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01 septembre 2015

Hitman : Agent 47

Je suis une fille qui aime les films d'action. Et qui adore l'acteur Rupert Friend. Et qui avait aimé le Hitman de 2008 avec Timothy Olyphant. Bref, il ne m'en fallait pas plus pour aller voir l'agent 47 dans une nouvelle mission.  

Pour les néophytes, l'agent 47 (Rupert Friend) ne doit son nom qu'aux deux derniers chiffres figurant sur son code barre, tatoué sur sa nuque. L'agent 47 a été conçu génétiquement (dès sa naissance) pour devenir une parfaite "machine à tuer", ne connaissant ni la peur, ni les remords. Bref, un être sans sentiments qui représente ici le résultat de décennies de recherches, et 46 autres clones avant lui. Doté d'une force et d'une vitesse surhumaines, il possède une énergie incroyable et une intelligence hors du commun.  

L'agent 47 est chargé d'une nouvelle mission et doit retrouver au plus vite une jeune femme répondant au nom de Katja Van Dees (Hannah Ware) qui vit à Berlin, celle-ci vit cachée depuis toujours et tente de percer à jour le mystère de ses origines.  C'est en fait la fille de Petja Litkov (Ciaran Hinds), le créateur de l'agent 47 et le seul homme capable de créer une nouvelle armée d'assassins mais l'homme a fui il y a vingt ans, disparaissant à jamais de la surface de la terre. Alors que sa fille cherche encore à découvrir son identité, elle est de justesse sauvée de l'attaque soudaine de l'agent 47 par un mystérieux homme, John Smith (Zachary Quinto). Celui-ci la sauve et lui explique qui est son père et qui est ce mystérieux agent 47 qui n'a de cesse de les retrouver. Mais le véritable ennemi n'est pas forcément celui qu'on croit...



Okay, j'arrête là l'histoire - sans être génial, le film se regarde vraiment avec plaisir, tout en enchainement les scènes de poursuite, de combats et de fusillade. J'ignore si le film est fidèle au film, mais les combats sont millimétrés et l'agent 47 est un assassin implacable. Pour ma part, j'avais les yeux fixés sur le héros puisqu'il s'agit de Rupert Friend, un acteur que j'adore, aussi bien au cinéma qu'à la télévision (le Quinn de Homeland) et j'avoue qu'il enfile le manteau de Hitman sans aucun problème ! On voit qu'il a énormément travaillé, pas uniquement les scènes de combat (celles avec Quinto sont géniales) mais surtout la gestuelle, lorsqu'il est au repos. Une machine à tuer qui ne semble pas ressentir grand chose mais qui a toujours une longueur d'avance sur tous les autres, spectateurs compris. 



J'ai donc passé un agréable moment - sans que le film n'entre dans ma liste de films préférés ou cultes. Il reste un excellent divertissement, et je n'en demandais pas plus. Je dois ajouter que tous les acteurs sont bons, j'ai bien aimé recroiser la route de Hinds et j'ai découvert la jeune Hannah Ware (qui a joué dans Shame mais ne m'avait pas marqué à l'époque) qui tient la tête haute au grand et très froid Agent 47.  Quant à Zachary Quinto, j'avais oublié sa voix suave (j'ai vu le film en vo) et son regard très profond. Un plaisir de le retrouver à l'écran.  


Mon avis : ♥(♥)

03 août 2015

Starred up (les poings contre les murs)

Fan de Dog Pound, il me tardait de voir Starred Up / Les poings contre les murs - malheureusement j'ai manqué sa sortie au cinéma. Diffusé sur Canal +, j'ai profité d'une soirée au calme pour me plonger dans l'enfer de la prison où atterrit le jeune Eric Love. Je le dis haut et fort : un film culte !  Je le savais déjà vu que les critiques dithyrambiques - ajoutez-y un casting impeccable, un scénario super bien ficelé et vous voilà plongé dans une réalité que le citoyen lambda refuse de voir : celle du système carcéral britannique qui enferme les mauvais garçons et jettent la clé.

Eric Love (Jack O'Connell) tout juste 19 ans, est transféré d'un centre fermé pour mineurs dans la prison où se trouve son père, Neville Love (Ben Mendelshon) emprisonné à vie depuis plus de vingt ans. Le jeune homme, arrogant et ultra violent laisse exploser sa colère dès son arrivée - survolté, primitif, il se fait des ennemis chez les détenus et les gardiens. L'adolescent vit mal sa relation volatile avec ce père qu'il ne connaît pas et qui souhaite diriger chacun de ses gestes. Les deux hommes ne cessent de se croiser et leur relation est très tendue. Après une grave altercation, Love est envoyé au trou - il a agressé plusieurs gardiens qui souhaitent lui donner une leçon lorsqu'il est sauvé par Oliver Baumer (Rupert Friend), un psychothérapeute volontaire qui anime un groupe de parole où les détenus peuvent apprendre à maîtriser leurs accès de colère. Mettre des mots sur les maux.

