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07 février 2016

Les brasiers de la colère

J'avais eu très envie de voir ce film lors de sa sortie au cinéma, mais sa sortie avait été si limitée qu'il m'était passé sous les doigts. Or je savais déjà que j'allais vraiment aimer cette histoire. Finalement, c'est jeudi soir que j'ai pu découvrir l'histoire de Russell et de Rodney, deux frangins qui vivent dans une petite ville dévastée par le chômage, l'un travaille à l'usine, où leur père et grand-père ont travaillé avant eux et le second revient entre deux tours en Irak. Mais le retour devient de plus en plus difficile, Rodney est totalement désorienté, les images de la guerre, son père qui se meurt lentement sur le canapé du salon et une ville en ruines., tout participe à son mal être. Russell, au contraire, a accepté son destin, il bosse comme soudeur à l'usine et fréquente une jeune femme, Lena, dont il est très épris. 

Mais les vieux démons de Rodney (Casey Affleck) ressurgissent, incapable de trouver un job, il boit et dépense ses toutes ses économies dans des jeux d'argent, des paris sur des courses qu'il perd à chaque fois. Russell (Christian Bale) connaît son bookmaker, c'est John Petty (Willem Dafoe) et va régulièrement payer les dettes de son frangin. Mais un jour Russell boit un peu trop et de retour chez sa copine provoque un accident de la route qui fait deux victimes. Russell part en prison. Rodney, seul à devoir gérer la maison, leur père malade, accepte alors de faire des combats illégaux de boxe (à mains nues). L'argent rentre mais Petty remarque bientôt que le jeune homme ne peut plus s'arrêter et surtout il refuse de se coucher alors qu'il est souvent payé pour. Petty ne veut plus l'engager. Il repart une dernière fois en Irak, en revient vivant et est même là pour assister à la sortie de prison de Russell. Lena (Zoë Saldana) ne l'a pas attendue, elle est en couple. Russell déprime à son tour. Il part à la chasse avec son oncle Red (Sam Shepard), sa seule famille dorénavant puisque le père est décédé alors qu'il est encore emprisonné. Russell doit réintégrer le domicile familial mais heureusement il réussit à retrouver son emploi de soudeur à l'usine. Les relations avec son frangin se dégradent lorsqu'il découvre ce que Rodney trafique. Les deux frères ont alors une énorme dispute et Rodney disparait. 



Quelques temps plus tard, Russell reçoit une lettre : Rodney et Petty sont partis dans les Appalaches mener un dernier combat de boxe organisé par un fou, Harlan DeGroat (Woody Harrelson). Rodney lui promet qu'il s'agit de son dernier combat et qu'il ira bosser à l'usine dès son retour. Russell respire. Mais le père de Lena, le chef de la police locale, Barnes (Forest Whitaker) vient les trouver un soir pour leur faire écouter le téléphone du bras droit de Petty, ce dernier l'a appelé par erreur et on y entend les voix de Rodney et de Petty et soudain ....

Que dire ? D'abord le casting époustouflant pour ce film. Une ville : Braddock, dévastée par la crise économique, une famille, les Baze, qui semble condamner à disparaitre, et Russell qui voit ses quelques rêves s'effondrer les uns après les autres. Et puis Rodney, revenu de la guerre avec ces images atroces, qui n'a jamais su trouver la paix. 



Une réalisation soignée, avec cette attention apportée à filmer les visages (l'avant-dernière scène finale vous restera longtemps en tête, avec le visage de Russell), une photographie magnifique et une bande-originale sublime (et la voix entêtante d'Eddie Vedder) - tout y est ! Alors oui, le film s'essouffle un peu en deuxième partie avec de s'envoler vers une scène finale impressionnante, un lyrisme maitrisé et moi qui adore Springsteen, on reconnaît chez Russell, Red ou Lena, les héros de ses chansons : ces Américains qui gardent la tête haute malgré tout ce que la vie leur met comme bâtons. Des gens simples, des ouvriers. Le titre original, Out of the furnace - est très parlant. Tout y est. 

