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23 mai 2016

X-Men Apocalype

Honnêtement, ce film n'était pas à mon programme mais ma soeur a su me convaincre d'aller le voir. Après tout, j'ai déjà vu les deux derniers volets de l'aventure des X-Men et plus particulièrement de leur histoire. Nous voilà donc embarquées avec une de ses amies dans la salle de cinéma, la plus grande, pour voir le dernier opus de la saga en vo et en 3D d'une durée de 2h20 ! 

L'amie de ma soeur a bien voulu nous rappeler la situation - après l'échec cuisant de Magneto, dix ans ont passé. Et nous voilà plongés dans les 80's ! Oui, vous ne rêvez pas ! Chez Charles-Xavier (James McAvoy), son "école" se développe bien. Les mutants ont dorénavant le droit de vivre au grand jour et peuvent même, comme les nouveaux élèves, filer faire un tour au mall.  Mais c'est encore très différent dans une grande majorité de la planète, et Raven/Mystique (Jennifer Lawrence), devenue pour tous les mutants qui doivent vivre cachés, leur héroïne, s'est donnée pour mission d'ex-filtrer de l'Union Soviétique tous ces jeunes mutants dont certains sont utilisés comme bêtes de foire. C'est ce qu'elle fait avec un jeune allemand de Berlin Est, Diablo, il est tout bleu, possède une longue queue et surtout le don de se transporter d'un endroit à un autre. 

En Egypte, l'agent de la CIA, Moira (Rose Byrne) est sur la trace d'un culte qui vénère l'un des derniers pharaons. Ah oui, ai-je oublié de vous dire qu'ici on remonte le temps dès le départ - j'avoue que le générique de début du film vaut à lui seul le détour. Une petite merveille de technologie. 
Bref, deux mille ans avant Jesus-Christ, un Pharaon peut orthodoxe régnait sans partage : le 1er mutant qui possédait le don de s'approprier les pouvoirs des autres mutants qu'on lui offrait en sacrifice lors d'une cérémonie en grandes pompes. Mais face à pouvoir presque indestructible, une poignée d'hommes eurent le courage de donner leur vie et d'empêcher le dernier transfert. La pyramide s'écroule sur le mutant et l'histoire l'oublie. Jusqu'à ce que ce culte réapparaisse et que des hommes commencent à fouiller les catacombes au Caire et réveillent bien malgré eux le pharaon endormi. Moira a juste la chance d'en sortir vivante, au grand soulagement de Charles-Xavier qui, accompagné de Hank (Nicholas Hoult) utilisait sa machine, le cerebro. 

Jean Grey, Diablo et Cyclops

Le plus surprenant est sans doute Magneto (Michael Fassbender), qui suite à ses déboires, a eu l'idée étrange d'aller se cacher dans une petite ville industrielle dans un pays de l'URSS, la Pologne. Il vit comme un simple ouvrier d'usine. Il consacre tout son temps à sa petite famille, une Polonaise et la petite fille qu'ils ont eu ensemble.  Mais malheureusement, son bonheur sera de nouveau de courte durée et le pharaon réveillé, les Mutants vont à nouveau être au devant de la scène, bon gré, mal gré...

L'autre partie du film est consacrée à vous raconter les "débuts" des X-Men, ceux qu'on va retrouver ensuite dans le tout premier X-Men de la saga (celui-ci va être rediffusé à la télévision) : ainsi, on y croise la très jeune Jean Grey (jouée par Sophie Turner, connue pour GoT), élève à l'école de Charles-Xavier, la jeune femme est mal dans sa peau et crainte par les autres élèves pour ses dons de prophétie. J'avoue que le choix nous a surpris, car si les autres ont vraiment une ressemblance avec leurs versions "plus âgées", ici ce n'est pas le cas.



Elle est rejointe par Scott, plus connue sous le nom de Cyclops, dont les yeux meurtriers viennent de naître. Il est interprété par Tye Sheridan, un jeune acteur que l'on voit partout. On y retrouve Steven, un survivant de la première vague des X-Men, le frère ainé de Scott, mutant également qui aide Charles-Xavier à trouver les élèves pour son école. 

