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06 septembre 2017

Folie des Plantes

Samedi et dimanche prochain aura lieu la 30ème édition de la Folie des Plantes, édition Étoile et toiles. 

Principale manifestation florale du grand ouest, La Folie des Plantes, expo, vente et animations, réunit en un même lieu 200 exposants, producteurs de plantes, associations horticoles, jardins familiaux. Elle attire chaque année, le temps du weekend, 40 000 visiteurs, dans le cadre prestigieux du parc du Château du Grand Blottereau, folie nantaise du 18ème siècle. 

J'y assiste tous les ans avec ma famille, mon beau-père étant un passionné de cactées. Mais cette année, je compte y rester plus longtemps et dénicher de jolies plantes pour moi également ! Et tout est prévu : un garde plantes si vous êtes déjà trop chargé et de quoi vous rafraichir ;-)

Les ateliers potager, les animations coréennes, les artistes paysagistes comme Claude Ponti... tout ce petit monde a répondu présent ainsi que les élèves du lycée horticole du Grand Blottereau.

J'adore cet évènement, les amoureux des plantes (vertes ou à fleurs) sont les bienvenus (et les toutous aussi) ! Toutes les infos pratiques (ainsi que le dépliant en PDF avec tous les exposants, heures et dates des conférences et ateliers) sont disponibles ici.


26 septembre 2016

Victoria


C'est un peu par hasard que je me suis retrouvée dans une salle de cinéma pour voir ce film. Je n'avais vu que quelques micro-secondes de la bande-annonce et je n'avais pas vu l'affiche (ce qui aurait expliqué ceci, cf. mon billet). J'avais quand même lu quelques critiques qui criaient à la publicité mensongère s'agissant de la bande-annonce :  CE FILM N'EST PAS UNE COMÉDIE.

Et ils ont raison ! Ce film traite de la dépression, du burn-out et n'offre au personnage principal, Victoria (Virginie Efira) que quelques moments de répit. Pendant près de deux heures, elle se traine maladroitement, passant de son lit au canapé - la femme quadra dynamique en prend pour son grade !

L'histoire ?  Victoria Spick est avocate pénaliste - séparée de son ex, David, un pseudo écrivain en mal d'inspiration, elle élève seule (et sans pension alimentaire) ses deux petites filles et croule sous le travail. Elle noie son chagrin dans l'alcool et les antidépresseurs, et les somnifères qu'elle avale comme des M&Ms. Invitée au mariage d'amis de longue date, elle retrouve son ami Vincent (Melvil Poupaud) qui lui confie vouloir quitter sa compagne, une psychopathe en puissance, avec laquelle il se produit sur scène en l'honneur des mariés, la scène cocasse, les montrent tout près de commettre l'acte sexuel en direct. 

A ce même mariage, Victoria croise Sam (Vincent Lacoste), un jeune ex-dealer qu'elle a sorti d'affaire. Ce dernier lui confie le souhait de vouloir devenir avocat et de reprendre ses études. Mais à la rue, et ne dealant plus, il ne sait plus quoi faire. Tout s'emballe le lendemain lorsque Vincent fait appel à l'aide : sa compagne l'accuse de tentative de meurtre, il l'aurait poignardé lorsqu'elle aurait refusé ses avances. Le mariage tourne au drame. Seul témoin de la scène : le chien de la victime, un Dalmatien.

Victoria accepte à contrecœur de défendre son ami (et elle va le payer cher), n'étant pas supposée entrer au contact des autres parties (tous des amis). Lâchée par la énième baby-sitter, elle engage Sam comme jeune homme au pair. Petit à petit, les désillusions s'enchainent et Victoria perd pied. 

Voilà le type que je croyais être le fameux au pair ! Tant pis, il me plaisait nettement plus !

Que dire du film ? En premier lieu, je n'ai vu qu'un très court extrait de la bande-annonce, aussi ai-je cru que le type qui la bassine au mariage devenait le fameux garçon au pair - eh bien non ! Je n'avais vu le nom de Vincent Lacoste - "à la bouche molle", description un peu mal appropriée par une amie mais qui désigne parfaitement un défaut de ma part : je n'aime pas sa bouche, ni son style. Trop mou pour moi. Il est à la limite de l'invisibilité - ce qui est parfait pour ce rôle puisque son personnage le reprochera à Victoria plus tard. Elle ne le voit pas mais le souci c'est que moi non plus. J'ignore pourquoi, mais je ne lui trouve aucun charisme. Ce n'est pas tant le physique, mais la présence. Ou du moins l'absence de présence.  Comme pour l'actrice à la mode dont j'ai parlé dans mon billet sur Jason Bourne, Alicia Vikander, jolie comme un cœur, mais qui m'ennuie à mourir. Idem ici.