Éric, starred up (terme anglais qui signifie surclassé), a été transféré avant l'âge légal dans cette prison après avoir tué, à l'âge de 10 ans, un pédophile. Il doit soudainement apprendre à gérer ses rapports avec les différents gangs, la corruption. Eric est totalement perdu et ne sait plus à qui se raccrocher quand il réussit à établir une relation de confiance avec Baumer (Rupert Friend) et apprend à maitriser peu à peu ses accès de violence en s'ouvrant peu à peu lors de ses séances avec le groupe. . Malheureusement, son père, rustre et incapable, comme son fils, de parler de ses sentiments, ne cesse de le provoquer. Eric ignore si c'est pour son bien ou si au contraire il cherche à le punir. Le jeune homme se retrouve bientôt avec un contrat sur sa tête et tout va s'emballer....


Que dire ? Sinon que le film a été écrit par Jonathan Asser, lui-même thérapeute en prison qui a voulu ici dresser un portrait, sans fards, du système carcéral britannique. Un système qui broie les hommes, leur enlevant toute humanité, les transformant en bêtes - s'assurant ainsi de leur incapacité à se réhabiliter et à retourner à la vie civile. Le portrait des gardiens est effrayant, corrompus, violents - ils font tout pour provoquer ces hommes et s'assurer ainsi qu'ils ne puissent jamais sortir. La fin du film est brutale.

Mais le talent du film réside dans cette part infime d'humanité qui transparait dans plusieurs personnages et guide, comme une petite lumière à l'intérieur du tunnel, le jeune Eric vers une possible rédemption.


J'ai adoré les séances de groupes - un grand chapeau aux acteurs Gershwyn Eustache Jr., Anthony Welsh et David Ajala qui jouent ces détenus qui ont peu à peu appris à contrôler leurs émotions et leur permettent pour un temps très court d'exprimer leurs émotions, chose impossible en prison où tous les hommes sont sans cesse sur le qui vive, le torse bombé, jurant et crachant. Tout acte de générosité est regardé de travers (Eric s'étonne ainsi que l'un des membres lui prête un shampooing) et les insultent pleuvent non stop. Lorsque Eric apprend que son père, enfermé depuis vingt ans, éminemment respecté, entretient une relation homosexuelle avec un autre détenu, Ashley - il explose.  Je ne vais pas vous raconter la fin, mais sachez qu'entre les deux hommes, l'improbable va se produire. Neville Love, enfermé depuis vingt ans,  irrécupérable, est un pur produit du système carcéral, explosif - il s'inquiète pour son fils et agit maladroitement avec lui. Absent lorsqu’il était enfant, il sait que son fils est là par sa faute.

La violence est omniprésente, une tension parcourt tous les espaces et on sent qu'une bagarre peut éclater à chaque instant. Les armes et les drogues circulent, les parrains dirigent leur petit monde. Effrayant

Le scénario est infaillible - quand on sent que tout va exploser, on ramène les genoux, on plisse des yeux et la violence se déchaine ainsi devant nos yeux - les rares moments d'émotions sont alors comme sublimés, magnifiés..


Le casting est impressionnant : Jack O'Connell que j'ai déjà adoré dans Invicible et Tower Block prouve qu'il est un acteur incontournable. Pour interpréter son père, le réalisateur a fait appel à l'immense Ben Mendelshon, un redoutable méchant que j'ai déjà croisé dans Animal Kingdom, The Dark Knight rises- l'acteur australien adopte ici un accent redoutable !  et Rupert Friend, mon chouchou (Homeland !!!!) qui a repris le rôle au grand écran d'Hitman (au cinéma fin août). J'adore cet acteur - j'en suis fan et j'ignorais qu'il jouait dedans. Quel plaisir de le retrouver. Il est parfait comme à son habitude.

Sinon, ayant adoré Dog Pound, j'ai appris que le film original, Scum dont Dog Pound était inspiré va finalement sortir au cinéma. Scum avait été tourné pour la BBC en 1975 mais avait été jugé trop violent à l'époque et interdit. Ressorti en version cinématographique, il était sorti en France en 1980. En 1991, suite au décès du réalisateur, le téléfilm avait été finalement diffusé mais avec des parties censurées. La BBC avait justifié son choix de manière ambiguë, en déclarant qu'elle doutait de la véracité de l'histoire (des jeunes sont envoyés dans un centre de redressement où les gardiens s'amusent à opposer les nouveaux et anciens et où les scènes sont extrêmement violentes) mais en même temps que le film avait tout d'un documentaire.

