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14 novembre 2016

Snowden

Il me tardait de voir ce film et c'est chose faite ! Je connaissais déjà Edward Snowden, son histoire - j'avais vu une interview réalisée par Jon Stewart et regardé une interview de John Oliver et de Joseph Gordon-Levitt avant d'aller voir le film.

Ceux qui ne connaissent pas Oliver Stone ignorent peut-être sa tendance à s'appuyer beaucoup sur les détails, les dates et ici il tenait à respecter à la lettre l'histoire de ce jeune homme américain devenu lanceur d'alerte et réfugié depuis trois ans à Moscou. Le réalisateur l'a rencontré à plusieurs reprises et j'avoue que le film vaut le détour pour la toute fin du film - une vraie surprise. 

Le film a donc un côté didactique qui pourrait rebuter certains - il montre en détail la carrière de huit années qui va mener ce jeune homme patriote et plutôt conservateur à dévoiler les pratiques d'espionnage illégales de la NSA et de la CIA. Mais où Stone réussit, c'est à jongler entre les époques : le film commence à Hong-Kong en juin 2013 - Edward attend des journalistes américains et britanniques dans une chambre d'hôtel. Il sait que la CIA est à ses trousses et que les journalistes veulent voir et comprendre ce qu'ils voient avant toute publication. Une course à la montre s'engage donc avant que le jeune homme ne doive fuir à nouveau. 

Parallèlement, on découvre Edward Snowden - il a quitté le lycée pour s'engager dans l'armée. Issu d'une famille conservatrice, le père et le grand-père travaillaient pour le gouvernement, Edward voit son rêve brisé lorsqu'il se blesse. Mais le jeune homme ne lâche pas l'affaire, autodidacte, il parle plusieurs langues et surtout est un génie de l'informatique. Il rêve de faire de l'espionnage et il réalise son rêve lorsqu'il rejoint la CIA.  C'est alors qu'il rencontre Lindsay Mills (Shailene Woodley), une jeune artiste aux idées libérales - elle manifeste contre la guerre en Irak - malgré leurs divergences politiques, les deux jeunes gens s'installent très vite ensemble et elle le suit lors de ses missions en Suisse, au Japon puis à Hawaï. 


Son mentor, Corbin O'Brian (Rhys Ifan) l'a envoyé à Genève. Déçu de ne pas être affecté sur des missions d'espionnage, Edward prends on mal en patience puis on finit par lui confier une mission : celle de recruter un banquier, soupçonné de faire affaire avec des Irakiens ou des Syriens. Au côté de Kovar, un agent de terrain (Timothy Olyphant) Edward réalise que la CIA est prête à tout, même à tuer pour obtenir ce qu'elle veut. Choqué, Snowden prend une décision ultime : il démissionne de la CIA.

Mais toujours soucieux de défendre son pays des attaques terroristes, et son talent indéniable, font qu'ils décrochent des contrats avec les grands groupes travaillant pour la CIA ou la NSA (National Security Agency) et le voilà affecté au Japon. On lui confie la mission de créer un logiciel de sauvegarde mais lorsqu'il retourne travaille pour la CIA à Hawaï, il découvre que son logiciel a été détourné pour devenir un logiciel d'espionnage illégal.  

Après les attentats du 11 septembre, le Patriot Act a donné une grande liberté aux agences gouvernementales pour lutter contre le terrorisme - des milliards de dollars sont débloqués sans que le Congrès ne soit informé des progrès ou des erreurs. Très vite, Snowden comprend que la CIA espionne tout le monde - vous et moi compris. Celle-ci a obtenu des réseaux sociaux (tel Facebook), de grandes entreprises comme Google (donc Gmail), l'accès à des milliards de comptes. La CIA n'a pas le droit d'intervenir sur le sol américain et pourtant elle espionne plus de citoyens américains que de citoyens de pays ennemis ! 

Melissa Leo, Joseph Gordon-Levitt, Tom Wilkinson et Zachary Quinto (journalistes)
Comme Snowden, nous, spectateurs - prenons peu à peu conscience de ce fait et de toutes les libertés individuelles qui sont bafouées - tous les jours et le plus choquant c'est que ce n'est même pas pour servir dans la lutte contre le terrorisme : la NSA et la CIA profitent de collecter toutes ces informations privées pour assoir leur domination économique.

Violant la Constitution, soutenue par de grandes entreprises (Bell par exemple), la NSA collecte ainsi des milliards de données via la cyber-surveillance (le plus choquant : lorsque votre ordinateur portable est ouvert - sans même être allumé, ils peuvent actionner la caméra vidéo et vous surveiller) et l'utilisent comme moyen de pression sur les citoyens.  

En sortant du cinéma, ma soeur et son amie étaient effrayées. Dorénavant, on a envie de coller un sparadrap sur la caméra ! Et lorsqu'on voit Snowden, et ses collègues (une majorité de jeunes geeks qui réalisent peu à peu ce qu'ils font) regarder la télévision rediffusant la convocation du directeur de la CIA par le Congrès Américain jurer que la CIA n'espionne pas les Américains, on a nous aussi envie de venir.

Puis Stone raconte comment Snowden a réussi à sortir ces données. Même en l'ayant déjà vu, j'ai à nouveau tressailli sur mon fauteuil ! Puis sa fuite à Hong-Kong..

Un film sous forme de thriller passionnant avec une mise en scène sobre et efficace, des acteurs géniaux (il y même Nicolas Cage et Scott Eastwood) et un rappel essentiel sur les dangers lorsqu'un gouvernement n'a plus la main sur ses services de renseignement et sur nos utilisations des réseaux sociaux. 


Joseph Gordon-Levitt parle, marche différemment pour être au plus proche de ce jeune homme effacé, timide et extrêmement intelligent. Un jeune homme qui a sacrifié sa vie personnelle. Poursuivi pour haute trahison, il ne peut plus retourner en Amérique. 