En Egypte, le pharaon va recruter une jeune voleuse des rues, punk, elle possède aussi un don - c'est une mutante, Ororo, qui n'est autre que Storm, adolescente et un jeune homme ailé (très très 80's), Angel, joué par Ben Hardy (inconnu au bataillon).  Enfin, je me dois de citer Olivia Munn, une actrice très connue, qui joue aussi une mutante, Psylocke. Cette dernière accompagne donc En-Sabar-Nur, ce mutant pharaon dont j'apprends aujourd'hui qu'il est joué par Oscar Isaac (si si!), mais comme on ne voit jamais son vrai visage, j'ignorais totalement qui l'interprétait.

Quicksilver

Le plus amusant ? L'arrivée de Quicksilver - joué par Evan Peters, un jeune mutant qui a don de se déplacer plus vite que l'air et sera grandement utile à sauver les vies des élèves et plus tard lutter contre l'Apocalypse promise par le Pharaon. J'avoue, je prendrais bien son don ! Le garçon, déjà présent dans le précédent volet (?)  apporte sa touche d'humour au film et j'adore son personnage de loser.

Que dire du film d'ailleurs ? Un bon divertissement, l'apparition d'un mutant dont j'avais déjà deviné le nom dans le film, vient égayer l'histoire, plutôt sombre. On y découvre comment Charles-Xavier perd ses cheveux et si les geeks racontaient à la sortie du film, que Marvel n'est pas fidèle aux comics, il en reste néanmoins un très bon divertissement. La 3D ? Utile mais pas sur les 2h20 du film, qui pour une fois, prend vraiment son temps à présenter tous les personnages et toute l'histoire avant de livrer les plus grandes scènes de combat dans la dernière demi-heure. 

Je n'ai recherché que le divertissement et il était au rendez-vous, j'adore la bromance entre Charles-Xavier et Magneto, et j'ai adoré avoir Moira accompagner les héros tout du long de l'histoire, et même participer à la dernière bataille. Pour la profondeur de l'histoire, on en revient toujours au même : un Mutant seul ne peut posséder une telle puissance. 

Mon avis : 


30 novembre 2015

Hunger Games (la Révolte partie 2)

Oui, je suis allée voir le dernier volet de la saga Hunger Games. J'étais allée au ciné voir l'avant-dernier et j'en avais gardé un souvenir plutôt agréable. Arrivées parmi les dernières, on a eu de la chance de trouver deux places sur le côté pas trop près de l'écran - la salle était bondée, même pour une salle de taille plus que moyenne, perdue dans les étages car le film était diffusé en v.o. Indispensable pour moi - même  si la plus grande salle diffusait le film en français une heure plus tard.

Bref, que dire ? Que j'ai peur d'être trop méchante dans mon billet ? De ne pas avoir assez de recul? Aussi, j'ai décidé d'attendre demain pour le publier. Chose faite. Je ne change rien ! Le temps de le relire et peut-être d'être plus nuancée dans mes propos. J'ai repensé à une amie qui a confié récemment dans un tag qu'elle détestait les histoires à 3 - vous savez la fille dont 2 garçons sont amoureux. Qu'elle passe son chemin ! Si cette histoire était largement en filigrane dans les premiers épisodes, où l'action prenait le dessus, le dernier volet s'attache à enfin régler cette histoire, mais de quelle manière...

L'un des deux messieurs (je vais essayer de ne pas trahir l'histoire) sera congédié par l'héroïne. Il n'existe pas d'autres mots qu'un cinglant "good bye". Voilà comment régler une histoire de cœur qui aura occuper 3 précédents films en trente secondes. Le pauvre ! Un simple échange de mots et il disparait définitivement de l'histoire. Utilisé par cette demoiselle, il le fut et il sera viré comme le pauvre servant qu'il était à ses yeux. Passons sur l'histoire d'amour, qui ne m'a jamais vraiment intéressée et  retour à l'histoire sur Panem et la guerre en cours. La rébellion n'a pas réussi à déloger M.Snow du Capitole et la bataille fait rage. Peeta ne reconnaît plus Katniss, il a d'ailleurs essayé de la tuer.  Katniss est effondrée.  Elle accepte de rejoindre une unité d'élite qui devra aider la rébellion à continuer le combat mais rien ne se passe comme prévu.

Ma question : à quoi a servi ce volet ? Il souffre de terribles longueurs car l'histoire aurait pu être contenue en une petite demi-heure. Les treize districts ont pris le pouvoir, ne reste que le Capitole et le vil Mister Snow, alias le grand ennemi de Katniss (j'adore Donald Sutherland) Si j'aime l'histoire, et surtout la leçon sur le libérateur qui devient à son tour dictateur (formidable Julianne Moore) aucune surprise ! Car, croyant sans doute les spectateurs légèrement stupides, tout nous est dit et expliqué - bref, lorsque l'instant T arrive, ma sœur et moi nous nous sommes regardées : nous savions déjà qui Katniss allait abattre. Bref, point de suspense.