Le film est loin d'être parfait mais c'est mon genre de films. J'aime ces histoires dont les personnages sont très attachants malgré leurs faiblesses. Où l'on s'accroche à la moindre lueur d'espoir. Moi j'avais très envie d'aller manger dans un diner avec le personnage de Russell !

Je précise que la toute dernière scène a donné scène à de multiples interprétations, mais le réalisateur, Cooper a expliqué à un journaliste que c'est un hommage au deuxième épisode du Parrain. Et moi, qui imaginais le pire, je m'étais trompée. Il est bien vivant. Je n'en dis pas plus. Le réalisateur précise qu'il est optimiste, et que même si la prison peut être dans sa tête, il reste toujours de l'espoir. Les lettres, celles de son frère ? Je vous laisse voir le film. 



Je ne peux pas finir sans dire à nouveau mon admiration pour Christian Bale - dont le visage est taillé à la pierre et qui trouve en Sam Shepard, son alter ego. Deux figures du cinéma. Magnifique ! Et j'aime beaucoup Casey Affleck. Je le dis parce qu'il le mérite, et que j'aimerais beaucoup voir son dernier film au passage. Et puis la BO, moi qui adore Pearl Jam et la voix puissante d'Eddie, que dire ? Sublime. Un petit bijou. 

Impossible de trouver une vost, mais bon entre les images, la voix lancinante d'Eddie et le magnétisme de Bale .. allez résister :-)


Mon avis : 


12 février 2014

My addictions of the week



La tempête !  Ici ça souffle fort, par chez vous aussi ?  La semaine dernière, j'ai cru m'envoler comme Mary Poppins ! Ma petite saucisse apprécie moyennement ce temps "de chien" et moi j'ai dit au revoir à deux parapluies. Sinon, je suis peu présente car je pars dès jeudi à Lille, puis Bruxelles et le Luxembourg ;-)  Un voyage ultra court mais que j'attendais depuis longtemps.

Au menu cette semaine : Banshee, Ida, Christian Bale, Moneyless, Broadchurch, Homeland, Secret State, street art, Rome, les Inconus, documentaire américain,  un blog culinaire, etc.


 


16 janvier 2014

My addictions of the week

En 2014, une bonne résolution pourrait être de diminuer le nombre de mes addictions, je ne fume pas, je bois peu - mais j'ai d'autres drogues ! Comme le monsieur l'a dit à la télévision, les résolutions ne fonctionnent que si elles ont un sens et si on y prend plaisir - aussi je ne touche pas à mon addiction au chocolat ! 

Par contre, je pourrais essayer de diminuer mon addictions aux films et aux séries télévisées... je n'ai aucun souci à le faire quand il fait 27°C et grand soleil mais quand on a la gorge qui chatouille et qu'on rêve d'être au lit...


Mais passons aux choses sérieuses :-)





Au menu cette semaine : Les brasiers de la colère, Golden Globes, Populaire, Arrow, Ryan Gosling, In the Flesh, Gaspard Proust, Jack Reacher, Homeland, Leonardo Di Caprio etc. 


09 août 2012

The Dark Knight Rises

Je sais, vous attendez tous que je vous parle de la Thaïlande - eh bien ici, je vais associer à la fois mon séjour en Asie et un des films marquants de l'année, le dernier volet de la trilogie de Christopher Nolan, The Dark Knight rises.

Lors de ma semaine passée à Bangkok, début juillet, j'ai découvert un complexe cinématographique qui diffusait les films en version originale avec les sous-titres en thaï. Il proposait le même film en version 3D, en HD, et en iMax Bref, douze ou treize salles pour le même film. J'ai donc décidé un matin d'aller voir The Amazing Spider man puis à mon retour à Bangkok le 28 juillet, j'en ai profité pour aller voir en iMax le dernier volet des aventures de Batman. Le complexe du Siam Paragon offre tout le luxe, les salles sont grandes, propres et climatisées (sans être trop froides). Les publicités sont arrivées, toutes en thaï et assez amusantes pour un farang (étranger). A noter que j'étais la seule occidentale au milieu de collégiens et lycéens thaïlandais, tous beaux dans leurs uniformes. Après une publicité pour une célèbre marque de véhicule allemand, une vidéo représentant le Roi a été diffusée, et en une poignée de secondes l'ensemble de la salle s'est levée. Paralysée par le doute, je suis restée assise, attirant le regard de mes voisins. Accompagnée de l'hymne (ou d'un chant patriotique), les spectateurs, la main sur le cœur ont rendu hommage à leur Roi. Je n'avais jamais vu ça même si en Thaïlande, il est impossible d'ignorer qu'il s'agit d'une royauté, les statues et autres monuments du Roi et de la Reine étant absolument partout. Aussi vite qu'ils s'étaient levés, les spectateurs se sont rassis et une publicité pour de la glace a suivi. Drôle de moment.