Un acte de courage incroyable. Une sacrée leçon pour nous.

Mon avis : ♥♥♥♥


07 septembre 2016

My addictions of the week


Au menu cette semaine : Prémonitions, Jimmy Fallon, George Clooney, Meutres à Sandhamm, Audrey Tautou, Snowden, Odyssée, Le nouveau stagiaire, Anne Hathaway, Colin Farrell,  Joseph Gordon-Levitt, Oliver Stone, The Intern ... Urgences !

03 janvier 2014

Don Jon

J'ignore pourquoi je suis allée voir ce film, je n'avais que très peu lu d'informations à son sujet, vu quelques images plutôt sordides sur un type accro au porno - mais en le voyant à l'affiche de mon cinéma (en v.o), Don Jon de et avec Joseph Gordon-Levitt, j'ai craqué. La bande-annonce, très spéciale (entièrement axée sur des visages d'actrices pornos) a renforcé mes doutes, mais le film les a rapidement chassés.

Don Jon est le surnom donné à Jon, un jeune type du New Jersey (Joseph G.L) qui ne jure que par la musculation, les sorties en boites de nuit (et les nanas qu'il ramène à chaque fois dans son lit), l'église, la famille et le porno. Car si Jon est un véritable tombeur, le sexe réel ne lui apporte rien comparé aux vidéos pornos qu'il regarde en boucle. Accro, il refuse d'en parler et absout ses pêchés (sexe hors mariage et vidéos pornos) tous les dimanches au confessionnal. Bref, Jon est un perfectionniste qui n'aime que sa petite personne. Il croit trouver la perfection en la personne de Barbara Sugarman (Scarlett Johansson), la bimbo ultime - elle est parfaite selon lui. Si parfaite qu'il la présente à sa famille - Jon Sr. (Tony Danza), sa mère et sa soeur (accro aux SMS). Mais Barbara, sous ses airs de cruche, est une femme autoritaire qui a de grands projets pour Don, très vite il doit suivre des cours du soir pour un jour porter un costume-cravate. Il doit surtout lui mentir au sujet de son addiction au porno - elle l'a surpris une fois et depuis il doit utiliser multiples ruses pour savourer son addiction.




C'est ainsi qu'il va croiser, lors d'un de ses cours du soir, une femme plus âgée, la quarantaine bien avancée, Esther (Julianne Moore) - deux êtres que tout oppose, sauf une certaine tristesse. Esther va venir le questionner et remettre en cause toute sa vie bien ordonnée.

Je ne vais pas tout raconter, mais disons que les premières dix minutes du film m'ont fait un peu peur - je reconnaissais à peine le type très sympa de (500) Days of Summer ou 50/50 ou même l'ado perturbé de Mysterious Skin - Joseph Gordon-Levitt s'est musclé le corps, et gominé les cheveux, au volant d'une voiture de sport, il interprète ce beauf du New Jersey qui préfère le porno au vrai sexe. On le comprend lorsqu'on le voit au lit une première fois, comme pour la musculation - il semblerait que ce soit une activité douloureuse et individuelle. Don Jon est un rigolo - enfin, je ne me serais pas retournée une seconde sur ce type, mais au contact d'Esther, une femme mûre, intelligente et cultivée, qui interprète ici le rôle de sa conscience - il va sortir de cet état végétatif et découvrir le monde.

Le film peut paraitre en effet simpliste, ainsi tous les beaufs du New Jersey pourraient soudainement devenir beaux (plus de gomina) et intelligents au contact d'une femme mûre. Pourtant, j'ai vraiment aimé la rencontre de ces deux êtres, il y a d'abord beaucoup de tendresse et d'humour entre ces deux personnages - elle est la première à lui parler comme un adulte, face à un père caricatural, une mère hystérique et une soeur introvertie, elle lui fait affronter sa propre vie, ses défauts. Tout en restant elle-même, un peu déjantée. 




Il en tient beaucoup ici à la performance des acteurs - tous excellents. Joseph Gordon-Levitt a probablement écrit ce rôle pour s'éloigner de ses autres personnages, mais sait aussi interpréter avec brio la transformation de Don Jon en Jon. C'est aussi amusant de retrouver Tony Danza dans le rôle de son père, qui n'a pas beaucoup changé depuis Madame est servie. Ce rôle lui va comme un gant, un beauf qui ne supporte pas son fils sauf lorsque celui-ci présente sa petite amie, la bimbo Barbara - le père est soudainement admiratif de son rejeton. Glenne Headly campe une mère hystérique et attachante qui m'a fait beaucoup rire. 

Que dire de Julianne Moore sinon qu'elle emporte toute avec elle ? Un seul de ses sourires et vous êtes fait. On comprend mieux la fascination de Don Jon pour cette femme qui assume ici ses rides, son âge. Une très belle interprétation. Enfin, je me dois de parler de Scarlett Johansson - j'ignore si j'ai déjà cité son nom dans un billet. Personnellement, s'il est clair qu'elle porte à merveille ces robes ultra moulantes et courtes, j'ai un souci avec son visage. Les gros plans lui vont bien car elle a de jolis yeux, une bouche pulpeuse mais en plan moyen, je lui trouve des gros traits et une asymétrie du visage assez marquée. Mais revenons à nos moutons, je l'ai trouvée géniale - d'abord son accent du New Jersey est le meilleur, elle campe une bimbo avec un talent exceptionnel. Elle ne pourra que rapidement vous énerver lorsqu'elle prend sa petite voix de minet et ne cesse d'appeler Jon "Baby". On a juste envie de lui mettre des claques. J'ignore si elle fait exprès ou non de prendre une voix très nasillarde, on rencontre plus souvent ces intonations nasales dans le Sud mais l'effet est réussi. Bref, ce film est à voir en version originale si vous voulez en profiter au maximum.