Que dire des mutants ? Ah si, une grosse sensation de déjà-vu : ils sortent tous droits des bois de Wayward Pines ! Les mêmes. Sans doute n'avaient-ils pas le temps, ou est-ce le même de studio de production ? Je suis méchante mais pourquoi des mutants ? La révolte suffisait à elle seule. Et c'est à peu près la seule scène de bataille, une part essentielle de la saga réduite à une triste scène où un de mes personnages préférés perd la vie. 

Enfin, tout le long du film, l'un des trois personnages principaux ne cesse de s'apitoyer sur son sort, de se lamenter - cette souffrance perpétuelle m'a vite lassée. Honnêtement, j'aurais eu un rôle de rebelle, je lui aurais mis une balle dans la tête ! Insipide, énervant - son personnage avait perdu le peu d'intérêt que je lui accordais. 

Et la fin, bref - le terme exact ? Mièvre. Pourtant ils tenaient la scène finale parfaite : lorsque tous deux sont assis sur le seuil de la maison et que le soleil se lève. Une fin qui laisse l'imagination du spectateur finir l'histoire. Mais non, le spectateur américain moyen doit avoir droit à une scène explicite et hop nous voilà projeté dans la publicité de la laitière .. Oui, je suis méchante mais même ma sœur a crié au ridicule.

Autre bémol cité par elle (beaucoup plus jeune que moi) : pas une seule scène de sexe, deux baisers chastes. Bref, une histoire prévisible, un fin happy-end et point de sexe ! Honnêtement, ce volet était clairement destiné aux 12-13 ans. 


Des points positifs : ne jamais se fier à vos libérateurs, une bonne leçon de démocratie ce qui est malheureusement tellement vrai. Autre point positif : les acteurs.

Jennifer Lawrence est vraiment sublime en brune, dommage qu'elle fasse la tronche tout le long du film. Mais sa taille imposante font vraiment d'elle une guerrière parfaite. Un plaisir à chaque fois de croiser le chemin de Woody Harrelson et un sentiment doux-amer de retrouver (j'avais oublié) ce cher Philip Seymour Hoffman, malheureusement disparu trop tôt.  Une vague d'émotion a parcouru l'assistance lorsqu'il est apparu. Et je ne peux m'empêcher de penser que sa mort tragique joue sur la morosité ambiante qui accompagne tous les personnages principaux. Enfin, Donald Sutherland et Julianne Moore sont toujours parfaits. C'est leur présence qui pour moi sauve le film. 

Voilà, j'ignore si le livre finit également en eau de boudin, mais j'en doute. La dernière phrase tient toute sa place dans un livre mais là elle n'était pas nécessaire.

Edit : une collègue m'a demandé ce matin si la fin du film était aussi "nulle" que dans le livre, j'ai donc répondu oui. Elle m'a seulement proposé une fin différente du film, j'ignore donc si le film est fidèle ou non au livre. Et j'aurais préféré sa fin à elle (ils meurent tous).

Mon avis : ♥(♥)


09 décembre 2014

Hunger Games : Mockingjay - Part 1 (la révolte)

Il est rare que j'aille voir un film si longtemps après sa sortie au cinéma, mais j'avoue que j'ai beaucoup hésité suite aux nombreuses critiques négatives qui entourent la sortie du troisième volet des Hunger Games : Mockingjay (le geai moqueur) - Part1 (vf. La révolte). J'étais même pratiquement certaine de ne pas le voir. 

J'avais vu le premier volet des aventures de Katniss et de Peeta au cinéma, puis le second sur Canal+, que j'ai moins apprécié (je vous en ai parlé ici). Je ne suis donc pas fan mais la curiosité m'aura finalement poussé à franchir la porte de mon cinéma. Et bizarrement, j'en ressors plutôt satisfaite, loin de me reconnaître dans les avis très négatifs de nombreux internautes. 

Faut-il avoir lu les livres ou être fan de la série pour être aussi en colère contre ce troisième volet ? Si Hollywood a choisi de diviser en deux films la troisième partie, il y a sûrement une raison pécuniaire mais après avoir vu ce film, je n'aurais peut-être pas apprécié de voir un seul film durer 3 heures et mal construit. Je ne sais pas.

