!-- Font Awesome -->
Affichage des articles dont le libellé est Ryan Reynolds. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ryan Reynolds. Afficher tous les articles

22 février 2016

Deadpool

Deadpool bat les records d'entrées au cinéma et surtout c'est le film de la franchise Marvel qui a remporté le plus de succès Outre-Atlantique, n'est-ce pas ironique que ce soit l'anti-héros par excellence qui vienne rafler tous les prix ? Allez préparez-vous pour un film complètement barré !

Deadpool signe la fin des super-héros gentillets. Qui est Deadpool ? Il existe bien et appartient au même monde que les X-Men mais contrairement aux autres, il n'a aucune envie de rejoindre l'école des X-Men et d'ailleurs Deadpool s'y perd entre James McAvoy et Patrick Stewart. Car oui, ce film est une grosse comédie puisque le héros sait qu'il est dans un film, s'adresse à la caméra, et se moque de Hugh Jackman aka Wolverine et se fiche même de Ryan Reynolds, lui-même en l'occurrence !

Les blagues fusent à toute vitesse ! L'anti-héros est bavard, très bavard. Ancien soldat, Wade Wilson est revenu au pays bien énervé et depuis il gagne sa vie en jouant les gros bras en échange de quelques billets (ou sourires). Il sait aussi passer à la vitesse supérieure, tuer ne lui fait pas peur. Mais il prend plus de plaisir à foutre les jetons. Wade croise la femme de sa vie un soir dans son bar. Son double, aussi barrée que lui, Vanessa (sublime Morena Maccarin, vue dans Homeland) est drôle et tous deux forment un couple moderne à l'humour très très noir. Acide. Mais alors qu'il la demande en mariage, la vraie se rappelle à lui. N'est-elle pas, nous rappelle-t-il (il s'adresse aux spectateurs) qu'une série d'emmerdes ? Et le sien s'appelle cancer en phase terminale. C'est alors qu'un homme en costume (a man in a suit) vient lui proposer un drôle de marché : une opération qui le guérira et le rendra invincible. En échange ? Obéir à toutes sortes de malfrats à travers le monde. Rappelez-vous, nous sommes dans le monde déjà peuplé des X-Men, aussi notre héros, désespéré accepte. 



Mais une fois aux mains d'un docteur malfaisant, dont il ne cessera de se foutre du nom (Ajax.. amusez-vous!) ce dernier le prend en grippe. Et l'opération tourne mal : Deadpool se réveille le corps totalement mutil mais doté d'une puissance inégalée et surtout il est devenu presqu'immortel. Réfugié chez un ami (excellent) puis chez "Mamie Ikea" (scène culte), notre héros se cache. Le regard horrifié des passants le pousse à vivre reclus mais ses pouvoirs lui permettent de reprendre le dessus, notre "super-héros" est né : sa mission : retrouver Ajax (joué par Ed Skrein) qui avait soutenu qu'il était possible de lui rendre son ancienne apparence. Wade, devenu Deadpool (le nom est expliqué) va trouver deux membres des X-Men pour mener à bien sa reconquête.

Que dire ? Que le rythme est à cent à l'heure ? Que notre anti super-héros tue une trentaine de personnes les dix première minutes du film, qu'il adore les blagues cochonnes et que le film lui-même se transforme en parodie des films de super-héros, se moque des histoires d'amour (mais ne résiste pas à Cupidon) et surtout balance des vannes à la seconde, autant de vannes que de balles. Il y en a des géniales (le teaser de 127 heures...), celles sur Hollywood, ou l'homme le plus sexy au monde (Ryan et Hugh y passent) et plusieurs blagues qui resteront sans doute incomprises par le public français. 

Ainsi, lorsque Deadpool fantasme sur Meredith Baxter, moi je sais qui c'est, mais j'image que dans la salle, certains se sont sentis perdus. Si vous ne l'avez pas vu, Meredith Baxter est une célèbre comédienne de télévision américaine, surtout connue pour la série Family Ties (où elle jouait la mère d'un autre acteur célèbre, Michael J.Fox). 

