) apparait sur le plateau. Il ressemble à livreur puisqu'il porte deux cartons avec lui. Intriguée, Patty le laisse monter sur scène - mais le jeune homme brandit une arme sur Lee - la prise d'otages, en direct commence. Il force Lee à enfiler une veste remplie d'explosifs, cachée dans une des boîtes en carton. A tout moment, il peut relâcher le détonateur. Patty arrête le direct mais le preneur d'otages la force à remettre le direct .. Peu à peu, les images font le tour du pays puis de la planète. Le jeune homme, Kyle, avait fait confiance à Gates et investit tout l'héritage de sa mère dans les actions Ibis avant de tout perdre. Il veut comprendre et ne croit pas à ce "glitch" (couac) ...



Je ne vous raconterai pas la suite mais sachez que l'histoire prend vraiment une tournure intéressante. Jodi Foster assure sur les deux plans : le thriller, passionnant, rythmé - le suspense vous tient en haleine et l'aspect politique : Jodi Foster veut dénoncer ici la puisse des magnes financières qui peuvent délester de les citoyens de toutes leurs économies sans jamais être inquiétées. Ainsi, ce sont des milliers de fonds de pension (de retraite) qui ont disparu en une nuit. Imaginez si on vous disait demain que votre retraite ne vous sera pas versée !

Et là, on voit comment cette prise d'otage va pousser Lee Gates, et toute la production de son émission à faire le mea culpa et à rechercher la vérité - faire enfin un vrai job d'investigation et comprendre comment 800 millions de $ peuvent se volatiliser en une nuit.

Bref, j'ai passé un très bon moment. Tous les acteurs sont formidables, et si George Clooney et Julia Roberts passent la majorité du film à discuter à distance (via un système d'oreillette comme nos chers présentateurs télé), leur complicité est réelle et cela se ressent dans le film. Quant à O'Connell, il est parfait. Cela m'a amusé de voir qu'il garde son accent anglais mais que tout le monde le considère comme un parfait New-Yorkais !



Ici, j'aime aussi le fait que Jodi Foster arrive à surprendre le spectateur et évite toutes les grosses ficelles ou ce qu'on l'on s'attend avec une prise d'otages.  Et le film vaut le coup rien que pour voir le personnage de George Clooney, se ridiculiser en dansant, accompagné de deux danseuses à chaque émission ;-)

Mon avis : 

03 août 2015

Starred up (les poings contre les murs)

Fan de Dog Pound, il me tardait de voir Starred Up / Les poings contre les murs - malheureusement j'ai manqué sa sortie au cinéma. Diffusé sur Canal +, j'ai profité d'une soirée au calme pour me plonger dans l'enfer de la prison où atterrit le jeune Eric Love. Je le dis haut et fort : un film culte !  Je le savais déjà vu que les critiques dithyrambiques - ajoutez-y un casting impeccable, un scénario super bien ficelé et vous voilà plongé dans une réalité que le citoyen lambda refuse de voir : celle du système carcéral britannique qui enferme les mauvais garçons et jettent la clé.

Eric Love (Jack O'Connell) tout juste 19 ans, est transféré d'un centre fermé pour mineurs dans la prison où se trouve son père, Neville Love (Ben Mendelshon) emprisonné à vie depuis plus de vingt ans. Le jeune homme, arrogant et ultra violent laisse exploser sa colère dès son arrivée - survolté, primitif, il se fait des ennemis chez les détenus et les gardiens. L'adolescent vit mal sa relation volatile avec ce père qu'il ne connaît pas et qui souhaite diriger chacun de ses gestes. Les deux hommes ne cessent de se croiser et leur relation est très tendue. Après une grave altercation, Love est envoyé au trou - il a agressé plusieurs gardiens qui souhaitent lui donner une leçon lorsqu'il est sauvé par Oliver Baumer (Rupert Friend), un psychothérapeute volontaire qui anime un groupe de parole où les détenus peuvent apprendre à maîtriser leurs accès de colère. Mettre des mots sur les maux.

Éric, starred up (terme anglais qui signifie surclassé), a été transféré avant l'âge légal dans cette prison après avoir tué, à l'âge de 10 ans, un pédophile. Il doit soudainement apprendre à gérer ses rapports avec les différents gangs, la corruption. Eric est totalement perdu et ne sait plus à qui se raccrocher quand il réussit à établir une relation de confiance avec Baumer (Rupert Friend) et apprend à maitriser peu à peu ses accès de violence en s'ouvrant peu à peu lors de ses séances avec le groupe. . Malheureusement, son père, rustre et incapable, comme son fils, de parler de ses sentiments, ne cesse de le provoquer. Eric ignore si c'est pour son bien ou si au contraire il cherche à le punir. Le jeune homme se retrouve bientôt avec un contrat sur sa tête et tout va s'emballer....