Nous retrouvons Katniss (Jennifer Lawrence) dans le district n°13, le n°12 ayant été totalement détruit. Katniss a détruit les jeux et le Président Snow veut lui faire payer son audace. Katniss retrouve les siens, sa mère, sa sœur, ainsi que Gale. Elle rencontre la Présidente du District, Coin (Julianne Moore). Cette dernière, entourée de Plutarch (Philip Seymour Hoffman) et de Gobbs (Mahershala Ali) commandant de l'armée, ont trouvé refuge dans les abris souterrains. La vie s'organise entre les civils et les volontaires qui souhaitent combattre l'armée du capitol. Katniss y retrouve Finnick, un autre tribut mais découvre que Peeta, Annie et Johanna sont prisonniers du Président Snow.  


Symbole de cette révolution en marche, Coin souhaite ardemment que Katniss en devienne le porte-parole (en jouant dans des vidéos de propagande) mais celle-ci souffre d'être séparée de Peeta. En découvrant avec horreur les ruines du district n°12 et les milliers de corps brûlés, la jeune femme accepte, Mockingjay (le geai moqueur) devient ainsi le symbole aux yeux de milliers de civils. A contratrio, le Président Snow diffuse des interviews de Peeta qui condamne cette révolte, composée selon lui de criminels. Les deux vainqueurs vont ainsi s'affronter par vidéos interposées tandis que Snow continue de s'attaquer sans relâche aux districts. La résistance s'organise...

Que dire? Ici évidemment point de jeux, Katniss y a mis fin et il est clair en entendant les discours que les jeux sont condamnés pour leur atrocité (faire s'entretuer des innocents). Mais le suspense est là, celui de la guerre qui guette, ainsi lorsque les bombardements reprennent, j'ai pensé à la seconde guerre mondiale lorsque les habitants allaient aussi se réfugier dans les tunnels. Et puis l'angoisse de Katniss qui a trop peur de ne plus revoir Peeta et qui doit avouer ses sentiments.


Alors, oui j'avoue le film souffre de quelques longueurs et parfois d'un léger surplus de guimauve, j'entends par là, que certaines scènes sont supposées nous faire verser une larme ou deux et y vont un peu fort dans le sentimentalisme - sans doute un peu trop pour les européens que nous sommes. Katniss est dans toutes les scènes du film tandis que Peeta n'apparaît pas plus de cinq minutes. Ce qui peut évidemment frustrer les fans, pas moi, car je n'ai jamais aimé Peeta. Aussi, ce volet me plaît car le film ne nous inflige pas encore un énième jeu avec le dialogue sempiternel de "moi je dois mourir et lui doit vivre, le je t'aime moi non plus". Sans doute ai-je du mal avec une romance plus destinée à des adolescents.

Je ne veux pas être méchante, mais dans cet opus, Peeta n'est pas plus grand qu'un Hobbit et Katniss n'a jamais autant été musclée. Je ne les ai jamais trouvés (en tant qu'acteurs) bien accordés. Quant à Gale (Liam Hemsworth), il est presque invisible.


Si j'ai finalement apprécié le film, c'est en grande partie liée à d'autres personnage secondaires, j'ai une pensée particulière pour Philip Seymour Hoffman, décédé depuis, et j'aime toujours autant voir Woody Harrelson, et le personnage d'Effie, qui a perdu ici tout son strass est assez touchant. Les nouveaux personnages, comme Cressida (Natalie Dormer, Les Tudors, vous vous souvenez?) trouvent aussi leur place facilement et le scénario tient la route.

Ma scène préférée reste celle des bûcherons dans la forêt (je ne dirai rien de plus). Mais sinon, si le film est d'un rythme plus lent, il laisse entendre la révolte gronder et j'aime sentir la tension monter. La scène finale m'aura quelque peu déçue (mon billet vous explique pourquoi).

Donc, au final, je ressors avec une impression plutôt positive du film. Et j'ai hâte de voir la suite.

Mon avis :   

03 juin 2014

X-Men : Days of future past

En écrivant ce billet, j'ai remonté le temps - comme l'histoire du film - je suis allée chercher le billet que j'avais écrit (publié le 5 juin 2011) sur le premier volet consacré à la genèse des X-Men : la rencontre entre Magnéto et Professeur X. Les années ont passé, les deux hommes ont vieilli et doivent, dans ce nouvel opus, lutter ensemble pour défier un ennemi encore plus redoutable. 

