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11 août 2012

The Amazing Spider-Man

J'ai vu la dernière adaptation des aventures du héros araignée il y a plus d'un mois à présent, lors de mes premiers jours à Bangkok. Aussi, ma mémoire peut me jouer des tours, mais le recul peut aussi avoir ses côtés bénéfiques.

Petite, j'adorais regarder le dessin animé racontant les aventures de Peter Parker qui se transformait la nuit en Spider-Man. Il était d'ailleurs à cette époque adulte et c'est lorsque le cinéma a décidé de se lancer dans les adaptations des héros de Marvel que la genèse de sa naissance est devenue un enjeu pour les différents réalisateurs. Apparemment, ils ont du mal à raconter autre chose sur ce héros, ce que je trouve quelque peu dommage. A noter que dans les comics, Peter Parker est depuis mort (snif snif) et a trouvé un remplaçant (dont j'imagine qu'Hollywood va s'amuser à raconter également la genèse !).

Cette fois-ci, on retrouve les traits sous le héros d'Andrew Garfield, plus grand, plus mince que Tobey Maguire, héros de la première trilogie cinématographique. Le jeune acteur a décidé d'enfiler collants et masque et d'oublier son âge réel pour retourner au lycée.

Comme son prédécesseur (Sam Raimi), le réalisateur a souhaité raconter comment le jeune Peter, plutôt introverti, s'est transformé en Spider-Man. A la jolie rouquine de la trilogie précédente, Marc Webb a décidé d'introduire une belle histoire d'amour avec une jolie blonde, Emma Stone (la rouquine de La Couleur des Sentiments). Le couple fonctionne très bien à l'écran, il faut dire qu'il a aussi très bien fonctionné de l'autre côté, ceci expliquant cela.

Le synopsis ? Le jeune Peter vit avec son oncle et sa tante, lorsqu'il est piqué par une araignée lors de la visite d'un laboratoire spécialisé en trans génie (mélange de gênes humains et gênes d'animaux). Le jeune homme prend alors conscience de sa mutation (et ses nouveaux pouvoirs). Parallèlement, il trouve une boîte ayant appartenu autrefois à son père, un scientifique renommé et va tenter de comprendre les raisons de sa disparition en allant à la rencontre de l'ancien collaborateur de son père, lui-même chef du laboratoire transgénique en question.

Andrew Garfield et Emma Stone
Je résume, car je ne vais pas me lancer dans une étude poussée, il s'agit ici d'un film de divertissement pur et dur qui a atteint son objectif : plaire à un large public (familles, enfants) même si le prix à payer est : 
- un scénario plutôt faible et prévisible
- un monstre (un lézard) qui ne fait absolument pas peur (j'ai rigolé plusieurs fois).

Les acteurs remplissent parfaitement leurs rôles (une pensée par l'oncle et la tante interprétés par deux acteurs chevronnés : Martin Sheen et Sally Field) et j'avoue que j'ai largement préféré la prestation d'Andrew à celle de Tobey. Physiquement, sa silhouette élancée correspond mieux au héros, selon moi (donc avis tout à fait subjectif). L'histoire se passe de nos jours, aussi cette version est adaptée aux dernières avancées technologiques, ce qui fait que l'on est peu surpris de ce type d'expériences scientifiques (j'ai récemment vu un reportage au journal en ce sens), même si je le redis, j'ai eu du mal par contre à croire en la transformation du scientifique (Rhys Ifans, quel chemin parcouru depuis Coup de foudre à Notting Hill) en un gros lézard ! Le résultat me semble un peu grotesque et me rappelle ces figurines en plastique avec lesquels je jouais enfant.

Si on veut vraiment se faire peur avec une métamorphose, alors je vous conseille La Mouche avec Jeff Goldblum de David Cronenberg, film très ancien (1986) mais qui vous filera un peu plus de frissons (par contre j'ignore s'il a bien vieilli). 

Au final, assise au milieu de tous ces jeunes thaïlandais, j'ai passé un bon moment - un bon film de vacances et comme d'habitude, je savoure toutes les scènes où il virevolte de bâtiment en bâtiment avec grâce, légèreté et désinvolture, mon rêve de gamine ! 