Une nouvelle version, restaurée va sortir en France le 26 août prochain.



Bref, un véritable coup de cœur pour ce film que je pense revoir une seconde fois prochainement. Un grand moment de cinéma, malgré sa dureté et sa violence. 

Mon avis : 

PS : Pour en revenir à Starred up, j'ai vu le film en v.o, entre les accents britanniques (il faut écouter le très Oxfordien Rupert Friend face à un Mendelshon bourru au discours hâché pour voir deux classes s'affronter) et l'argot de prison, c'était chaud mais nécessaire. J'ai trouvé sur le web un petit lexique pour ceux qui voudraient aussi se lancer (je vous le conseille fortement) :

Acki - pote musulman
Bacon - tout type d'agresseur sexuel
Bag head - accro à l'héro
Clump - frapper
CSU - isolement 
Double bubble : deux pour un
Fraggle : détenu vulnérable
Gwap : fric
Kanga - gardien
Kick off back door - sexe anal
Mug off - se montrer irrespectueux
Off - tuer
Starred up - transfèrement prématuré d'un jeune d'un centre fermé pour mineurs à un centre de détention pour adultes
Tech- téléphone portable
Top - tuer 


04 décembre 2010

Lullaby (for Pi)

J'ai vu "Lullaby for Pi" en version originale après avoir patiemment attendu sa sortie, avec dans les rôles principaux Clémence Poésy, Rupert Friend et Forest Whitaker. Et l'apparition furtive du chanteur Charlie Winston.

Voici le pitch (merci Allôciné) : 
Sam, libraire le jour et musicien la nuit, perd la femme de sa vie, Joséphine, et de fait, le sens de son existence. Jusqu’à sa rencontre incongrue et quelque peu loufoque avec une jeune femme mystérieuse, Pi, qui devient synonyme de renaissance. Une étrange relation se noue entre eux à travers la porte d’une salle de bains… absurdité et beauté des hasards de la vie à New York.

L'histoire est un peu plus compliquée que cela, et des personnages secondaires prennent une importance plus ou moins accentuée le long du film. J'avais beaucoup aimé la bande-annonce, l'ambiance jazz  et un peu désuète du film, et enfin les acteurs du film.


J'aime beaucoup Clémence Poésy, son jeu, sa grâce, sa quiétude - elle mène sa carrière paisiblement et intelligemment.
Elle donne peu d'interviews, je sais qu'elle aime beaucoup les livres, et elle en parle à chaque fois, une raison supplémentaire pour moi d'aller voir chacun de ses films. 

Pi and Sam singing together
J'ai découvert Rupert Friend dans "Orgueils et Préjugés" (il y a rencontré sa compagne Keira Knightley, pour celles qui se demandait où elles ont vu ce visage) et plus récemment dans "Chéri" avec Michelle Pfeiffer.  Enfin, à noter l'excellente interprétation de Forest Whitaker, qui apporte une présence lumineuse au film. 

Sam, Pi and Charles Cigar in the lobby
Mais je veux aussi parler de quelques rôles secondaires, en premier celui de Sarah Wayne Callies  par exemple, elle interprète l'amour perdu du héros Sam (Rupert Friend) - j'avoue que les premières secondes du film ont été une torture, j'avais reconnu le visage de cette jeune femme mais impossible de mettre un nom dessus. Puis en voyant son nom au début du film, j'ai eu un flash : elle jouait dans Prison Break, la fameuse Sara dont Michael Scofield tombait amoureux !  A noter également une présence forte, celle de William, interprété par Matt Ward, un jeune homme passionné de musique et de jazz.

Il ne faut pas négliger l'importance des lieux, tous emprunts de mystères, de fantômes et d'absents. L'hôtel où se réfugie Sam pour rêver de son amour disparu, son appartement vide, ouvert à tout étranger, le bar où tour à tour chacun vient y exprimer sa soie, ses tristesses. Et l'appartement de Pi (Clémence Poésy) qui tente de se construire sa propre histoire en écrivant sur ses murs, et en prenant en photo avec un Polaroid chacune de ses rencontres.