Mon côté geekette de l'époque a ressurgi, moi qui ai découvert les X-Men sur le tard, à force d'entendre ma sœur me parler de Wolverine (Hugh Jackman). J'ai vu les premiers épisodes dans le désordre, sans y prendre vraiment goût, je l'avoue. J'ai découvert le volet dédié à Logan (Wolverine) tout récemment. J'ai par contre accroché au précédent volet, X-Men, First class.  Mais que penser de celui-ci ?


11 février 2013

Happiness Therapy

Il y a des dimanches pluvieux où la salle de cinéma se transforme en un refuge. J'ai décidé d'aller voir Silver Lining Playbooks, traduisez Happiness Therapy. Je n'avais pas listé ce film dans les films de 2013 à voir, car je dois l'avouer - je reste complètement insensible au charme de Bradley Cooper. A un point où je le trouve même moche quand il a les cheveux un peu plus longs. J'avais découvert Jennifer Lawrence dans l'excellent Winter Bones puis Hunger Games.

Ce sont les nombreuses critiques des spectateurs et le jeu du bouche à oreille qui m'aura finalement décidé, ainsi que le casting : Robert de Niro, Julia Stiles, Chris Tucker. Et j'ai eu raison !

Le film raconte l'histoire de Patrick, sorti de huit mois d'hôpital psychiatrique pour soigner sa bipolarité, suite à une crise de violence où il a violemment attaqué l'amant de sa femme. Accueilli chez parents, Patrick est décidé à reprendre sa vie en main et reconquérir le coeur de sa femme. Il croise alors la route d'une jeune veuve qui va avec lui s'engager sur le chemin du "bonheur".

David O.Russell nous entraine dans cette vie de gens ordinaires, au coeur de la ville de l'amitié Philadelphia. Son histoire vous donne du baume au cœur. L'histoire est quelque peu prévisible, mais O.Russell réussit son pari en nous démontrant que les plus "fous" ne sont pas forcément ceux auxquels on pense. Que la vie est dure,violente mais qu'on peut tous remonter la pente. 


Un grand merci à De Niro qui assume totalement le caractère loufoque et obsessionnel de son personnage, le père de Patrick. Cet homme ne vit que pour le football et les paris. J'ai aimé chaque scène avec lui. L'interaction entre les acteurs est géniale, et il est évident qu'ils ont tous pris énormément de plaisir à jouer ensemble. L'humour est présent tout au long du film. Encore un film sur la "famille" et sur les travers d'une vie familiale où les parents et les enfants, même une fois adultes, continuent de batailler et se chamailler.

Le casting est réussi, Jennifer Lawrence est toujours aussi belle, j'aime vraiment beaucoup cette actrice et j'étais ravie de voir Julia Stiles en épouse autoritaire !

J'ai mis de côté sans le réaliser mon "désamour" de l'acteur principal, je l'ai déjà vu dans Very bad trip et je dois avouer que c'est un bon acteur, de plus ici j'aime sa coupe de cheveux, et le fait qu'il n'est jamais mis en avant comme un séducteur. Il joue très bien cet homme brisé, aveuglé par son besoin de reconquête, qui va peu découvrir qui il est, un homme avec ses failles, bipolaire mais profondément humain. 

Bref, moi qui aime le football américain et le cinéma indépendant, je suis gâtée. Un bon moment de cinéma.

14 avril 2012

The Hunger games

Ces derniers temps, je suis pas mal occupée (voir mon précédent billet) en effet une petite tornade a envahi mon quotidien, mais j'ai trouvé le temps d'aller m'enfermer dans une salle de cinéma voir The Hunger games.

Je n'ai pas lu la trilogie de Suzanne Collins. Ce roman de science-fiction est en fait une dystopie. L'auteur en choisissant de nous embarquer dans un monde imaginaire où le peuple est maintenu dans un état d'esclavage au profit d'une poignée d'autres humains, a souhaité ainsi prendre position. J'ignorais tout de cette trilogie malgré les multiples articles l'entourant. Mais revenons au film.

Sous prétexte d'un passé extrêmement violent qui a mené à la fin du monde contemporain tel que nous le connaissons, l'élite organise tous les ans les Hunger Games : une fille et un garçon sont choisis dans chacun des douze Districts pour y  participer. Le but du jeu est simple : livrés à eux-mêmes au sein d’une gigantesque arène (une forêt avec une clairière comme point de ralliement), les participants doivent s’entretuer pour espérer devenir le seul et unique survivant. Pour Katniss et Peeta, les deux représentants du District 12, ce jeu va bouleverser leurs vies.