Le duo de choc de ce dernier opus !
Pour en revenir au film - j'avais beaucoup aimé les deux premiers volets, d'abord, je me répète, parce que j'adore Christopher Nolan et Christian Bale et que leur coopération a jusqu'ici été plutôt fructueuse.  Le réalisateur avait su nous faire redécouvrir un Batman sombre, plus proche de la BD et avec l'incroyable interprétation de Heath Ledger (le Joker) avait prouvé qu'un film inspiré d'un héros de BD pouvait devenir culte. J'avais donc hâte de retrouver ce cher Christian et le casting annoncé était de plus très alléchant (exception pour l'actrice française Marion C., avec qui j'avoue, j'ai toujours beaucoup de mal, quelque chose dans sa voix (minauderie) me dérange) : Joseph Gordon-Levitt,  l’étonnant Tom Hardy,dans le rôle du méchant Bane, Matthew Modine (trop rare au cinéma), Anne Hathaway et les apparitions clés (Nolan aime ses acteurs fétiches) de Cillian Murphy et Liam Neeson et de nombreux acteurs du petit écran.

Car si vous êtes amateur de séries, vous aurez ainsi reconnu (ce qui m'a surpris dans un film de cette envergure), Josh Stewart dans le rôle de Barsad (le bras droit du méchant Bane), qui a un rôle récurrent dans la série Criminal Minds, Desmond Harrington, simple figurant, alors que c'est un acteur clé de la série Dexter, et certains auront reconnu Will Estes (la génération de ma soeur), également policier (scène du parking) et William Devane dans le rôle du Président, acteur célèbre des années 80.

Revenons à l'histoire, sept années se sont écoulées depuis que Batman a plongé pour l'assassinat de Dent (Aaron Eckhart) et a été jugé responsable de l'explosion finale. Depuis, le héros a disparu des rues de Gotham, tout comme Bruce Wayne, qui s'est retiré du monde des affaires, et vit enfermé dans son château en compagnie de son majordome (l'impeccable Michael Caine). Blessé dans son orgueil, inconsolable depuis la mort de sa petite amie, Wayne va être contraint de ressusciter Batman lorsque la ville de Gotham City tombe aux mains du terrible Bane (extraordinaire Tom Hardy), le méchant masqué. Épaulé par le commissaire Gordon (Gary Oldman, toujours aussi bon) et par un jeune flic, qui a découvert la véritable identité de Batman, Blake (Joseph Gordon-Levitt), Wayne va se surpasser pour venir en aide à sa ville. 

Nolan a travaillé à la perfection la fin de sa trilogie, en préservant non seulement l'image de son héros, Batman, et en ouvrant à d'autres réalisateurs et aux spectateurs la perspective d'une suite. Et si Batman disparait à la fin du film (j'ai aimé le clin d’œil final), un autre héros du monde des comics, tant attendu, naît. Bref, le scénario est impeccable et l'univers si noir de Batman des deux premiers épisodes encore plus présent dans ce dernier opus. Même si j'avoue, que par moment j'ai un peu souffert de la durée très longue du film (presque trois heures), le réalisateur a su, en refusant effets spéciaux ou 3D nous plonger dans l'univers de son héros tourmenté qui ici va choisir le sacrifice ultime pour sauver encore une fois Gotham City.