Je me suis raccrochée aux autres personnages : Melvil Poupaud joue parfaitement le rôle du type égocentrique, sado-maso et bobo qui se remet en couple avec celle qui veut l'envoyer en prison... Et Virginie Efira ? C'est une actrice que j'aime, même si j'avoue avoir eu du mal à la voir dans un sale état tout le long du film. Quand elle remonte un peu la pente glissante, c'est pour mieux retomber. 

Mon autre souci vient d'une certaine vision caricaturiste des gens en général : souvent des salauds, femmes et hommes dans le même sac ou alors totalement désabusés. Personne ne semble pouvoir être heureux. Ce défilé permanent de gens cassés, fatigués, aigres ou méchants finit par user. Les séances chez le psy sont à la limite du rasoir (le psy n'est même pas drôle). 


Virginie Efira sauve le film, qui n'est pas une comédie, mais pas non plus un drame. Elle le porte du tout du long et prouve qu'elle sait tout jouer. Même si j'avoue aujourd'hui que la voir enjouée même une seconde fait du bien !  J'admets que je suis souvent gênée par les détails : ainsi le foutoir dans son appartement (il est immense et pas un centimètre où ne trainent des fringues sales, de la vaisselle sale, les jouets des enfants) - si c'est fait pour illustrer la détresse psychologique de l'héroïne, c'est réussi. Mais les au pair font parfois du ménage ? Bref, too much pour moi. 

Et le pire ? La pseudo-histoire d'amour, je ne crois pas une seconde à leur histoire - elle se réveille, comme la princesse de la Belle au Bois Dormant, sauf que là, la Princesse a encore la gueule de bois et réalise qu'elle aime l'homme invisible. Bof, bof bof. Seul le chien provoque une scène de rire dans la salle. 

Nota Bene : ils montrent le palais de justice de Nantes, œuvre de Jean Nouvel pour les curieux.

Mon avis : ♥♥


20 septembre 2016

Comancheria



Impossible de résister à l'appel de Comancheria - le polar de l'année ! A l'affiche Jeff Bridges, un des mes acteurs préférés à qui j'avais consacré un portrait et derrière la caméra, David McKenzie, le réalisateur du magnifique Les poings contre les murs (Starred Up), une claque cinématographique, et à la musique Nick Cave !

Je n'avais pas vu la bande-annonce aussi je me suis laissée emporter par les premières images : un patelin croulant sous le soleil au milieu de nulle part (ce nulle part étant dans les Midlands du Texas), un graffiti sur un mur qui dénonce le sort réservé aux vétérans qui rentrent et sont abandonnés par le gouvernement, et puis dans une voiture, deux hommes armés qui font le guet devant une minuscule banque - les visages burinés, vite cachés sous une cagoule. Les deux frangins, Toby (Chris Pine) et Tanner (Ben Foster) sont là pour faire un braquage. Un, puis deux, puis trois .. Leurs butins sont plutôt maigres (plusieurs milliers de dollars) qui n'inquiètent nullement le FBI qui préfère laisser l'enquête aux mains des Texas Rangers.

A leurs trousses, un ranger à 200% Texan et qui vient de recevoir un ordre : celui de partir à la retraite. Marcus (Jeff Bridges) n'a que son boulot et redoute la retraite comme la peste. Affublé d'un adjoint, Alberto Parker (Gil Birmighan) moité Comanche/Mexicain , à qui il ne cesse de débiter des blagues racistes à tout va, les deux hommes tentent de comprendre ce qui motive ces braqueurs de petite fortune. Texas nous voilà !


Derrière cette course-poursuite passionnante, le réalisateur offre ici au spectateur une critique d'un pays baigné dans la crise économique : les traveling qui filment les frangins à bord de leur véhicule, roulant dans un paysage de désolation, où les maisons à vendre, succèdent à des usines ou entreprises fermées, aux panneaux de publicité des banques et des agences immobilières, illustrent parfaitement le propos. Ici, la population a été sacrifiée - la crise économique a tout balayé. Les deux frangins en sont l'exemple même. Et braquer des banques est un moyen de défense et un outil de survie comme un autre. Les banques, cet ennemi invisible qui n'a de cesse de mettre à mal ces populations fragilisées, en augmentant les taux d'intérêt et en saisissant les maisons et les ranchs les uns après les autres avec la même voracité.