On ne s'ennuie pas une seconde, ici pas de politiquement correct, bon la fin est évidemment, comme l'a dit une amie "très américaine" mais il n'y a rien à la base de plus américain que les super-héros, non ?!



Enfin, pour ceux qui ont vu et aimé le film, sachez que Ryan bossait dessus depuis onze ans et qu'il y a cinq ou six ans, il a tourné un essai pour la Fox, qui l'avait remisé au tiroir. Il faut dire qu'à l'époque on aimait les X-Men, gentils super héros.  Et puis, chose bizarre, l'essai s'est retrouvé sur la toile et les fans de Deadpool ont fait un tel pataquès que la Fox a finalement accepté de tourner le film l'an dernier, et résultat ? Le film bat tous les records. Ryan Reynolds a rassuré ses fans en disant qu'il était à "peu près sûr à 70% qu'il n'était pas à l'origine de la fuite" ;-) 

Mon avis : ♥♥♥♥


21 juillet 2015

La femme au tableau (Woman in gold)


C'est la pluie qui m'a poussé à regarder ce qu'il y avait au cinéma - j'avais une idée de film en tête mais en lisant les critiques dithyrambiques entourant ce film, intitulé The woman in gold (et traduit La femme au tableau) j'ai changé d'avis.  Me voilà donc plongée dans une histoire vraie et passionnante. J'ai été touchée parce qu'adolescente, j'adorais Gustav Klimt, j'avais un livre (Taschen) et des reproductions accrochées dans ma chambre. J'ignorais tout de l'histoire racontée dans le film. 

Reprenons les choses depuis le début : Gustav Klimt avait une très belle amie, amoureuse des arts et mécènes, Adèle Bloch-Bauer. Cette femme sublime lui commande un portrait. Il lui aura fallu trois ans pour réaliser une de ses toiles les plus célèbres : The woman in gold - Klimt était dans son cycle d'or, utilisant des feuilles d'or. Ce portrait rejoignait des centaines d'oeuvres d'art qui décorait l'immense appartement viennois où la famille d'Adèle, son époux, sa soeur, son beau-frère et ses deux nièces, Luisa et Maria habitaient. Les Bloch-Bauer appartenaient à la haute bourgeoise juive de Vienne lorsque l'arrivée au pouvoir d'Hitler changea la donne. En 1938, il annexa l'Autriche et une grande partie du peuple célébra son arrivée. 

1998 - Los Angeles - Maria Altmann (Helen Mirren), une septuagénaire fantasque enterre sa soeur ainée, Luisa. Elle requiert l'aide d'une amie dont le fils, Randolph Schoenberg, est un jeune avocat sans le sou, pour voir s'il lui est possible de récupérer une partie des oeuvres d'art ayant appartenu à sa famille - Maria a retrouvé plusieurs documents dans la correspondance de sa soeur lui laissant le mince espoir qu'il lui est possible de réclamer les cinq toiles de Gustav Klimt appartenant à sa famille. 

Adèle et sa nièce Maria

A l'époque, l'Autriche a souhaité effacer une partie de son passé Nazi en ouvrant le droit aux familles des juifs spoliés pendant la guerre (et autres victimes) de réclamer la restitution d'oeuvres d'art leur ayant été volées pendant la seconde guerre mondiale. Randy (Ryan Reynolds) n'écoute le projet de Maria que d'une oreille lorsqu'il voit la valeur astronomique de l'oeuvre d'art en question (environ 100 millions de $). Les voilà partis ensemble pour Vienne défendre leur cas devant la Commission. Ils font la connaissance d'un journaliste indépendant Hubertus Czernin (Daniel Brühl) qui leur apprend que la Commission refusera de leur rendre ce qu'ils considèrent comme "La Joconde de l'Autriche" et qui est exposée depuis plus de cinquante ans dans la galerie nationale. 

Le film, réalisé par un Simon Curtis réalise à la fois un travail historique minutieux mais également un film profondément humain, émouvant et puissant. On est happées par la grande Histoire à travers les souvenirs de Maria, qui se souvient de sa très belle tante, Adèle - et de ses années de bonheur à Vienne avant de fuir précipitamment le pays avant d'être arrêtés. Maria aura longtemps gardé ses souvenirs enfermés, ce sont les lettres et le portrait de sa tante qui la poussent ainsi à rouvrir la boite de Pandore. Et le portrait de sa tante viendra peu à peu vous hanter. 