Mention spéciale à ce cher Christian Bale, toujours aussi parfait, et Michael Caine également, leur complicité va me manquer. L’apparition de Liam Neeson dans le rôle de Ra's Al Ghul m'a un peu troublée, car j'y ai trouvé un côté Aventuriers de l'Arche Perdue qui m'a paru incongru dans l'histoire. Mais c'est mon impression. J'avais été bluffée par l'interprétation de Michelle Pfeiffer, qui reste pour moi, la meilleure héroïne féline de tous les Batman : Catwoman mais je félicite Anne Hathaway pour avoir osé relever le défi, après la tentative désastreuse de Halle Berry (hyper subjective suis-je donc !).

Christopher Nolan est donc fidèle à ses acteurs fétiches, et je l'en remercie. L'apparition clé de Cillian Murphy, dans le rôle du déjanté juge (lorsque la ville est tombée aux mains de Bane), alias Scarecrow, (autre méchant de Gotham City) et le choix de faire appel à Joseph Gordon-Levitt, à qui il avait confié le rôle d'Arthur dans son film Inception ne sont pas anodins. Comme de confier le rôle du terrible Bane à Tom Hardy.  Nolan sait parfaitement s'entourer. J'avoue que lors de la diffusion du film, j'ai pensé plusieurs fois à cet autre succès du réalisateur par le choix de la lumière, des cadrages et des plans fixes, on peut penser qu'il s'agit ici de la "patte du réalisateur".

Le scénario est bien ficelé et la chute calculée au centimètre près, même si j'avais deviné un des éléments. La fin est donc ouverte, et j'ai déjà envie de voir la suite avec ce nouvel héros. Je me demande qui osera prendre la direction après l'impressionnant Christopher Nolan qui a su rendre à César (Batman) ce qui appartient à César ! 

04 juillet 2012

Dans vos salles prochainement

Je suis partie en vacances depuis quelques jours déjà mais j'avais prévu de publier plusieurs billets en mon absence.

J'ignore si en Thaïlande je vais avoir accès à un ordinateur (sûrement) mais aurais-je la possibilité de télécharger de mon appareil photo quelques photos de mon séjour ? J'avais déjà annoncé précédemment mon projet de travailler au sein d'un refuge pour animaux sauvages. C'est confirmé ! Quatre semaines et quelques jours pour récupérer et trier les photos, me voilà absente pour un bout de temps ! Mais j'imagine que la blogosphère va connaître un certain ralentissement pendant l'été. Aussi, voici quelques films très attendus...enfin par bibi ;) Certains sortiront en France dès cet été, d'autres à la rentrée et le dernier encore plus tard, il faudra donc apprendre la patience, ce qui chez moi, a toujours été un problème ;)

Ainsi, Christopher Nolan clôt la trilogie de The Dark Knight Rises (Batman) va sortir le 20 juillet prochain aux USA. J'avais adoré le dernier volet avec Christian Bale (oui je le redis, je l'adore...) et le regretté Heath Ledger (Paix à son âme). Aussi, j'ai hâte de retrouver ce justicier, surtout que cette fois-ci, le casting s'étoffe avec Joseph Gordon-Levitt (***), Morgan Freeman (**), Michael Caine, Gary Oldman (**), Anna Hathaway (la troisième Catwoman, moi je ne retiens que Michelle Pfeiffer...), Tom Hardy dans le rôle du méchant Bane (qui connaît la véritable identité de Bruce Wayne) et également annoncé Marion Cotillard (mais ici aucune image, et je m'en fiche, je l'aime pas mais bon j'arrive à l'occulter dans Inception).
Sortie en France prévue le 25 juillet (ouf je serai de retour peu de temps après)



et comme vous l'aurez remarqué, je vous propose de retrouver Joseph Gordon-Levitt (***) dans Premium Rush avec également le fascinant Michael Shannon (le héros de Take Shelter). 
Le film me fait penser à un excellent bouquin Kill the messenger par Tami Hoag où un jeune coursier devient la cible à tuer. J'ignore si le film est inspiré de ce roman. En attendant, la bande-annonce :
Sortie en France prévue le 5 septembre. 