Toby (Chris Pine) est un de ces innombrables laissés pour compte, ancien foreur, il a eu vite fait de cumuler les dettes. Père de deux garçons, sa femme l'a quitté et il s'est installé dans le ranch paternel pour veiller sur sa mère, mourante. Ce ranch familial, fierté de la famille - est en réalité à la veille d'être saisi par la banque locale Texas Midlands. Les traites sont trop importantes et sans travail, Toby ne peut les honorer, comme il ne peut verser la pension alimentaire à son ex-femme. Sa mère enterrée, Toby retrouve son frère ainé, Tanner (Ben Foster) tout juste sorti de prison. Les frangins se ressemblent peu, le dernier est sanguin. Il n'est pas le bienvenu, sa mère ne lui a rien légué - d'ailleurs Toby s'empresse de vouloir faire donation du ranch à ses fils, depuis qu'il sait qu'on y a trouvé du pétrole. Mais l'échéance approche bientôt, et s'il n'honore pas ses dettes, la banque le saisira et fera fortune avec.


Tanner accepte d'aider son petit frère en ayant une idée de génie : détrousser les succursales de la banque qui veut saisir le ranch familial et a maintenu la famille dans une extrême pauvreté pendant des décennies, et ce afin de rembourser leurs dettes avec leur propre argent. 

Ici c'est l'enfer, la pauvreté c'est comme une maladie, nous dit Toby. Et on le croit. Un enfer où le diable ressemble à une agence bancaire. Et si on peut condamner leurs braquages, qui, on se doute, finiront mal, on ne peut leur reprocher de vouloir enfin gagner une partie contre leur pire ennemi. Mais à quel prix ?

Derrière ce polar, qui, ici magnifiquement réalisé se rapproche du western se cache Taylor Sheridan, scénariste acteur qui a déjà écrit Sons of Anarchy et pour le cinéma Sicario. Un nom à retenir. Et le résultat est là : ce que j'aime, c'est que le temps n'a pas le même rythme au Texas - tout y est plus lent. Est-ce du à ce soleil qui agit comme une chape de plomb ? Les policiers peuvent ainsi passer une journée à attendre, confortablement installés à la terrasse d'un petit restaurant. Assez amusant le contraste entre les braqueurs, en pleine équipée sauvage et ces deux flics vraiment pépères.  Et malgré ce rythme lent, le film nous surprend toujours : on a beau imaginé l'issue, rien ne se passe tout à fait comme prévu.

Un exemple ? Le Texas est l'un des rares états où le port d'arme est non seulement autorisé mais encouragé ! Tous les habitants se baladent armés - les braqueurs s'en souviendront ! Une scène d'anthologie pour une fin grandiose.

Que dire du casting ? Parfait ! Bon, forcément, il y a Jeff Bridges, dont le duo avec Gil Birmingham donne lieu à une série de blagues plus que douteuses mais qui cache l'affection que se portent les deux hommes - j'ai adoré leur duo improbable. Dans un pays où tout semble foutre le camp, les deux Rangers tentent de faire régner la loi tout en sachant qu'au fond, les braqueurs n'ont pas tout à fait tort. Et lorsqu'Alberto aborde le point de vue des Comanches, il résume à lui seul cette situation. 

Enfin, je me dois de dire un mot sur Chris Pine - acteur dont la tronche, j'avoue, ne m'a jamais vraiment intéressée. Un beau gosse dont la filmographie ne me parlait absolument pas avant que je le découvre dans ce rôle, aux antipodes d'Hollywood - le visage buriné, la moustache, la fatigue, la peau sèche et il est génial ! Ben Foster aussi, quoiqu'on a l'impression que jouer les mauvais gosses est une habitude chez lui. 

Enfin, impossible de ne pas mentionner le dernier personnage, aussi puissant que les paysages (le film, censé montrer les mornes plaines de l'ouest du Texas a été en fait tourné au Nouveau-Mexique) : la musique. La première chanson du film vous met tout de suite dans l'ambiance, il s'agit de Townes Van Zandt avec son "Dollar Bill Blues".  Et le plaisir ne fait que continuer, car derrière les manettes : Nick Cave et Warren Ellis, sans oublier les rois de la country texane : Waylon Jennings (si vous avez comme moi vécu au Tennessee, c'est un incontournable), Ray Willie Hubbard et Billy Joe Shaver, tous deux Texans également. Disponible sur iTunes ou Amazon (ps : déjà acheté et écouté).