11 décembre 2011

The Red Riding Trilogy

"1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 all good children go to heaven"

This is the story of a child of Yorkshire.  Adapté d'un livre de David Peace The red riding quartet l'histoire se déroule en trois périodes (trois films) de 1974 à 1983 dans le nord de l’Angleterre, le Yorkshire, pendant les années Tchatcher, années synonymes de crise économique, de grèves et de guerre avec l'IRA.  Dans cette atmosphère déchantée, la police locale fait régner la terreur, de mèche avec l'homme d'affaires local, John Dawson, et des enfants disparaissent.

"In the year of  our Lord", le premier épisode situé en 1974, nous suivons le jeune reporter Eddie Dunford (Andrew Garfield) mener sa première enquête sérieuse. Suite à la disparition inquiétante d'une petite fille à la sortie de l'école (habillée d'une cape rouge (The Red Riding), le journaliste fait le lien avec deux autres disparitions d'enfants, en 1969 et 1972. Le corps de la fillette est retrouvé dans un terrain vague, appartenant au businessman local, qui aidé de la police, vient de brûler un campement illégal de gitans, pour y construire une immense galerie marchande. Eddie ignore dans quel "merdier" il vient de poser le pied. Un de ses collègues ne cesse de lui rappeler la corruption qui sévit autour d'eux et accuse ce John Dawson (Sean Bean) d'être l'instigateur. Pire encore, Eddie tombe amoureux de la mère de la victime (Rebecca Hall), sans savoir qu'elle-même est sous la coupe de ce businessman corrompu. Eddie met en lumière peu à peu la corruption et devient vite une pièce gênant dans cet échiquier. Le meurtre de son collègue puis son passage au tabac par des policiers ne font que confirmer ses craintes, et lorsque sa petite amie disparait, Eddie part en croisade. Mais Fitztown, ville fantôme où les habitants ressemblent à des zombies ne peut laisser éclater la vérité .


Ce premier opus est sans doute mon préféré, d'abord parce que l'histoire est sombre et prenante, et que le réalisateur a fait le choix intelligent de filmer avec une caméra 16 mm et en format 16/9ème ainsi les couleurs, le grain font que le spectateur finit par croire qu'il est bien en 1974. Tous les acteurs sont formidables, ainsi j'ai vraiment apprécié Andrew Garfield, que je n'avais pas beaucoup aimé dans "Never let me go". Sean Bean (que j'aime beaucoup) est impressionnant en magnat pourri jusqu'à l'os. La musique, qui reste la même dans les deux autres épisodes, est un allié fidèle de la caméra.  La scène finale est magistrale, plusieurs personnages clés meurent. La vérité, comme les petites filles "is still underneath the carpets" ("reste cachée sous les tapis", comme le répète l'épouse malade de John Dawson).

Les années passent et nous revoici dans le Yorkshire en 1980, dévasté par la grève des mineurs contre la Dame de Fer, un nouveau super intendant Peter Hunter (Paddy Considine) est nommé pour prendre la relève dans l'enquête sur le tueur en série "l'éventreur du Yorshire" qui sévit depuis 1976 et a déjà tué treize femmes.  La police locale, qui n'a pas beaucoup changé depuis 1974 a été incapable de trouver la moindre piste, aussi on leur envoie trois policiers de Manchester pour prendre la relève. Hunter est persuadé que l'une des victimes (qui apparaît dans le premier film) n'a pas été assassinée par le tueur en série et que son meurtre a été maquillé. Malheureusement, Hunter ignore à quel point la police locale, supposée l'aider est pourrie. Envoyé dans le nord avec son ancienne maitresse, Hunter a du mal à se concentrer sur l'enquête. Le film est moins explosif que le premier, mais tout aussi terrifiant. Installé dans un bâtiment froid et sombre, le spectateur est hanté par les visages des 13 victimes et le détail des atrocités qu'elles ont subies, il suit peu à peu Hunter démêler la pelote de laine, déterminé puis obsédé par ce meurtre inexpliqué. L'arrestation du tueur en série confirme ses doutes, la tension est palpable à chaque instant et la fin est brutale. La vérité n'a toujours pas droit de cité dans cette ville minière.