Que dire ? Sinon que le film a été écrit par Jonathan Asser, lui-même thérapeute en prison qui a voulu ici dresser un portrait, sans fards, du système carcéral britannique. Un système qui broie les hommes, leur enlevant toute humanité, les transformant en bêtes - s'assurant ainsi de leur incapacité à se réhabiliter et à retourner à la vie civile. Le portrait des gardiens est effrayant, corrompus, violents - ils font tout pour provoquer ces hommes et s'assurer ainsi qu'ils ne puissent jamais sortir. La fin du film est brutale.

Mais le talent du film réside dans cette part infime d'humanité qui transparait dans plusieurs personnages et guide, comme une petite lumière à l'intérieur du tunnel, le jeune Eric vers une possible rédemption.


J'ai adoré les séances de groupes - un grand chapeau aux acteurs Gershwyn Eustache Jr., Anthony Welsh et David Ajala qui jouent ces détenus qui ont peu à peu appris à contrôler leurs émotions et leur permettent pour un temps très court d'exprimer leurs émotions, chose impossible en prison où tous les hommes sont sans cesse sur le qui vive, le torse bombé, jurant et crachant. Tout acte de générosité est regardé de travers (Eric s'étonne ainsi que l'un des membres lui prête un shampooing) et les insultent pleuvent non stop. Lorsque Eric apprend que son père, enfermé depuis vingt ans, éminemment respecté, entretient une relation homosexuelle avec un autre détenu, Ashley - il explose.  Je ne vais pas vous raconter la fin, mais sachez qu'entre les deux hommes, l'improbable va se produire. Neville Love, enfermé depuis vingt ans,  irrécupérable, est un pur produit du système carcéral, explosif - il s'inquiète pour son fils et agit maladroitement avec lui. Absent lorsqu’il était enfant, il sait que son fils est là par sa faute.

La violence est omniprésente, une tension parcourt tous les espaces et on sent qu'une bagarre peut éclater à chaque instant. Les armes et les drogues circulent, les parrains dirigent leur petit monde. Effrayant

Le scénario est infaillible - quand on sent que tout va exploser, on ramène les genoux, on plisse des yeux et la violence se déchaine ainsi devant nos yeux - les rares moments d'émotions sont alors comme sublimés, magnifiés..


Le casting est impressionnant : Jack O'Connell que j'ai déjà adoré dans Invicible et Tower Block prouve qu'il est un acteur incontournable. Pour interpréter son père, le réalisateur a fait appel à l'immense Ben Mendelshon, un redoutable méchant que j'ai déjà croisé dans Animal Kingdom, The Dark Knight rises- l'acteur australien adopte ici un accent redoutable !  et Rupert Friend, mon chouchou (Homeland !!!!) qui a repris le rôle au grand écran d'Hitman (au cinéma fin août). J'adore cet acteur - j'en suis fan et j'ignorais qu'il jouait dedans. Quel plaisir de le retrouver. Il est parfait comme à son habitude.

Sinon, ayant adoré Dog Pound, j'ai appris que le film original, Scum dont Dog Pound était inspiré va finalement sortir au cinéma. Scum avait été tourné pour la BBC en 1975 mais avait été jugé trop violent à l'époque et interdit. Ressorti en version cinématographique, il était sorti en France en 1980. En 1991, suite au décès du réalisateur, le téléfilm avait été finalement diffusé mais avec des parties censurées. La BBC avait justifié son choix de manière ambiguë, en déclarant qu'elle doutait de la véracité de l'histoire (des jeunes sont envoyés dans un centre de redressement où les gardiens s'amusent à opposer les nouveaux et anciens et où les scènes sont extrêmement violentes) mais en même temps que le film avait tout d'un documentaire.

Une nouvelle version, restaurée va sortir en France le 26 août prochain.



Bref, un véritable coup de cœur pour ce film que je pense revoir une seconde fois prochainement. Un grand moment de cinéma, malgré sa dureté et sa violence. 