Les scènes répétées des confessions sont hilarantes comme celles des repas de famille. Le film n'a rien d'exceptionnel, pourtant j'ai craqué pour Esther et Jon - ils sont vraiment mignons et en sachant que le film a été écrit par Joseph Gordon-Levitt, il n'a pas pu s'empêcher d'y apporter une fin heureuse et de la douceur. J'aime aussi le fait qu'il aime ses personnages, comme il arrive à se moquer de lui-même mais aussi de tordre le coup à certaines idées reçues (et serais-je la première à me tromper ? Peut-être que sous ces tonnes de muscles, et de gomina, les beaufs en jogging du New Jersey sont de vrais tendres ?).

Pour les curieuses, on le voit bien évidemment regarder des vidéos pornos et on le voit au lit avec plusieurs femmes, mais rien d'autre - la caméra est concentrée sur le visage de ces femmes en plein extase et sur toutes les positions inimaginables. Pour finir sur une note plus amusante, sachez qu'en sortant de la salle, j'ai aidé une femme bien mûre (plus près des 80 ans) à sortir - je n'ai pas pu retenir un sourire en la voyant. Comme quoi, le film est vraiment grand public. Et comme genre ? Une comédie romantique, sans aucun doute. 

Mon avis :  ♥♥ (♥)

03 novembre 2012

Looper

Une journée passée en compagnie de Joe. Alias Joseph Gordon-Levitt. J'ai en effet regardé ce matin 50/50 qui m'a beaucoup ému (et dont je compte écrire un billet à ce sujet) et cet après-midi, je l'ai retrouvé dans ce film de science-fiction, Looper.

J'attendais la sortie de ce film, en ayant vu la bande-annonce à deux reprises, surprise et passablement troublée par la transformation faciale de l'acteur américain.  Pour comprendre ce changement physique, il faut aborder le sujet du film.

En 2074, le voyage dans le temps a été inventé mais interdit immédiatement. Cependant la mafia continue de l'utiliser clandestinement. La victime, les mains liées, un sac sur la tête, est envoyée trente ans en arrière, et à peine arrivée dans le présent (2034) un looper (boucleur) l'assassine. Ce dernier dépouille alors la victime et trouve des lingots d'argent, sa paie.  Joe (Joseph Gordon-Levitt) est un looper. Dans ce futur, le monde est encore plus violent et la pauvreté a envahi les les villes. Joe n'éprouve aucun sentiment en assassinant ces personnes venues du futur, ni en brûlant leurs corps. Avec son meilleur ami, Seth, ils dépensent leur argent dans des clubs, dans de belles bagnoles.

Joe apprend alors qu'un homme, surnommé le RainMaker (le faiseur de pluie) a pris le pouvoir dans le futur sur toutes les mafias et a décidé d'assassiner tous les loopers, en capturant leur version de 2074 et en les faisant assassiner par leurs jeunes versions de 2034 (la boucle est bouclée). Et Joe se retrouve un jour dans un champ de canne à sucre, face à sa prochaine victime : lui-même, vieilli de 30 ans (Bruce Willis). 


Mais l'histoire ne s'arrête pas là, et c'est là que j'ai trouvé le film réussi. Il ne s'agit pas uniquement d'un face à face entre le même homme à deux périodes différentes de sa vie. Poursuivi par les hommes de main de son boss, Joe (JGL) va alors se réfugier dans une ferme isolée, où vit Sara (Emily Blunt) et Cid, son fils âgé de cinq ans. Le film prend une nouvelle tournure. Une nouvelle histoire va commencer.


Le film est passionnant, car je n'avais pas prévu cette tournure des évènements et même en ayant vu pléthores de films, je ne suis pas arrivée à prévoir leurs faits et gestes. Un scénario imprévisible, j'avoue que ça m'a fait du bien. Écrit et réalisé par Rian Johnson, le film semble sortir de l'une des œuvres de Philip K.Dick. L'action se passe dans le futur (2034) avec un concept qui va au-delà de la bande-annonce, qui réduit un peu ce film à un simple film d'action. J'ai été agréablement trompée. Le rythme est soutenu et le spectateur doit (un peu comme dans Inception) sans cesse réfléchir. Il y a de aussi de la violence, des coups et des échanges de tirs mais ce n'est qu'un élément. L'autre étant le voyage dans le temps, le réalisateur réussit un tour de force, car comme dans tous les films qui abordent ce sujet, il n'est pas toujours aisé de montrer en image comment l'avenir influence sur le présent, et comment le présent évolue sans cesse et modifie non seulement, la vie présente, mais aussi le passé et l'avenir du transfuge du futur. Mais rassurez-vous, je n'ai jamais perdu le fil de l'histoire. Je me souviens d'une amie (pourtant future docteur en physiques) qui n'avait rien compris au troisième opus de Retour vers le Futur. J'avais du utiliser un tableau et lui tout lui réexpliquer.
 
Je souhaiterais vous en dire plus... car il y a aussi l'enfant, sa mère, la télékinésie... mais je ne veux pas trop en dire ! Juste que le début du film est craquant, si vous allez le voir en version originale uniquement - car le personnage de Joe apprend le français, et s'amuse à répéter des phrases, et lorsqu'il fixe la caméra en disant "bonjour mademoiselle", on oublie son physique si différent !

Côté performance d'acteur, j'ai été bluffée par le jeu de Joseph Gordon-Levitt. Bizarrement, on reconnaît l'acteur, mais son regard est différent, comme ses lèvres, ceux de Bruce, et surtout il a réussi à développer la même gestuelle, Bruce Willis a toujours eu un visage particulièrement expressif, et Joseph Gordon-Levitt réussit à l’interpréter. Emily Blunt a perdu son accent londonien et campe avec brio cette jeune mère prête à tout pour protéger son fils.