Cet épisode a été tourné en 35 mm et dans un format typique de l'époque, le dernier volet a utilisé une caméra Red One.


Le chef de la police célèbre le mariage de sa fille, il s'isole des convives avec ses collègues et tous entonnent "This is the North, where we do want we want !" (Nous sommes le Nord, nous faisons ce qu'il nous plaît !). Ainsi commence le dernier épisode. Nous sommes en 1983, cette phrase déjà entendue dans les premiers films prend ici tout son sens. Ce dernier opus mérite de la part du spectateur une attention toute particulière, car ici le réalisateur nous entraine dix ans en arrière, ces scènes de flashback font ainsi revivre les morts et révèlent au spectateur peu à peu la vérité. Mais le style du film ne change pas, ni le personnage principal, l'inspecteur super intendant Maurice Jobson (David Morrissey) qui navigue entre les deux mondes, était déjà présent comme enquêteur en 1974. Il revient dans cette ville dix ans plus tard, haut gradé pour enquêter sur la disparition de la petite Hazel Atkins, disparue elle aussi à la sortie de la même école. Le spectre du tueur de 1974 a refait surface, malgré l'arrestation de l'idiot du village en 1974. La lumière, le montage, font qu'il m'a été parfois difficile de distinguer 1974 et 1983, j'ai ainsi navigué dans une sorte de flou et d'abstraction, à la fois étrangement désagréables et envoutants. Mais fort heureusement, le réalisateur nous offre une deuxième paire d'yeux, celle d'un jeune avocat, John Piggott (Mark Addy) qui va aider à assembler les pièces du puzzle. Le policier vient ici faire son mea culpa afin de faire condamner les vrais coupables. La fin est cathartique. Le spectateur découvre alors qui est la voix qui les a accompagnées tout au long de ces trois films, cette voix qui vous chante tout doucement cette triste contine "1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 all good children go to heaven" Une sorte d'aura enveloppe les dernières minutes, et le soleil qui vient caresser le visage de ce jeune homme est salvateur, même pour le spectateur.

Maurice Jobson et Eddie Dunford (David Morrissey et Andrew Garfield)
Les trois réalisateurs (Julian Jarrold, James Marsh et Anand Tucker) ont organisé ensemble le casting de la Red Riding Trilogy  et leurs choix ont été excellents, tous les acteurs sont impeccables.

Étrange trilogie qui vous entraine dans cette Angleterre dévastée par la crise, il m'est difficile de rentrer dans les détails, tout est lié, tous les personnages sont importants, même ceux qu'on regarde à peine dans le premier épisode. J'ai vraiment aimé chaque épisode, j'imagine qu'une adaptation cinématographique par Hollywood aurait réduit ces trois films en un seul, mais honnêtement je crois que chaque volet avait sa place et pour comprendre qui a fait quoi à quel instant, 2 heures 30 de film n'auraient pas suffi ou alors ils auraient effacé tout un pan de l'histoire. J'espère qu'Arte ou France Télévisions vont se procurer cette trilogie. 

Ici la bande-annonce du premier épisode, vous pourrez voir sur Youtube celles des deux autres opus.


08 mars 2011

Never let me go (livre et film)

Qui n'a pas entendu parler du livre ? Puis du film ? J'ai découvert le livre assez tard, bizarrement car j'ai déjà lu du Kazuo Ishiguro. Les premières critiques étaient dithyrambiques, puis en grattant un peu, j'ai également découvert des commentaires moins flatteurs. Mais la sortie du film annoncé, avec Carey Mulligan et Keira Knightley m'ont poussé à acheter le livre, pour le lire avant la sortie cinématographique.

J'ai acheté le livre en anglais, et je me suis lancée. Je connaissais le secret de Hailsham avant de lire le livre, un tort sans doute. Si les premiers chapitres m'ont plu comme la description de ce pensionnat très spécial, la relation élèves-professeurs, leurs collections d'art et le mystère de la galerie, bref j'étais assez emballée. Puis, plus rapidement que je ne l'avais prévu, l'enseignante révèle la destinée de ces enfants à part. Et encore plus rapidement, on plonge dans un autre livre. L'histoire est racontée par une des anciennes élèves d'Hailsham - Kath, qui a 31 ans et se souvient de toute son enfance, adolescence et le départ d'Hailsham, pour les Cottages - un autre lieu où les jeunes adultes attendent d'être "appelés pour remplir leurs missions". C'est venu assez insidieusement, mais je me suis peu à peu éloignée d'elle, et la distance n'a cessé de grandir.