To Rome with love ou un petit tour en Italie avec notre petit nerd préféré, au casting on retrouve Penélope Cruz, Roberto Benigni, Jesse Eisenberg, Ellen Page, Alec Baldwin et Woody Allen himself. Comme tous les Allen, le film est bavard, il y a toujours un type qui se pose dix mille questions et parfois on rit beaucoup, parfois on s'ennuie. Je ne le verrais probablement pas mais les noms de Ellen Page et Jesse Eisenberg me donnent envie.
Sortie en France prévue le 4 juillet. 


Enfin, deux films qui ont été diffusés (je crois) au Festival de Cannes : 

Killer Joe avec Matthew McConaughey qui joue ici un méchant et dont la performance a été unanimement saluée (moi je l'adore dans Time to Kill et The Lincoln Lawyer (***)) et qui j'avoue, son chapeau de Texan sur la tête, vieillit plutôt bien. On retrouve Emile Hirsch (Into the wild), qui pour payer une dette va engager Killer Joe pour assassiner sa mère et toucher l'assurance décès mais évidemment en jouant avec le diable, il va perdre beaucoup plus. Sortie en France prévue le 5 septembre



Enfin, The paperboy, étrange film avec un rôle de nymphomane pour Nicole Kidman (Charlotte) et de nouveau Matthew McConaughey. L'action se situe cette fois-ci en Floride en 1969, lorsqu'un journaliste (McConaughey), reporter au Miami Times, revient dans sa ville natale, accompagné de son partenaire d'écriture Yardley Acheman. Venus à la demande de Charlotte, femme énigmatique qui entretient une correspondance avec des détenus dans le couloir de la mort, ils vont enquêter sur le cas Hillary Van Wetter, un chasseur d'alligators qui risque d'être exécuté sans preuves concluantes. Persuadés de tenir l'article qui relancera leur carrière, ils sillonnent la région, conduits par Jack Jansen, le jeune frère de Ward (Zac Efron), livreur du journal local à ses heures perdues. Fasciné par la troublante Charlotte, Jack les emmène de la prison de Moat County jusqu'aux marais, où les secrets se font de plus en plus lourds. L'enquête avance au cœur de cette Floride moite et écrasante, et révèle que parfois, la poursuite de la vérité peut être source de bien des maux...

Bon j'ai juste recopié ce texte ...il faudra attendre sa sortie française prévue le 14 novembre prochain pour savoir si Zac Efron est vraiment un bon acteur ;)



Bonnes vacances ! 

18 mars 2011

(The) Fighter

J'ai vu "Fighter" en français (The fighter en v.o) il y a bientôt une semaine. J'ai été depuis pas mal occupée, mais me revoilà. Ce film est pour certain un petit chef d'œuvre, pour d'autres, qui en général n'aiment pas le cinéma américain, ni l'Actors Studio, y voient l'exemple type du film trop formaté, trop "américain". J'ai pour ma part toujours aimé les films américains, même si les thèmes sont récurrents (loyauté, chute, renaissance, pardon, etc.).

Ce film est inspiré de la vie réelle du boxeur Micky Ward, interprété brillamment par Mark Wahlberg, que j'apprécie de plus en plus (après La nuit nous appartient et Les Infiltrés). Micky Ward, entrainé par son frère Dicky Eklund (Christian Bale), ancien champion de boxe devenu accro au crack, et sa mère Alice Ward (Melissa Leo, formidable) manager féroce et mère de 9 enfants, genre pitbull. Micky Ward végète, sa mère ayant du mal à lui trouver de véritables matches, la rencontre avec Charlene (Amy Adams) et un nouveau manager et un nouvel entraineur va changer sa vie, et le pousser à réfléchir à propre vie.

Tous les américains connaissent la vie de Micky Ward, passé de l'anonymat à la célébrité, il représente à lui seul cette Amérique où tout est possible, où un jeune homme d'origine irlandaise, paumé, ayant grandi dans une famille pauvre, nombreuse, avec un frère drogué va réussir à remporter le titre de champion du monde. Bref, vous aurez compris, tout y est. Mais tout est bien fait.
Mark Wahlberg alias Micky Ward

En premier, les acteurs, ils sont tous formidables. Mark Wahlberg méritait amplement sa nomination aux Oscars, il joue tout en réserve, toute en nuances le rôle de ce boxeur incapable à 30 ans de dire non à sa mère, qui ne peut gagner qu'avec sa famille autour de lui (les sept sœurs sont effrayantes, à noter que certaines sont les vraies sœurs de Micky Ward). Pour moi, il aurait même du gagner l'Oscar.
 