Mon avis : 

PS : Pour en revenir à Starred up, j'ai vu le film en v.o, entre les accents britanniques (il faut écouter le très Oxfordien Rupert Friend face à un Mendelshon bourru au discours hâché pour voir deux classes s'affronter) et l'argot de prison, c'était chaud mais nécessaire. J'ai trouvé sur le web un petit lexique pour ceux qui voudraient aussi se lancer (je vous le conseille fortement) :

Acki - pote musulman
Bacon - tout type d'agresseur sexuel
Bag head - accro à l'héro
Clump - frapper
CSU - isolement 
Double bubble : deux pour un
Fraggle : détenu vulnérable
Gwap : fric
Kanga - gardien
Kick off back door - sexe anal
Mug off - se montrer irrespectueux
Off - tuer
Starred up - transfèrement prématuré d'un jeune d'un centre fermé pour mineurs à un centre de détention pour adultes
Tech- téléphone portable
Top - tuer 


30 janvier 2015

Unbroken (Invincible)


Vous avais-je dit que c'est au bout de la troisième tentative que j'ai enfin réussi à voir Invincible (Unbroken) au cinéma? Ma première tentative aura échoué au bout de trois minutes de film... Projecteur en panne, voici la salle plongée dans la noir, seules les voix des Louie et de ses potes aviateurs nous tiennent compagnie. Billets remboursés (2 places par personne). Deuxième tentative : je suis clouée au fond de mon lit. Troisième tentative : réussite ! Et deuxième fois que j'ai la salle de cinéma pour moi toute seule. 

Que dire ? Sinon que j'avais l'impression qu'Angelina m'avait invité à une projection privée. J'ai retrouvé Jack O'Connell, une semaine à peine après l'avoir vu dans Tower Block, du petit malfrat anglais le voici gamin italien, immigré en Californie, à l'aube d'un destin exceptionnel. 

Angelina Jolie a longuement parlé de sa fascination pour l'homme qu'elle aura eu la chance de rencontrer, avant son décès à 94 printemps passés. La réalisatrice a choisi d'adapter au grand écran le livre de Laura Hillenbrand qui raconte l'histoire extraordinaire de Louis "Louie" Zamperini, symbole du pouvoir de la résilience sur l'esprit humain. 

Louie a dix ans et fait les quatre cent coups, le rital est le souffre-douleur des autres enfants. Petit immigré dont les parents ne parlent pas anglais, il enchaine les petits larcins. Il maquille les bouteilles pour y cacher de l'alcool, court très vite pour échapper au policier local. Mauvaise graine, le jeune Louie doit sa destinée aus soutien de son frère ainé, Pete, qui va l'initier à la course. Car il court vite, très vite, le jeune Louie. Il va bientôt battre les records et finit par intégrer la sélection olympique américaine pour les J.O de 1936, qui se tiennent à Berlin. Louie y participe en tant qu'espoir, on compte sur lui pour les prochaines olympiades qui doivent se tenir au Japon en 1940. Évidemment, ces jeux n'auront jamais lieu mais l'histoire se chargera d'emmener le jeune Louie au Japon. 

Et Louie remporte une médaille olympique à la surprise générale. De retour au pays, il s'entraine lorsque le Japon attaque Pearl Harbor. Il s'engage alors dans l'armée, l'aéronavale. Californien, il part pour le Pacifique. Les premières scènes du film s'ouvrent sur lui, et ses potes, Phil (Domhnall Gleeson), Mac (Finn Wittrock) dans un bombardier, fonçant sur les îles japonaises, s'engageant dans les combats aériens. 



Angelina Jolie est une excellente réalisatrice, aucune erreur de plan, moi qui aime les films de guerre, les images sont sublimes, et les scènes filmées à l'intérieur du bombardier en vol sont un vrai plaisir. Le film dans sa totalité reste cependant très classique dans son format. D'où les critiques plutôt moyennes.

Lorsque l'avion plonge, le spectateur sait que Louie va survivre, mais qui d'autre ? Il est clair pour moi, que la partie la plus éprouvante du film sont ces cinquante trois jours passés à dériver dans l'océan Pacifique avec ses deux amis. Ce soleil implacable, la présence de requins, le désespoir, tout y est. J'ai vraiment souffert avec eux, comment ne pas perdre la tête ? Comment survivre ? Tout y est montré, et c'est particulièrement éprouvant.

Et lorsqu'ils sont finalement secourus, miraculés, c'est pour plonger dans un autre enfer. Prisonniers dans la jungle d'une île du Pacifique, ils sont torturés par l'armée japonaise. Leur survie est tout autant miraculeuse comme leur transfert vers Tokyo dans un camp d'internement où ils retrouvent des centaines de soldats américains, australiens ou canadiens. 