Le fils Cid est interprété avec talent par un petit garçon impressionnant, Pierce Gagnon. Enfin, à noter, la présence de Paul Dano (Little Miss Sunshine, There Will be Blood), à qui le blond va très bien et Noah Segan dans le rôle de Kid Blue, tous deux excellent dans leurs prestations respectives.  


Je connais ce dernier à travers le film Brick, déjà réalisé à l'époque (2005) par Johnson avec Joseph Gordon-Levitt.  Les deux acteurs sont très amis. J'aime beaucoup ce film dont je possède le DVD.

En conclusion, j'ai passé un agréable moment. Même si pour la photographie, ou la mise en scène, je ne pense pas qu'il arrive au niveau d'Inception, il reste néanmoins une bonne surprise de fin d'année.

♥♥

10 septembre 2012

Premium Rush

Difficile de résister à l'équation Joseph Gordon-Levitt + Michael Shannon + New York City ! Aussi, vendredi soir, j'ai accepté de m'éloigner de mon cinéma préféré (qui ne le diffusait pas), pour aller voir ce film d'action, dont je venais au passage de lire une critique assassine. Mais il m'en faut plus pour me décourager.
Contrairement aux dires de ce monsieur, le film dispose bien d'un scénario, et tant mieux pour le spectateur car le film est joué en flashback. J'avoue cependant que le scénario est le prétexte pour mettre en scène une incroyable course poursuite entre Wylie le Coyote (Joseph), jeune coursier et Bobby Monday (Michael Shannon), flic véreux à bord de sa voiture.
Et ça marche ! Le rythme est présent du début à la fin. A condition de ne pas vouloir chercher plus loin, j'avoue même que l'utilisation du flashback demande au spectateur de la réflexion. On découvre ici la vie de ces coursiers, vraiment dingues, qui passent leur vie à zigzaguer entre les milliers de véhicules qui arpentent les rues de la mégalopole. Le danger est partout, les clients des taxis qui descendent sur la chaussée, les passants, les autres vélos. Notre héros est l'archétype du coursier : il roule sur un fixie (sans frein et sans vitesses) et prend des risques insensés. Aussi, lorsque la coloc de sa copine lui demande de porter une enveloppe entre l'université de Columbia et Chinatown, il accepte sans sourciller. Mais sur son chemin va se dresser un flic, l'immense (1m93) Bobby Monday, bien décidé à mettre la main sur cette enveloppe. La course poursuite peut commencer.
Ce film est pour moi un bon film de série B, si les dialogues sont un peu faibles, l'humour et la fin trop prévisibles, le film possède cependant quelques pépites : les acteurs, des premiers au second rôles, j'avoue que le casting est vraiment réussi. Longtemps affublé d'une allure un peu trop féminine, ou proprette (même dans Inception, son costume cravate, sa coupe de cheveux y participaient),  Joseph Gordon-Levitt a réussi sa conversion, en hétéro musclé et fou-fou. Il s'est d'ailleurs réellement blessé lors du tournage, mais il aura pris autant de plaisir à virevolter sur son fixie que le spectateur à le suivre. Michael Shannon, que j'ai vu et aimé dans Take Shelter prend son pied à interpréter ce policier ripoux. C'est vraiment une excellente surprise, en même temps j'avoue que j'ai toujours été un peu troublée par son regard. Il a trouvé dans Joseph, son meilleur ennemi. Enfin, les second rôles ont l'air réels, ce qui n'est pas toujours le cas. La petite amie, Vanessa est interprétée par une jeune femme très convaincante, Dania Ramirez, comme les autres bikers. Même si j'avoue que le film connaît un petit moment de guimauve (enfin selon moi, lorsqu'on apprend l'enjeu), je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Enfin, le film ne joue pas sur les effets spéciaux, et la lumière et la couleur sont naturels et ça fait du bien ! Et le film est vraiment filmé dans les rues de New York city, et quand on aime cette ville, on est heureux de la revoir filmée de cette manière.Un C+.

 




02 septembre 2012

La rentrée, ou plutôt les rentrées

Quelques nouvelles ! Non je n'ai pas été avalée par un cratère .. j'ai juste été pas mal occupée ces derniers jours. Le téléphone sonne de nouveau, les mails s'accumulent, et je reste plus longtemps le soir au travail. La circulation aussi est revenue, les embouteillages, les coups de klaxon, les visages changent, se ferment. Moins de sourire.
Le côté positif ? Les bons restos et les boutiques que j'aime rouvrent leurs portes, le beau temps perdure, les terrasses sont à nouveau prises d'assaut, les émissions que j'aime reviennent, je replonge dans ma bulle de lecture dans les transports en commun et j'enchaine les livres... 

Bref, la rentrée ça a aussi du bon.  Comme écrire ce billet trois fois, oui trois fois, et ne jamais penser à le publier ! arghghghgh ....

La rentrée littéraire - 626 livres, je crois. Les médias s'en sont emparés et ont déjà fait un premier tri, où les plus célèbres ou les découvertes de l'an passé ont droit aux honneurs. Depuis la reprise des transports en commun, j'ai repris à lire et comme il y a une semaine, je n'ai pu résister à l'envie de retourner faire un tour chez les bouquinistes. Pour voir, non seulement cette rentrée littéraire mais aussi me procurer des livres d'occasion que j'avais eu longtemps envie de lire.

Donc en l'espace de deux visites chez mon bouquiniste, j'ai donc rapporté :

-   Anne Berest, la fille de son père 

-   Sorj Chalandon, retour à Killybegs 

J'ai acheté ces livres à la Fnac, j''attendais impatiemment leurs sorties au format de poche pour les lire, c'est chose faite !

- Anne Gavalda, je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
Je suis mitigée vis-à-vis de cet auteur, j'ai aimé Ensemble c'est tout mais pas du tout apprécié La consolante, mais pour 2 euros, je me laisse tenter car j'en avais entendu du bien. 