Christian Bale qui a perdu plus de 20 kilos pour le rôle, fait peur à voir. Je n'ai jamais caché que je l'adore, mais là, il est impressionnant, un vrai accro au crack, le visage émacié, les yeux exorbités, la calvitie - j'ai eu du mal à le regarder au départ. Il est formidable, il joue à merveille cet homme brisé par la drogue, dont la seule heure de gloire en boxe le pousse à croire que les reporters de HBO sont venus pour voir sa renaissance (ils réalisent en fait un documentaire sur les ravages du crack). Pour moi, il est le rôle central du film. Son arrestation, sa rupture avec son frère, la diffusion du documentaire vont lui faire prendre conscience de sa propre vie. Et sa rédemption est frappante, seul il va remonter la pente et ne va jamais abandonner son petit frère. Tous deux sont saisissant de justesse.

Melissa Leo alias Alice Ward et Christian Bale alias Dicky Eklund

Une mention spéciale pour Melissa Leo, qui interprète leur mère - elle a obtenu l'Oscar, je l'avais déjà vue au cinéma (Frozen River et 21 grams) mais là elle est parfaite. Par contre, contrairement aux critiques, je ne la trouve pas méchante, mariée plusieurs fois, elle s'est toujours occupée de ses enfants, elle vit par exemple très mal l'addiction de Dicky, ses sept filles sont les vraies harpies. Elles sont à la limite de la folie, aucune n'est mariée, et toutes ne vivent que dans l'ombre de leur mère, et dans l'admiration devant leurs frères. Je repense aujourd'hui au film, les images de Dicky (Christian Bale), qui filmé par les reporters de HBO déambule les rues victorieux, faisant le zouave, alors qu'il n'a plus que la peau sur les fesses me reviennent en mémoire. Saisissantes.

Pour les combats, Mark Wahlberg avait racheté les droits du livre il y a plusieurs années, et s'est entrainé à la boxe pendant cinq ans, ce qui laisse tout loisir au réalisateur de filmer le combat sous tous les angles, la caméra faisant un travelling autour du ring. Un vrai plaisir, je réalise à quel point Will Smith était nul sur un ring, en jouant Mohammed Ali !

J'aime donc les films américains, et j'ai aimé celui-ci. Jamais une relation fraternelle (depuis Brothers) n'avait été aussi bien filmée, leurs liens sont tellement forts que l'un ne peut vivre sans l'autre, et les deux vont remonter ensemble vers la lumière. Le réalisateur nous offre le plaisir de voir à la fin du film les vrais Micky Ward et Dicky Eklund, avec Dicky qui n'a jamais replongé dans l'enfer du crack. Merci.

PS : un photo de Christian Bale, en pleine santé ! J'en ai besoin.

21 novembre 2010

Dans vos salles prochainement (2011)

Ma famille attend ma liste de cadeaux pour Noël, moi je me dis que ces cadeaux-là seront, je l'espère, prochainement disponibles dans toutes les bonnes salles de cinéma de la métropole. Aujourd'hui, je n'ai pas eu l'énergie d'aller au cinéma (je me rattrape sur canal +) mais j'en ai profité pour aller regarder quelques bande-annonces des films à venir.
La plupart sont attendus pour les vacances de Noël aux Etats-Unis, j'imagine que nous devrons patienter un peu plus longtemps. Mais qu'importe !

Pour info, j'ai sélectionné les bandes-annonces pour ce billet, j'en ai vu beaucoup plus. Un constat s'impose, les américains adaptent à nouveau toutes les vieilles séries télévisées inspirées elles-mêmes de vieux comics. Ils font également des remake de leurs propres films ou des nôtres (exemple : le diner des cons, un remake apparemment complètement raté). Très peu semblent donc sortis de leur imagination, excepté pour Animal Kingdom.