Le film vous transporte entre ces deux époques - l'enfance de Maria avec sa tante adorée (décédée trop tôt) puis son mariage avec le très très beau Fritz (Max Irons) qui coïncide avec l'arrivée des Nazis et enfin la spoliation de leurs biens, et la fuite des jeunes mariés.  Le film est aussi fort puisqu'il permet à Randolph, lui-même petit-fils du célèbre compositeur autrichien (et viennois) de revenir sur son propre passé et réaliser enfin ce qu'ont été ces années de malheur. 

Le personnage de Maria est magnifiquement interprété par Helen Mirren (il m'a un peu fait penser à Philomena qui nettoies les lunettes de Randy ou lui offre des bonbons sucrés pour sa gorge). Une mention spéciale pour Tatiana Maslany qui interprète Maria jeune et à la troublante Antje Traue qui joue le rôle de la très belle Adèle. 



Et Ryan Reynolds m'épate encore une fois ! Il interprète avec force ce jeune avocat (nous sommes en 1998) qui a voulu épater son épouse (Katie Holmes) en montant sa boite pour couler après. Engagé dans une grande firme (grâce au soutien de sa famille), il va tout lâcher pour se lancer dans cette aventure risquée. Son personnage est gauche, myope, mal coiffé - un peu trop naïf mais passionné et téméraire qui va peu à peu réaliser la tâche immense qui l'attend (pas assez de place pour glisser une photo de lui mais qu'importe, le film est là).

La réponse de la commission autrichienne sera négative mais l'histoire ne s'arrête pas là ! 

Je n'en dirais pas plus - sinon qu'avec Le labyrinthe du silence,  voici deux films qui ont le mérite d'aborder cette phase de l'histoire à travers un autre prisme (des années plus tard) et de nous émouvoir du début à la fin (nous sommes loin du très fade Monuments Men).  Une très bonne surprise estivale ! Un vrai coup de coeur. Donc courez le voir !   

Et bonne nouvelle mon cinéma Gaumont le diffuse en v.o ;-) 

Mon avis : ♥♥♥♥♥


12 janvier 2015

Captives

Je n'avais pas prévu de voir The captive (Captives) hier. J'allais voir le dernier film d'Angelina Jolie. Le film a commencé puis au bout de deux minutes, plus d'image. Projecteur en panne. 

2 places gratuites et j'entends des jeunes dire que le film d'Atom Egoyan va commencer dans dix minutes, SK1 dans cinq. J'hésite mais comme une amie veut aller voir ce dernier, j'opte pour The captive. J'essaie alors de me remémorer l'intrigue du film, je sais que Ryan Reynolds a le rôle principal, et que l'histoire tourne autour du kidnapping d'enfants. Une fois dehors, j'entre à nouveau dans le cinéma. 

Hop, je retire un nouveau billet au guichet et me revoilà dans une salle noire. Egoyan va alors m'entrainer dans un drôle de voyage, flippant mais intense. 

Huit ans après la disparition de Cassandra, quelques indices troublants semblent indiquer qu'elle est toujours vivante. La police, ses parents et Cassandra elle-même, vont essayer d'élucider le mystère de sa disparition (Allociné)

11 novembre 2010

Buried


Hier soir, je lisais le billet de Cachou sur le film "Buried" réalisé par Rodrigo Cortés. J'avais vu la bande-annonce au cinéma mais n'avait pas été particulièrement tentée par l'intrigue.  J'ai changé d'avis en lisant le billet de Cachou, très enthousiasmée par le film.

En premier lieu, je ne suis pas claustrophobe et peu de films me font peur.  Les films qui jouent sur le réel ne marchent absolument pas sur moi (genre Paranormal ou Le projet Blair Witch, où je me suis endormie). Je n'ai également peur d'aucun animal (j'ai quand même une phobie, je suis normale mais elle est secrète ).