J'adore particulièrement "Texas Midlands" de Nick Cave et Warren Ellis et "Sleeping on the blacktop" de Colter Wall


Et on ressort de cette séance dans le même état que nos protagonistes : frappé par deux heures non stop au soleil brûlant du Texas, du sable dans nos bottes et la voix caverneuse de ces countrymen dans notre caboche !

Mon avis : ♥♥♥♥♥♥


03 septembre 2015

Intérieur nuit de Marissa Pessl

Marisha Pessl ne m'avait pas laissé insensible avec son premier roman, La physique des catastrophes , à l'époque déjà 829 pages (en poche). J'ai donc acheté son dernier roman Intérieur nuit dont la quatrième de couverture m'intriguait et .. j'ai bien fait ! Ce livre m'a passionné de bout en bout et je n'ai pas réussi à le reposer, excepté pour aller passer une journée à la mer (voir une amie, donc le livre a du rester sagement à la maison).

L'histoire ? Scott McGrath, journaliste d'investigation, apprend par la presse la mort de la jeune Ashley Cordova dans un entrepôt Intérieur nuitde Chinatown. La jeune femme de 24 ans a sauté dans le vide. Mais le journaliste ne croit pas à la version du suicide et décide de mener sa propre enquête. Encouragé par son ancien boss, il doit alors replonger dans son propre passé, lorsque cinq ans auparavant, il avait tenté de démasquer le père de la jeune femme, le très mystérieux et légendaire, réalisateur de films d'horreur - Stanislas Cordova. McGrath avait été contacté par une mystérieuse source lui indiquant que l'énigmatique Cordova, retranché dans son somptueuse propriété des Adirondacks, au nord de l'Etat, se livrait à de drôles de jeux sur les enfants. Malheureusement la source avait disparu et la carrière de McGrath jetée en pâture, avec son mariage.

McGrath part donc une nouvelle fois en quête d'informations sur ce réalisateur qui n'est pas apparu en public depuis trente ans et dont les films, la plupart tournés dans sa propriété, The Peak - sont cultes aujourd'hui. McGrath va croiser alors la route de deux jeunes gens, Hopper, un petit revendeur de drogue au physique de James Dean qui a reçu de la part d'Ashley une mystérieuse peluche et Nora, une jeune réceptionniste qui a volé le manteau d'Ashley oublié le jour-même de sa mort.

Que dire de plus ? Sinon que Pessl réussit ici un vrai tour de magie : nous embarquer avec McGrath, Nora et le nonchalant Hopper dans une enquête vertigineuse mêlant thriller et ensorcellement. Dans son récit, Pessl inclut toutes sortes de documents, photographies ou coupures de journaux autour de la personnalité fantomatique et malsaine de Cordova. Lui qui aura élevé sa fille dans ses décors de films d'horreur où la magie noire côtoie des pique-niques au bord d'un étang où dansent des flamands roses, laisser courir les plus folles rumeurs à son sujet dont la pratique du satanisme et qui à la mort de sa fille, reste introuvable.
Hopper tira sur sa cigarette, chassa ses cheveux de devant ses yeux, leva la tête vers le ciel et observa les oiseaux sur le câble téléphonique. D'autres avaient surgi de nulle part. Ils étaient maintenant au nombre de sept - sept minuscules notes noires sur une partition vierge, dont les portées et les mesures pendaient entre les les poteaux tout le long de la route. (p.149)
En suivant McGrath, un homme très terre à terre (comme moi), vous voilà plongé soudainement dans ce monde invisible, comme Tor, l'Internet de l'ombre ou toutes ces croyances occultes, ces mauvais sorts qui viennent vous faire douter du réel. Et puis cette mystérieuse propriété du Peak qui fascine autant qu'elle répugne. Pessl explore en nous notre part d'humanité, à savoir notre part d'ombre et de peur. Que croyons-nous ? Qu'avons-nous besoin de croire ? De quoi sont fait nos peurs ? Oserons-nous ?
"Voilà, avait dit Beckman. Le seuil mystérieux qui sépare le réel de la fiction.. Car chacun de nous possède sa propre boîte, une chambre noire où se loge ce qui nous a transpercé le coeur. Elle contient ce pour quoi l'on agit, ce que l'on désire, ce pour quoi l'on blesse tout ce qui nous entoure. Et si cette boîte venait à être ouverte, rien ne serait libéré pour autant. Car l'impénétrable prison à la serrure impossible, c'est notre propre tête". (p572)
Un énorme coup de coeur pour ce roman fleuve où la fin n'est pas celle que l'on croit et où la romancière continue de jouer avec nous comme Cordova avec les spectateurs. A la fin de chaque film, il laissait en suspens le sort de ses personnages. Toutes les pièces du puzzle finissent par s'emballer, alors lisez avec soins tous les documents annexes fournis dans le récit ! Pessl m'a prise au dépourvue et j'ai adoré !