Louie se lie d'amitié avec le caporal Fitzgerald (Garrett Hedlund). Mais nous sommes en guerre, et avoir fait prisonnier un champion olympique va faire de lui la bête noire du chef du camp, l'impressionnant Watanabe (Miyavi), surnommé l'Oiseau. 


L'Oiseau est fou : il va alors passer son temps à torturer mentalement et physiquement Louie, cherchant à briser le soldat. Mais Louie est incassable, invincible. 

Je raconte le film ? Oui et non. Car si vous regardez la bande-annonce, vous verrez chacun de ces trois parties. Non, car je laisse ici de côté les séances d'humiliation mais aussi celles de résistance où des plans rapprochés permettent au lecteur de mieux saisir la volonté extraordinaire de ce jeune homme. Son instinct de survie est une leçon pour nous tous.

Les reproches à faire au film? Une construction très classique, un film très américain par le thème : l'histoire d'un homme ordinaire qui va se révéler extraordinaire. Mais je n'ai jamais trouvé le film lent ou long, comme je l'ai lu ci et là. 



La réalisation est soignée, et surtout la réalisatrice a voulu être fidèle à la réalité, à Louie. Elle n'y ajoute pas une dose d'effets spéciaux, ou des scènes de combats improbables à la Rocky ou piqués à des jeux vidéos. Ici, elle reste fidèle à l'histoire, qui en elle-même contient déjà tous les effets spectaculaires qu'un réalisateur pourrait souhaiter ajouter à son film. 

Contrairement aux films américains dramatiques qui ont tendance à surjouer de la musique, elle privilégie le silence. Ici peu de musique, peu de dialogues. Les regards priment sur les échanges. Comme pour la vision de la guerre, ici Angelina ne joue pas "aux gentils et aux méchants". L'Amérique n'est pas idéalisée, le jeune Louie est victime de racisme. L'armée fait voler ses soldats dans des tombes volantes, son bombardier n'est pas descendu lors d'un combat. Créé en toutes pièces de bric et de broc, ses moteurs lâchent. La propagande de guerre permet à certains officiers américains d'éviter les camps et de vivre agréablement au Japon (je me demande ce qui leur est arrivé lorsque le Japon a perdu la guerre). 

Résultat : ses choix apportent suffisamment de profondeur au film et lui permettent d'éviter certains écueils. 



Pour revenir au casting, les acteurs sont tous formidables. Jack O'Connnell a décidément le don de me surprendre. Cet acteur anglais a su endosser le rôle avec une facilité déconcertante. 

Mais s'il fallait en choisir un, j'ai été le plus impressionnée par le jeu de Miyavi dans le rôle du chef de camp Watanabe. Pour moi, il s'agit d'un vrai tour de force d'avoir confié le rôle d'un tortionnaire à un tout jeune acteur au visage d'ange. Un visage très féminin (comme ses mains, les doigts si fin, les ongles coupés) qui cache une noirceur exceptionnelle. Le diable en personne. J'avais par hasard aperçu l'artiste japonais (chanteur, acteur) à une émission et il est méconnaissable. 

Ma sœur, qui avait vu le film avant moi, m'avait dit qu'on reconnait un acteur à sa voix, et dans ce cas, il est vrai que la voix grave de Garrett Hedlund emporte l'adhésion. Cet acteur représente pour moi une génération d'acteurs américains, de la carrure de Cary Grant ou Jimmy Stewart, qui peuvent jouer à peu près tous les rôles. Une valeur sûre du cinéma américain.



Enfin, j'ai beaucoup aimé le jeu de Domnhall Gleeson (dont je vous avais parlé pour le film About Time) et j'ai découvert Finn Wittrock (qui ressemble étrangement à Brad Pitt dans le canot pneumatique), tous sont formidables.

Enfin, moi qui aime l'Histoire avec un grand "H", j'ai été comblée. J'avais adoré la mini série The Pacific et j'ai encore appris sur cette guerre dans ce film. 

Mon avis : 


20 octobre 2014

My addictions of the week


Au menu cette semaine : Angelina Jolie, Frances Ha, Aden Young, The Affair,  Jack O'Connell, Olivia Pope, Le Royaume, Mommy, Rectify, Garrett Hedlund, Ruth Wilson, Invincible* et encore plus !

(*le héros du film en gros plan)