- Banana Yoshimoto, Kitchen
Un pur hasard, attirée par le nom de l'auteur et la quatrième de couverture. On verra ;)

Et le même jour, chez un autre bouquiniste :

- H.G Wells, la Guerre des Mondes. Un classique à lire ;)

Avez-vous lu un de ces livres ? Je suis toujours aussi heureuse d'étoffer encore plus ma bibliothèque (et ma PAL). On ne se refait pas. Vu que ces achats datent d'une semaine, j'ai déjà fini la lecture du livre d'Anne Berest. J'en reparle dans un prochain billet. Je suis en train de finir une des enquêtes de Wallander que je n'avais pas encore lue.

Et hier, de retour à la boutique, j'ai jeté mon dévolu sur trois autres livres, j'avais des noms en tête mais malheureusement, je ne les ai pas trouvés. Ainsi, impossible de mettre la main sur des ouvrages de Philip K.DICK. Je suis le blog de Cachou, qui lit beaucoup de SF et Fantasy, mais j'ai moins de chance qu'elle dans les librairies de livres d'occasion, qui fourmillent de livres mais où je ne trouve pas chaussure à mon pied.

- Laird Koening, Attention les enfants regardent -  la couverture est horrible ! Vous aurez reconnu ce cher Alain D. Cette photo et la mise en valeur du titre feraient presque passer ce roman pour une histoire de c. Mais non ! Laird a écrit un de mes cinq romans préférés, la petite fille au bout du chemin. De nouveau, il y raconte l'histoire d'enfants seuls chez eux, qui ici vont recevoir une étrange visite. Je crois que je vais recouvrir le livre pour les transports en commun ! 
- Paul Auster, l'invention de la solitude (1,90€) - cet achat n'était pas prévu non plus, en fait je cherchais un des romans de sa compagne, Siri Hustvedt mais je me suis emmêlée les pinceaux. J'ai honte de le dire, mais je n'ai jamais lu Paul Auster. Pourtant, une des blogueuses que j'ai découverte récemment l'adore, je cherchais Le Léviathan mais mon bouquiniste n'avait que l'invention de la solitude (en plusieurs exemplaires). J'espère que cet essai me fera aimer l'auteur ;)
- Amélie Nothomb, Stupeurs et tremblements (2,05€). J'ai lu ce roman il y a environ 8 ou 9 ans, mais il ne m'appartenait pas, et dernièrement j'ai eu envie de relire ses premiers écrits - je cherchais l'Hygiène de l'assassin - mais impossible de mettre la main dessus. Je viens de voir que j'ai déjà écrit à plusieurs reprises à quel point j'aime la personne d'Amélie Nothomb (je n'ai pas lu ses derniers romans), j'adore la voir en interview, lire ses entretiens - j'aime sa manière d'assumer son excentricité, son phrasé, son processus créatif (ses bébés), et quand j'avais écrit le brouillon de ce billet, j'avais comparé ses romans au Beaujolais nouveau ..bonnes et mauvaises années, grand cru ou petit vin ordinaire ... sauf que, je n'ai pas publié ce billet (par flemme) et que ce cher Augustin du Grand Journal (le sixième sens ? ce soir là, j'ai regardé l'émission pressentant que je verrais Amélie et j'ai eu raison !), m'a piqué ma métaphore ! Vous auriez du me voir rager toute seule devant mon écran..
L'autre bonne nouvelle, c'est qu'en allant chez Coiffard regarder leur sélection pour la rentrée littéraire (la plus belle librairie de Nantes où les employés affichent leurs coups de cœur par un petit papillon sur le livre pour le partager avec vous), j'ai découvert qu'Amélie viendra signer ses livres en janvier prochain ! J'étais comme une gosse en lisant le message.

Je vais pouvoir jouer à la "fan", et apparemment son dernier livre reçoit de bonnes critiques. Donc, une excellente raison de se le procurer. Sinon, j'ai repéré d'autres nouveautés, mais en ce moment j'aime le contact des livres d'occasion, lire le nom de ses anciens propriétaires, retrouver un papier de compte des gains au Yahtzee d'un certain Philip, etc.
                                                                  *  *  *


Et la rentrée télévisuelle dans tout ça ? Elle se fait sans moi, si j'avais publié mon billet il y a huit jours, j'aurais pu vous annoncer le retour de Castle, mais là je ne vous apprends plus rien. J'aime cette série légère, qui me fait sourire, surtout lorsque la journée au boulot a été difficile, le lundi soir - où on a déprimé de devoir retourner travailler ;)
Sinon, Canal va diffuser Homeland à compter de jeudi prochain (je vous ai déjà parlé plusieurs fois de cette excellente série, dont j'ai vu la première saison), je vais à nouveau les regarder. Claire Danes a vraiment mérité son Golden Globes.

Sinon, Arte va diffuser la mini série produite par la BBC sur Jane Eyre avec Ruth Wilson dans le rôle phare. J'en ai déjà parlé dans mon billet sur l'adaptation cinématographique, j'avais aimé cette version et j'ai envie de la revoir. Enfin, toutes les autres séries sont de retour, vous l'aurez remarqué - vous pouvez être ainsi occupé le mardi avec The Mentalist, le mercredi devant Esprits Criminels, le jeudi sur Canal et le vendredi sur M6 avec NCIS. Je ne les regarderai pas, j'ai lâché plusieurs séries l'an dernier, j'en viens à préférer ces séries qui ne durent que treize épisodes par saison ou les mini-séries. J'attends aussi le retour de Damages (même s'il s'agit de la dernière saison) et de Dexter. The Killing sur Arte est terminé, pas mal même si la fin m'a un peu déçue.