Kath avait comme meilleure amie Ruth, et aimait secrètement le jeune Tommy, le souffre-douleur des autres élèves. Mais c'est Ruth qui finit par sortir avec Tommy. Les trois amis sont envoyés ensemble aux Cottages. Kath se rappelle (très bien, trop bien ?) de sa rencontre avec Tommy, de leurs conversations (ils avaient 11 ans), de celles avec Ruth. Qu'importe me direz-vous, mais la narratrice possède un don particulier : elle est capable d'interpréter chaque geste et attitude de ses amis, même enfant, elle sait ce qui fait agir et réagir ses compagnons. Le regard qu'elle pose sur eux a fini par m'irriter. Un regard qui se veut à la fois nostalgique et compatissant, mais qui pour moi ressemblait à de la condescendance. Ruth est une mythomane, non c'est juste une enfant qui préfère s'inventer un monde où elle a enfin le contrôle de sa vie, une vie belle mais Kath en est incapable. Même enfant, elle vit profondément dans la réalité, elle préfère ne pas penser à leur avenir prédestiné, mais n'arrive pas non plus à rêver à une autre vie.

Peu à peu, je me suis reconnue de plus en plus dans le personnage de Ruth et moins dans celui de Kath. La gentille Kath, la parfaite Kath, qui aide les plus démunis, protège Tommy, aime Tommy mais laisse sa meilleure le lui voler. Kath, la narratrice est la victime des sordides manipulations de sa meilleure amie. Je parlerai du film ensuite, car il diffère sur certains aspects, mais dans le livre, elle  analyse chaque souvenir avec le regard d'un psychiatre. Kath vit dans le passé et préfère supporter depuis des années le couple Tommy-Ruth que de mener sa propre vie. A aucun moment, elle ne se rebelle, ne remet en cause son avenir (comme une "carer", accompagnatrice puis donneuse d'organes) ou ne cherche à profiter pleinement des quelques années qui lui sont accordées. 

Je n'ai pas lâché le livre en croyant que cette analyse freudienne finirait par s'arrêter, lorsque le film est sorti. Je suis donc allée le voir le film, sans avoir fini le livre.

J'aime beaucoup Keira Knightley et Carey Mulligan, les revoir ensemble (après "Orgueils & Préjugés") m'intéressait. J'avais découvert Andrew Garfield dans "The social network" et j'avais aimé son interprétation. Le film n'était pas diffusé dans mon cinéma habituel, j'ai donc payé le prix fort. Je suis heureuse de l'avoir vue en v.o cependant. Le réalisateur a fortement adapté le livre, la première partie (la plus importante) centrée sur leur enfance à Hailsham avec une Charlotte Rampling parfaite en tant que Directrice est agréable à suivre. Les personnages sont des enfants, le petit Tommy est adorable. Kath a déjà ce côté "assistante sociale" qui protège ce garçon et supporte les sautes d'humeur de Ruth, et la suit dans ses jeux d'enfant. Lorsqu'ils partent vivre dans les Cottages, le réalisateur change quelques éléments.  Mais je comprends : une adaptation cinématographique nécessite toujours ce genre de choses. Le film reste cependant plutôt tristounet, et quelque part sans surprise. Même si j'ignorais la fin de l'histoire, rien ne m'a surpris. Le décès de Ruth est réglé en deux secondes, la fin est presqu'hollywoodienne : les deux amoureux se retrouvent enfin, même si leurs espoirs sont vite éteints (on s'en doutait), et la fin : Kath se retrouve seule et accepte cet état de fait.