La musique est le lien qui unit les personnages, l'amour du jazz mais aussi du hip-hop, des mots, du partage, des moments de communion avec les autres. J'ai beaucoup aimé la scène du live bar avec le slam. Le titre du film n'est pas anodin : lullaby signifie berceuse. L'apparition musicale de Charlie Winston est belle car discrète et sensée. 


L'histoire est pleine de tendresse, d'espoir - les thèmes ne sont pas révolutionnaires, le deuil, l'absence, puis la renaissance mais aussi la reconstruction sont traités ici de manière intelligente, pas caricaturale. 

Chaque acteur remplit parfaitement ses obligations, les scènes du début où les deux personnages communiquent via la porte de la salle de bains sont très jolies.

Sam and Pi sharing a dinner

Une sorte de huis clos poétique ou comment deux êtres que la vie a brisés vont peu à peu s'apprivoiser et réapprendre à vivre. On est sous le charme des acteurs, et de leurs personnages que l'on a envie d'aider - je me suis beaucoup attachée à eux. Le rythme du film est parfois lent, mais il s'agit ici d'un film empreint de tendresse et de poésie, et on en ressort le cœur chaud.

J'ignore pourquoi on a vu si peu d'articles ou d'interviews pour ce film, les acteurs sont excellents, Clémence Poésy est une de nos meilleures ambassadrices à l'étranger, la musique est sublime. Pour la peine, j'ajoute une interview de la demoiselle qui aura, j'espère, fini de vous convaincre. Allez le voir ! 



Petite anecdote : pour le voir, j'ai du aller dans un de nos plus vieux cinémas (d'art et d'essai). Je me suis retrouvée dans une petite salle, à l'étage - je m'assieds habituellement dans le fond, ce que j'ai fait. Les fauteuils sont vieux mais très grands et confortables, on peut étendre les jambes. Mais le confort s'arrête là, j'avais oublié la cabine du projectionniste, le bruit des machines, de ses mouvements, l'air frais qui vient se glisser dans le coup. J'ai choisi d'aller vers le milieu, le film a commencé. Parlant couramment anglais, je n'ai pas tout de suite remarqué que le film était en version originale totale , sans sous-titres ! A peine avais-je pensé étrange qu'on ne puisse pas lire tous les noms des personnes dans le générique de début - finalement au bout de dix minutes de film, l'un des spectateurs s'est levé et deux minutes après, le film s'est arrêté subitement, la lumière est revenue. Étrange moment de flottement, puis la voix du projectionniste qui précise qu'il y a une erreur de format, pendant cinq minutes, on l'entend démonter, remonter, bouger, puis finalement le film repart ..du début ! J'ai vu deux  fois les dix premières minutes du film, la deuxième avec des sous-titres. Pour information, seul un spectateur a bougé, on devait donc tous être bilingues dans la salle !

24 octobre 2010

Lullaby for Pi

Journée calme et reposante, après une soirée un peu trop arrosée vendredi soir (mais über drôle) et un samedi passé en formation à étudier le droit des étrangers - quand on aime  l'associatif, on ne compte pas son temps, n'est-ce pas ?

Alors aujourd'hui c'est repos, je lis, je regarde la télévision, je dévore encore une tablette de chocolat noir aux noisettes, et je regarde en boucle la bande-annonce du prochain film de Clémence Poésy.


J'ai toujours aimé cette actrice, qui me fait penser à Claire Danes, ces filles blondes souvent cataloguées de "cérébrales" et si les magazines l'aime principalement pour ses choix stylistiques ou sa participation à une série américaine über fashion, moi je la trouve intelligente et discrète (et donc reposante), elle adore les livres et rêve d'ouvrir une librairie, un de mes rêves également.

Voici donc son dernier film, tourné en anglais intitulé "Lullaby for Pi" dont elle partage l'affiche avec Rupert Friend (pour les gossip girls : le petit ami de Keira Knightley, le méchant  M. Wickham d'Orgueil et Préjugés ou le Chéri de Michelle Pfeiffer), avec également l'élégant et troublant Forest Whitaker et le chanteur Charlie Winston. Un film indépendant qui me tente vraiment...

Le synopsis : Sam (Rupert Friend) libraire le jour et musicien la nuit, perd la femme de sa vie, Joséphine, et de fait, le sens de son existence. Jusqu'à sa rencontre incongrue dans un hôtel avec une jeune femme mystérieuse, Pi (Clémence Poésy) : pendant que Sam reprend goût à la vie et à la musique, Pi déchiffre la part du mystère qu'elle porte en elle. Une étrange relation se noue entre eux à travers la porte d'une salle de bains, dans le chambre qu'il occupe et où elle débarque brusquement la nuit sans prévenir.



Bon dimanche à tous !