Là, je regarde un documentaire sur l'histoire des Playmobil et des Lego. L'autre jour, j'ai suivi un reportage sur le Rwanda et son système d'assurance maladie qui donnait un peu d'espoir sur l'Afrique. Bref, vous l'aurez compris, je regarde peu la télé. Ah si, une émission (vu sur l'excellent M6 Replay) que j'aime c'est celle sur le relooking avec l'excellente Christina ;) J'adore sa personnalité et elle a un talent impressionnant, le résultat est à chaque fois époustouflant. Et j'ai vu sur Canal Melancholia et Tomboy, j'en reparlerai plus tard.

                                                                *  *  *

Enfin, la rentrée cinématographique - va me pousser à retourner dans les salles de cinéma très vite, ces films sortent mercredi prochain. Il s'agit de sorties dont j'avais parlé dans des billets précédents : Premium Rush (avec Joseph Gordon-Levitt) - les critiques sont mauvaises mais j'ai quand même envie de le voir, c'est un film de course-poursuites dans les rues de NY entre un coursier et un homme mystérieux qui souhaite récupérer un pli, à tout prix. J'adore la ville de NY, les films d'action et JGL donc je vais me contenter de peu.

Killer Joe, un petit film noir avec Matthew McConaughey et Emile Hirsch, réalisé par William Friedkin (L'exorciste). Ce film offre de nouveau à McConaughey la chance de nous montrer une nouvelle facette de son talent, en interprétant ce policier, tueur à gages sadique le week-end. J'ai très envie de le voir.

Enfin, j'en parle souvent mais dans quinze jours, Jason Bourne, ou plutôt un de ses collègues fera son retour sur le grand écran. Youpi. Et oui, j'aime les films d'action et Jane Eyre - j'assume !
Enfin, j'ai vu Rebelle, je vous en parlerai plus tard, comme de tous mes achats. Je n'en parle jamais mais là c'est la rentrée ;)
Bonne fin de week-end !

PS : je vais changer la bannière de mon blog, je m'en lasse un peu.

09 août 2012

The Dark Knight Rises

Je sais, vous attendez tous que je vous parle de la Thaïlande - eh bien ici, je vais associer à la fois mon séjour en Asie et un des films marquants de l'année, le dernier volet de la trilogie de Christopher Nolan, The Dark Knight rises.

Lors de ma semaine passée à Bangkok, début juillet, j'ai découvert un complexe cinématographique qui diffusait les films en version originale avec les sous-titres en thaï. Il proposait le même film en version 3D, en HD, et en iMax Bref, douze ou treize salles pour le même film. J'ai donc décidé un matin d'aller voir The Amazing Spider man puis à mon retour à Bangkok le 28 juillet, j'en ai profité pour aller voir en iMax le dernier volet des aventures de Batman. Le complexe du Siam Paragon offre tout le luxe, les salles sont grandes, propres et climatisées (sans être trop froides). Les publicités sont arrivées, toutes en thaï et assez amusantes pour un farang (étranger). A noter que j'étais la seule occidentale au milieu de collégiens et lycéens thaïlandais, tous beaux dans leurs uniformes. Après une publicité pour une célèbre marque de véhicule allemand, une vidéo représentant le Roi a été diffusée, et en une poignée de secondes l'ensemble de la salle s'est levée. Paralysée par le doute, je suis restée assise, attirant le regard de mes voisins. Accompagnée de l'hymne (ou d'un chant patriotique), les spectateurs, la main sur le cœur ont rendu hommage à leur Roi. Je n'avais jamais vu ça même si en Thaïlande, il est impossible d'ignorer qu'il s'agit d'une royauté, les statues et autres monuments du Roi et de la Reine étant absolument partout. Aussi vite qu'ils s'étaient levés, les spectateurs se sont rassis et une publicité pour de la glace a suivi. Drôle de moment.

Le duo de choc de ce dernier opus !
Pour en revenir au film - j'avais beaucoup aimé les deux premiers volets, d'abord, je me répète, parce que j'adore Christopher Nolan et Christian Bale et que leur coopération a jusqu'ici été plutôt fructueuse.  Le réalisateur avait su nous faire redécouvrir un Batman sombre, plus proche de la BD et avec l'incroyable interprétation de Heath Ledger (le Joker) avait prouvé qu'un film inspiré d'un héros de BD pouvait devenir culte. J'avais donc hâte de retrouver ce cher Christian et le casting annoncé était de plus très alléchant (exception pour l'actrice française Marion C., avec qui j'avoue, j'ai toujours beaucoup de mal, quelque chose dans sa voix (minauderie) me dérange) : Joseph Gordon-Levitt,  l’étonnant Tom Hardy,dans le rôle du méchant Bane, Matthew Modine (trop rare au cinéma), Anne Hathaway et les apparitions clés (Nolan aime ses acteurs fétiches) de Cillian Murphy et Liam Neeson et de nombreux acteurs du petit écran.

Car si vous êtes amateur de séries, vous aurez ainsi reconnu (ce qui m'a surpris dans un film de cette envergure), Josh Stewart dans le rôle de Barsad (le bras droit du méchant Bane), qui a un rôle récurrent dans la série Criminal Minds, Desmond Harrington, simple figurant, alors que c'est un acteur clé de la série Dexter, et certains auront reconnu Will Estes (la génération de ma soeur), également policier (scène du parking) et William Devane dans le rôle du Président, acteur célèbre des années 80.

Revenons à l'histoire, sept années se sont écoulées depuis que Batman a plongé pour l'assassinat de Dent (Aaron Eckhart) et a été jugé responsable de l'explosion finale. Depuis, le héros a disparu des rues de Gotham, tout comme Bruce Wayne, qui s'est retiré du monde des affaires, et vit enfermé dans son château en compagnie de son majordome (l'impeccable Michael Caine). Blessé dans son orgueil, inconsolable depuis la mort de sa petite amie, Wayne va être contraint de ressusciter Batman lorsque la ville de Gotham City tombe aux mains du terrible Bane (extraordinaire Tom Hardy), le méchant masqué. Épaulé par le commissaire Gordon (Gary Oldman, toujours aussi bon) et par un jeune flic, qui a découvert la véritable identité de Batman, Blake (Joseph Gordon-Levitt), Wayne va se surpasser pour venir en aide à sa ville. 