Josh Hutcherson, aka Peeta

J'avoue qu'en allant voir le film, j'avais peur de me sentir trop vieille pour ce genre d'histoires, je n'ai pas du tout accroché à la saga Harry Potter, et j'ai refusé de voir Twilight (la lecture des critiques m'a suffit) mais ce ne fut pas le cas. J'ai été surprise par ce film, car s'il est situé dans le futur, j'ai cru voir un mélange de film d'actions des années 80 (jeu de survie dans une forêt où l'on se bat avec des flèches et des arcs, sorte de mélange entre Robin des Bois et le Prix du Danger) et le Cinquième élément (dans le choix des tenues et maquillage de l'élite). Points d'effets spéciaux, ici le voyage dans le futur vous laisse un goût de nostalgie.

J'ignore si les autres spectateurs l'ont ressenti comme tel, j'ai passé un agréable moment et j'ai trouvé les acteurs très convaincants. Ce film n'est ni culte, ni un chef d’œuvre, mais ce n'est pas non plus un nanar.  C'est un bon film d'aventures. J'ignore si la version initiale (littéraire) est meilleure, et si elle est destinée également à un public jeune.

La présence de Lenny Kravitz m'a quelque peu déroutée, mais seulement un instant. Jennifer Lawrence est Katniss, l'héroïne - c'est sa soeur, Pam qui a été tirée au sort, mais en voyant sa jeune sœur âgée de douze ans terrifiée, Katniss se porte volontaire. Avec elle, un jeune homme prénommé Peeta (Josh Hutcherson), qu'elle a croisé une fois (affamée, elle était venue quémander du pain, qu'il lui avait jeté sous la pluie, comme à un chien). Tous deux n'ont rien en commun, si Katniss sait se servir d'un arc et chasser, elle a encore toutes ses chances dans ce combat, Peeta a lui une force phénoménale mais surtout l'intelligence, d'abord de s'attirer la sympathie des juges, qui vont pouvoir ainsi se prendre d'affection pour ce couple et les aider à survivre, et à s'attirer l'attention de la population, forçant les organisateurs à modifier leur plan.



J'ai beaucoup aimé retrouver Woody Harrelson ! Sa vie personnelle l'avait menée loin des États-Unis, ce succès cinématographique (je crois que le film est n°1 outre-atlantique depuis cinq semaines et a engendré des millions d'entrées) l'a définitivement ramené au devant de la scène.

J'ai lu sur plusieurs sites l'avis des fans de la trilogie de Suzanne Collins faire leurs propres critiques de cette adaption, mais n'ayant pas encore lu les romans, je ne peux préjuger du résultat. C'est un film d'aventure, parfois violent (difficile de survivre plus d'une journée quand on a à peine douze ans face à des ados de 18 ans entrainés toute leur vie pour ce jour où le sort aura tiré votre numéro), et lorsque Katniss se prend d'affection pour l'une de ses enfants, j'avoue avoir été touchée par leur histoire. 

L'adaptation au cinéma garde cette volonté de mettre en garde les spectateurs contre un futur où l'on envoie les enfants à la mort pour divertir l'élite et maintenir en place ce système totalitaire. J'ai appris cette semaine que le réalisateur a refusé de tourner le second opus, les producteurs ne lui laissant apparemment pas le temps nécessaire de rédiger un scénario digne de ce nom. Hollywood ne voit que l'aspect financier comme pour les autres sagas.

Je n'en dirais pas plus sur l'histoire, mais sachez que comme toute histoire digne de ce nom, nous avons à faire à un triangle amoureux, car le réalisateur n'a pas perdu de vue la commande d'Hollywood : en faire un film pour adolescents, aussi les scènes de violence sont rares et les personnages très chastes. Le public visé est adolescent, et le réalisateur a du faire un choix, afin d'éviter le couperet qui menace chaque film américain : l'interdiction au moins de 17 ans. Quitte à faire perdre une partie des lecteurs et des adultes ayant lu le roman.



Une mention spéciale à Jennifer Lawrence, qui m'épate vraiment. Je l'ai vue dans Winter's bone et X-men le commencement, j'aime son physique, jeune femme avec des hanches, des cuisses et un visage sublime, qui occupe entièrement l'écran dans chacune de ses apparitions.

Si vous voulez voir un film d'aventure pendant vos vacances pour vous divertir et revoir Woody, alors allez voir the Hunger Games !