Mon premier achat de la rentrée qui confirme qu'on a ici à faire à une romancière pleine de talent et d'inventivité. Si on peut lui reprocher parfois certaines erreurs de "jeunesse" comme de faire de Hopper un être presque trop beau pour être vrai, j'ai adoré sa manière de faire se rencontrer trois êtres totalement différents et les laisser arpenter la ville tentaculaire de New York à la recherche d'une vérité où plane l'ombre sombre d'Ashley, la huella del mal.

♥♥♥♥♥

Intérieur nuit, Marisha Pessl, Night film, Gallimard, trad. Clément Baude, 716 pages 

13 octobre 2014

Sequoia .. mon amour ! (Voyage en Californie - part 1)

De retour de Californie, j'ai très envie de vous faire partager mes coups de cœur. Pas forcément, les endroits touristiques les plus connus mais ceux où j'ai eu le souffle coupé par la beauté de l'endroit, ceux qui m'ont apaisés. Ce fut le cas pour le Parc National des Sequoia.

Je vous évite les longs discours et je vous embarque pour une balade dans ce parc magnifique, souvent oublié, au frais (23 degrés au lieu des 42 degrés le même jour à Bakersfield) découvrir ces arbres gigantesques, majestueux et cette forêt qui regorge d'animaux sauvages, un havre de paix où j'ai déjà très envie de retourner, pour y camper ce coup-ci !


J'ai toujours adoré les arbres, les forêts, je m'y sens particulièrement bien, comme protégée. Les Sequoia sont identifiables très facilement avec leur écorce presque rouge. 
Ces arbres immenses sont immortels. Oui, je ne mens pas. Ils meurent parce que leur talon d'Achille sont leurs racines. Ces dernières sont très fragiles et contrairement à d'autres arbres, ils sont vides à l'intérieur. Une tempête, un glissement de terrain, et l'arbre tombe. Leur écorce est unique, elle repousse les insectes et les protège des incendies (il suffit de voir ceux toujours là, malgré leur écorce noircie). 

Vous comprenez mieux le plaisir de découvrir ce parc, au milieu de cette forêt où règne une atmosphère presque magique. Un parc où les animaux sont protégés, une journée plein d'émotion avec des rencontres magiques à la clé. La preuve en images. 






Si vous êtes courageux et que vous n'avez pas le vertige, ne loupez pas le sentier vers le Moro Rock avec à la clé une vue sublime sur la Sierra Nevada (à plus de 2300 m) :

 




Un conseil : ouvrez l’œil ! De belles surprises vous attendent .. Ici un jeune mâle et sa mère ..




 Et puis tout au long du chemin, traverseront à une vitesse éclair devant vous, des dizaines de petits chipmunk !








L'attraction du parc, c'est le Général Sherman. Ce sequoia millénaire ne grandit plus, mais la nature est magique, si sa cime est définitivement mutilée, il continue de se développer, ainsi son écorce épaissit de plusieurs centimètres chaque année. On le voit de suite sur cette photo, cette épaisseur, cette couleur. Aussi le Général n'est pas le plus grand, mais le plus large.

Après les ours bruns (dont un ourson d'environ 6 mois qui a traversé devant notre voiture, un conseil : roulez très lentement!), nous avons croisé Bambi et sa mère - seules à admirer ce spectacle, on est restées longtemps à les regarder. En repartant, sept ou huit autres daims traverseront devant nous. 




Si comme moi, vous aimez la nature, n'hésitez pas à aller en Californie du Nord (le parc est à la frontière du Nevada), moi la prochaine fois, j'y campe ! 

PS : mes photos ne sont pas retouchées, exceptée celle du chipmunk : la couleur naturelle des Sequoia est vraiment exceptionnelle. J'ai juste réduit leurs tailles pour ce billet.