Nolan a travaillé à la perfection la fin de sa trilogie, en préservant non seulement l'image de son héros, Batman, et en ouvrant à d'autres réalisateurs et aux spectateurs la perspective d'une suite. Et si Batman disparait à la fin du film (j'ai aimé le clin d’œil final), un autre héros du monde des comics, tant attendu, naît. Bref, le scénario est impeccable et l'univers si noir de Batman des deux premiers épisodes encore plus présent dans ce dernier opus. Même si j'avoue, que par moment j'ai un peu souffert de la durée très longue du film (presque trois heures), le réalisateur a su, en refusant effets spéciaux ou 3D nous plonger dans l'univers de son héros tourmenté qui ici va choisir le sacrifice ultime pour sauver encore une fois Gotham City.

Mention spéciale à ce cher Christian Bale, toujours aussi parfait, et Michael Caine également, leur complicité va me manquer. L’apparition de Liam Neeson dans le rôle de Ra's Al Ghul m'a un peu troublée, car j'y ai trouvé un côté Aventuriers de l'Arche Perdue qui m'a paru incongru dans l'histoire. Mais c'est mon impression. J'avais été bluffée par l'interprétation de Michelle Pfeiffer, qui reste pour moi, la meilleure héroïne féline de tous les Batman : Catwoman mais je félicite Anne Hathaway pour avoir osé relever le défi, après la tentative désastreuse de Halle Berry (hyper subjective suis-je donc !).

Christopher Nolan est donc fidèle à ses acteurs fétiches, et je l'en remercie. L'apparition clé de Cillian Murphy, dans le rôle du déjanté juge (lorsque la ville est tombée aux mains de Bane), alias Scarecrow, (autre méchant de Gotham City) et le choix de faire appel à Joseph Gordon-Levitt, à qui il avait confié le rôle d'Arthur dans son film Inception ne sont pas anodins. Comme de confier le rôle du terrible Bane à Tom Hardy.  Nolan sait parfaitement s'entourer. J'avoue que lors de la diffusion du film, j'ai pensé plusieurs fois à cet autre succès du réalisateur par le choix de la lumière, des cadrages et des plans fixes, on peut penser qu'il s'agit ici de la "patte du réalisateur".

Le scénario est bien ficelé et la chute calculée au centimètre près, même si j'avais deviné un des éléments. La fin est donc ouverte, et j'ai déjà envie de voir la suite avec ce nouvel héros. Je me demande qui osera prendre la direction après l'impressionnant Christopher Nolan qui a su rendre à César (Batman) ce qui appartient à César ! 

04 juillet 2012

Dans vos salles prochainement

Je suis partie en vacances depuis quelques jours déjà mais j'avais prévu de publier plusieurs billets en mon absence.

J'ignore si en Thaïlande je vais avoir accès à un ordinateur (sûrement) mais aurais-je la possibilité de télécharger de mon appareil photo quelques photos de mon séjour ? J'avais déjà annoncé précédemment mon projet de travailler au sein d'un refuge pour animaux sauvages. C'est confirmé ! Quatre semaines et quelques jours pour récupérer et trier les photos, me voilà absente pour un bout de temps ! Mais j'imagine que la blogosphère va connaître un certain ralentissement pendant l'été. Aussi, voici quelques films très attendus...enfin par bibi ;) Certains sortiront en France dès cet été, d'autres à la rentrée et le dernier encore plus tard, il faudra donc apprendre la patience, ce qui chez moi, a toujours été un problème ;)

Ainsi, Christopher Nolan clôt la trilogie de The Dark Knight Rises (Batman) va sortir le 20 juillet prochain aux USA. J'avais adoré le dernier volet avec Christian Bale (oui je le redis, je l'adore...) et le regretté Heath Ledger (Paix à son âme). Aussi, j'ai hâte de retrouver ce justicier, surtout que cette fois-ci, le casting s'étoffe avec Joseph Gordon-Levitt (***), Morgan Freeman (**), Michael Caine, Gary Oldman (**), Anna Hathaway (la troisième Catwoman, moi je ne retiens que Michelle Pfeiffer...), Tom Hardy dans le rôle du méchant Bane (qui connaît la véritable identité de Bruce Wayne) et également annoncé Marion Cotillard (mais ici aucune image, et je m'en fiche, je l'aime pas mais bon j'arrive à l'occulter dans Inception).
Sortie en France prévue le 25 juillet (ouf je serai de retour peu de temps après)



et comme vous l'aurez remarqué, je vous propose de retrouver Joseph Gordon-Levitt (***) dans Premium Rush avec également le fascinant Michael Shannon (le héros de Take Shelter). 
Le film me fait penser à un excellent bouquin Kill the messenger par Tami Hoag où un jeune coursier devient la cible à tuer. J'ignore si le film est inspiré de ce roman. En attendant, la bande-annonce :
Sortie en France prévue le 5 septembre. 


To Rome with love ou un petit tour en Italie avec notre petit nerd préféré, au casting on retrouve Penélope Cruz, Roberto Benigni, Jesse Eisenberg, Ellen Page, Alec Baldwin et Woody Allen himself. Comme tous les Allen, le film est bavard, il y a toujours un type qui se pose dix mille questions et parfois on rit beaucoup, parfois on s'ennuie. Je ne le verrais probablement pas mais les noms de Ellen Page et Jesse Eisenberg me donnent envie.
Sortie en France prévue le 4 juillet. 