En second lieu, je suis assez exigeante quand le film se résume à une pièce, un acteur, une caméra. J'ai du mal avec les goofs, vous savez ces erreurs au montage. Je  les comprends quand le film comporte de nombreuses scènes, plusieurs cameramen, etc.  mais moins lorsque le film ne dure qu'une heure et demie et que ces erreurs portent sur des détails essentiels du film (on ne va pas forcément remarquer le même figurant dans plusieurs scènes mais on remarquera un détail sur un téléphone si le film le met en avant plusieurs fois).


Revenons-au film : j'ai été plutôt déçue - je n'ai pas été "emportée" par l'histoire, la tension ou les rebondissements. Je me suis en fait plutôt ennuyée et j'ai trouvé le film prévisible, voire un peu énervant à certains moments. Je n'avais pas lu les spoilers dans les commentaires du billet de Cachou pour ne pas connaître la fin mais je l'ai devinée rapidement.
Un mot cependant sur la prestation de Ryan Reynolds (le seul acteur), je ne le connais qu'à travers des comédies (dernière en date : La Proposition avec Sandra Bullock) et parce qu'il est le mari à la ville de Scarlett. C'est un bon acteur même si au début je n'ai pas totalement adhéré à son jeu. Mais je ne pense pas qu'un autre acteur aurait pu faire mieux.

Ce que je reproche au film, c'est son manque d'imprévisibilité - mais difficile de nommer les moments sans raconter toute l'histoire, je dirais que j'ai deviné la fin assez rapidement,  que le réalisateur a du se creuser la tête pour qu'il y ait des rebondissements, parce que filmer un homme enterré dans un cercueil en Iraq (otage américain) pendant une heure et demie, je compatis : ce n'était pas très évident.

NE PAS LIRE si vous voulez VOIR le film :  les invraisemblances et l'attitude même de l'otage qui passe des coups de fils très étranges (appeler le 118 puis la copine de sa femme puis x personnes), moi j'aurais immédiatement appelé l'Élysée. J'ai souri en voyant le téléphone (j'ai un Blackberry), tant mieux pour lui - côté invraisemblance la batterie de son téléphone passe à deux barres puis remonte à trois pour passer à une, un signal rouge montre l'enregistrement mais pas le deuxième et le fait même qu'on lui ait laissé un téléphone et que les otages ne contactent pas les autorités eux-mêmes ? 


NE PAS LIRE si vous voulez VOIR le film : La cellule d'aide aux otages n'arrive pas à le localiser ni trouver son n° (le fournisseur égyptien) par contre le DRH de sa boîte n'a aucun souci pour le rappeler (??) et lui annoncer de grosses inepties - cette scène-là m'a définitivement fait lâché l'histoire. Pour avoir lu pas mal de bouquins écrits par des ex-otage, aucun n'a été lâché par son entreprise (bien au contraire) et les américains ne prendraient sûrement pas le risque de licencier un type le matin même - j'imagine que son épouse se ferait un plaisir de les dénoncer à la presse. C'est assez ridicule. 

Disons que les tentatives du réalisateur pour maintenir le suspens et nous faire sursauter n'ont pas du tout fonctionné sur moi. Je n'ai tout simplement pas été du tout réceptive à l'histoire, et ça me désole car je déteste aller au cinéma et revenir déçue.

Je crois que j'ai vu tout simplement trop de films ou de séries américaines.

Dernier point, Cachou y a vu un pamphlet contre les gouvernements et le traitement des otages ("le gouvernement américain ne négocie pas avec les terroristes") - moi je n'ai pas du tout trouvé le film particulièrement engagé politiquement, d'ailleurs le gouvernement le cherche et ne le laisse pas tomber.  Il agit comme tous les gouvernements occidentaux.

Pour moi il s'agit simplement d'un film d'action mais qui ne m'a pas fait réfléchir au statut des otages ou à la position politique de chaque pays.

Enfin, petit truc drôle quand on tape le mot "buried" (enterré) sur Google images, voici l'une des premières réponses ;)

Sur ce, bonne journée au chaud et sous la pluie !