Le réalisateur a su montrer l'absence de rébellion chez la jeune femme. La scène lorsque Ruth lui reproche son incapacité à s'ouvrir aux autres, à enfin vivre les quelques années qui lui restent de façon productive est très importante. Comme lorsque le réalisateur la montre chez elle, quelques années après, devenue accompagnatrice qui vit seule - coupée des autres et semble très bien s'en accomoder. Elle accepte son sort, et si elle espère obtenir ce sursis promis aux amoureux, elle n'entre jamais en colère contre son sort, comme Tommy.
Kath, Ruth and Tommy
C'est sans doute la raison qui m'a empêché de m'identifier à elle, avec sa tendance à analyser chaque comportement chez les autres et son obsession à ne vivre que dans le passé (sans doute due à l'absence d'avenir, pourtant elle est l'une des dernières à devenir donneuse) - moi, qui aime tant la liberté, le dépassement de soi, j'ai été incapable de m'attacher à elle. J'ai déjà vu des films sur le thème des clones, ou de ceux créés pour servir les êtres humains, un de mes films préférés est d'ailleurs basé sur ce thème : Blade Runner (que je recommande fortement) où les clones, même conscients d'être condamnés se rebellent.  Ainsi, le fait qu'elle soit restée toujours dans la même attitude m'a perturbé.

Je n'ai pas fini le livre, je le finirais sans doute cet été. Le film est passé rapidement, je lui reproche un côté un peu trop mélodramatique, et je n'ai pas aimé l'interprétation d'Andrew Garfield ou son personnage, j'ignore pourquoi, un peu trop pleurnicheur, qui reste très enfant, incapable de quitter Ruth pour Kath, ou lorsqu'ils sont enfin séparés est incapable d'aller la retrouver.

Côté interprétation, Keira Knightley montre, après "Last night" à quel point elle a mûri,  elle expliquait qu'elle était heureuse d'obtenir le rôle de Ruth et non celui de Kath et elle a eu raison : elle peut parfaitement jouer les filles menteuses et orgueilleuses. C'est une très bonne actrice comme Carey Mulligan - aucune n'éclipse l'autre.

Les retrouvailles (Keira knightley, Carey Mulligan et Andrew Garfield)

Je suis déçue de ne pas, comme tant de lectrices, être tombée folle amoureuse du livre puis du film.  Je lis tant de billets, et certaines amies ont adoré le livre et aujourd'hui le film. Peut-être qu'avec le temps, mon regard changera. Je ne désespère pas !

Et vous ?

30 septembre 2010

Never let me go

Je l'avoue : je n'ai toujours pas lu le livre de Kazuo Ishiguro "Auprès de moi toujours", même si j'ai hâte de le faire (dans sa version originale :  "Never let me go"), car je suis curieuse. Les critiques des lecteurs sont en effet assez contradictoires, certains ont adoré l'appelant un chef d'œuvre d'anticipation, d'autres ont été très déçus (cf. critiques sur Amazon). 

Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l'idée qu'ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s'autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Avec Ruth et Tommy, elle prend peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n'a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d'adultes.

A travers le regard d'un des anciens pensionnaires, le lecteur va peu à peu être entrainé dans son passé où l'avenir ne semble pas avoir de place.

En faisant ma curieuse - il suffit de lire les critiques sur Amazon, j'ai rapidement découvert leur "secret" mais cela m'a juste donné encore plus envie de le lire. Cachou (cf. son blog littéraire ici) l'a même classé dans sa liste des Top 10, une raison supplémentaire de le lire rapidement. 

Comme ma liste de livres ne cesse de s'allonger, j'avoue que je l'avais oublié, il faut dire que la rentrée littéraire a ajouté une bonne vingtaine d'ouvrages à lire. Mais une amie a dit l'avoir lu en une soirée (440 pages, c'est faisable).

Si j'en parle aujourd'hui, c'est que je viens de voir la bande-annonce de l'adaptation cinématographique qui vient d'être présentée au Festival International du Film de Toronto. Carey Mulligan, Andrew Garfield (le nouvel acteur à la mode, choisi pour être le nouveau Superman) et Kiera Knightley interprètent les rôles principaux, sans oublier l'intrigante Charlotte Rampling.
 
J'ai aimé la bande-annonce, comme j'ai beaucoup aimé Carey Mulligan dans "Une éducation" et comme j'adore Kiera Knigthley (oui contrairement à beaucoup de personnes, j'assume, même sa moue) et elle me manque un peu en ce moment au cinéma. Aussi, ai-je hâte de voir le film,  après avoir lu le livre, bien évidemment.