Enfin, deux films qui ont été diffusés (je crois) au Festival de Cannes : 

Killer Joe avec Matthew McConaughey qui joue ici un méchant et dont la performance a été unanimement saluée (moi je l'adore dans Time to Kill et The Lincoln Lawyer (***)) et qui j'avoue, son chapeau de Texan sur la tête, vieillit plutôt bien. On retrouve Emile Hirsch (Into the wild), qui pour payer une dette va engager Killer Joe pour assassiner sa mère et toucher l'assurance décès mais évidemment en jouant avec le diable, il va perdre beaucoup plus. Sortie en France prévue le 5 septembre



Enfin, The paperboy, étrange film avec un rôle de nymphomane pour Nicole Kidman (Charlotte) et de nouveau Matthew McConaughey. L'action se situe cette fois-ci en Floride en 1969, lorsqu'un journaliste (McConaughey), reporter au Miami Times, revient dans sa ville natale, accompagné de son partenaire d'écriture Yardley Acheman. Venus à la demande de Charlotte, femme énigmatique qui entretient une correspondance avec des détenus dans le couloir de la mort, ils vont enquêter sur le cas Hillary Van Wetter, un chasseur d'alligators qui risque d'être exécuté sans preuves concluantes. Persuadés de tenir l'article qui relancera leur carrière, ils sillonnent la région, conduits par Jack Jansen, le jeune frère de Ward (Zac Efron), livreur du journal local à ses heures perdues. Fasciné par la troublante Charlotte, Jack les emmène de la prison de Moat County jusqu'aux marais, où les secrets se font de plus en plus lourds. L'enquête avance au cœur de cette Floride moite et écrasante, et révèle que parfois, la poursuite de la vérité peut être source de bien des maux...

Bon j'ai juste recopié ce texte ...il faudra attendre sa sortie française prévue le 14 novembre prochain pour savoir si Zac Efron est vraiment un bon acteur ;)



Bonnes vacances ! 

31 mai 2011

Esprit vagabond


J'essaie de reprendre un rythme normal depuis mon retour de "vacances-au-Vietnam-et-week-end prolongé-à-la-Rochelle" mais malheureusement mon esprit vagabond continue de me jouer des tours, : un morceau de verdure et me voilà à voir des rizières et des chapeaux coniques, quand je ne rêve pas à mes dernières lectures, ou me voilà accro au nouveau forum que je viens de découvrir (Livreaddict) dans lequel je peux me plonger des heures, quand je ne croise pas une jolie fleur ou le regard de mon chat et je rêve de prendre mon appareil photo.

L'esprit vagabond, je vous dis. J'attends ce week-end prolongé pour aller m'enfermer dans des salles obscures et être emportée dans de nouvelles aventures, car j'ai beaucoup de retard de côté-là, mon côté papillon a préféré suivre le soleil. Il me tarde de voir Matthew McConaughey de nouveau en avocat pénaliste dans "La défense Lincoln" (après "The right to kill"(Le droit de tuer) qui est un de mes films préférés).

Le dernier Woody Allen me tente bien, même si il y a cette actrice française que je n'aime pas beaucoup, mais il a de bonnes critiques (spectateurs). Et pourquoi pas un peu de fantastique avec "X-Men : le commencement " ? Car il y a quand même au générique trois acteurs que j'aime beaucoup : Michael Fassbender, James McAvoy et Rose Byrne (Ellen dans Damages). Donc rien que pour les yeux....

Et puis j'ai hâte de voir ce film, même si le pitch est hyper connu : un homme et une femme se rencontrent, amis, amants ? On les suit pendant vingt ans, ça me fait penser à "Jeux d'enfants" avec vous savez, les parents du petit Marcel. Bref, elle l'aime quand il ne l'aime pas, il l'aime quand elle n'y croit plus, etc. Mais j'aime les acteurs Anne Hathaway et Jim Sturgess et finalement ça donne envie, non ? Ah oui, le film s'appelle "One day", adaptation d'un roman à succès de David Nicholls.

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Et celui-ci, car j'adore Joseph Gordon-Levitt, le thème est grave mais je lui pardonne, bande-annonce de 50/50 :


*  *  *   *

Côté télévision, je pleure la disparition programmée de New York SUV (Unité spéciale des victimes), Olivia Benson monte en grade (ainsi l'actrice Mariska Hargitay peut se consacrer à sa petite famille) et n'apparaîtra que dans quelques épisodes, ce qui a eu pour effet de faire prendre la poudre d'escampette à son partenaire de plus de douze ans, Elliot Stabler !  Quid de l'avenir de cette série ?
Elliot a toujours fantasmé sur Olivia, non ?

Et j'ai aussi appris le départ de ma fliquette préférée, accro au chocolat et aux talons hauts - Miss Brenda Lee Johnson interprétée par Kyra Sedgwick, dans L.A Enquêtes Prioritaires, qui au bout de sept années de bons et loyaux services veut retourner au cinéma (mais non, personne ne te réclame).  Bref, tout fout le camp.

PS: même le Dr McDreamy vient d'annoncer que la 8ème saison de Grey's Anatomy sera sa dernière...
Je me rassure en pensant aux nouvelles séries qui, si tout va bien, vont bientôt traverser l'océan Atlantique.


Côté musique, j'ai redécouvert le générique du "Club des 5", je me souviens d'avoir vu quelques épisodes de cette série anglaise (The Famous Five) enfant, je me souviens avoir cru longtemps que George était un garçon - c'était une fille. Depuis que j'ai retrouvé cette vidéo, je suis comme hypnotisée par cette chanson que je peux réécouter une dizaine de fois.  A noter, que j'ai le souvenir d'avoir aussi  lu les livres  d'Enid Blyton, issus de la bibliothèque verte (ma couleur préférée, of course), avec ceux issus de la rose, car Enid a créé le fameux personnage de Oui-Oui.

" We are the famous Five ....la la la la " ..