Plus je regarde les films des frères Coen, plus j'ai l'impression d'avoir à nouveau 7 ans, et rester le dimanche soir regarder le western diffusé dans l'émission d'Eddy Mitchell "La Dernière séance". J'ai grandi avec les cowboys et les indiens, les shérifs et les hors-la-loi et apparemment ce fut le cas d'Ethan et Joël.

Leur dernier opus "True grit" est un remake d'un ancien western avec John Wayne. Je crois même qu'il a remporté un oscar pour son rôle.

Il raconte l'histoire d'une jeune fermière Mattie Ross, dont le père vient d'être assassiné et qui choisit d'engager le plus dur des US Marshal "a man with true grit" (un mec qui en a, du cran) Reuben J. "Rooster" Cogburn - interprété par un de mes acteurs préférés, Jeff Bridges. Elle décide de l'accompagner (Rooster étant un alcoolique notoire) et s'adjoint l'aide d'un Texas Ranger  nommé "La Boeuf" (les Coen ont toujours beaucoup d'humour) joué par Matt Damon, moustachu et qui imite parfaitement la voix et l'accent de Matthew McConaughey ! *



Je ne m'ennuie jamais devant le film des frères Coen. J'irai donc le voir avec plaisir.
(*amis de longue date, ils ont partagé un appart ensemble, cf. cette vidéo où Matt l'imite, ça ressemble à deux gouttes d'eau à sa voix dans le film).


Autre film qu'il sera pratiquement impossible d'ignorer mais dont la bande-annonce a suffi de me convaincre. On y retrouve Jeff Bridges  et Olivia Wilde (N°13 dans Dr House) et dans le rôle du héros un acteur presque inconnu (tant mieux) Garrett Hedlund. Il s'agit bien évidemment de Tron, the legacy.  "Tron, l'héritage" est la suite du premier volet sorti en 1982. Tous les geek sautent de joie !!  Je me souviens particulièrement de la scène de la course à motos. Cette fois-ci, les effets spéciaux modernes devraient apporter un sacré coup de jeune à l'histoire et la musique de Daft Punk nous entraîner dans ce monde virtuel avec plaisir.

Dois-je rappeler l'histoire ? Kevin Flynn, créateur de jeux vidéos a été entraîné à l'intérieur de l'un de ces jeux, en laissant son fils orphelin. 25 ans plus tard, son fils Sam décide de le retrouver et se retrouve à son tour entraîné dans ce monde virtuel, ensemble ils devront lutter contre le MCP (ordinateur ayant pris le contrôle) aidé par Quorra. (sortie en France prévue le 9 février 2011)



D'autres films "grand spectacle" sont attendus, vous pouvez aller voir les bande-annonces si vous le souhaitez, entre autres l'adaptation d'un comic "Le Frelon vert" (The Green Hornet) adapté en série télé dans les années soixante. L'histoire d'un super héros (Seth Rogen) qui lutte contre le mal aidé d'un jeune asiatique, interprété à l'époque par Bruce Lee et aujourd'hui par Jay Chou (trop chou, non ? il est mimi). Bon une fois la bande-annonce vue, vous aurez vu à peu près tout le film.

Également l'adaptation cinématographique du héros de bande-dessinée : Thor avec Natalie Portman. Il n'y pas encore de bande-annonce mais le film est déjà très attendu, à noter il est réalisé par Kenneth Brannagh.

Moi, j'attends de voir Animal Kingdom, premier film d'un jeune réalisateur australien, récompensé par le prix du festival de Sundance - un film violent qui raconte l'histoire d'une famille de malfrats australiens où le plus jeune fils va devoir choisir entre sa famille (et une vie faite de violence et de crimes) et le soutien d'un policier. Le casting est impeccable.



Enfin, l'adaptation au cinéma de la vie du boxeur Micky Ward, The Irish - "The Fighter" interprété par Mark Wahlberg, et pour jouer son demi-frère, également ancien boxeur,  le formidable Christian Bale (il est méconnaissable). Micky Ward est un héros aux USA, l'image d'un homme pauvre qui va monter sur le ring pour faire vivre sa famille et va gagner de nombreux combats grâce à son coup de poing légendaire.



J'espère qu'un de ces films vous donnera envie d'aller au cinéma !